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Quelle prise en charge pour des problématiques plus spécifiques dans les TCA ?

Quelle prise en charge pour des problématiques plus spécifiques dans les TCA ?

Quelle prise en charge pour des problématiques plus spécifiques dans les TCA ?

Cet article vient clairement à la suite de l’article où je te parle des praticiens que tu peux consulter pour t’aider dans ta guérison de ton TCA. Dedans, j’y partage mon propre parcours de soin. Je t’invite vraiment à le lire.

J’ai scindé l’article pour éviter qu’il soit encore plus long qu’il ne l’est déjà en proposant un article dédié sur les praticiens à aller voir lorsque tu rencontres des problématiques spécifiques dans ton parcours de guérison.

gastro-entérologue

problemes-digestifs-trouble-alimentaire

Les troubles digestifs sont des symptômes très fréquents dans les troubles alimentaires : constipation, problèmes de digestion, maux de ventre, etc. J’ai d’ailleurs dédié 2 articles de blog sur les causes du ventre gonflé et mes 8 conseils pour mieux vivre avec ce ventre gonflé dans la guérison.

Le gastro peut donc t’aider pour les problèmes digestifs en faisant des examens complets de tout ton système digestif. Il va t’apporter des conseils pour diminuer les inconforts et prévenir des maladies gastros–intestinales entre-autres

gynécologue

Alors ça parait un peu anodin, mais on sait que l’un des impacts possibles des TCA c’est le dérèglement hormonal et donc une absence des règles.

Déjà globalement, lorsqu’on est une femme c’est bien de faire un check régulièrement chez un(e) gynécologue. Je sais que c’est pas forcément évident, perso je déteste ça c’est assez difficile pour moi.

Et en fait, je recommande d’aller voir une gynécologue, notamment après, lorsque peut-être tu recommences à reprendre de la force, et peut-être un retour des menstruations. L’idée c’est simplement d’avoir un contrôle par un expert. 

Évidemment, c’est bien d’expliquer ton parcours dans les TCA. En espérant que tu aies en face quelqu’un de compréhensible vis-à-vis de ça.

J’en profite pour te dire qu’à cette période, je prenais la pilule depuis le lycée déjà (donc avant d’être malade) pour raison acnéique. Et les médecins m’avaient dit de la maintenir pour éviter l’ostéoporose. Je ne m’aventure pas sur ce sujet car je ne connais pas le “pourquoi du comment”. Mais c’est vrai que je les ai écoutés et je n’ai effectivement pas eu d’ostéoporose. je dis ça parce que mon réflex avait été d’arrêter la pilule. Par contre, je ne pense pas qu’il faut la prendre POUR éviter l’ostéoporose si tu ne la prenais pas initialement. Dans tous les cas, je laisse ça dans les mains d’un médecin 😉

Rhumatologue

Le rhumatologue se concentre notamment sur les os, les articulations, les muscles, etc. Or, les TCA peuvent impacter ces différents éléments. L’anorexie a dans la nombreuse liste de ses conséquences possibles : l’ostéoporose. 

Moi j’ai eu 2 ou 3 rendez-vous au service de rhumatologie du CHU de Lille. Mais parce qu’en fait, c’était dans la prise en charge du service TCA où j’étais hospitalisée. Et cela permettait de checker que je n’avais pas d’ostéoporose ou de s’assurer que ça n’évolue pas négativement.

osteoporose-anorexie

Sexologue

Alors ça peut paraître surprenant, mais on peut aller voir un(e) sexologue sans avoir de rapports sexuels, sans avoir de partenaire. 

En fait, ici, je le recommande dans le cadre où tu n’es pas à l’aise avec ton corps et notamment si tu as subi une agression corporelle. 

Et pareil, je te rassure (parce que j’avais plein d’apriori avant d’y aller), elle ne va pas te faire d’exercice de toucher ou de manipulation d’objet durant les séances (c’était ma peur). Elle travaille plus sur les peurs que tu as sur ton corps, sur l’image que tu as de la sexualité.

Du coup, moi j’ai été voir une sexologue (alors je dis “une” mais ça peut être “un”. Moi, j’étais plus à l’aise avec une femme). Et j’ai été à plusieurs reprises, 3 thérapeutes différents (à 3 moments de ma vie différents) pour un total d’une dizaine de séances qui m’ont beaucoup aidé. 

Dentiste

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Même chose, ça peut paraître surprenant mais l’un des symptômes des TCA c’est malheureusement une détérioration de la dentition. Notamment si tu recours à des vomissements. Mais également si tu recours à des boissons sucrées pour t’éviter de manger… Tout ça, et notamment l’acide de l’estomac, accélère l’érosion dentaire (usure, décoloration jusqu’à déchaussement des dents).

Donc c’est bien de faire régulièrement un check-up chez le dentiste, en fait 2 fois par an suffit je pense. 

Voilà, je n’en ai pas mis d’autres mais peut-être qu’il y en a certains auxquels tu penses qui se trouve déjà dans l’article où je te parle des praticiens plus courants voire indispensables à consulter dans la guérison des troubles alimentaires. 

Si ce n’est pas le cas, n’hésites pas à partager en commentaire, ou à m’envoyer un email pour témoigner d’une problématique spécifique que tu aurais rencontré et quel praticien tu aurais vu pour t’aider à y faire face.

En tout cas, je t’invite vraiment à demander de l’aide et ne pas rester seul. Je sais que ce n’est pas simple car on a souvent peur du jugement des autres mais tu n’as pas choisi d’être malade. Ce n’est pas ta faute et tu mérites d’être aidé.

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Publié par Norainnoflower dans Conseils, Mieux connaître, Thérapie, 0 commentaire
Quel traitement pour les troubles alimentaires ? (thérapie tca, médicaments…)

Quel traitement pour les troubles alimentaires ? (thérapie tca, médicaments…)

Quel traitement pour les troubles alimentaires ? (thérapie tca, médicaments…)

Cet article est vraiment très très complémentaire à l’article répertoriant les professionnels à consulter et celui te donnant ceux pour répondre à une problématique spécifique de ton chemin de guérison. Comme dedans je parle déjà de certaines thérapies pour ton trouble alimentaire, je ne vais pas me répéter donc si ça t’intéresse je t’invite à les lire. Dans cet article, je vais surtout aborder les traitements pour les troubles alimentaires (anorexie, boulimie, orthorexie, hyperphagie, etc.). Dans “traitement” tca, j’entends les types de thérapies voire traitements médicamenteux

Si tu me lis depuis quelque temps, tu le sais, je ne suis pas médecin ! haha, je le répète presque dans chaque contenu, mais c’est important. Car mes contenus ne remplaceront jamais l’avis d’un médecin. Ici, je fais ces articles pour te guider et te partager mon expérience de rescapée de l’anorexie car on est parfois perdu et on ne sait pas qui consulter, quoi choisir.

Et le fait que je ne sois pas médecin explique pourquoi je vulgarise justement les termes médicaux.

En listant les différents traitements possibles, je vais également te dire ce que moi j’ai testé et ce qui m’a le plus aidé. Comme je dis tout le temps, il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de guérir. Donc ce qui m’a aidé ne t’aidera pas forcément et vice versa. Chacun a son propre chemin de guérison. L’important c’est de tester pour voir ce qui te correspond 🙂

Des thérapies psychologiques pour traiter les tca

Comme je dis très souvent, l’accompagnement psychologique me semble vraiment indispensable pour traiter ton trouble alimentaire. Même si tu n’as pas forcément conscience d’éléments déclencheurs, que tu n’es pas “prêt” à travailler sur ton passé, sur les causes de ton TCA… Il y a déjà le présent sur lequel tu peux te concentrer ! Dans le sens où ton trouble alimentaire monopolise tes pensées, te créé beaucoup de stress t’incitant à mettre en place des comportements destructeurs envers toi-même. Donc, pour t’aider à faire face à tout ça, un accompagnement psychologique est vraiment nécessaire.

La TCC : Thérapie Cognitivo Comportementale

Cette thérapie est certainement celle que je recommande le plus dans le traitement des troubles alimentaires. J’ai moi-même recouru à ça, et je la trouve très pertinente car c’est une thérapie “d’actions” dans le sens où tu as des exercices concrets. Et je me base d’ailleurs sur la TCC pour concevoir mes programmes

Cette psychothérapie fait le lien entre tes comportements, tes pensées, tes émotions et sentiment. La thérapie TCC va se concentrer sur tes schémas de croyances erronées, dans un but de les déconstruire pour t’ancrer des croyances plus saines pour toi. Les schémas de croyances peuvent porter sur ton alimentation, ton rapport au corps, au poids, à l’apparence physique. Mais ça peut être aussi de façon plus générale, même sur ton rapport au perfectionnisme. En gros, elle a pour but de déconstruire les mensonges de la maladie (ceux qui te maintiennent malade) pour retrouver un raisonnement logique, non biaisé par la maladie. Grosso modo. 

Et pour être honnête, ce n’est pas une thérapie facile parce qu’on vient déconstruire des schémas de croyance qui ont certainement pris naissance dans ton enfance. Donc c’est bien ancré. Donc clairement, c’est pas en 1 séance que tout se résout. Et puis ça te demande une réelle implication pour ta santé mentale. Mais souvent l’action, c’est ça qui fait la différence. 

Parce que du coup, tu as des exercices à réaliser chez toi entre les séances. Mais pour le coup, j’ai le sentiment que c’est l’une des thérapies qui a été le plus efficace pour me sortir de l’anorexie. C’était vraiment complet : ça m’a permis de travailler sur mes problématiques du moment dans les TCA, de contrer les pensées de la maladie, de travailler indirectement sur les causes, et donc de me permettre de travailler sur mes peurs de manger, ma peur du poids pour ainsi augmenter mes apports… Donc ça m’a permis une meilleure santé physique ET mentale.

Donc, je recommande +++. Et d’ailleurs, il a été démontré que c’est l’une des thérapies qui a fait le plus ses preuves dans la prise en charge des TCA

L’ACT : Thérapie d’acceptation et d’engagement

Alors je ne connaissais pas cette thérapie, c’est en rédigeant cet article que je suis tombée dessus dans mes recherches. De ce que j’ai compris, l’ACT repose essentiellement sur l’acceptation des émotions, sur un travail de prise de conscience de ses actions. Je trouve ça très pertinent car je vous dis très souvent que la prise de conscience est essentielle et presque prérequis pour pouvoir travailler sur tes TCA. Parce que comment veux-tu travailler sur quelque chose dont tu n’aurais pas conscience ? 

Et le but de l’ACT est in fine que le patient apprenne à mieux accepter ce qu’il ressent, à mieux comprendre et surtout, à adopter des réponses plus saines pour lui (plutôt que des comportements destructeurs du trouble alimentaire : restriction, vomissements, scarification, laxatifs…). Donc ça rejoint la TCC dans le sens où c’est déconstruire les façons de faire néfastes du TCA pour mettre en place des actions plus saines pour ta santé mentale (dans un but évidemment de te sortir du trouble alimentaire).

Donc même chose, de ce que j’ai compris, il s’agit d’une thérapie “d’action”. Et je trouve ça top ! Quand je dis d’action, ça ne veut pas dire que du coup, tu n’échanges pas sur tes ressentis avec ton thérapeute. 

L’EMDR : Eye Movement Desensitization and Reprocessing

J’ai commencé cette thérapie bien après mes tca. Enfin… en réalité, j’avais encore des restes des mécanismes de l’anorexie. J’étais dans l’anorexie mentale très sévère de 2015 à 2018. Les années 2019 et 2020 ont été ma période essentielle de guérison. Et en 2021, j’ai connu une micro-rechute de quelques mois. Et mentalement, je sentais qu’il me restait quelque chose à travailler pour éviter que je ne replonge totalement dans les TCA. C’est pour ça que j’ai essayé une nouvelle thérapie : l’EMDR.

Et je vous ai fait tout un article dédié dessus que tu peux lire ici. Dedans, je t’explique pourquoi l’EMDR est une très bonne thérapie pour les TCA. Et je te raconte comment se déroule une séance pour que tu aies du concret. 

Avec l’EMDR, tu peux travailler sur ton passé, ton présent, et même des angoisses au conditionnel (qui ne se sont jamais produites). Je le dis déjà dans l’article en question mais il ne faut pas forcément avoir eu un traumatisme. Surtout que parfois, toi aujourd’hui adulte, tu penses que telle chose n’était pas un traumatisme, mais pour un enfant ça peut l’être. 

Et même chose, je l’ai dit dans l’article dédié mais l’EMDR c’est pas comme l’hypnose. T’es vraiment conscient. Et c’est pour ça que d’ailleurs dans l’article sur “Qui consulter” je dis que je recommande davantage l’EMDR par rapport à l’hypnose. Après ça dépend des situations et motifs de consultation j’imagine. Mais vraiment, en EMDR, tu peux avoir des souvenirs de choses qui étaient inconscientes. Mais tu les as seulement si ton “cerveau” juge que tu es prêt à recevoir cette information. Ce qui est beaucoup moins brutal qu’avec l’hypnose, je trouve (d’après mon expérience de patiente).

Donc voilà une thérapie que je commande vraiment +++ (+) haha. Et moi aujourd’hui, mon psy est celui qui m’a fait l’EMDR. Et donc je travaille toujours de temps en temps en EMDR sur des blessures d’enfance et fin c’est la thérapie qui m’a fait le plus avancé dans mon chemin de guérison de vie (au-delà des troubles du comportement alimentaire).

L’Art au service de ta guérison

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L’Art Thérapie est une psychothérapie qui s’appuie sur l’art. Alors, c’est vraiment très vaste l’art et c’est pour ça que ça peut convenir à de nombreuses personnes souffrant de TCA. L’Art Thérapie ça peut être des activités autour de dessin, de la peinture, du collage, du coloriage… Mais ça peut aussi être autour de la danse, du mouvement corporel, de la musique. C’est aussi la sculpture, l’argile, la poterie… L’écriture, aussi la calligraphie, est également un excellent Art thérapeutique finalement. Enfin, il existe vraiment de nombreux moyens ! 

J’ai connu l’Art Thérapie par l’hôpital de jour où il y avait des ateliers collectifs. Mais finalement, je prends conscience en écrivant cet article que j’ai toujours fait de l’art thérapie à ma façon, seule, durant tout mon chemin de guérison.

Pour moi, l’Art Thérapie c’est une façon de créer des choses, de laisser parler sa créativité. Cela permet de reprendre confiance en soi, en ses capacités. C’est un moyen aussi de s’évader, de penser à autre chose que la maladie. C’est une façon de se reconstruire.

Je te donne quelques moyens que j’ai utilisés seule chez moi pour pratiquer en quelque sorte l’art thérapie : 

  • Le fait de tenir un bullet journal où je faisais plein de petites décorations/dessins pour personnaliser le journal et le rendre agréable, vivant.
  • Colorier des mandalas (mais ça j’adorais !!! Ça détend tellement je trouve) 
  • Écrire des pages et des pages de mes ressentis, émotions… Écrire pour inventer des histoires
  • Faire mon vision board dont je te parle dans le programme Pulsion de Vie.
  • Apprendre à dessiner par moi-même avec des tutos “step by step drawing” sur internet
  • Faire de l’origami (pareil, avec des tutos YouTube)
  • Faire de la calligraphie sur mon journal
  • Me mettre à la peinture avec des modèles guidés que j’avais trouvé chez Cultura

Surmonter ta peur de prendre du poids avec une approche englobant TOUS les aspects de la guérison

Dimensions…

  • Psychologique,
  • Restructuration cérébrale,
  • Physique,
  • Nutrition,
  • Acceptation corporelle,
  • Reconstruction de ton identité,
  • Anti-compensation…

...pour un chemin de guérison durable et consolidé.

Les thérapies … à plusieurs !

La thérapie de groupe

La thérapie de groupe m’a été proposé “par défaut” lorsque j’étais à l’hôpital de jour et à temps complet. Et c’est pas mal parce que ça permet d’échanger autour de certaines problématiques, de voir ce qui a aidé d’autres par exemple. Combien de fois vous me dites que lorsque je vous partage mon expérience ça vous permet de vous sentir moins seul. Bah la thérapie de groupe permet ça ! 

Et en général, il y a un “médiateur” qui est un médecin, psychologue, thérapeute, psychiatre voire bénévole (notamment si c’est organisé par une association). Et il y a un sujet donné ou alors juste quelqu’un prend la parole pour parler d’une problématique spécifique de la guérison. 

La dynamique de groupe peut vraiment être un moteur, une motivation. Après, je mets “en garde” parce que moi je sais qu’à un moment de ma guérison, j’étais très fragile et la moindre chose pouvait me créer un déclencheur. Si je voyais quelqu’un plus en difficulté que moi, j’avais juste tendance à me dire que je n’étais pas si malade. Et parfois, ça me mettait plus mal qu’autre chose. Donc je pense que lorsque tu recours à ça, il faut être prêt à voir d’autres patients qui sont parfois à différents stades que toi dans la guérison du TCA. Mais dans tous les cas, encore une fois, je t’invite à tester par toi-même.

La thérapie familiale

La thérapie familiale est aussi une thérapie à plusieurs finalement. Alors, “thérapie familiale” ça ne veut pas dire que tu emmènes toute ta famille chez le psy. Mais l’idée, c’est que tu peux proposer à ta famille restreinte (frère & sœurs, parents). Tu peux aussi proposer à ton partenaire de vie. Et tu n’es pas obligé d’avoir tout le monde en même temps, tu peux juste avoir ton père, juste ta mère, juste ta sœur, etc. 

Je trouve personnellement que la thérapie familiale ne doit pas nécessairement avoir lu PARCE qu’il y a un dysfonctionnement dans la famille. Je veux dire que tu peux très bien t’entendre avec ta famille, ne pas avoir de gros problèmes d’entente particuliers et avoir quelques séances voire une seule séance de thérapie familiale. 

Parce qu’avec la thérapie familiale, tu as aussi un médiateur, qui est une personne neutre. Et c’est vraiment important parce que parfois, notamment à cause de la maladie, on n’arrive pas à mettre des mots sur ce qu’on ressent. On se laisse facilement emporter par les émotions, par la peur aussi de dire les choses réellement. Et la présence d’une personne externe permet parfois d’aider à s’exprimer dans le calme. Et le médiateur peut aussi faire comprendre des choses à ta famille que tu n’arrives pas forcément à exprimer.

Donc, je recommande la thérapie familiale. J’ai dû faire 3 ou 4 séances au total. 2 avec mes parents et ma sœur, 1 avec ma mère et 1 avec mon père de souvenir. Et je pense que ça a été d’autant plus bénéfique pour ma sœur qui m’a dit qu’à l’une de ces séances, elle a beaucoup changé d’avis sur moi, elle m’a vu différemment et que ça l’a beaucoup aidé à me comprendre. Et j’ai dit des choses aussi à mon père que j’aurai jamais dit sans le médecin. En gros, je m’exprimais à mon père mais de façon indirecte, puisque je le disais au thérapeute. Et mon père était à côté, il entendait quoi. 

Les animaux pour t’aider dans la guérison de ton trouble alimentaire

La thérapie équine

Alors ça, j’en ai beaucoup entendu parler mais je n’ai jamais fait. Et je sais que certaine clinique propose ça ! Mais en gros, la thérapie équine c’est le fait de s’appuyer sur les chevaux. Le but est de créer un lien avec un cheval pour travailler sur sa propre image corporelle, son estime de soi. Alors, je ne connais pas tous les tenants et aboutissants mais je pense qu’en effet ça peut faire beaucoup de bien.

De toute façon, d’une manière générale, les animaux s’avèrent être un vrai soutien dans la vie en général. Mais vraiment. La ronron-thérapie par exemple c’est le fait que la fréquence des ronronnements du chat créé un réel impact positif pour l’Homme. Les poissons dans les aquariums favorisent aussi le bien-être. Il a été prouvé que ça permet d’instaurer un climat de détente, d’apaisement, etc. À l’hôpital où j’étais hospitalisé, il y avait une salle où il y avait un aquarium. 

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Donc vraiment, si vous avez des animaux, bah profitez-en pour passer du temps avec eux. Moi personnellement, j’ai de la chance car j’ai grandi dans une ferme et donc comme en sortant de la deuxième hospitalisation je suis retournée chez mes parents, j’ai pu profiter de voir mon âne, les chevaux, mon chien, les chèvres, etc. 

Alors c’est sûr que ce n’est pas CA qui permet de guérir des TCA. De toute façon, comme je dis toujours, il n’y a aucune thérapie qui a un effet magique. Enfin, personnellement, je trouve que la guérison, du moins la mienne, était la somme de plusieurs petites actions / prises de conscience / temps, etc. 

Mais l’art thérapie, l’équine thérapie, les thérapies de groupe, c’est des +. Soit, en plus des accompagnements psychologiques que j’ai présentés. La guérison des TCA repose sur un accompagnement pluri-disciplinaire, englobant différents facteurs (psychologique, alimentaire, restructuration cérébrale, confiance en soi…) 

Les traitements médicamenteux dans la guérison des tca

Des médicaments contre les TCA ?

medicaments-trouble-alimentaire

Je rappelle que je ne suis pas médecin ! La prise de médicaments n’est pas à prendre à la légère et doit être prescrite par un médecin spécialisé, qui te connait, qui a réalisé un diagnostic complet. 

J’ai longtemps été contre les médicaments. Parce que je ne voulais pas qu’on me rende “légumes” et surtout j’avais peur d’une perte de contrôle sur mon corps en fait. Et je suis arrivée à une période où la prise de médicaments a peut-être été inévitable. Donc j’ai été sous-traitement.

Mes médicaments étaient prescrits par ma psychiatre spécialisée en troubles du comportement alimentaire qui me suivait dans l’hôpital où j’avais été hospitalisée. Elle était très compétente et j’avais une entière confiance en elle.

Donc il n’existe pas de médicaments qui vont te permettre de guérir. Encore une fois, pas d’effet magique. Et d’ailleurs, la prise de médicament seul ne “sert à rien”. Dans le sens où ça doit forcément s’accompagner d’un suivi psychothérapeutique à côté si tu veux que ce soit efficace. 

Les médicaments qui sont prescrits sont souvent liés aux symptômes du TCA : état dépressif, crises d’angoisses, idées noires, etc. Il s’agit donc couramment des antidépresseurs, anxiolytiques et antipsychotiques (notamment pour les angoisses, la déformation de l’image corporelle).

Moi j’ai eu des antidépresseurs, que j’ai gardé de 2018 à 2020 donc 1 an et demi. Et pour les anxiolytiques là pour le coup j’avais créé une dépendance. J’ai largement diminué les doses petit à petit mais je n’arrivais pas à me passer de celui que je prenais pour dormir. Et dès que j’avais des crises d’angoisse, j’en prenais davantage. Donc c’était très mauvais mais malheureusement c’est le risque avec ces médicaments. Donc arrêter a été difficile et pour te dire c’est tout récent ! À l’heure où j’écris ça, cela fait 112 jours haha. Et j’ai profité des vacances pour réussir à arrêter et je suis vraiment contente de m’en être enfin séparé. 

Alors attention, on n’arrête pas ce genre de médicament seul, du jour au lendemain. C’est important de se faire accompagner par un thérapeute dédié pour réduire petit à petit et surveiller l’arrêt des médicaments. Parce qu’il peut avoir des effets secondaires. Et c’est aussi l’une des raisons des rechutes. Donc vraiment attention, il ne faut pas prendre ça à la légère.

Je pense que cela m’a aidé, notamment les anxiolytiques. Même si j’avais une dépendance, j’arrivais à prendre du recul et à me dire “ce n’est pas grave, j’en ai besoin en ce moment, c’est pas toute ma vie.” Encore une fois, je faisais preuve de bienveillance avec moi-même mais comme je dis souvent, c’est l’une des clés de la guérison. 

Après, tu peux aussi avoir des médicaments pour les “effets indésirables” que tu peux rencontrer dans la guérison, notamment les troubles digestifs. 

Des compléments alimentaires pour t’aider

Il ne s’agit pas de médicaments mais cela rentre dans la prise en charge des TCA et ça peut t’être prescrit par ton médecin ou psychiatre qui te suit.

Comme les troubles du comportement alimentaire occasionnent de nombreuses carences puisque le corps ne reçoit pas l’énergie qu’il a besoin, tu peux avoir des compléments pour t’aider : magnésium, fer, vitamines, calcium, etc. Tous des choses que tu ne retrouves plus dans ta nourriture dû à la restriction.

Moi j’avais un “cocktail” de tout ça à l’hôpital, je crois 2 ou 3 fois par jour. Et après chez moi j’avais pris aussi en pharmacie du magnésium et des vitamines que je prenais tous les jours, notamment en hiver. C’est histoire de te donner un coup de boost.

Et après tu peux aussi avoir des compléments en potassium, notamment en cas de vomissements ou de prises de diurétique où les taux de potassium sont en chute. Attention parce que ça peut être très grave un manque de potassium ! On appelle ça l’hypokaliémie. Et cela augmente le risque de trouble du rythme cardiaque (crise cardiaque).

D’autres compléments peuvent être prescrits comme les boissons / yaourts Délical ou Fortimel. Il s’agit d’avoir un complément nutritionnel pour t’aider à atteindre une certaine ration dans ta journée. Je n’en ai jamais pris et on ne m’en a jamais prescrit. 

J’en profite d’ailleurs pour terminer cet article en insistant sur le fait que tout ça, toutes les thérapies et traitements auxquels tu peux recourir pour la guérison de ton TCA, elles ne peuvent être totalement efficaces si tu ne l’accompagnes pas d’une alimentation variée qui répond aux besoins de ton corps. Je sais que c’est bien plus simple à dire qu’à faire. Je le sais, crois-moi, j’étais à ta place. Et c’est d’autant plus difficile quand la maladie te fait constamment culpabiliser. Mais c’est pourtant essentiel. Et c’est possible, tu vas y arriver. Ne te dis pas par contre “bon bah je n’arrive pas à manger, donc ça ne sert à rien que je fasse une thérapie”. Non, parce que moi pendant longtemps, genre 3 ans j’ai fait des thérapies sans réussir à répondre aux besoins de mon corps. Mais c’est justement le travail réalisé durant ces thérapies qui m’a aidé à répondre aux besoins de mon corps, à augmenter mes apports nutritionnels. Et après c’est un cercle vertueux. Car les apports nutritionnels me donnaient de l’énergie pour travailler sur mes thérapies psychologiques, qui elles-mêmes m’aidaient à travailler sur mes peurs de certains aliments, et de manger plus globalement et ainsi de suite. 

J’espère que cet article t’a aidé ! Et je te mets en bas de page le lien direct vers les autres articles liés à cette thématique pour t’apporter d’autres informations complémentaires, pour t’aider à savoir qui consulter, quelle thérapie choisir. 

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Trouble alimentaire : Qui consulter ?

Trouble alimentaire : Qui consulter ?

Trouble alimentaire : Qui consulter ?

Les troubles alimentaires sont des maladies complexes et parfois, quand on y est confronté, on ne sait pas ou plus vers qui se tourner. Dans cet article, pour t’aider à savoir qui consulter pour t’accompagner dans la guérison de tes troubles alimentaires, je vais essayer de présenter le maximum de types de praticiens que tu peux essayer de consulter, ainsi que ce qu’ils peuvent t’apporter. 

L’important, c’est de savoir que la guérison des troubles alimentaires passent par un accompagnement pluri-disciplinaire. Donc l’idée est de coupler les différentes thérapies. Je ne te parle pas forcément en même temps, tu ne peux pas tout essayer au même moment (financièrement et en termes d’énergie). Mais tu peux parfois coupler 2 thérapies si elles n’agissent pas sur les mêmes dimensions. Ou alors, tu peux tester différentes thérapies tout au long de ton chemin de guérison. 

Mais les causes sont souvent issues de plusieurs facteurs et c’est bien de travailler à la fois sur les causes mais aussi les conséquences, soit les symptômes du TCA.

D’ailleurs, « tester », c’est un terme à retenir aussi. Il faut que tu testes toi-même différentes thérapies pour voir ce qui te convient. Parce que ce qui m’a aidé, ne t’aidera pas forcément et vice versa. On est tous différents et chacun a son propre chemin de guérison. Je sais que c’est pas simple et même éprouvant de devoir toujours raconter son histoire du début à une nouvelle personne. Mais ça fait partie du chemin de guérison. Et parfois, il faut répéter, s’acharner pour trouver la bonne personne, le bon thérapeute qui te correspondra. J’ai tellement de choses à dire sur ce sujet, que pour éviter que cet article fasse 10 km, je te renvoie sur mes 6 conseils pour une bonne thérapie dans un article dédié. 

Tout au long de cet article, je te dirai ce que moi j’ai testé ou non, si ça m’a aidé et quand j’y ai recouru.

Qui consulter : généraliste ou spécialiste ?

Pourquoi le médecin généraliste n’est pas forcément le mieux placé ?

Je n’ai absolument rien contre les médecins généralistes. D’ailleurs, c’est un beau métier et on en a clairement besoin. Mais, ils sont GÉNÉRALISTES. Et de ce fait, ils ne peuvent pas connaître les spécificités des troubles alimentaires. Et combien de témoignage j’ai reçu m’exprimant un rendez-vous avec un généraliste qui a mal tourné. Combien sont allés voir leur médecin pour suspicion de TCA et qu’on leur a répondu que leur IMC était trop élevé ou que le poids était trop élevé pour avoir un TCA. Ou alors qu’on leur a même conseillé un régime. Ou qu’on leur a dit de faire attention à leur poids… Bref, des conseils qui n’ont fait qu’empirer la situation, plus que d’aider en tout cas. 

Et j’ai moi-même expérimenté ça. Donc c’est vrai que c’est pas le médecin généraliste que je recommande forcément, du moins en premier.

Après, c’est mieux que ton médecin traitant soit tout de même informé. Déjà parce que parfois on peut tomber sur une personne familière aux troubles du comportement alimentaire. Mais en plus, parce qu’il pourra te donner des médicaments pour les inconforts digestifs par exemple. Ou plus globalement, il pourra surveiller tes prises de sang, etc. 

Consulter des professionnels spécialisés en trouble alimentaire

Je sais que ce n’est pas simple d’en trouver partout, et j’espère sincèrement qu’un jour, peu importe où l’on se trouvera, on pourra trouver un spécialiste en TCA à proximité de chez soi. Pourquoi ? Parce que les TCA sont des maladies mentales vraiment complexes. Et ça demande vraiment de très bien connaître pour pouvoir accompagner des personnes qui en souffrent. Car il s’agit de mécanisme spécifique, très difficilement compréhensible quand on ne l’a pas vécu ou qu’on ne connait pas bien. Et malheureusement, parfois, un médecin non spécialisé peut donner des conseils vraiment pas adaptés, qui peuvent empirer le trouble. 

Comment on trouve des spécialistes en trouble alimentaire ?

En regardant si autour de toi, il y a des hôpitaux ou centres de soin qui disposent d’une unité spéciale trouble du comportement alimentaire. Par exemple à Lille il y avait Fontan 2 au CHU de Lille. 

Tu peux également chercher sur Internet avec la fonction de géolocalisation activée. Et tu tapes le type de praticien + le mot-clé “TCA” ou “trouble alimentaire”. 

Qui consulter pour la prise en charge des troubles alimentaires ?

Toi-même

Un peu facile cette réponse. Mais pourtant tellement vrai. En fait, au départ je voulais le mettre en dernier mais c’est TELLEMENT important, que je te le mets en premier finalement. 

Quand je dis toi-même, c’est juste que, il faut vraiment comprendre que tu auras beau faire appel aux meilleurs spécialistes du monde, si tu n’es pas prêt⸱e à t’impliquer à 200% dans ta guérison, alors, ça sera beaucoup moins voire pas efficace.

Ce n’est pas un grief ce que je dis là parce que je sais que c’est pas toujours simple : parce que la guérison fait peur, parce que ton TCA peut être une façon de te protéger et que du coup il y a beaucoup de résistance aux changements. C’est normal, ne t’en veut pas. Mais vraiment, aies conscience que même si oui, tu dois demander de l’aide autour de toi, tu es la personne qui pourra réellement te sortir de ça, du moins tu es la seule à pouvoir décider de te battre contre celle maladie.

Unité spéciale trouble alimentaire en milieu hospitalier

Cela peut te faire peur car il y a le moment “hôpital”. Mais c’est pas parce que tu fais appel à un centre hospitalier que tu vas être hospitalisé. Généralement, ils proposent également des consultations en journée avec les psychiatres spécialisés en trouble du comportement alimentaire. Moi personnellement j’ai commencé par là. Et ils m’ont réellement aidé ! Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un centre de soin spécialisé à proximité. Mais si tu l’as, vraiment, profites-en. Je recommande ++. 

En unité TCA ou centre de soin spécialisé, tu as aussi la possibilité d’avoir l’hôpital de jour. Alors ça pareil, ça ne veut pas dire que tu vas passer toutes tes journées là-bas. Généralement déjà, c’est pas journée complète (c’est 8h-16h environ). Et en plus, c’est pas toute la semaine. Souvent, tu commences avec 1 ou 2 journées. Et c’est presque rare d’y être toute la semaine. Moi, j’ai commencé avec 1 et après j’en avais 2 journées. Même chose c’est vraiment intéressant dans le sens où tu partages des repas avec d’autres, tu peux être amené à manger avec des soignants qui peuvent être un soutien au moment même des repas. Et tu as la possibilité d’avoir des activités thérapeutiques (cuisine ensemble, groupe de parole, art thérapie, consultation psy…). Donc pareil, ça je recommande ++. Au moins tester. 

Après évidemment, tu as aussi l’hospitalisation à temps complet. J’ai fait 2 articles à ce sujet où je parle de mes 2 hospitalisations. Donc je te laisse les lire si c’est quelque chose qui t’intéresse : 

Psychiatre

Pour vulgariser, la différence du psychiatre par rapport au psychologue c’est le fait qu’il a la possibilité de te faire des ordonnances, de te prescrire des médicaments. Il surveille la santé générale de ton corps, physique et mentale. Il s’occupe aussi de s’assurer que ton corps réagisse bien, qu’il n’y ait pas de complication, etc.

J’ai eu un suivi psychiatre dès la première année après le début de l’anorexie. Et pendant 3 ans approximativement. Vu que j’avais un traitement médicamenteux, j’ai eu à nouveau une psychiatre plus tard. Mais pour le coup, elle faisait que les ordonnances. Je dis ça car c’est un peu “au petit bonheur la chance”. Je pense que y’a certains psychiatres qui sont vraiment tournés “ordonnance” / “santé du corps”. Et il y en a d’autres qui font vraiment aussi l’accompagnement psychologique. Lorsque je suis sortie de ma deuxième hospitalisation, j’ai eu une psychiatre en or. Vraiment, une perle ! Elle m’a tellement aidé ! Elle comprenait très bien les TCA, elle avait une très bonne écoute, me faisait réellement avancer psychologiquement. 

psychiatre-trouble-alimentaire

Psychologue

L’accompagnement psychologique est pour moi indispensable. Surtout si tu n’as pas de psychiatre qui te fait l’accompagnement psychologique. 

Les troubles alimentaires sont parfois (et même souvent) des stratégies d’adaptation. C’est-à-dire que c’est une maladie (= “mal à dire”) que le corps exprime, car c’est le seul moyen qu’il ait trouvé pour dire “Il y a quelque chose qui ne va pas. Donc, il faut le travailler”. De façon imagée bien sûr… Et surtout inconsciente.

Et le psychologue va t’aider à travailler sur l’origine de tes troubles alimentaires. Il va t’aider à surmonter aussi des problématiques de ta vie courante (manque de confiance et d’estime de toi, trouble anxieux, etc.) mais aussi que tu rencontres dans ta guérison. Il va t’aider à te donner des outils pour mieux gérer les situations stressantes et trouver des alternatives saines à ta santé plutôt que les comportements destructeurs que tu peux avoir envers toi-même.

Même chose, je recommande d’avoir un psychologue qui connait assez bien quand même les TCA. Après, s’il ne connait pas mais que tu as d’autres praticiens qui connaissent, ne te bloque pas non plus. Ils peuvent tout de même t’aider sans être expert des conduites alimentaires. 

Pour ma part, j’avais un accompagnement psychologique depuis le début de mes TCA. Et même avant. Et même toujours aujourd’hui haha. Mais pour te dire qu’il ne faut pas forcément aller mal pour aller voir quelqu’un. Je dirai même que tout le monde a besoin d’un psy dans le sens où tout le monde a des choses à travailler, sur lesquelles avancer. 

Diététicien

Tu peux travailler la dimension alimentaire avec un diététicien. Et là pour le coup, c’est presque primordial pour moi qu’il soit spécialisé en TCA. Parce que sinon, les conseils de perte de poids ou de restriction peuvent être vraiment dommageables… 

Le diététicien n’a pas seulement pour rôle de te faire un plan alimentaire. D’ailleurs, ce n’est pas systématique. Il t’aide également à travailler sur tes croyances alimentaires erronées. Il t’aide à incorporer des aliments qui te font peur (fearfoods), à t’instaurer une fréquence dans tes repas. Il t’aide à comprendre comment la nutrition affecte ton corps. Il t’aide à avoir une relation plus saine globalement avec la nourriture.

Pour ma part, j’avais vu une diététicienne au tout début, avant même d’aller voir n’importe qui pour trouble alimentaire. À ce moment-là, j’étais dans un “déni” et je n’admettais pas encore avec de TCA, tout simplement, je ne comprenais pas ce qui se passait. De ce fait, ça ne m’a pas aidé. J’ai fait 2 ou 3 séances. Et après, je ne suis pas retournée en voir spécifiquement. Par contre, ayant été suivi à l’hôpital, j’ai eu “par la force des choses” un plan alimentaire que j’ai utilisé de façon momentanée et qui m’a aidé. 

Surmonter ta peur de prendre du poids avec une approche englobant TOUS les aspects de la guérison

Dimensions…

  • Psychologique,
  • Restructuration cérébrale,
  • Physique,
  • Nutrition,
  • Acceptation corporelle,
  • Reconstruction de ton identité,
  • Anti-compensation…

...pour un chemin de guérison durable et consolidé.

Troubles alimentaires : les thérapeutes auxquels on pense parfois moins

… Mais à tort 😉 Parce que ce sont vraiment des aides intéressantes dans la prise en charge des troubles alimentaires.

En revanche, tous les praticiens que je citerais dans cette partie sont à complémentariser avec un médecin et/ou psychiatre/psychologue. 

Kinésiologue

Alors, la kinésiologie, on n’y pense pas forcément et c’est même pas très connu. Moi, je connais parce que j’en ai fait justement. La kinésiologie ça veut littéralement dire “étude du mouvement”. Et en fait, c’est en gros évaluer la santé du corps via des tests musculaires. C’est assez particulier et très difficile à expliquer par écrit. Mais en gros, un choc émotionnel ou le stress d’une manière générale va affaiblir certains muscles. Quand je dis test musculaire, en fait le praticien va effectuer des pressions très douces, indolore sur un muscle, et souvent, il s’agit des bras (poignées) ou jambes (chevilles). Moi qui n’étais pas à l’aise avec mon corps, ça ne me mettait pas mal à l’aise. Et du coup en gros le but de la kinésiologie, c’est de “rééquilibrer” le corps et l’esprit. Grosso modo. 

Pourquoi j’ai choisi la kinésiologie ? J’ai rencontré une dame dans le village de mes parents qui pratiquait ça et qui avait déjà accompagné des jeunes filles souffrant d’anorexie. Donc j’ai voulu essayer. Dire que ça a été efficace, je ne peux pas parce qu’en fait, il n’y a aucune thérapie qui a un effet magique. Je trouve que la guérison, c’est une accumulation de petites choses. Mais en tout cas, oui, ça m’a aidé. Ça me faisait du bien, je me sentais plus détendue après. 

Sophrologue

Encore une fois pour vulgariser, la sophrologie, c’est des techniques de relaxation pour aider à diminuer ton état de stress général, et donc les tensions dans ton corps. Le but étant, in fine, d’avoir des impacts positifs sur ton mental. 

La sophrologie s’appuie sur la respiration, la relaxation des muscles et la visualisation mentale. Il y a différentes façons de faire, je pense que ça dépend aussi du praticien. 

Cela peut se pratiquer en individuel ou en groupe. 

Alors moi j’ai fait de la sophrologie, à la fois en individuel et en groupe. En individuel, j’avais une thérapeute dédiée. En groupe, c’était à l’hôpital de jour. Ce n’est pas forcément simple. Je trouve, par mon expérience, que la sophrologie demande de la patience et de la répétition.  Certains exercices m’ont sincèrement aidé de façon générale à me déstresser, surtout au moment des séances. Mais après, j’avais appris des exercices que je pratiquais chez moi, notamment lorsque j’avais des crises d’angoisses, ruminations, idées noires, etc. 

Donc oui, la sophrologie m’a aidé. C’était un petit + sur mon chemin de guérison. Mais de toute façon, je trouve que la pratique d’exercices de respiration / relaxation est presque indispensable pour t’aider. Avec sophrologue ou seul. Mais parce que le stress est quand même souvent omniprésent. Et je sais que parfois ça soule de faire ce genre d’exercice, surtout qu’on n’en ressent pas les bénéfices immédiats, mais vraiment, c’est des petits + qui peuvent faire la différence. 

Homéopathe

J’ai aussi été voir une homéopathe. Là après, c’est à chacun de voir à quel point il croit en cette médecin. Je pense que dans certains cas c’est vraiment approprié, et dans d’autres cas peut-être moins. J’ai été voir une homéopathe pour m’aider à avoir un traitement de fond “naturel” pour gérer mes angoisses. Mais en fait, je ne pense pas que ça m’a aidé. Après j’ai peut-être pas pris assez longtemps les gélules prescrites. L’homéopathe que j’ai été voir était très reconnue donc je ne doute absolument pas de ses compétences. Néanmoins, pour être complètement honnête, je l’ai connu dans l’un des moments “apogées” de ma maladie. Et je voyais ces gélules comme du sucre et j’avais très peur de l’apport calorique. C’est débile parce que j’ai su bien plus tard que c’est dérisoire et surtout, c’était pour ma santé. Mais tu sais très bien que la maladie nous fait faire des choses insensées.

L’homéopathe va plutôt venir travailler sur les symptômes anxieux que sur les causes du TCA.

Kinésithérapeute / Ostéopathe

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J’ai regroupé les 2 ensemble parce que parfois certain praticien ont les 2 casquettes. Ici on est plutôt dans le cadre d’une thérapie corporelle. Le but d’aller voir un kiné et/ou ostéopathe dans le cadre des TCA c’est de prendre conscience de son corps, de renouer avec les sensations corporelles de son corps. Voilà ça, c’est dans la théorie.

Dans la pratique, je vais te parler de mon expérience avec ça puisque j’ai aussi vu un kiné. Je te dis souvent que le corps est très bien fait. Et que ton corps est ton allié dans ta guérison, qu’il te veut du bien. Je pense sincèrement que n’importe quel problème psychologique se retranscrit dans ton corps. Et en fait, si tu as des tensions spécifiques, peut-être eu un traumatisme sans forcément qu’il y ait eu un contact avec ton corps, et bien ça peut créer des blocages dans ton corps. Et le kiné, et notamment l’osthéo, je pense, peut vraiment t’aider à ça. 

Moi, au tout début où je suis tombée dans l’anorexie, j’ai eu une vingtaine de séances avec une kiné pour juste me masser, me détendre. Encore une fois, avoir des pratiques pour te détendre c’est un vrai atout dans ta guérison. Ce n’est pas forcément quelque chose que les kinés aiment de “seulement masser” mais là, tu en as besoin. Et ils le savent, ils le sentent que c’est tendu. Pour le coup, la kinésithérapie, c’est très bien pris en charge par la sécurité sociale. Je n’aime pas trop dire ça parce qu’on va penser que c’est de l’abus, mais vraiment ça m’a fait beaucoup de bien. 

Et après, j’ai toujours eu de la kiné et je suis très chanceuse, mais ma sœur est kiné / osthéo et du coup, elle m’a très souvent fait des massages crâniens et ouaaaaah, ça m’a fait TELLEMENT de bien. 

Hypnothérapeute

Ici je mets en garde de recourir à un hypnothérapeute qui vous a été recommandé. Car malheureusement, il existe beaucoup de charlatan et ça peut donc faire bien pire qu’autre chose. Vraiment ! 

L’hypnose a pour but également d’agir sur le côté anxiété, peur et d’aider notamment pour certains traumatismes. Il peut donc travailler sur les symptômes du TCA comme sur les causes. 

Tout le monde n’est pas réceptif à l’hypnose. Alors, il y a une différence entre hypnose thérapeutique et hypnose de spectacle. Pour moi tu n’es pas inconsciente en hypnose thérapeutique. Mais après, moi je pense que je n’étais pas super réceptive. Cela demande peut-être un certain lâcher-prise que je n’arrivais pas à avoir. J’ai dû faire 3 séances.

Et c’est vrai que maintenant que je connais l’EMDR, je n’irai pas vers l’hypnose pour gérer un traumatisme. Dans le sens où le cerveau, s’il garde quelque chose dans l’inconscient, c’est pour te protéger. Et parfois, on n’est pas prêt à voir certaines choses. Et ça peut te plonger dans un état dépressif grave d’être confronté à des souvenirs que tu n’étais pas prêt de voir. Après ça reste mon avis personnel et je pense que l’hypnose a pu faire ses preuves pour d’autres personnes. 

Et je pense notamment pour les personnes qui souffrent de boulimie ou hyperphagie et connaissent des phases de frénésies importantes où un sentiment de perte de contrôle subsiste.

Acupuncteur

Même mise en garde que pour l’hypnothérapeute, choisissez un acupuncteur qui est reconnu pour éviter les charlatans parce que l’acupuncture demande tout de même une très grande connaissance et précision où il ne faut pas faire n’importe quoi. 

Les médecines chinoises ont des interprétations à leur façon des troubles alimentaires. Je ne suis pas du tout fermé à ça, au contraire. Mais peut-être que tout le monde n’y croit pas. Je n’ai une connaissance fine en acupuncture mais en gros l’idée est de rééquilibrer certaines énergies dans le corps. 

acupuncture trouble alimentaire

Honnêtement, je ne m’aventure pas plus sur ce sujet pour le moment. Mais je ferai peut-être davantage de recherches ultérieurement. 

En tout cas, j’ai testé 1 séance. Et ça m’a fait du bien sur le moment-même, cette dame était très reconnue pour son efficacité. Par contre, elle m’a donné des conseils très très mauvais vis-à-vis des TCA. Elle m’a dit que je devais calculer avec des pourcentages mes macro-nutriments pour arrêter ma faim extrême. Et c’était à une période où j’étais perdue, je ne comprenais pas cette faim extrême, ça a généré en moi beaucoup de culpabilité. Bref, je n’y suis pas retournée. Mais tu vois, c’est pour te montrer que l’on tombe parfois sur des personnes pas forcément mal intentionnées mais qui donnent des conseils bien plus destructeurs qu’aidant. Et en fait, c’est presque impossible de ne pas tomber sur au moins une personne comme ça dans son parcours. Moi je ne te l’ai pas toujours dit, mais j’en ai eu plusieurs (infirmière à l’hôpital, psychologue en cabinet, médecin généraliste…)

Encre une fois, il me semble que pour les personnes boulimique ou hyperphagique, l’acupuncture est d’autant plus une aide appropriée, notamment pour les périodes de compulsions alimentaires.

Psychomotricien

La psychomotricité repose sur la médiation corporelle, les émotions et les pensées. L’objectif du psychomotricien est, en gros, de permettre au patient de trouver un équilibre entre son mental et son corps, d’être plus à l’aise avec ses émotions et son environnement. Il permet d’aider à prendre conscience de son corps, à travailler sur l’image corporelle et notamment sur la dysmorphophobie. Cela peut passer par des exercices d’identification des émotions, des exercices de respirations, de relaxation, de la gym douce, des exercices théâtrales, etc.

Personnellement, je n’ai jamais testé mais tout simplement parce que je ne pensais pas qu’un psychomotricien pouvait prendre ne charge les troubles alimentaires. Mais je trouve ça très intéressant. Par contre, je pense qu’il faut vraiment que le praticien ait une expérience avec d’autres patients souffrant de TCA. 

Naturopathe

Je n’ai personnellement pas recouru à la naturopathie mais je sais que l’accompagnement TCA existe dans cette branche. Encore une fois, je pense que c’est important que la personne ait une spécialisation ou qu’elle soit très familière aux troubles alimentaires. Lorsque c’est le cas, elle peut conseiller des plantes, fleurs de Bach et huiles essentielles pouvant t’aider dans certaines angoisses. Je sais que certain naturopathe propose aussi un accompagnement avec des exercices pour se réapproprier son corps, des exercices de relaxation, voire des exercices pour retravailler ses croyances erronées sur l’alimentation.

Et les associations dans tout ça ?

On les oublie parfois, et malheureusement, je trouve presque qu’il n’en existe pas assez car certaines régions de France n’en ont pas. Mais les associations peuvent également apporter leur soutien de façons différentes : 

  • Te permettre de rencontrer des personnes qui sont passées par là
  • Organiser des groupes de parole / de soutien (pour les patients comme pour les proches)
  • Te proposer une ligne d’écoute sur des larges plages horaires 
  • Te mettre en relation avec des professionnels reconnus dans les TCA

Je te laisse regarder sur la page où je recense les associations de troubles alimentaires que je connais.

L’Ald : t’aider à financer ta thérapie

Je sais que financièrement ce n’est pas toujours facile de financer une thérapie. Peut-être que tu connais l’ALD. Si tu ne connais pas, il s’agit d’une Affection à Longue Durée qui peut être défini pour plusieurs années (aucun impact). Mais cela te permet d’avoir une prise en charge à 100% de tes soins de santé en rapport avec les TCA : consultation de médecins traitants, médicaments si tu en as en lien, consultations de psychiatre, etc.

Il faut que tu en fasses la demande auprès de ton médecin traitant. Ce n’est pas payant, c’est gratuit.

Malheureusement, les médecines douces ne sont pas prises en charge par l’ALD. Mais en fait, pour tout médecin où il te demande la carte vitale (et que c’est en lien avec ton TCA), c’est pris à 100% en charge. Donc vraiment, c’est un vrai + ! 

D’autre part, je sais que certaines mutuelles remboursent mieux les médecines douces donc si tu en as souvent, ça vaut peut-être le coup de choisir ta mutuelle en fonction de ce critère. 

À quelle fréquence faut-il consulter ?

Je dirais que ça dépend de beaucoup de choses : si tu es étudiant, en activité professionnelle, en mi-temps thérapeutique… Soit du temps que tu as. Même si on peut toujours trouver le temps… 

Et ça dépend d’où tu en es dans ton parcours de guérison. 

Cela dépend aussi, on ne va pas se le cacher, de tes finances.

Toutes les 2 semaines me semble presque un minimum. Lorsque j’étais dans les stades les plus graves de la maladie (je ne parle pas en termes de poids, mais dans ma tête), je voyais toutes les semaines : psychiatre et/ou psychologue + autre thérapie (donc sophrologue ou kinésiologue). Après, au fil du temps, j’ai espacé. Aujourd’hui, je n’ai plus de TCA, mais je travaille encore sur des blessures d’enfance on va dire et je vois mon psy toutes les 3 semaines à peu près.

Voilà, je pense que cet article est très complet car j’ai essayé d’englober énormément de thérapeutes possibles. En écrivant cet article, je me suis rendue compte que j’en ai testé beaucoup en fait ! Mais il existe certainement d’autres praticiens qui prennent en charge les TCA et que je n’ai pas cité ici.

N’hésite pas à partager ton parcours de soin en commentaire ou à prendre contact avec moi si tu souhaites témoigner d’une expérience que tu as eu avec un praticien en particulier. Cela peut être vraiment intéressant de partager cela (si tu es d’accord) avec les autres !

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Publié par Norainnoflower dans Conseils, Mieux connaître, Thérapie, 1 commentaire
Troubles alimentaires & fêtes de fin d’année

Troubles alimentaires & fêtes de fin d’année

Troubles alimentaires & fêtes de fin d’année

À l’approche des fêtes de fin d’année, la magie de Noël peut se faire ressentir dans les rues, les vitrines des boutiques, sur les marchés de Noël. Lorsqu’on souffre de troubles alimentaires, on aimerait pouvoir profiter pleinement des illuminations, d’une bonne gaufre au chocolat sur le marché, de la gaité des chants de Noël, etc. Sauf que la réalité, elle est bien différente. 

Déjà, je dit ça, mais Noël n’est pas synonyme de magie pour tout le monde. Pour certain, c’est le souvenir d’un être perdu, c’est la solitude qui pèse, c’est s’obliger à croiser des regards de proches que l’on évite toute l’année… Bref, ce n’est pas joyeux pour tout le monde.

Mais Noël et plus globalement les fêtes de fin d’année riment avec repas de famille. Et dans « repas de famille », y’a deux choses qui peuvent être douloureuses pour des personnes souffrant de troubles alimentaires : « Repas » et « Famille ». 

Dans cet article, je vais te partager ma propre histoire avec Noël lorsque je souffrais de TCA. Mais je vais surtout de donner 21 conseils pour t’aider à surmonter les fêtes de fin d’année avec ton trouble alimentaire. 

Mes Noël avec les troubles alimentaires

J’ai eu 6 Noël en tout avec un trouble alimentaire. Mais je vais surtout me concentrer sur le Noël de 2017 qui était le pire. Si tu me suis depuis quelque temps, tu sais que 2017, c’était l’apogée de mon anorexie. Et il faut savoir que de base quand même, je suis une grande fan de Noël. Mais cette année-là, c’était le PIRE Noël de ma vie ! (Enfin j’espère).

Le cauchemar n’a pas commencé le 24 décembre, ni même 1 semaine avant Noël. Il a commencé… à peu près autour du 01 Novembre 2017. Parce que, passé le 01 novembre, la voix vicieuse de mon TCA m’a dit « ALERTE !! Dans 2 mois c’est Noël : à Noël, tu vas prendre beaucoup de poids donc il faut que tu contrebalances dès maintenant !! ». Évidemment, gros M.E.N.S.O.N.G.E. Sauf que, bah j’étais vraiment très malade. Et la maladie a été plus forte que moi à ce moment-là. 

Du coup, j’ai commencé à augmenter ma restriction et l’hyperactivité. Et clairement, ces actions m’ont valu la perte de « Mathilde ». Je n’étais plus que la maladie à ce moment-là. Mon humeur était de plus en plus fluctuante, j’habitais seule en appartement à ce moment-là. Et normalement, le weekend je rentrais chez mes parents. Mais plus depuis novembre. Donc ma solitude était aussi à son apogée. C’est aussi à cette période où c’était très tendu avec ma mère. J’étais exécrable. Je perdais encore plus de poids, j’avais de plus en plus de TOC dans mon alimentation.

Décembre c’est aussi le mois de mon anniversaire. J’adore mon anniversaire parce que c’est en quelque sorte « ma journée ». Mais pas cette année. D’ailleurs le 08 au soir j’étais seule, dans mon appartement. J’avais froid, j’étais triste. 

En écrivant ces quelques lignes, j’ai les souvenirs de cette période et j’en ai la boule à la gorge…

Et puis Noël est arrivé. J’étais en vacances déjà depuis quelques jours mais je suis restée chez moi, seule, jusqu’à la veille. Le 24 je n’ai rien mangé ou presque. Je suis d’une famille catholique et à Noël j’ai pour coutume d’aller à la messe de Noël avec mes parents et ma sœur. J’y suis allée. Mais au moment de la communion, j’ai refusé d’aller prendre l’hostie par peur de la teneur calorique… C’est pour te dire à quel point j’étais vraiment très mal psychologiquement.

Je suis arrivée au repas de Noël affamé. Le soir-même, c’était chez mes parents, mais il y avait la famille complète. J’ai passé la soirée à servir les gens, à magner le strict minimum et à pleurer. Vraiment, j’ai le souvenir de moi qui pleure H24. Et je me souviens aussi de la pitié dans le regard des autres.  J’ai fini ma soirée seule dans ma chambre. Le lendemain, rebelote pour le 2ᵉ repas de Noël. C’est souvent ce Noël là que j’adore, où je retrouve toute ma famille que je ne vois qu’une seule fois par an. Et pareil, j’ai passé la journée à pleurer. J’étais épuisée, je n’en pouvais plus. Je voulais que ça se termine. Je n’ai mangé que des pommes et du pain toute la journée ou presque. 

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Et je suis revenue le soir chez mes parents. Et là… J’ai connu ma première grosse compulsion alimentaire (sur autre chose que des aliments que je m’autorisais). Tout le monde dormait pendant que moi je m’enfilais toutes les buches qui restaient dans la cuisine. Affreux les sentiments de honte, culpabilité, dégoût, remords qui m’envahissaient après ce moment. 

Le lendemain, alors que j’étais encore en vacances, j’ai demandé à ma mère de me ramener dans mon appartement : seule. Et quand elle m’a déposé, j’avais les larmes aux yeux parce que je savais que j’allais me retrouver seule avec les démons de l’anorexie. Et ça n’a pas manqué… (Encore une fois, j’ai la boule à la gorge en écrivant ce souvenir).

En Janvier, j’ai connu le début de ma faim extrême. J’en ai parlé plus en détail dans l’épisode 15 du podcast où je raconte mon histoire avec la faim extrême. Mais c’est la phase la plus difficile de mes troubles alimentaires, et ce que je n’ai pas raconté dans l’épisode 15 parce que j’ai quand même toujours un peu de mal à en parler… C’est que c’est à cette période que j’ai fait ma tentative de suicide. Donc après un court séjour en hôpital psychiatrique, je suis retournée quelques mois en hôpital de troubles alimentaires. 

Et c’est vraiment certain que tout ça, c’est arrivé à cause des put*** de mensonges de mon trouble alimentaire en novembre. Ce qui s’est passé en janvier, c’est mon corps qui criait à l’aide parce qu’il ne pouvait plus vivre ainsi. 

Donc voilà. J’étais un peu sceptique à l’idée de raconter mon Noël parce que je ne veux pas que ça te fasse un « déclencheur ». Mais justement, la morale de cette histoire c’est que la restriction n’était clairement pas la solution. C’était le pire Noël de ma vie, ça m’a conduit à faire une tentative de suicide et à retourner à l’hôpital. 

21 conseils pour t’aider à surmonter les fêtes de fin d’année

Maintenant que je t’ai raconté mon histoire, je vais te donner mes conseils pour t’aider à faire en sorte que tes fêtes de fin d’année se passe bien. Parce que comme je l’ai dit, j’ai eu 6 Noëls avec TCA et dont 4 autres Noël après ce cauchemar de 2017. Donc j’ai appris de mes erreurs, mis en place des choses qui ont fait que par la suite, année après année, bah ça s’est beaucoup mieux passé alors même que j’avais encore des TCA.

Dans cette partie, je vais donner des conseils pour toi qui souffres de troubles alimentaires, mais aussi pour tes proches qui t’accompagnent durant ces fêtes. D’ailleurs, les conseils pour les proches seront distingués par un encadré.

Et je scinde ça entre l’avant, le pendant et l’après repas de fêtes. D’ailleurs, n’hésite pas à relire ces conseils avant tes repas de Noël mais aussi après.

# Avant les repas de fête :

1. Te protéger de cette société qui ne t’aide clairement pas

À l’approche des fêtes, au-delà des illuminations dans les rues et de « All I want for Christmas is you » de Mariah Carey qu’on entend partout… Malheureusement, c’est aussi toutes les conneries dans les médias qu’on entend. Je te donne quelques exemples : « Comment faire pour garder la ligne pendant les fêtes ? » « Quels aliments éviter à votre repas de Noël pour ne pas grossir ? » « N’oubliez pas vos bonnes résolutions après Noël :  marathon de 50 km et jus de concombre ». Bon j’exagère mais vous avez l’idée. Qu’est-ce que c’est culpabilisant !! 

Et des publicités te disant de prendre tel ou tel produit pour te faire maigrir, tu vas en avoir plein. L’industrie du régime est dans sa pleine saison. Donc malheureusement, il va falloir que tu te protèges. Donc dès que tu entends ou vois une de ces bêtises (pour rester poli), ferme-toi les oreilles, mets-toi des œillères. N’écoute pas ça, c’est du bulshit. 

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2. Prévoir ton repas de Noël

Alors, ici, il y a deux écoles : certains préfèrent prévoir à fond en amont. D’autres préfèrent que ce soit la surprise. Et j’ai fait les 2 méthodes mais je n’étais clairement pas au même stade de ma maladie. Les 3 derniers Noël, j’y allais à la surprise. Et ça s’est très bien passé. Mais les 3 premiers Noël (hormis en 2017 en fait), je prévoyais avec la personne qui organisait ce qu’on allait manger. Ainsi, je pouvais savoir s’il s’agissait d’un buffet, si c’était servi à l’assiette, ce que c’était. Et si c’était trop un fearfood pour moi, alors je prévoyais une alternative. Après, Noël peut être l’occasion de dépasser certain fearfood, de te challenger. Mais en même temps, ça dépend de où tu en est dans ta guérison. 

Pareil, si c’est un buffet, parfois c’est trop stressant. Donc tu peux demander à un proche de confiance de te préparer ton assiette. Ou alors, tu peux demander à ce qu’une personne t’accompagne lorsque tu vas te servir. En fait, c’est toi qui vois en fonction de ce qui t’aide. Mais essai de prévoir ça en amont pour éviter toute source de stress additionnelle au moment-même. 

3. Prévoir tes interactions sociales

Bon je ne savais pas trop quel nom donner à ce conseil. Mais en gros l’idée c’est de savoir quelles personnes seront présentes aux repas de fête. Et ainsi, cela te permettra de te préparer à d’éventuels commentaires. Parce que malheureusement c’est à ce genre de repas qu’on a un peu les pires commentaires de la famille. Du genre « Ah bah tu manges quand même ? » Ou « Tu te ressers encore? » Ou « Ah bah c’est bien tu as repris du poids / perdu du poids! ».

C’est pas toujours évident d’en parler, mais déjà de prévenir les personnes proches des phrases à ne pas dire, ce serait l’idéal. Par exemple, si tu arrives à en parler à tes parents, ce serait bien si eux-mêmes pouvaient prévenir les invités de ne pas faire de commentaire sur ton trouble alimentaire, ni même sur l’alimentation & le poids d’une façon générale. C’est le seul sujet « interdit » impérativement de ces fêtes de famille. Et en même temps, vous n’y perdez pas grand-chose à ne pas en parler haha.

4. Ne t’engage pas dans des discours contre la diet culture

Dans le conseil précédent, je te parle des commentaires focus sur ton trouble alimentaire. Mais c’est sûr qu’il y aura aussi des commentaires sur la nourriture ou le poids. Je te donne quelques exemples : 

  • « J’ai rien mangé de la journée pour pouvoir profiter du repas de ce soir ! » 
  • « Quel gros repas ! Demain c’est salade et jus de concombre ! » 
  • « Décidément, on ne fait que manger aujourd’hui ! On va en prendre des kilos ! » 

Tu as compris l’idée je pense…

Et je ne te donne pas d’ordre, encore une fois c’est un conseil et ça dépend de où tu en es dans ton parcours de guérison. Mais je te conseille de pas perdre ton énergie pour débattre et donner des arguments sur le pourquoi la culture du régime c’est de la mer**. Parce que certaines personnes ne comprennent pas l’impact de ces commentaires sur ton trouble alimentaire. Et ça va forcément parler de régime, de calorie, de poids, d’aliments bons/mauvais. Et selon où tu en es dans ta guérison, ça peut vraiment être très néfaste pour toi et générer beaucoup de culpabilité. Donc moi je te conseille de pas t’embarquer là-dedans.

Encore une fois, il s’agit de te protéger et de fermer tes oreilles à ça.

Aujourd’hui, je suis sortie de tout ça et je me prends un malin plaisir à dire aux gens qui défendent la diet culture à quel point c’est dévastateur leur discours. Mais y’a des fois où j’abandonne parce qu’on ne peut pas « contrôler » le discours des autres. Et comme j’avais déjà dit en reminder sur Instagram  : « L’avis des autres, ne reste que la vie des autres ». 

5. Parler de tout ce qui te stress à quelqu’un

Cela peut être à un proche de confiance, qui sera là (ou non) lors de ces fêtes, mais ça peut aussi être un thérapeute (ton psy, médecin, etc). Le fait de parler de ce qui t’angoisse peut vraiment déjà beaucoup t’aider. Je le dis souvent, mais je trouve que parler, exposer les « combines » de ton trouble alimentaire le rend vulnérable.

6. [ACCOMPAGNANT] Donner le maximum d’informations sur le déroulement des fêtes

Comme je l’ai expliqué dans les conseils 2 et 3, ça peut vraiment être rassurant pour votre proche de savoir tout le déroulement des fêtes de fin d’année. Donc donner le cadre spatio-temporel : le lieu, les heures de repas, le repas en lui-même, les personnes présentes, etc. 

Je sais que c’est pas simple pour les accompagnants, mais essayez vraiment de limiter le maximum de stress, notamment quant à la préparation des repas. Si possible, limitez au maximum les imprévus possibles. 

7. [ACCOMPAGNANT] Attention à vos commentaires (et ceux des invités)

Alors, je ne vais pas vous mettre la pression non plus parce que vous pouvez pas contrôler les faits et gestes de vos invités. Mais si possible, avertissez en amont vos proches de ne pas faire de commentaires sur la nourriture & le corps. Bon, je sais que c’est pas évident de le dire et d’ailleurs mes parents n’avaient jamais prévenu les invités chez moi. Mais il s’agit d’un peu de bon sens et j’ai eu très peu voire pas de commentaires à ce sujet, j’ai eu de la chance.

Mais du coup, commencez par vous-même faire attention à ce que vous pouvez dire. Même s’il s’agit de commentaire envers vous-même, ce que vous mangez ou votre apparence : ce sera un déclencheur pour votre proche souffrant de TCA. Je vous invite à re-écouter l’épisode de podcast 9 sur les 13 choses que votre proche souffrant d’un TCA aimerait que vous sachiez. 

La règle c’est vraiment de ne pas parler d’activité physique, d’alimentation, de corps, de régime, d’apparence. 

Pour ce qui est des invités, prévoyez également de rebondir en cas de commentaire sur l’alimentation. Soit vous dites directement « Oh mais c’est pas important ça, l’important c’est le repas qu’on partage ensemble. » puis vous rebondissez directement sur un sujet de conversation. Je parle de prévoir pour ne pas être à court d’idée et éviter un trop long moment de silence gênant. Mais vous pouvez aussi ignorer le commentaire et directement rebondir vers un autre sujet de conversation. Évitez par contre de dire « On va éviter de parler de ça pour le trouble alimentaire de /prénom/ »

Je sais que dans la pratique c’est pas évident ce que je dis là parce que bah ça reste la famille, que vous ne voulez pas froisser vos invités. Mais pensez à votre proche qui lui souffre terriblement de ce genre de commentaire. 

8. Se préparer à l’imprévu

J’ai pas mal parlé de prévoir, éviter le maximum les imprévus. Sauf que, la vie, c’est des imprévus. Et surtout qu’aux fêtes de fin d’année il y a souvent des invités. Donc au plus il y a de monde, au moins vous pouvez contrôler. Parce que contrôler les autres, c’est pas possible. 

Donc même si tu prévois le maximum, prépare-toi psychologiquement à ce qu’il y ait des imprévus. C’est peut-être le conseil le plus difficile à appliquer et je le sais parce que j’étais sincèrement dans tous mes états au moindre imprévu.

Mais il faut savoir être flexible. En fait, dis-toi que Noël c’est peu de jours. C’est 2-3 jours, allez max 1 semaine avec la nouvelle année. Mais du coup, 1 semaine dans ton année… C’est même pas 2%. Et dans ta vie…(parce que tu vas pas être malade toute ta vie), bah là on est sur un trop petit chiffre pour que je fasse le calcul. Mais c’est insignifiant. C’est une période de temps définie. 

Et il n’y a absolument rien de grave si tu ne manges pas comme tu avais prévu, si tu ne fais pas les activités que tu pensais faire. Et même si ça se passe mal c’est pas grave. Les gens oublient, et la vie continue. Des autres Noël tu en auras d’autres. Regarde mon Noël de 2017… Aujourd’hui je suis de nouveau une fan de Noël et j’adore retrouver ma famille et je profite pleinement de ça. 

Tu n’es pas une personne moins bien parce que tu ne fais pas comme ton TCA te dit de faire. Ça, c’est des mensonges de la maladie. Au contraire tu vas à l’encontre de ça, tu agis pour ta guérison plutôt que de renforcer la maladie. 

9. Associer Noël à d’autres choses que les repas

Fais une liste de ce que t’apporte de positif cette période. Si tu as du mal, demande-toi comment tu pourrais faire pour que ce Noël soit quelque chose de positif ? 

Tu peux d’ailleurs organiser des choses autour, des activités te permettant d’associer les fêtes à des choses que tu aimes faire. (Et pas qu’au stress du repas).

Je te donne des exemples mais qui sont liés à mes goûts et ma famille. J’ai conscience que tout le monde n’a pas ma vie. (Personne même n’a ma vie) Donc c‘est juste pour t’inspirer : 

  • L’ambiance cocooning (bougie, plaid, feu de cheminée, film de Noël, boisson chaude…)
  • Les pulls kitch rouge et vert & les chaussettes moutmout
  • Retrouver ma famille, passer du temps avec mes neveux
  • Revoir mes cousines que je n’ai pas vu depuis longtemps
  • En profiter pour revoir mes copines qui habitent près de chez mes parents
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  • Les musiques de Noël
  • Les marchés de Noël & la grande roue
  • Les cadeaux (en offrir, et en recevoir)
  • Prendre du temps pour moi
  • M’offrir moi-même un cadeau (un soin, un massage…)

Dès que tu te sens mal, stressé, essaie de relire cette liste, de penser aux choses positives de Noël voire même de pratiquer une activité que tu peux faire dans l’immédiat sur ta liste. 

10. Ne pas compenser en amont pour se « garder de la place »

Évidemment, je te donne ce conseil. Pourtant dans mon histoire je t’ai expliqué à quel point je ne l’ai pas fait en 2017. Mais justement, c’est parce que j’ai anticipé par la restriction que mon Noël et le début d’année 2018 fut catastrophique. 

La restriction ne sera JAMAIS la solution. Ça ne t’aidera en rien. Au contraire. 

Tu n’as absolument pas besoin de te « garder de la place ». Tu n’as pas non plus besoin de manger moins ou très léger avant sous-prétexte que tu mangeras plus le soir. Tout ça c’est des mensonges de ton trouble alimentaire. La nourriture de Noël reste de la nourriture. 

Donc si possible, garde le rythme normal de tes repas, la fréquence, la quantité que tu dois donner à ton corps pour ta guérison. 

Et non, tu ne dois pas sauter le petit-déj le jour de Noël, ça aussi c’est un mensonge de ton trouble alimentaire. 

# Pendant les repas de fête :

Bon, ça y est, on y est… C’est le fameux moment du repas de Noël ou de la nouvelle année. 

11. Prévoir une ambiance décontractée

C’est déjà assez stressant comme ça, donc le mieux est de prévoir une ambiance décontractée. Pour ça, tu peux prévoir de ramener ton enceinte Bluetooth ou ton ordi pour mettre un fond sonore agréable. La musique apaise vraiment.

Si tu peux choisir, mets-toi aussi à côté de personnes qui parlent de sujets distrayants, qui pourront te changer les idées. 

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12. [ACCOMPAGNANT] S’assurer d’une ambiance légère

Bon, encore une fois vous ne pouvez pas contrôler les sujets de conversation lancés par les autres. Mais essayez d’éviter de parler de sujets lourds durant les repas. Sans forcément que s’est un rapport avec l’alimentation, mais parler par exemple d’un meurtre, un cambriolage ou même de la guerre en Russie… Bah, on évite à Noël. Parce que ça reste des sujets de tension, stressant. Et le repas est déjà assez stressant comme ça. Je vous assure. 

Et du coup, si possible, prévoyez de changer de sujets de conversation rapidement si ça arrive sur la table.

13. Tu as le droit de manger ce qui te fait plaisir

Les fêtes de fin d’année, c’est souvent une période où l’on se laisse tenter par des aliments qui nous font plaisir. En réalité, on devrait se faire plaisir toute l’année. Mais il est vrai qu’à Noël, c’est normal de manger plus. Tu ne fais rien de mal à te faire plaisir. Manger par gourmandise c’est indispensable pour ta santé mentale. Tu n’es pas faible, tu ne manques pas de volonté, tu n’es pas moins bien parce que tu manges ce qui te fait plaisir. N’écoute pas les mensonges de ton trouble alimentaire.

Les autres se font plaisir, ils y ont le droit. Pourquoi pour toi, ce serait différent ?

14. Prévoir des distractions

Si tu en as la possibilité, ne restes pas à table entre les repas. Parce que ce sera peut-être un moment où les ruminations et la culpabilité vont être très prononcés. Donc je te conseille de prévoir des activités entre les repas : seul ou avec d’autres invités. Cela peut être un jeu de société, lire un livre, regarder une série / un film, passer du temps avec un animal de compagnie. Les distractions aident vraiment à surmonter la culpabilité et les idées négatives. 

15. [ACCOMPAGNANT] Prévoir des distractions

Non, je n’ai pas fait de faute de copier/coller haha. Il s’agit bien du même conseil pour vous que pour votre proche. 

Même si vous n’êtes pas l’hôte, vous pouvez prévoir des jeux. Je suis souvent celle qui organise des jeux durant les repas parce que j’aime bien ça. Je peux donner quelques exemples de ce que j’ai déjà prévu : blind test, énigmes (en équipe), escape game, etc. 

Cela permettra de distraire le repas de famille et de ne pas le centrer uniquement sur l’action de manger justement. 

Et accordez la possibilité à votre proche de s’éloigner, de rester dans sa chambre devant une série si cela l’aide par exemple.

16. [ACCOMPAGNANT] Éviter de laisser les plats à table

Alors ce conseil dépend vraiment de chacun donc je vous invite à en discuter ensemble. Mais pour certain, avoir les plats à proximité peut être compliqué. Donc peut-être que le service à l’assiette est préférable. D’ailleurs parfois le buffet est trop difficile pour certaines personnes. Donc si c’est le cas et que vous êtes l’hôte de la soirée, essayez de prévoir un repas plutôt à l’assiette qu’en buffet. 

Et si c’est un facteur de stress, évitez de laisser les plats à proximité de votre proche ou même à table. Remettez-les en cuisine par exemple. 

17. [ACCOMPAGNANT] Éviter les encouragements

Même si vous êtes content que votre proche ait mangé son assiette en entier, ou qu’il ait mangé plus que ce que vous pensiez : ne le soulignez pas. 

Je sais que vous pensez bien faire et que vous voulez montrer votre soutien, l’encourager. Mais pour votre proche, il va entendre ça comme si vous vouliez l’engraisser. C’est malheureusement son trouble alimentaire qui lui créé cette assimilation. Mais de ce fait, il va culpabiliser, regretter voire compenser. Donc ne le soulignez vraiment pas.

Faites attention également aux regards insistants. Les personnes qui souffrent de troubles alimentaires ont toujours peur d’être observées. Donc ne les regardez pas en train de manger.

Je sais que c’est pas simple parce que vous avez sans doute l’impression de devoir surveiller vos faits & gestes. Mais c’est pour l’aider que je vous dis ça. 

Vous pouvez en parler en amont à votre proche et lui demander « est-ce que si je te demande après le repas si ça s’est bien passé c’est quelque chose de trop difficile pour toi? » « est-ce que tu préfères ne pas en parler? ». Je précise de demander car je sais que parfois quand ma mère me demandait, je m’énervais. Et quand elle faisait genre de rien, je me disais « bah elle ne prend pas conscience de la difficulté, elle en a rien à foutre. » Je sais, sincèrement, à quel point c’est compliqué. Les troubles alimentaires c’est une ambivalence constante dans la tête de votre proche. Et j’ai conscience que pour les proches c’est pas simple. Mais c’est pour ça que communiquer peut grandement faciliter les choses.

# Après les repas de fête :

C’est parfois le moment le plus difficile de toutes ces fêtes de fin d’année et c’est aussi le moment où il ne faut pas « laisser gagner ton trouble alimentaire ». 

Et ça peut déjà commencer à peine 1 heure après les repas. Parce que là ton trouble alimentaire va être plus que réveillé et va tenter de prendre davantage de terrain. Donc il va te balancer des tas de mensonges pour augmenter ta culpabilité et te pousser à répondre à ses obligations de compensations.

18. Ne compense pas

Donc évidemment, je te donne le conseil de ne pas compenser. Je sais que c’est bien plus facile à dire, à écrire qu’à faire. Je le sais sincèrement, je te jure, j’ai été à ta place. Mais je me dois de te dire ça pour t’aider. 

Compenser ne fera que renforcer ton trouble alimentaire. Demande-toi « Est-ce qu’en faisant cette action je vais renforcer ma guérison ou mon trouble alimentaire ? »

Tu n’as pas besoin de manger moins, de faire du sport, de te faire vomir, de prendre des laxatifs … pour mériter de magner à nouveau. Ni même pour te punir. 

Tu n’as absolument rien fait de mal. Sincèrement. N’écoute pas ton trouble alimentaire. N’écoute pas non plus les conneries de la culture du régime qui te conseille d’éliminer « tes excès ». 

19. Encore une fois, les distractions

Vraiment, j’insiste : les distractions aident sincèrement à ne pas succomber à la compensation. Prends soin de toi, parle avec un ami, colorie un mandala, refais la déco de ta chambre, tri les photos de ton téléphone, lis, regarde un film… Bref, essai de t’occuper pour ne pas penser aux idées négatives et culpabilisantes que t’envoie ton trouble alimentaire. 

20. [ACCOMPAGNANT] Encore une fois, les distractions

Même conseil que pour votre proche, parce que vous pouvez vraiment avoir votre rôle à cette étape. Essayez d’organiser quelque chose avec votre proche : peut-être une virée shopping (sans que ça se transforme en séance d’hyperactivité…) , juste parler ensemble, regarder un film ensemble, rendre visite à quelqu’un ensemble… Changer les idées de votre proche. 

Vous pouvez aussi rassurer votre proche en lui expliquant que vous avez conscience que c’est difficile, mais qu’il n’a rien fait de mal. Dites-lui qu’il n’a pas besoin de compenser, de se restreindre, que ça c’est les mensonges de son trouble alimentaire. 

Inutile de surveiller votre proche pour s’assurer qu’il ne compense pas, qu’il ne se pèse pas. Lui interdire ne servira à rien. Par contre, lui rappeler que ça ne fera que renforcer le TCA, qu’il n’a pas besoin de faire ça… Tout ça sur un ton bienveillant et pas culpabilisant (parce que la personne malade sait qu’elle ne doit pas le faire, mais c’est parfois trop difficile d’y faire face).

21. La balance : on l’oubli

Déjà, dans la vie en général, si tu peux l’oublier c’est génial. Parce qu’elle ne t’apporte rien. Mais encore plus le lendemain de Noël. Tu culpabilises déjà assez comme ça. Inutile de te rajouter un poids en plus sur les épaules. 

La balance c’est juste une petite machine. Elle n’a aucun pouvoir de déterminer ta valeur, ta bonne humeur, ce que tu vas manger ou non. 

Vraiment je t’assure, jette cette balance. Et ne monte surtout pas dessus. Tu sais très bien que ça va te rendre mal. Je sais que ce n’est pas simple mais si tu ne veux pas donner te force à ton TCA, essai de ne pas lui obéir.

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Voilà, j’en ai terminé avec cet article. Une fois de plus, je t’invite à le relire ou à noter sur un carnet à part les choses qui t’ont aidé. Et ainsi, tu pourras les relire dès que tu stress vis-à-vis des fêtes de fin d’année. 

Je te souhaite de très belles fêtes de fin d’année. Je t’envoie toute ma force et je te promets que je penserai sincèrement à vous tous le soir de Noël car je sais, je me souviens de la difficulté que c’est. Je serai vraiment de tout cœur avec vous ♥︎. 

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Publié par Norainnoflower dans Conseils, 0 commentaire
Faut-il faire une pause dans sa vie pour guérir de son trouble alimentaire ?

Faut-il faire une pause dans sa vie pour guérir de son trouble alimentaire ?

Faut-il faire une pause dans sa vie pour guérir de son trouble alimentaire ?

C’est une question qui m’a été posée et j’ai trouvé super intéressant de répondre via un article de blog dédié parce que j’ai un vrai vécu pour répondre à cette question.

Mon histoire : est-ce que moi j'ai fait une pause dans ma vie pour guérir ?

Je te resitue le contexte de mon anorexie. Lorsque je suis tombée malade, j’étais en 3ᵉ année de licence de commerce. Mais j’étais à l’apogée de ma maladie, on va dire, lorsque je suis entrée en Master. J’étais dans une grande école de commerce, assez reconnue quand même qui était l’IESEG Business School. 

Et le cursus que j’avais choisi était celui de l’alternance, donc pas le plus simple pour ceux qui connaissent. Le rythme, c’était 3 semaines entreprise, 1 semaine école.

Bref, au cours de l’année 2017, durant la première année du Mater, mon état empirait. J’étais suivi par une très bonne équipe, spécialisée dans les TCA au CHU de Lille. Et les médecins avaient plus que conseillé une hospitalisation. Mais pour moi, c’était IMPOSSIBLE. Parce que j’avais du mal à croire que j’avais besoin d’une hospitalisation, vu que la maladie minimise constamment la gravité. Mais au-delà de ça, parfois j’avais conscience que c’était grave. Mais c’était impensable d’arrêter les cours et l’alternance. Rien que l’hôpital de jour, je culpabilisais de manquer 1 journée. 

Alors j’ai poussé un peu plus loin mes limites. Sauf qu’en fait, les limites, je les avais déjà atteintes. Mais je n’en avais pas conscience. Et donc j’ai tiré sur la corde jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Il s’est passé ce que je te parle dans mon article sur le SRI, j’ai fini en réanimation, du jour au lendemain. Vraiment, du jour au lendemain, le corps te prévient pas. La veille je travaillais en entreprise. Donc, je n’ai pas eu le temps de dire à mon école “Est-ce que je peux avoir un aménagement ?” Non, j’étais déjà à l’hôpital, rattaché à des tuyaux, à ne pas savoir comment aller se passer la suite de mon année. On était en fin d’année à ce moment-là, donc je n’ai pas eu de “problème” dans le sens où mon année était validée. J’ai par contre raté 3 mois d’entreprise.

À peine sortie de l’hôpital, je suis retournée dans le rythme effréné de ma vie étudiante / moitié-salarié en alternance pour faire la deuxième et dernière année de mes études. Et j’ai rechuté. Et je ne dis pas que c’est ce qui m’a fait rechuter, mais c’est CERTAIN que si je n’avais pas repris exactement le rythme dans lequel je suis tombée malade, j’aurai certainement eu plus de chance de ne pas replonger. 

Bref, quelques mois passent, et, suite à une tentative de suicide, même chose, je pars aux urgences et je dois arrêter du jour au lendemain école + entreprise. 

ecole-commerce-trouble-alimentaire

Et à ce moment-là, j’ai fait un “arrêt sur image”. 

Et je me suis demandé, sur mon lit d’hôpital, après avoir échappé de près à la fin de ma vie pour la deuxième fois : “Bon, est-ce que je n’arrêterai pas, ne serait-ce que momentanément, ma vie pro pour me concentrer sur ma guérison ?”. Je suis presque sûre que pour beaucoup de personnes extérieures, non malades notamment, la réponse est presque évidente. Mais pour moi, c’était bien plus compliqué. Ce n’était pas juste “faire une pause”. Pour moi, c’était un échec. C’était échouer dans ma quête du perfectionnisme. 

Et c’était peut-être l’une des décisions les plus difficiles de ma vie à ce moment-là, mais j’ai fait le choix, à raison, de ma santé avant ma vie professionnelle. Je ne m’étais pas donné de durée limite de temps, mais au moins 1 an. Et pour te dire, finalement, je ne me suis arrêtée que 6 mois (parce que j’allais plus vite que je ne l’aurais cru sur le chemin de la guérison). Mais j’ai tout de même repris en temps partiel, à l’école comme en entreprise. En entreprise j’ai repris à 50% puis 80%. À l’école, j’ai fait ma troisième année avec plus de temps pour réaliser mon mémoire par exemple. 

Et bref, c’était important pour moi de commencer à te parler de mon histoire pour maintenant te donner tous les conseils et réflexions qui m’ont aidé à prendre cette décision.

Pourquoi la décision de faire une pause t'est difficile ...

Je ne vais pas faire de généralité, mais beaucoup de personne souffrant de troubles alimentaires sont perfectionnistes, comme je l’étais. Et peut-être que toi qui me lis, tu es comme ça. 

Mon exemple, je le trouve assez pertinent dans le sens où j’étais à la fois à l’école ET en entreprise. Donc j’étais confrontée à deux figures que tu peux connaître si tu es étudiant ou salarié. 

Peut-être que ta réflexion, elle est difficile à prendre parce que tu te dis : 

“Je ne peux pas arrêter mon parcours scolaire en cours de route”

Franchement, je me disais exactement ça. Je me disais “Non mais Mathilde, t’as fait un sans faute là, tu n’as pas redoublé une seule classe. Tu ne peux pas t’arrêter comme ça.

Mais alors qu’en fait, 6 mois, 1 an, même 2… Mais c’est tellement rien dans une vie ! Je te jure. Et ça aide de ramener ton problème à l’échelle du temps. Parce que là, au moment où tu y penses, ça te parait insurmontable. Mais sur 80 ans (en moyenne) de vie, mais qu’est-ce que c’est ?

Et puis, peut-être que tu te mets de la pression pour la réussite de ta scolarité. Mais franchement, j’étais une élève assez modèle dans le sens où depuis le lycée, j’étais la première de ma classe. Et j’ai presque sacrifié ma vie étudiante pour ça. Et quand je suis arrivée sur le marché du travail, je me suis pris une sacrée claque. Parce qu’en fait, la cour d’école, ce n’est pas la cour de la vie. Et heureusement en fait. Parce que ça ne veut pas dire que quand t’es un mauvais élève, tu ne réussis pas dans la vie. C’est juste que l’école, ce n’est pas fait pour tout le monde. Et c’est écrit nulle part sur ton CV que t’es première. Et les entreprises ne recherchent pas des premiers de classe, ils recherchent des profils. Ils t’engageront parce que tu es toi. 

Et d’ailleurs, mon master je l’ai fait en 3 ans, ça se voit sur mon CV et je n’ai JAMAIS eu une seule question par rapport à ça. Vraiment. Alors que je m’étais préparée avec une réponse toute faite pour justifier ça. Mais en fait, il y a tellement de personne qui change de voie en cours de route, qui font une césure d’un an, qui redouble. Et ce n’est pas grave, ça ne fait aucune faute pour ces personnes. Elles sont pas moins bien, moins compétentes. Juste, chacun a son propre parcours. 

Voilà, je te dis tout ça parce que c’est une prise de conscience que j’ai eue avec le temps. 

Mais c’est pour te faire prendre conscience que même si tu passes le BAC ou un examen cette année, ça peut attendre. Et d’ailleurs, au plus tu laisses passer le temps, au plus la maladie peut prendre davantage de terrain. Et au moins tes capacités intellectuelles seront à leur maximum. Parce qu’une maladie mentale ça te prend beaucoup d’énergie. Si tu te sous-alimentes, ton corps n’a même pas de réponse à ses besoins et donc, les capacités de ton cerveau sont forcément impactées (mémorisation, concentration, etc.). Tu n’es pas surhumain. Je ne te dis pas ça pour te faire peur, mais pour te dire que tu peux faire une pause pour prendre soin de ta santé, recharger tes batteries et profiter davantage de tes pleines capacités par la suite. 

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Les examens, l’école, ça peut attendre. Ta santé, elle n’attend pas. Des chances pour poursuivre tes études, tu en as plein, pour de vrai. Ta santé, tu n’en as qu’une.

Et tout ce que je viens de dire pour l’école, c’est la même chose en entreprise. Ta carrière, tu pourras la reprendre plus tard. Tu n’es pas aussi performante que tu ne pourrais l’être.

Personnellement, en entreprise, parfois, j’avais des moments d’absence. En réunion, j’étais là sans être là. À la fin de journée, j’étais tellement affamée que je ne savais plus me concentrer. Et évidemment qu’ils le voyaient les autres salariés. Il vaut mieux faire une pause, prendre soin de toi, de ta santé pour revenir pleine d’énergie et montrer ce que tu vaux réellement, sans le brouillard de la maladie. Et là, tu pourras même évoluer dans ta carrière. 

À quoi bon faire de grandes études si tu ne peux pas exercer ton métier comme tu le pourrais ?

Peut-être que tu as peur de ce que les autres peuvent penser :

Tes amis, tes profs, ton entreprise, même tes proches. Tu as peut-être peur de leur jugement, peur de les décevoir, peur qu’ils te croient trop faible.

Moi, c’étaient les peurs que j’éprouvais à l’égard des autres. Mais comme je dis souvent, les peurs qu’on a vis-à-vis des autres, ce sont souvent nos propres peurs qu’on projette sur les autres. La réalité, c’est que j’avais peur de me décevoir moi-même, peur de me croire trop faible. Encore une fois parce que je plaçais la barre trop haut, que j’étais trop exigeante avec moi-même, trop perfectionniste. Je ne me laissais pas le droit à l’erreur. Sauf qu’en fait, il n’y a aucune erreur. Comme j’ai dit avant, ce n’est pas une erreur de faire une pause dans sa vie. Au contraire, c’est intelligent et bienveillant envers soi que de prioriser sa santé par rapport à sa vie professionnelle. Mais ce n’est pas un choix facile, je le sais.

Et du coup, lorsque j’ai pris la décision de faire une pause, j’ai dû en avertir à la fois mon entreprise et l’école. Et en plus je me mettais une grosse pression parce que dans mon école, c’était du high level donc j’avais vraiment peur de passer pour quelqu’un de faible. Et j’ai eu en face de moi des personnes extrêmement bienveillantes. Et qui ont tout arrangé pour que je reprenne les cours d’une façon compatible avec mes traitements & ma prise en charge médicale. J’avais le droit, ou non (au choix) d’avoir des aménagements en termes de date des rendus des projets, etc. Mais ça, c’est quand j’ai repris. Mais pour le fait de faire une pause, j’ai eu aucun problème et au contraire. Parce que les gens autour de toi veulent ta bonne santé. Et surtout, ils sont comme toi : ils sont humains. Et en entreprise, pareil, j’ai eu beaucoup de bienveillance.

Alors après, c’est sûr, je suis tombée sur des personnes bienveillantes. Et j’espère sincèrement que tu auras ça autour de toi. Et souvent, on pense que les autres vont mal réagir mais c’est tout le contraire. Après, les “cons”, c’est un concept international qui n’est pas en voie de disparition, donc il y en a partout. Et malheureusement, c’est possible que tu n’aies pas un retour aussi bienveillant. 

En école, ça m’étonnerait, mais c’est possible. En entreprise, ça m’étonne presque moins parce qu’ils sont dans un objectif de rentabilité et parfois, ils voient les décisions en termes d’argent et du remplacement qu’ils devraient faire, etc. Mais là, j’ai envie de dire, presque, ça te donne un aperçu réel de qui tu as en face. Est-ce que tu as vraiment envie de travailler dans une entreprise qui a ces valeurs-là ? Dans tous les cas, ils n’ont pas le droit de te refuser un arrêt de travail. Et il ne faut pas se stresser par rapport à l’argent que ça peut leur coûter parce que : de 1, la plupart des frais sont pris en charge par les organismes faits pour. Et de 2, c’est une entreprise. Ils ont les fonds pour ce genre de situation. Ils ne sont pas à l’abri que demain, n’importe quel salarié de leur entreprise ait un accident subitement. On ne peut pas le prévoir ça. 

Après, je sais que ce n’est clairement pas toujours simple à prendre comme décision. Surtout que parfois, il y a aussi le côté financier qui entre en compte, parce que le salaire n’est pas maintenu à 100%. Après, parles-en au service RH de ton entreprise. Parce que certaines entreprises permettent le maintien de tout ou partie du salaire. Et d’ailleurs, sache que les ressources humaines veulent que leurs salariés soient bien pris en charge. Parce qu’ils n’ont aucun intérêt à ce que ça se sache que les salariés de leur entreprise soit “mal traités”. Donc généralement, ils font tout pour t’arranger. Après, encore une fois, c’est dans les meilleurs cas et les entreprises de me***, il y en a partout. Mais moi, je m’étais fait des montagnes, et en discutant, je me suis rendue compte que les gens en face étaient très bienveillants. 

Pour ma part, j’avais mes parents derrière financièrement et clairement, ce fut une véritable aide. Je ne vais pas le nier et j’en suis très reconnaissante. J’ai conscience que tout le monde n’a pas cette opportunité-là. 

Peut-être que tu ne connais pas l’ALD. L’ALD c’est le diminutif d’Affection Longue Durée et ça permet une prise en charge à 100% des soins de santé. Les troubles alimentaires sont des maladies qui bénéficient de l’ALD. 

Si tu veux davantage d’information, je te mets ici un document de l’HAS (Haute Autorité de Santé).

Et moi, j’étais en ALD. La demande d’ALD doit être faite par le médecin traitant. Pourquoi je te parle de ça, parce que c’est une vraie aide financière. 

Moi, j’étais en ALD pendant 4 ans. Et je ne payais pas le médecin traitant, pas les médicaments. Je n’ai payé aucun frais à l’hôpital, les 6 mois d’hospitalisation, tous les rdv avec la psychiatre, etc. 

Malheureusement, les psychologues et autres médecines douces ne sont pas pris en charge par l’ALD.

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Donc la réponse à la question “Faut-il faire une pause dans sa vie pour guérir ?”, c'est...

Bah si tu en as la possibilité, selon moi, c’est carrément mieux. Moi, vu que j’ai arrêté tout l’environnement qui me causait du stress, j’ai pu pleinement me consacrer à ma guérison. Parce que la guérison, c’est pas seulement manger et voir des médecins. C’est aussi prendre le temps pour se reposer, mais pas que dormir. Genre, se reposer c’est aussi prendre du temps pour soi, prendre le temps de prendre du temps finalement. C’est prendre soin de soi aussi, c’est se reconstruire, se redécouvrir en dehors de la maladie. C’est mettre en place des actions, de nouvelles activités pour tout ça. C’est ralentir le rythme de sa vie pour solidifier les fondations de sa guérison en fait, et éviter les rechutes. Une rechute n’est pas dramatique, dans le sens où j’en ai quand même connue et c’est par les rechutes que j’ai pu me sortir toujours plus loin de mes troubles alimentaires. Les rechutes font avancer. Mais, je pense que si j’avais maintenu le même environnement que j’avais lorsque j’étais malade, je n’en serais peut-être pas sortie aussi vite, aussi bien. 

Les troubles alimentaires, c’est des maladies super graves. Ton TCA te le fait certainement minimiser donc tu n’en as peut-être pas bien conscience. Mais te battre contre un TCA, c’est beaucoup d’énergie.  Donc c’est normal d’avoir un aménagement de sa vie pour t’aider à ça en fait. 

Et d’ailleurs, peut-être que tu vas te dire que cet article de blog concerne que les personnes qui sont en insuffisance pondérale, à deux doigts de l’hospitalisation. Non, pas que. Parce que c’est une maladie mentale, pas une maladie de poids. Et la guérison est épuisante mentalement. Donc peu importe ton poids, sens-toi légitime d’avoir un ralentissement de ton rythme de vie pour ta guérison.

Pareil, peut-être que tu te dis, “Oui, mais elle, c’était des grandes études ou un métier plus prenant que le mien”. Pareil, ça, ce sont des excuses de ton trouble alimentaire qui minimise comme d’habitude ta situation. Mais c’est pas que le fait de travailler qui est épuisant. C’est l’organisation que ça te demande autour : les stress du quotidien au travail (tout le monde en a), le fait de devoir te lever tôt, le temps de trajet, etc. Tout ça, c’est des choses stressantes. 

Et peut-être que d’autres s’en sortent sans faire de pause. Mais ne te compare pas. Chacun fait comme il peut, et ça n’enlève pas la gravité de leur maladie, la pertinence de leur combat. Chacun a son propre chemin de guérison. 

Après, je ne veux pas “culpabiliser” ni mettre de pression. Ce n’est pas parce que tu n’as pas l’opportunité de faire une pause ou un aménagement dans ta vie que tu ne vas pas guérir. Non, comme je viens de dire, il y en a des personnes qui s’en sortent sans. Encore une fois, je ne dis jamais qu’il faut faire les choses comme ça, de telle manière. Il n’y a pas de bonne façon de guérir. Ni de mauvaise d’ailleurs.

Je t’apporte juste mes conseils, suite à mon expérience. Et je sais que cette décision n’est pas facile à prendre. Et parfois, on pense qu’on n’a pas la possibilité, mais on n’en a même pas parlé autour de soi. Donc je te conseille déjà de parler de ça autour de toi : à tes profs, tes responsables pédagogiques, tes collègues, ton manageur si tu es à l’aise, le service RH. Alors, les parents c’est pas forcément les mieux placer. Je dis ça parce que ma mère était un peu dans le déni, enfin peut-être pas déni, mais c’est vrai qu’au début je pense qu’elle n’avait pas forcément conscience que j’avais besoin de pause. Et elle m’a fait beaucoup douter, alors que j’étais à l’hôpital. Elle m’avait par exemple dit “Mais il te reste 6 mois après, t’es tranquille, tu peux peut-être tenir bon ?” Sauf que ces 6 mois m’auraient peut-être été fatal. Vraiment sincèrement, je le pense. Parce que quand j’ai fait ma tentative de suicide, jamais je m’en pensais capable. Jusqu’au jour où… ça n’arrive pas qu’aux autres ! Tout comme la fois où j’ai fini en réanimation, j’étais persuadée que moi ce n’était pas si grave. 

Et d’ailleurs, je rebondis sur le fait qu’on pense jamais que c’est le bon moment. On se dit toujours “oui, je ferai une pause plus tard.”, “j’attends tel événement pour pouvoir me consacrer à ma guérison”. Mais la vie, elle n’attend pas. Vraiment. Elle tient qu’à un fil pour de vrai. Je suis sûr que tout le monde, toi y compris, a des anecdotes autour de soi d’une personne qui est partie sans prévenir. Demain, ça sera peut-être trop tard. Ta vie, c’est maintenant, tu n’en as qu’une. Et ta vie, ta santé, c’est le plus important.

L’école, c’est qu’un passage de ta vie. Tu peux le mettre en pause. Ta carrière professionnelle ne sera que plus belle, plus épanouie si tu es en pleine forme. C’est là où tu pourras réellement profiter d’opportunité qui auront un réel tremplin. Ce que j’ai vécu ensuite en entreprise, les missions que j’ai eues, jamais, j’aurai pu les réaliser, ou du moins pas comme je l’ai fait, si je n’avais pas fait de pause.

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Enfin, je voulais dire aussi que parfois, le travail permet de se retrouver, de se connecter aux autres, de se sentir utile et donc c’est bénéfique pour la guérison. Alors dans ce cas tant mieux, et c’est pour ça que je ne suis pas radicale dans ma réponse et que je ne parle pas forcément de totalement arrêter, mais parfois juste de faire un mi-temps thérapeutique pour ralentir ton rythme. Mais dans tous les cas, même si tu es à mi-temps, l’idée c’est pas de faire une pause pour te concentrer, d’autant plus à faire de l’activité physique, pour alimenter ton TCA. Alors évidemment je dis ça, je sais que ce n’est pas simple de lutter contre. Mais ce que je veux dire c’est que si tu prends un aménagement, c’est pour ta guérison. Donc c’est presque t’obliger par exemple d’avoir des rdv médicaux ou des activités qui te font du bien les jours où tu ne travailles pas. Par exemple moi du coup j’avais des rdv de sophrologie, je passais du temps avec des amis, je faisais de l’art thérapie (donc simplement des activités artistiques), j’en profitais pour faire une journée en hôpital de jour au service TCA, etc. Si tu n’aménages rien, le risque, c’est que tu ailles à la salle de sport, marcher dehors, ou travailler davantage sur tes cours si tu es étudiante. Voilà, j’ai presque oublié de le dire mais c’est super important ça !

Surmonter ta peur de prendre du poids avec une approche englobant TOUS les aspects de la guérison

Dimensions…

  • Psychologique,
  • Restructuration cérébrale,
  • Physique,
  • Nutrition,
  • Acceptation corporelle,
  • Reconstruction de ton identité,
  • Anti-compensation…

...pour un chemin de guérison durable et consolidé.

Donc voilà, ma réponse c’est que je la conseille vivement cette pause. Je ne dis pas que c’est indispensable. Mais dans mon cas, ça m’a clairement aidé ++ à m’en sortir. Et je pensais devoir m’arrêter longtemps, et finalement, j’ai été plus vite que je ne l’aurai pensé. Et j’ai fait 6 mois de pause au total. Ce n’est tellement rien. Sur le marché du travail, tu te retrouves avec des personnes de tout âge, et de tout parcours. Rares sont les personnes finalement qui savaient quoi faire à 18 ans et qui sont restées sur cette voie toute leur vie. Je parle dans notre génération actuelle, la génération de tes parents c’est pas la même qu’aujourd’hui, les temps ont évolué. Et heureusement ! C’est rare maintenant de faire la même métier, dans la même entreprise toute sa vie.

Moi, je suis en train de changer de voie professionnelle en ce moment, parce que je me rends compte que ce que je faisais ne me faisait pas vibrer, et j’ai trouvé d’autres raisons d’être au fil du temps. Et c’est normal, et heureusement que dans notre vie on peut changer de direction. 

Donc je recommande une pause, un ralentissement du rythme effréné dans lequel tu vis. Parce que je connais trop bien ça. J’étais à 1000 à l’heure, je ne m’autorisais pas de pause, je bossais comme une dingue pour atteindre un perfectionnisme inatteignable. Et on dit parfois que c’est difficile de guérir dans l’environnement qui te maintient malade. Et “pause” peut faire peur mais rien que faire un aménagement, un ralentissement de ses horaires, de son planning, ça peut déjà faire une grosse différence. Rien que ‘d’avoir 1 journée, voire 2 demi-journées dans sa semaine, ou terminer plus tôt. Parles-en réellement autour de toi. Même par email si ça te fait peur en face. 

N’hésite pas à partager ton histoire en commentaire pour témoigner si tu as un aménagement de ta vie pro et qui t’aide à guérir. 

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Pulsion de Vie : pourquoi ce programme pour t’aider à surmonter ta faim extrême ?

Pulsion de Vie : pourquoi ce programme pour t’aider à surmonter ta faim extrême ?

Pulsion de Vie : pourquoi ce programme pour t’aider à surmonter ta faim extrême ?

Dimanche, après des mois et des heures de travail, je t’ai (enfin) annoncé que le programme Pulsion de Vie est en lancement ! 

C’est le premier programme dédié à la faim extrême dans le cadre de la guérison d’un trouble alimentaire

Il s’agit d’un programme COMPLET qui te guide vraiment pas à pas pour t’aider à surmonter ta période de faim extrême. Dans cet article, je t’explique pourquoi je l’ai créé et les raisons pour lesquelles il peut vraiment t’aider dans ton chemin de guérison.

Pourquoi j’ai lancé Pulsion de Vie ?

La faim extrême est la période la plus compliquée que j’ai eu à vivre dans tous mes troubles alimentaires

  • Tu sais même pas si t’as faim, mais tu manges.
  • Tu as même mal au ventre, mais tu ne penses qu’à manger.
  • Tu te demandes si c’est la gourmandise, une addiction au sucre, une mauvaise habitude…
  • Tu as l’impression de basculer dans un autre extrême. 
  • Tu ne comprends pas comment tu peux manger des quantités astronomiques alors que tu savais tant te restreindre avant. 

Et quand tu as fini par manger ce qui t’obsédait, tu culpabilises. Mais genre TELLEMENT. Et encore, la culpabilité, c’est pas la seule émotion toxique que ton TCA te fait ressentir : dégoût de toi & de la nourriture, remords, impression de mal faire, peur de manquer de volonté, peur de l’impact sur ton poids, angoisses, idées noires…

Et puis ces douleurs de ton ventre qui se tord. Ça n’arrange clairement rien.

Quand je dis que c’est la pire période que j’ai vécu, je n’exagère pas. Comme je n’acceptais pas cette faim extrême et que clairement, je ne comprenais pas ce qui se passait dans mon corps, ça partait toujours en compulsion alimentaire incontrôlable.

Alors, j’ai eu des moments où je faisais compulsion – pleurer – dormir, et je recommençais. Parfois jusqu’à 3 fois dans la journée.

C’était vraiment épuisant. 

Je te parle de tout ça dans mon histoire avec la faim extrême.

Pour ma part, souvent, ça arrivait le soir. Et une fois que t’as fait ta compulsion, que tout le monde dort, tu te sens TERRIBLEMENT seule.

Alors dans ces moments-là, tu cherches un peu désespérément sur internet quelque chose pour t’aider à apaiser tes angoisses… Enfin, moi c’est ce que je faisais. Et je trouvais plein de truc sur des fringales, de la boulimie. Mais rien vraiment sur la faim extrême. Surtout à mon “époque” (bon, c’était en 2017-2018 mais en 4 ans il y a déjà beaucoup de choses qui ont évolué !)

Il existe beaucoup moins de contenus sur la faim extrême. Du moins, beaucoup moins de connaissance dessus. Et du coup, moi ça me faisait encore plus peur, j’avais l’impression d’être anormale à force de ne rien trouver à ce sujet. 

Dans ces moments-là, j’espérais tellement trouver du contenu qui puisse m’aider, me rassurer, me dire quoi faire, m’expliquer ce qui se passait.

Alors aujourd’hui que j’en suis sortie, j’ai voulu être cette personne qui propose ce contenu. 

Et c’est entre-autre pour cette raison que je lance le premier programme dédié à la faim extrême dans le cadre d’un trouble alimentaire pour te donner toutes les clés et t’aider à surmonter cette période difficile.

Une autre raison, c’est que je reçois vraiment beaucoup de message de personne m’exprimant à quel point elles ne savent plus comment se sortir de cette phase de faim extrême. Et c’est super frustrant pour moi parce que j’adore aider, mais répondre en 1 message ou 1 email, c’est trop peu pour dire tout ce que j’ai à dire. J’ai tellement de choses à apporter, de connaissance, de conseils, d’exercices même à proposer. 

Donc j’ai cherché une façon d’aider le plus de monde et que mon aide soit presque “à la demande”. Le programme représentait le meilleur format pour répondre à ces critères.

Ce programme, c’est toutes les connaissances basées sur la science que j’aurais aimée savoir avant. C’est tous les conseils que j’aurais aimé appliquer plus tôt, c’est toutes des prises de conscience que j’aurai aimé qu’on me dise à ce moment-là. Et c’est toutes les actions que j’ai mises en place pour sortir de la faim extrême.

Mais pourquoi “Pulsions de vie” ?

Clairement, c’est avec beaucoup de recul que j’ai appris à voir les choses comme ça. Mais pour moi, ma faim extrême c’était une Pulsion de Vie. C’était mon corps qui voulait guérir, qui voulait se battre contre la maladie. C’était une pulsion de mon corps pour me ramener à la vie, et ne plus me laisser dans ce mode survie.

Évidemment, je dis que j’ai pris du temps à le voir comme ça, parce qu’à ce moment-là, je haïssais lorsque je ressentais ma faim extrême

Mais faim “extrême” n’est peut-être pas approprié. Il s’agit d’une faim NORMALE, logique, biologique du corps suite à la restriction dans laquelle il a été plongé par le trouble alimentaire. C’est une faim réparatrice, une faim de guérison. C’est une pulsion de vie

Et c’est quoi concrètement Pulsion de Vie ?

Ce programme, je ne l’ai clairement pas fait en 1 après-midi. Il m’a demandé des semaines, même des mois de préparation. Je voulais absolument qu’il soit complet et de qualité. Alors j’ai complété tout ce que je savais par énormément de lectures scientifiques et académiques. Genre, franchement +100 heures combinées, c’est sûr. 

J’ai pris en compte tout ce que j’avais vécu, je me suis replongée dans mes carnets de l’époque, dans mes notes de cette période-là. J’ai listé toutes les choses que j’avais faites dans ma thérapie et qui m’ont aidé.

Je suis également partie de vos peurs, de vos questions pour être certaine qu’il réponde à vos besoins.  

Et ça a donné Pulsion de Vie.

Un programme de 5h30

Divisé en 6 modules

Répartis en 34 vidéos

Le module 1 - Mieux comprendre la faim extrême, ce qui se passe dans ton corps & ton cerveau

On n’imagine pas comment c’est important de comprendre ce qui se passe dans le corps et dans le cerveau : avoir conscience des mécanismes de ton corps, de ses besoins, des fonctionnements logiques qui expliquent beaucoup de tes comportements, identifier les comportements inconscients de ton trouble alimentaire.

La conscience des choses est indispensable en premier lieu pour pouvoir ensuite travailler dessus.

Le module 2 - Des actions concrètes à mettre en place facilement et rapidement pour aider ton corps à lutter contre ton trouble alimentaire

Pour n’importe quel problématique rencontrée sur le chemin de la guérison, c’est essentiel de s’instaurer un environnement positif. Et pour ça, je te propose 10 exercices concrets à mettre en place qui te seront utiles pour ta santé mentale en général en fait.

Module 3 - Savoir comment réagir au moment de la faim extrême

Je pense que tu connais cette tornade d’émotions et de questions qui te submergent en quelques secondes lorsque la faim extrême se fait ressentir. Et d’ailleurs, dans les questions, tu peux même te demander si c’est vraiment de la faim extrême justement. 

Ce module a pour but de répondre à TOUTES tes questions et peur : 

  • Savoir comment réagir à l’instant T, 
  • Savoir distinguer la faim extrême des cas d’hyperphagie, d’addiction au sucre, de gourmandise, d’ennui…
  • Comprendre les cas spécifiques de la faim extrême le soir, lorsque ça se transforme en crise, quand elle survient en mangeant…

Module 4 - Gérer l’après faim extrême, quand tu viens d’y répondre

Ce moment où tu es accablé par la culpabilité, la peur, la honte, le dégout, les remords… Et encore, je dis “ce moment”, mais ça dure souvent des heures. Avec ces mensonges de ton trouble alimentaire qui t’ordonne de compenser… Alors qu’au plus tu compenses, au plus la faim extrême reviendra 🙁 

Ce module c’est comprendre tous les effets indésirables qui peuvent subvenir après, comment gérer le reste de ta journée & le lendemain, mettre en place des outils concrets pour contrer les pensées de ton TCA, pour gérer ton envie de compenser, etc.

Module 5 - Gérer son rapport au poids, au corps durant la phase de faim extrême

C’était pour moi indispensable de te consacrer un module sur ton rapport au poids dans cette phase de faim extrême. L’une des raisons pour lesquelles tu n’acceptes pas la faim extrême est souvent ta peur de l’impact que ça peut avoir sur ton apparence et sur ce fameux chiffre de la balance. 

Je réponds à tes inquiétudes de grossir indéfiniment ou de la mauvaise façon, t’aide à identifier les réelles causes de ton mal-être et te propose des exercices concrets pour travailler l’acceptation de ton corps.

Module 6 - Gérer le regard et les commentaires des autres

Alors, même chose, c’était essentiel de te proposer ce module. Surtout que si toi tu ne connais pas bien la faim extrême, imagine tes proches… Du coup, parfois ils prennent peur, ne savent pas comment réagir. Ils font parfois des choses qui entravent à l’acceptation de ta faim extrême.

Bref, je t’aide à savoir quoi dire à tes proches pour qu’ils te comprennent mieux et qu’ils puissent te soutenir dans cette phase. Et je te donne toutes les clés pour adopter le bon état d’esprit et prendre du recul face aux regards et commentaires des autres 

 

Maiiiiis, c’est pas tout !

Je te propose 6 bonus !

ebook-pulsiondevie-norainnoflower

Un cahier d’exercice de 59 pages avec 21 exercices concrets

Un accès au support du programme de 70 pages

15 fonds d’écrans pour te booster partout

23 affiches inspirantes et motivantes

pulsiondevie-norainnoflower

Accès à une playlist motivante de +26 chansons

programme-pulsiondevie

12 annexes avec l’accès à +16 sources & exercices vierges

11 avantages du programme Pulsion de Vie pour t’accompagner dans ta phase de faim extrême

1. Je l’ai vécu, et franchement… ça fait une grande différence

JAMAIS je ne nierai l’importance de l’accompagnement des médecins spécialisés en TCA. Parce qu’ils m’ont beaucoup aidé et c’est essentiel que des médecins t’entourent pour s’assurer que ta santé soit surveillée. Lorsque j’étais suivi dans une unité spéciale TCA, j’ai reçu une aide indispensable. Mais JAMAIS ils ne m’ont parlé de faim extrême. Alors que je leur décrivais ce que je vivais… JAMAIS, ils ne m’ont parlé de ce qui se passait concrètement dans mon corps, ce qui pourrait arriver, ce que je pourrais faire pour surpasser cette période.

Sauf que je ne pouvais pas rester dans ces questionnements sans réponse, tourmentée par 1000 peurs, accablée par des émotions dont je n’arrivais plus à gérer. Donc j’ai dû m’impliquer à 2000 % dans ma guérison et un peu comprendre « par moi-même ».

Toutes les peurs que tu as, les questions sans réponse que tu te poses, les émotions accablantes que tu ressens… J’ai tout vécu. Je sais à quel point c’est dur, à quel point tu veux que ça en finisse, à quel point tu es épuisé. Combien de fois dans les troubles alimentaires on dit que seules les personnes qui l’ont vécu peuvent vraiment comprendre. Je veux dire que oui, les médecins comprennent approximativement. Mais comprendre exactement cette détresse psychologique, émotionnelle et physique que tu ressens… peu de gens le comprenne.

Dans ce programme, tu verras à quel point tu te sentiras comprise, moins seul et tu trouveras des réponses adaptées et efficaces vis-à-vis de tes angoisses.

2. C’est un investissement pour ta santé, ta vie future. C’est un pas de plus vers ta guérison

Investir dans un programme pour sa santé est une prise de position forte, un ancrage dans sa guérison, un engagement que tu fais avec toi-même contre la maladie. C’est une façon de marquer et d’augmenter ton implication dans ta guérison. Et le jour où j’ai compris que c’est primordial d’être actrice de sa guérison, ça m’a permis d’être tellement plus forte contre la maladie, d’avoir plus de force mentale pour la combattre.

Ce n’est pas une dépense, c’est un investissement. Et un investissement qui peut vraiment faire la différence dans ton parcours de guérison. C’est un investissement pour une vie meilleure, une vie plus épanouie, sans être angoissée par ton apparence, par des peurs autour de ton repas. C’est un investissement pour VIVRE et plus survivre. Tu mérites d’être libre, de faire des choix par envie plutôt que par contrainte, obligation et restriction. Tu mérites mieux que ce que ton trouble alimentaire te promet.

3. Tu le fais à ton rythme

L’avantage d’un programme, c’est que tu le fais à ton rythme ! Tu peux le faire dans n’importe quel endroit, à n’importe quel moment. Tu peux mettre pause quand tu veux et reprendre dès que tu le veux.

Si tu n’as pas compris quelque chose, tu peux le re-écouter. Tu peux même commencer par la partie 4 “Que faire après avoir répondu à sa faim extrême” si tu viens de t’y confronter. C’est toi qui décides.

4. Tu y as accès à n’importe quel moment. Et la faim extrême arrive sans prévenir...

La faim extrême ne te dit pas qu’elle va arriver jeudi, à 8h30, après ton petit-déjeuner. Et quand elle arrive, c’est un peu un ascenseur émotionnel, une tornade d’émotions qui est arrivée beaucoup trop vite. Et tu te retrouves seule, avec toutes les émotions toxiques de ton TCA. Malheureusement, tu as rarement la possibilité de voir un thérapeute dans l’immédiat. Et parfois, tes proches ne savent pas toujours comment te rassurer, quel conseil te donner. Le programme, tu peux le consulter à n’importe quel moment.

En plus de ça, j’ai scindé les vidéos par questions et peurs spécifiques. Donc dès que tu te confrontes à une peur, une question spécifique : tu regardes la vidéo correspondante à la demande (peur de grossir indéfiniment, est-ce que j’ai encore faim, faim extrême qui arrive le soir, gérer l’envie de compenser, est-ce de la gourmandise ? un autre TCA? …)

5. Répéter pour mettre des points contre ton TCA à chaque fois qu'il tente de te garder dans la maladie

Ton trouble alimentaire est omniprésent. Et lorsqu’il se sent en danger, il va t’envoyer en masse des tas de mensonges pour te garder dans la maladie. Il faut toujours rétorquer face à ces mensonges. Et clairement, parfois c’est difficile de trouver un raisonnement logique avec tous ces mensonges du TCA. 

Parfois, ta réalité devient biaisée par ton trouble alimentaire. C’est pour ça que tu demandes constamment à tes proches de te rassurer, de te répéter des choses que tu sais au fond de toi. C’est comme une façon de mettre un point dans la tête du trouble alimentaire. Avec le programme, tu pourras avoir le raisonnement logique, non biaisée par le TCA à la demande. Et ce à n’importe quel moment de la journée et de la nuit. Et peu importe où tu te trouves puisque tu peux y avoir accès via ton téléphone !

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6. Il est vraiment complet

Le programme est MEGA complet ! Mais vraiment ! J’y ai passé tellement de temps pour être certaine d’englober TOUS les aspects, toutes tes questions, toutes les peurs qui peuvent subvenir. J’y ai intégré des cas spécifiques : comme la faim extrême le soir, la faim extrême qui arrive en mangeant ou encore la faim extrême lorsque tu n’es pas en sous-poids.

J’ai englobé tous les aspects à intégrer, à savoir, sur lesquels travailler pour que ce programme t’aide réellement : aspects psychologique, mentale, physique, sensations de faim, découverte de soi, etc.

7. Tu gagnes un temps fou

Comme je te disais, j’y ai passé tellement de temps à lire beaucoup de revues académiques, scientifique (je te partage les sources dans le programme), des livres de développement personnel, des contenus sur la restructuration cérébrale… Franchement, c’est sûre il y a +100 heures de lecture. Et puis tout ce que j’ai appris en 6 ans de troubles alimentaires, durant mes thérapies analytiques, TCC (thérapie cognitivo-comportementale)… Évidemment, je m’en suis servie pour bâtir ce programme.

Et je te le livre directement, je te passe ces centaines d’heures de lecture. Je te livre également tous les conseils reçus durant ma thérapie, ceux qui m’ont vraiment aidé. C’est pour toi un raccourci.

8. Il est concret : 21 exercices

Pour moi c’était INDISPENSABLE de te proposer du concret. Parce que la théorie c’est bien, c’est même important de comprendre pour pouvoir agir. Mais agir, c’est souvent ça qui fait la différence. Je te propose des exercices que j’ai personnellement faits dans mon bullet journal, des exercices qui m’ont réellement aidé dans mon parcours de guérison. Et tout ça, je te le propose dans mon ebook de 59 pages avec toutes les explications, les conseils pour les appliquer, des exemples et un espace pour chaque exercice te permettant de les réaliser toi-même.

9. Si des posts t’aident à aller mieux, imagine un programme dédié !

Combien de messages bienveillants et super encourageants je reçois, me disant à quel point mes contenus les aide. Je sais pas si tu écoutes mon podcast, me suit sur instagram ou lis mes articles de blog. Mais si mon contenu t’aide, imagine un programme dédié sur ta problématique.

10. Tu as plein de bonus

Et en plus de tous les bonus que je t’ai cité juste au-dessus…

Crois-moi, d’autres projets trop cool arrivent sur Norainnoflower ! Et je veux remercier avant tout ceux qui m’auront déjà fait confiance ! Alors tu peux être sûre qu’en rejoignant le programme, tu recevras des avantages exclusifs pour les futurs projets !

11. Tu ne prends aucun risque

Enfin, tu ne prends aucun risque. Vraiment. Et ça, c’est parce que je suis vraiment sûre que ce programme va t’apporter un vrai plus dans ton chemin de guérison. C’est vraiment LE programme qui rassemble tout ce que j’aurais aimé savoir avant, tous les conseils que j’aurais aimé entendre, tous les exercices que j’aurais voulu connaître quand je vivais la faim extrême. Tant de choses qui m’auraient évité de répéter certaines erreurs qui me maintenaient dans le cercle infernal restriction / compulsion.

Du coup, je te propose la garantie Sérénité. Cette garantie te permet de regarder 1 module en entier, celui que tu souhaites. Et si ça ne te convient pas, tu seras remboursé intégralement.

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Elles ont suivi le programme ...

Si tu as des questions sur le programme, n’hésite pas ! J’y répondrai personnellement 🙂 

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Publié par Norainnoflower dans Conseils, Couple, Faim extrême, Mieux connaître, Parents, Thérapie, 1 commentaire
Renutrition anorexie : 8 conseils pour mieux accepter son ventre

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Cet article fait suite à celui où je te donne toutes les explications te permettant de comprendre pourquoi tu as un ventre qui peut être gonflé lorsque tu manges, et même quelques heures après.

C’est pour moi important que tu commences par là avant de lire l’article qui va suivre. 

Dans cet article, je te donne 8 conseils pour t’aider à accepter ton ventre gonflé

C’est assez difficile voire même impossible d’aller à l’encontre de ce ventre gonflé. Comme je te dis dans l’article précédent, c’est un signe positif de ta guérison. Physiquement, tu ne peux pas vraiment l’atténuer. En revanche, psychologiquement, tu peux travailler sur l’acceptation de ce symptôme de guérison. 

Je te donne tout de même quelques conseils pour mieux vivre cette phase de guérison : 

1. Adapter la cuisson de tes aliments

Certains aliments sont plus facilement digérés et demande moins d’énergie à ton corps s’ils sont cuits d’une certaine façon. C’est notamment le cas des légumes. Comme je sais que chez beaucoup d’entre vous, c’est un composant un peu indispensable de votre alimentation (c’était mon cas), je me permets de commencer par ce conseil. 

Les fruits et légumes crues sont beaucoup plus difficilement digérés par l’estomac. C’est pourquoi je te conseille de les cuire voire même de les manger en purée ou en potage pour aider à la digestion. Alors attention, ça ne veut pas dire que tu dois te contenter d’une soupe ou une purée de légumes en guise de repas ! Ce n’est qu’un accompagnement. Bien évidemment, tu gardes toutes les autres catégories d’aliments à côté. 

2. L’eau… Avec modération !

Même chose, je sais que souvent, on a tendance à abuser de grandes quantités d’eau, de thé, de café, etc. Du moins, c’était mon cas aussi. 

Et clairement, l’eau ça prend de la place dans ton estomac. Et ça contribue (négativement) à tes problèmes de ballonnements et de digestion. De plus, trop d’eau dilue les acides de ton estomac, nécessaires à la décomposition des aliments. 

Donc, je te conseille de ne pas boire plus de 1,5 L, vraiment. Peut-être que tu te dis que tu en es loin, mais tu ne comptes justement peut-être pas l’eau qui a dans ta tasse de thé ou de café. Et n’oublie pas que les fruits et légumes sont pleins d’eau également.  

Je te conseille également d’éviter de boire de l’eau pendant les repas, au moment où ton système digestif s’apprête à recevoir et à digérer de la nourriture. Préfère l’eau entre les repas. 

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3. Réduits les aliments riches en eau… et faible en énergie !

C’est lié à mon point précédent, mais comme je te disais, les fruits et légumes sont des aliments riches en eau, en fibre mais qui ne t’apportent que très peu d’énergie. Or ton corps a une carence en énergie et il a besoin de cette énergie pour guérir. 

En lui apportant beaucoup d’aliments riches en fibres et en eau, ton corps va devoir dépenser beaucoup d’énergie (qu’il n’a pas) pour les digérer. La digestion étant ralentie, ce sont tous des aliments qui prennent de la place et qui restent plus longtemps dans le système digestif. Ainsi, cela accentue les symptômes de ventre gonflé. 

Je sais que ça peut être difficile pour toi de ralentir les légumes et les fruits parce que c’est ce qui te rassure. Mais tu dois tout de même te limiter sur la quantité de légumes dans ton assiette. Voire commencer par manger les féculents et protéines. Sinon, tu auras beaucoup plus d’inconfort intestinal à terminer ton assiette.  

Et d’ailleurs, ton corps sait que ces aliments ne lui apportent pas assez d’énergie. J’en parle souvent lorsque j’aborde le sujet de la faim extrême. Mais c’est fréquent que tu te diriges davantage vers des aliments énergétiques, qui te donnent envie mais que tu t’es tant interdit. L’une des raisons est que ton corps a besoin d’énergie avec des aliments digestes pour lui. Et oui, un cookie est plus facile à digérer et lui apporte plus d’énergie qu’une pomme ou un bol de salade.

Surmonter ta peur de prendre du poids avec une approche englobant TOUS les aspects de la guérison

Dimensions…

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  • Nutrition,
  • Acceptation corporelle,
  • Reconstruction de ton identité,
  • Anti-compensation…

...pour un chemin de guérison durable et consolidé.

4. Manger régulièrement

Alors pareil, ce conseil est assez difficile à appliquer, je le sais. Mais je me dois de te le dire. D’ailleurs, parfois tu dois te dire “Ah bah c’est plus facile à dire qu’à faire !” Et je te promets que je le sais car j’étais à ta place. Et parfois, je n’arrivais pas toujours à appliquer ces conseils, et ce n’est pas grave. Mais au moins j’en avais conscience, et j’essayais de lutter contre mon trouble alimentaire pour appliquer ces conseils bénéfiques pour ma guérison.

Mais en effet, manger régulièrement est mieux pour ton système digestif. Parce qu’un gros repas toutes les 4-5 heures, c’est beaucoup de travail pour ton estomac, qui, souviens-toi, est en mode “économie d’énergie”. Je te conseille donc de faire au moins 4 repas, mais voire 5, 6, 7 ! Et l’idée est donc de scinder tes repas, de faire des collations le matin, l’aprem et avant d’aller dormir. Ça peut te paraitre horrifiant ce que je te dis. Je le sais mais fractionner tes repas est aussi une façon pour ton estomac de digérer “petit à petit”. Globalement, il vaut mieux avoir MAXIMUM 3 heures entre tes prises alimentaires. 

5. Éviter les édulcorants, faux sucres et tout ce qui fait mal à ton ventre

J’étais une grande amatrice de toutes ces cochonneries (marketing d’ailleurs !) : le coca zéro, les chewings-gums sans sucre, les yaourts bourrés d’édulcorants pour me donner une sensation de (faux) sucre en bouche. Sauf que ce sont tous des ingrédients néfastes pour le corps, qu’il digère mal. Donc ça vient rajouter une difficulté supplémentaire à ton corps dans sa digestion (comme-ci il n’en avait pas assez…). 

Même chose, je sais que c’est parfois difficile d’arrêter du jour au lendemain. Mais diminue déjà le plus possible. 

6. Une marche digestive

marche-digestive-maux-ventre

Pour le coup, ce conseil peut faire plaisir à ton TCA. Mais attention, je te parle pas d’aller faire un semi-marathon ou une marche super active. Je t’ai dit dans l’article précédent que le repos va de pair avec guérison et l’activité physique vient ralentir ta digestion. Donc je vais pas me contredire haha 

Mais c’est vrai que parfois, une marche digestive, tout doucement, m’aidait à digérer, à faire fonctionner les muscles de mon estomac pour faire avancer les aliments dans mon système digestif. 

Je te conseille d’attendre au moins 30 minutes à 1 heure après le repas. Une marche trop proche de ta prise alimentaire peut être contre-productive. Et on parle vraiment d’une marche à un pas LENT. Oui, en mode grand-mère haha. Mais promène-toi dans la nature, tu admiras le paysage en même temps. Ou prend quelqu’un avec toi, tu prendras le temps d’échanger pour faire de ce moment un moment agréable et distrayant (plutôt que de focaliser ton attention sur ton ventre). Le temps de cette marche n’excède pas non plus 30 minutes. 

Peut-être que là, tu te dis “Ouaaah mais elle s’imagine pas que moi je fais bien plus que 30 minutes par jour et je cours presque”. Si si, j’imagine bien puisque j’étais comme ça. Mais encore une fois, je me dois de te le dire. Pour te faire comme une “piqure” de rappel et pour que tu aies conscience que ton corps doit être ménagé pour guérir. 

7. Les distractions pour ne pas penser à ton ventre gonflé

J’en parle très souvent, mais les distractions sont importantes dans le cadre de la guérison des troubles alimentaires. Elles sont à utiliser n’importe quand tu ressens une émotion négative : la culpabilité, l’envie de compenser, du dégoût envers ton corps, des pensées obsessionnelles…

L’idée est de donner à ton cerveau des occupations positives, qui te font du bien. Pour cela, tu peux donc t’occuper avec une activité créative (dessiner, lire, faire ou écouter de la musique…), passer du temps avec ton animal, discuter avec tes proches, regarder une série, etc. Tu peux également écouter un podcast ! Évidemment, je te propose le mien :

Mais il en existe beaucoup et c’est vraiment un bon outil de distraction ! 

Au début, tu n’y arriveras pas toujours. Tu vas tenir 1 minute peut-être. Mais l’important est de continuer, de répéter la distraction pour “obliger” ton cerveau à penser à autre chose, à te focaliser sur quelque chose qui te fait du bien plutôt que sur ces pensées qui te font du mal.

8. Des vêtements confortables pour faire un nid douillet pour ton ventre

Se sentir ballonné, serré dans tes vêtements ne t’aide pas à accepter ton ventre gonflé. C’est pourquoi je te conseille vivement de porter des vêtements amples. Évites les leggings qui te collent à la peau et qui te donne encore plus mal au ventre. “Laisse respirer” ton ventre avec des vêtements dans lesquels tu te sens bien, confortable. Cela t’aidera également à moins focaliser ton attention dessus.


* Update : En partageant cet article via ma Newsletter, une de mes lectrices m’a dit qu’un Ostéopathe l’a beaucoup aidé à régler ce problème. Et en effet, on ne pense parfois pas à ça alors que les osthéo sont très compétents pour ça, et également pour débloquer des problèmes corporels liés à des problèmes psychologiques.

J’espère que ces conseils te sont utiles et peuvent t’aider, ne serait-ce qu’un petit peu, à mieux accepter ton ventre. N’oublie pas que c’est temporaire, c’est un signe de guérison positif, qui prouve que ton corps fonctionne bien, qu’il se remet en marche. Si tu écoutes ton TCA et que tu diminues ta ration en espérant atténuer ton ventre, tu ne feras que renforcer ce phénomène car ton système digestif a justement besoin d’énergie pour pouvoir relancer ta digestion et te permettre de guérir.

Tu dois passer par cette étape, de façon momentanée, pour guérir. Fais confiance à ton corps et au fonctionnement de ton organisme. Il est bien fait, s’il te fait agir de cette façon, c’est qu’il en a besoin. N’oublie pas qu’il est toujours de ton côté, il veut ta bonne santé. 

Ne hais pas ce petit ventre d’amour. Il ne fait rien de mal. Il agit pour ta santé, pour ta guérison. Il te veut du bien, alors prends soin de lui. Il mérite ton amour ♥︎

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Publié par Norainnoflower dans Conseils, 2 commentaires
Les citations qui m’ont aidé à me battre contre l’anorexie

Les citations qui m’ont aidé à me battre contre l’anorexie

Les citations qui m’ont aidé à me battre contre l’anorexie

Si tu me suis sur Instagram depuis un moment, tu sais que les citations, c’est un peu mon truc ! J’adore te partager régulièrement en story des citations ciblées anorexie / TCA, des “reminders”, des phrases inspirantes pour t’aider à garder espoir, te donner de la motivation pour te battre contre ton trouble alimentaire.

Et franchement, les citations et plus globalement, les phrases inspirantes, ça m’a beaucoup aidé pour guérir de l’anorexie. Je te parle souvent de l’importance de te créer un environnement qui soit positif pour ta guérison. D’où les ressources que je te partage dans mon kit de guérison !

=> J’ai créé un compte Instagram spécialisé dans les citations inspirantes sur de jolis visuels : @flourishwords

Le fait de lire régulièrement des citations en fait partie. Personnellement, j’en mettais partout ! Je faisais en sorte d’être constamment “confrontée” à des phrases qui m’inspiraient, qui m’aidaient à garder le cap. Donc j’en écrivais souvent dans mon bullet journal. Aussi, j’en affichais sur le mur de ma chambre, dans la salle de bain… En gros à des endroits où j’allais souvent ! Et j’en collais même sur le miroir pour associer le miroir à quelque chose de plus positif que toutes les méchancetés qui me venaient en tête sur mon corps quand je le voyais dans le reflet du miroir. Et ça m’arrivait aussi d’en afficher en fond d’écran de mon téléphone ! 

Bref, du coup, j’ai une belle liste de citation pour te motiver à te battre contre ton TCA. D’ailleurs, ce n’est pas forcément ciblé uniquement trouble alimentaire. Ce sont globalement des citations (parfois un peu longue haha) qui m’ont aidé sur le chemin de guérison de ma vie.

Je t’en ai fait une sélection  :

Retrouve toutes mes citations TCA & mes textes inspirants sur de nombreuses problématiques de la guérison dans mes 2 livres recueil illustrés :

Mes citations ciblées anorexie & troubles alimentaires :

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1. Les fleurs ne fleurissent pas elle-même. Elles ont besoin de soleil mais aussi de pluie.

2. La bonne quantité de nourriture pour quelqu’un ne sera pas la bonne quantité pour toi. Tu es unique. Ton corps a ses propres besoins. Concentre-toi sur toi.

3. Te battre contre une maladie mentale ne fait de toi quelqu’un de faible

4. Tu mérites une relation avec la nourriture qui n’est pas de l’obsession, de la culpabilité, de l’épuisement mental.

5. Ton trouble alimentaire est valide : peu importe ton âge, ton genre, ton poids ou le nombre temps depuis lequel tu es malade. Tu mérites toujours la guérison.

6. « Continue de te battre » ne veut pas dire que tu ne dois jamais ressentir de difficulté, de tristesse, de peur. Tu as le droit d’y aller à ton rythme, de ressentir des émotions difficiles. Ca ne fait pas de toi quelqu’un de faible.

7. Tu n’as pas besoin de mériter de manger. Tu as toujours le droit de manger. Manger ne se mérite pas, et c’est même pas un droit, c’est un besoin naturel de ton corps.

8. Le corps n’est pas supposé rester à un chiffre fixe pour toujours. Le corps évolue avec le temps et il n’y a aucune honte à avoir : c’est juste normal, c’est le cycle de la vie.

9. Faire bouger ton corps ne devrait pas être un acte de punition, mais un acte de bienveillance POUR ton bien-être et pas CONTRE ton bien-être

10. Tu ne seras jamais assez malade pour ton trouble alimentaire. Tu ne peux pas faire confiance à quelque chose qui veut te tuer.

11. Ton corps n’a jamais été le problème. C’est les idées populaires véhiculées sur le corps le problème.

12. La guérison peut prendre un chemin différent pour chacun. Il n’y a pas de bonne façon de guérir. Ta propre façon est valide.

13. Aucun chiffre ne détermine ta valeur

14. Juste parce que quelqu’un te semble plus malade que toi ne veut pas dire que ta maladie n’est pas grave ou que ta souffrance n’est pas légitime

15. Chaque jour est une nouvelle chance de te battre

16. Au lieu de te demander si tu es « assez malade », demandes toi si tu n’en as pas assez d’être malade ? 

17. Le seul poids que tu devrais t’obstiner à perdre, c’est le poids lourd de ton trouble alimentaire qui repose sur tes épaules

18. Tu n’as pas besoin de descendre au plus bas, d’être dans  l’état le plus grave possible pour te sentir légitime d’être malade et demander de l’aide

19. La guérison est difficile. Mais tout comme vivre avec un trouble alimentaire est difficile. Sauf qu’à la fin, seulement une de ces batailles te ramène à la vie.

20. Ne gâche pas 95% de ta vie pour perdre 5% de poids.

21. Les maladies mentales ne sont pas moins « réelles » que les maladies physiques. Ce n’est pas parce qu’elles ne se voient pas forcément ou qu’elles sont moins « compréhensibles » qu’elles ne sont pas valables.

22. La balance te donne seulement une donnée numérique reflétant ta relation avec la gravité sur terre. C’est tout. Ça ne t’indique pas ta valeur, ta personnalité, ton caractère…

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23. Tu ne peux pas faire confiance à quelque chose qui veut te tuer.

24. Ne pas t’autoriser à manger tant que tu ne ressens pas physiquement la faim est la même chose que ne pas t’autoriser à respirer tant que tu n’es pas en train de suffoquer

25. Peu importe la difficulté que tu traverses en ce moment, la solution ne se trouve pas dans le contrôle de ton poids, ton corps ou ton alimentation

26. Aucune des personnes qui se sont sorties des troubles alimentaires n’ont regretté. Si tu choisis de te battre pour guérir, tu ne le regretteras pas. C’est difficile, mais ça en vaut la peine.

27. Si tu veux améliorer la façon dont tu te sens avec ton corps, tu peux le faire autrement qu’en essayant de contrôler ton poids.

28. Même si aujourd’hui te semble difficile, souviens-toi que les mauvais jours ne durent jamais pour toujours. Même après les plus grosses tempêtes, le soleil revient et brille encore.

29. Si tu ne gagnes pas aujourd’hui, cela ne veut pas dire que tu as perdu la bataille. L’important est de continuer de te battre demain, et de faire de tes jours les plus difficiles une force pour la suite du combat.

30. Choisis toujours le choix qui t’effraie le plus. Car c’est ce choix-là qui t’aidera le plus à grandir

Surmonter ta peur de prendre du poids avec une approche englobant TOUS les aspects de la guérison

Dimensions…

  • Psychologique,
  • Restructuration cérébrale,
  • Physique,
  • Nutrition,
  • Acceptation corporelle,
  • Reconstruction de ton identité,
  • Anti-compensation…

...pour un chemin de guérison durable et consolidé.

anorexie-tca-citation-inspirante

31. Ce que les autres mangent ne doit avoir aucun impact sur ce que toi tu manges.

32. Tu ne peux pas guérir avec le même état d’esprit et le même environnement que ceux dans lesquels tu es tombé malade.

33. Tu n’as pas besoin de prouver à qui que ce soit que tu te bats ou que tu souffres pour rendre légitime la guérison de ton trouble alimentaire

34. Tu ne peux pas vivre une vie pleine avec un estomac vide

35. Concentre-toi sur ta santé, pas ton poids

36. Ton trouble alimentaire n’est pas ton identité. Tu n’es pas ton trouble alimentaire. Tu souffres d’un trouble alimentaire. Nuance très importante.

37. Souviens-toi que les tempêtes ne durent jamais pour toujours. Ton trouble alimentaire est comme une tempête et tu vas guérir pour y mettre fin.

38. 100 calories de plus ne changeront pas ta vie : mais la décision de les éviter, la décision de rester dans cette maladie, la décision de ne pas riposter, la décision de compter les nombres sans significations comme s’ils mesuraient ta valeur : ça peut changer ta vie pour toujours.

39. Sentir son estomac plein ne signifie pas « avoir trop mangé »

40. Le stress et la culpabilité auront beaucoup plus d’impacts négatifs sur ton corps que les chocolats et biscuits que tu as mangés hier

41. Comptes les bons souvenirs, pas les calories.

42. Peu importe ce que tu as mangé hier, tu as toujours besoin de manger aujourd’hui

43. Tu peux apprendre à t’aimer sans perdre du poids.

Livre recueil : Des mots pour fleurir

138 textes inspirants illustrés pour t’apporter bienveillance, réconfort et force dans ton combat.

Mes citations (un peu plus générales) inspirantes sur la vie :

1. Pendant longtemps, je cherchais quelqu’un qui m’inspirerait, qui me soutiendrait, qui me motiverait, qui prendrait soin de moi, qui m’accepterait sans me juger, qui me rendrait heureuse… Jusqu’au jour où j’ai réalisé que cette personne que j’ai toujours cherchée, je l’ai toujours eu : Cette personne c’est moi. 

2. Combien de fois on peut se prendre la tête en se demandant « est-ce qu’on a bien fait de faire ça ? », « Est-ce qu’on a pris la bonne décision ? » On n’en oubli presque que même les mauvais choix nous amènent toujours vers la bonne direction

3. Prendre soin de soi n’est pas un acte égoïste : c’est indispensable pour ta santé mentale

4. Tu ne dois pas plaire à tout le monde. On est près de 8 milliards sur Terre. Évidemment qu’il y aura toujours quelqu’un à qui tu ne plairas pas. Et tu t’en fous !

5. Ta situation actuelle n’est pas ta destination finale.

6. Ne laisse pas ton « hier » te prendre trop de place sur ton « aujourd’hui »

7. Tu es bien plus fort-e que tu ne le crois

8. Ce sera difficile. Mais difficile ne veut pas dire impossible.

9. Tu passes la plupart de ta vie dans ta tête. Fais-en un endroit agréable à vivre !

10. Parfois on a besoin de faire 1 pas en arrière pour faire 2 pas en avant

11. Tu ne peux pas retourner en arrière et changer le passé. Mais tu peux agir dès maintenant pour changer la fin.

12. Les tempêtes poussent les arbres à avoir des racines plus profondes.

13. N’abandonne jamais. Un jour tu regarderas derrière toi tout le chemin que tu as parcouru et tu seras tellement fière de toi.

14. Rester sur tes anciens chemins ne te permettront pas d’ouvrir de nouvelles portes

15. C’est une belle journée pour être en vie, le reste dépend de toi

Bon, je pense que tu as compris, j’ai une passion phrases et citations inspirantes haha

Donc franchement, n’hésites pas à me partager ta citation en commentaire ! Je l’ajouterai à cette liste super motivante !

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Livre tca : ceux qui m’ont aidé à guérir !

Livre tca : ceux qui m’ont aidé à guérir !

Livre tca : ceux qui m’ont aidé à guérir !

Je parle souvent dans mes contenus, que ce soit sur mon blog, sur Instagram ou dans mon podcast, l’importance de se créer un environnement positif pour la guérison.

Je te partage déjà quelques éléments que tu peux mettre en pratique dans ton kit de guérison. Et ça me tient à cœur de te partager dans cet article un autre conseil qui m’a beaucoup aidé : lire. Je t’ai donc préparé une liste de « livre tca » qui m’ont aidé à guérir de mon anorexie. 

Lire des livres de développement personnel m’a aidé à guérir de mon trouble alimentaire

Je ne suis pas une grande lectrice, je n’ai jamais beaucoup lu dans ma vie. Jusqu’à ce que je tombe sur des livres de développement personnel ! Je me suis intéressée de très près à ces sujets de psychologies lorsque je suis tombée dans l’anorexie. J’ai très vite compris que le fait que j’étais devenue anorexique était le résultat d’un problème beaucoup plus profond que mon reflet dans le miroir, que le chiffre de la balance ou de la quantité de graisse dans mon assiette.

Cette sélection de “livres tca” ne correspond donc pas à des livres spécifiquement sur l’anorexie ou n’importe quelle autre maladie. Ce ne sont pas des témoignages sur les troubles des conduites alimentaires qui te diront comment vaincre l’anorexie par exemple. Il s’agit vraiment d’ouvrages de développement personnel et psychologie qui te permettront de travailler sur toi, et notamment sur les causes de ta maladie. Donc c’est plus généraliste, à visée tout public. Et d’ailleurs des personnes ne souffrant pas d’anorexie, de boulimie, d’hyperphagie…peuvent trouver ces livres très inspirants !

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Ce sont souvent des livres d’auteurs reconnus dans le domaine du développement personnel, de la psychologie et/ou de la santé.

Certains passages de ces livres m’ont créé de véritables prises de consciences qui ont été des tremplins dans la guérison de mes troubles alimentaires. Après, évidemment c’est subjectif car cela dépend des blessures d’enfant de chacun, des problématiques et histoire de vie qui sont propres à toi !

Pour ma part, les prises de conscience et leçons de vie que j’ai tiré de ces livres, je les avais notés dans un carnet pour les relire de temps en temps. Parce que malheureusement, les mécanismes des troubles du comportement alimentaire sont tellement ancrés et puissants qu’on oublie les bonnes réflexions à adopter ! 

Bon allez, assez de blabla…

Je te partage ma liste !

Ma sélection de livres qui m’ont aidé dans la guérison de mon trouble alimentaire !

Avant de te présenter cette liste, je rappelle simplement que bien que de nombreuses “caractéristiques” sont communes, il y a autant de types de troubles alimentaires que de personne malade. J’entends par là que ce n’est pas parce que tu souffres aussi d’anorexie mentale, ou de TCA plus globalement, que tu auras chacun de ses manifestations. Peut-être que tu en auras certain, peut-être que tu les vivras de façon plus ou moins intensément que moi, et peut-être qu’il y en a d’autres que tu ne vivras jamais. 

Et je connais trop bien cette petite voix qui te fait culpabiliser de ne pas être “assez malade” ou qui minimise ton propre TCA en te disant que les autres sont dans un état plus grave que toi. Souviens-toi que c’est un mensonge ! C’est ton trouble alimentaire qui tente de toujours te rabaisser et de te ramener toujours plus loin dans la maladie. Mais ce n’est pas parce que tu n’as pas certains de ces signes que ton TCA est moins grave ou que tu n’es pas légitime à recevoir de l’aide. Je sais que c’est difficile parce que l’anorexie est une maladie très compétitive : mais te comparer aux autres ne fera que te faire du mal. Donc concentre-toi sur ta guérison à toi, sur ta santé 🙂

Alors je commence avec trois livres de Laurent Gounelle, j’adore cet auteur ! Et il est d’ailleurs une référence dans les livres de développement personnel ! D’ailleurs je sais que j’ai d’autres livres à lire de cet auteur qui m’ont déjà été recommandés. Je trouve que ce sont des livres qui se lisent très facilement et dans lesquels on retrouve des leçons de vie qui m’ont tellement aidé !

-> Lecture légère qui met dans une bonne humeur !

Je trouve que le personnage de Camille pourrait être n’importe qui, et dont soi-même !

Donc si elle parvient à se libérer de ses schémas de croyance, pourquoi pas nous ?

Prix : 6, 90€

Il y a des pages avec des petits exercices pratiques à appliquer tout au long du parcours du personnage principal !

Les trois suivants sont de moi.

Des mots pour fleurir et Des mots pour éclore, ce sont des livres présentés sous forme de recueil avec des textes inspirants et des citations illustrés. Je couvre de nombreux sujets : sentiment d’illégitimité, peur de guérir, peur du poids, rapport au corps, balance, rechute, culpabilité, perfectionnisme, contrôle, comparaison, restriction, etc.

L’anorexie, mon bouclier mortel est un roman autobiographique où je retrace tout mon combat contre les TCA : du moment où je tombe malade jusqu’à ce que les troubles alimentaires quittent ma vie définitivement.

J’ai vraiment beaucoup aimé cet ouvrage et je le recommande ++ !

Je me souviens qu’il fait partie des livres que j’ai lus à l’hôpital. C’est un format court et le récit dit des choses tellement “évidentes” qu’il se lit très rapidement. C’est l’un des livres qui m’a vraiment donné cet effet Whouahou, j’avais vraiment l’impression de mieux comprendre la vie !

Et d’ailleurs, la citation de l’auteur résume bien mon ressenti : « À chaque fois que vous lisez, ce n’est pas le livre qui a changé, mais vous. » Don Miguel Ruiz

Prix : 16,99€

Je vous présente également mes propres carnets & livret que j’ai écrits ! Ce livret interactif propose 22 questions et 4 questionnaires à compléter pour t’aider à prendre conscience de l’impact et l’origine de tes peurs. J’y aborde de nombreuses peurs avec des conseils pour les surmonter : peur de grossir, peur de guérir, peur de manger devant les autres, peur de l’imprévu, peur de décevoir, etc.

Prix : 16,99€

Ce carnet d’exercices propose 26 exercices concrets, basés sur 42 techniques différents reconnues dans le traitement de l’anxiété (TCC, thérapie des schémas, visualisation, ancrage, R.E.S.T, etc.). Identifie les schémas de pensées inconscients et dysfonctionnelles à l’origine de ton anxiété.

Prix : 29,99€

Ce carnet PACK DUO représente le livre concret et complet puisqu’il s’agit de la contraction du livret et du cahier d’exercice en 1 seul livre pour un prix préférentiel.

C’est l’un des premiers livres que j’ai lu. Je devais avoir 19 ans.

Et à 19 ans, clairement, j’étais une fille qui se préoccupait beaucoup trop du regard des autres. Ça me pesait tellement. Je me sentais sans cesse jugé sur ce que je faisais. Et j’avais terriblement peur de rater, de mal faire les choses. C’est l’âge à la quel je suis devenue anorexique.

De nature perfectionniste, l’atteinte de la perfection est devenue maladive avec l’anorexie mentale. J’ai trouvé de précieux conseils et façons de voir les choses qui m’ont aidé dans cet ouvrage.

C’est aussi un livre que j’ai lu lors de ma deuxième hospitalisation en service de troubles du comportement alimentaire.

C’est à ce moment là où j’ai vraiment compris qu’adopter une psychologie positive était indispensable pour la guérison de mon anorexie. Et j’ai vraiment noté plein de conseils que délivrent les pages de cet ouvrage dans mon propre carnet que je relisais souvent.

C’est réellement un livre qui donne du peps ! Rien que la couverture est déjà dynamique je trouve.

Ce sont deux livres que j’ai lus de Louise Hay au tout début. Je devais avoir 19 ans.

Et à 19 ans, clairement, j’étais une fille qui se préoccupait beaucoup trop du regard des autres. Ça me pesait tellement. Je me sentais sans cesse jugé sur ce que je faisais. Et j’avais terriblement peur de rater, de mal faire les choses. C’est l’âge à la quel je suis devenue anorexique.

De nature perfectionniste, l’atteinte de la perfection est devenue maladive avec l’anorexie mentale. J’ai trouvé de précieux conseils et façons de voir les choses qui m’ont aidé dans ces ouvrages.

Ces deux livres je les ai lus en sortant de mes deux hospitalisations pour troubles alimentaires. J’avais déjà rencontré mon copain d’ailleurs ! Et je l’ai trouvé très intéressant ! Et tu n’es pas obligé de lire tout le livre, ni même dans un ordre spécifique. Tu peux commencer par la blessure où tu te reconnais le plus par exemple. Le deuxième ouvrage est “facultatif” mais c’est un peu la suite du premier, qui permet de donner des pistes pour guérir de ses blessures que l’on a généralement depuis qu’on est enfant.

L’un des derniers livres que j’ai lu dans ma guérison. Il est ULTRA intéressant ! Il est assez gros, y’a beaucoup de pages et le thème traité est l’impact des traumatismes sur le corps, le cerveau et les façons de fonctionner plus globalement. Et à la fin du livre, l’auteur donne des clés pour en sortir. Ce livre est passionnant mais assez difficile à lire, du moins pour moi, puisqu’il traite des sujets d’inceste et de viols qui ravivent des blessures d’enfant.

Mais je le recommande vraiment. Il y a toute une partie sur la mémoire traumatique qui est très intéressante ! Et je dis souvent que le corps et le cerveau sont intelligents. Et bien ce livre en témoigne à de nombreuses reprises !

Même chose, l’un des derniers livres que j’ai lus dans mon parcours de guérison. Je l’ai lu en plusieurs fois, car il m’a d’abord dérangé… mais ce n’était pas anodin. Ce livre m’a beaucoup aidé à travailler ma relation à mes parents, et notamment ma relation à ma mère. Je le conseille vraiment !

Votre sélection de “livre tca” qui vous ont créé des prises de conscience

Je vous ai partagé cette sélection dans une story permanente sur Instagram en vous demandant quels livres vous ont marqué. J’avais précisé des livres de développement personnel, donc on reste dans la lignée des livres que je viens de vous présenter !

Celui-ci, plusieurs abonnés me l’ont conseillé. Donc je pense que je vais me laisser tenter !



Aujourd’hui, le thème de la psychologie et de la santé mentale me passionnent ! J’adore comprendre l’être humain, comment le corps et le cerveau fonctionne… Donc n’hésite pas à me partager en commentaire des suggestions de récit que tu aurais lu ! Je l’ajouterai à cette liste ! Et n’hésites pas à me donner tes petites critiques sur tes lectures pour m’expliquer rapidement ce que tu as aimé.

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Publié par Norainnoflower dans Conseils, 1 commentaire
Ma copine est anorexique : comment l’aider ?

Ma copine est anorexique : comment l’aider ?

Ma copine est anorexique : comment l’aider ?

Cet article traite de la thématique de la vie de couple et des TCA. Il peut être lu avant ou après mon premier article que j’ai écrit sur ce même sujet qui explique davantage les impacts d’un trouble alimentaire sur les relations amoureuses

D’ailleurs, mon article s’appelle “Ma copine est anorexique”, mais il est tout aussi valable si vous êtes dans la configuration inverse, à savoir que c’est votre copain qui est anorexique ; et il ou elle peut souffrir d’un autre trouble alimentaire que l’anorexie (boulimie, hyperphagie, orthorexie, etc.) J’ai simplement choisi ce titre car j’étais moi-même dans cette configuration, à savoir que je souffrais d’anorexie. Et je me suis inspirée de ce qui a aidé mon copain ou ce que j’aurai aimé qu’il fasse pour m’aider dans mon chemin de guérison. 

Dans cet article, je vais vous donner pas mal de conseils en vrac, qui n’ont pas forcément d’ordre logique. Je me base sur mon propre vécu donc bien sûr les conseils sont à appliquer selon votre propre histoire, votre propre cas.

1. Ignorer le trouble alimentaire ou ne parler que de ça ?

L’ignorance du trouble peut être une forme de protection : ne pas voir la réalité en face est parfois plus facile que de traiter le problème. Je dis cela sans jugement car je sais que c’est difficile pour les proches, de se sentir impuissant face à une maladie qui ronge le ou la bien-aimé(e).

Mais ignorer n’est vraiment pas la solution. Vous ne pouvez pas ignorer une maladie grave parce qu’elle a besoin d’être traité pour être guéri. La laisser dans le silence, c’est lui donner de la puissance. J’avais remarqué qu’en parler lui donnait beaucoup moins de force. De plus, en ignorant la maladie de votre partenaire, il ou elle se sentira délaissé et non soutenu. 

Mais il faut trouver un juste milieu pour que la maladie ne prenne pas trop de place dans le couple. Il faut savoir garder des sujets de conversation plus légers, qui ne sont pas tournées autour de la maladie ; faire des activités qui n’ont rien à voir avec la nourriture (expl : regarder une série, s’offrir un massage, aller au cinéma, se balader, faire un spa…). 

J'aborde ce sujet dans cet épisode de mon podcast :

2. Vous ne pouvez pas guérir à sa place

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L’encourager à se battre, c’est vraiment génial. Mais vous ne pouvez pas vous battre à sa place. Si vous devenez trop combattif, à lui répéter sans arrêt de se battre, à l’encourager à faire face à ses peurs constamment… ça peut devenir oppressant. C’est normal qu’il/elle puisse y aller à son rythme, et que parfois il/elle rencontre des difficultés. Et si, il/elle ressent une pression, il/elle finira par vous éviter. 

Vous ne pouvez pas jouer le rôle de l’infirmière, du médecin, ni même du policier d’ailleurs. C’est difficile de rester sans rien faire parfois, vous aimeriez peut-être la/le secouer mais ce n’est pas la chose à faire. La personne malade sait qu’elle doit travailler sur de nombreuses choses mais c’est très difficile. Donc il faut la laisser faire avec patience. Essayer de faire un électro-choc à votre proche, le forcer à manger ou l’empêcher à faire quelque chose, ce n’est pas votre rôle en réalité. Forcer c’est brutaliser. La personne sait qu’elle doit manger ou diminuer le sport par exemple, mais elle est malade. Donc, elle fait comme elle peut au moment-même. Je sais que c’est difficile parce que vous vous sentez impuissant. Mais vous pouvez offrir l’écoute. Et c’est déjà tellement primordial. Écouter avec bienveillance, sans jugement, c’est déjà un support et soutien incroyable, je vous assure ! 

3. Ne lui mettez pas d’ultimatum

Cela rejoint mon point précédent lorsque je dis que vous ne pouvez pas guérir à sa place. Vous pouvez être un soutien imparable, certes. Mais la décision ne peut venir que de la personne qui en souffre. Et lui mettre un ultimatum ne fera que la braquer.

Et lorsque je parle l’ultimatum dans le couple, cela fait référence au fait de dire “si tu ne guéris pas, je te quitte” ou “si tu ne manges pas, je te quitte”. C’est très difficile d’entendre ça car elle n’a pas choisi d’être malade. Et la maladie affecte tellement sa vie qu’elle a une très faible estime d’elle-même. Elle a déjà très peur que vous la quittiez à cause de sa maladie. Elle a honte et se sent coupable de savoir que son trouble affecte autant le couple. Alors lui sous-entendre qu’elle pourrait vous perdre à cause de sa maladie l’anéantirait. Cet ultimatum fait penser à du chantage et ce n’est pas la marche à suivre pour soutenir quelqu’un même si vous pensez bien faire.

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4. Informez-vous sur les TCA

C’est sans doute le premier conseil que j’aurai dû donner en fait. Car il est primordial et même indispensable. Les troubles alimentaires sont des maladies mentales très compliquées, aux mécanismes complexes. Donc pour mieux comprendre votre partenaire et donc mieux l’aider, c’est indispensable de savoir le maximum d’information que vous puissiez sur ce qu’il peut vivre. 

Les TCA sont des maladies mentales qui sont encore mal connues et qui font souvent l’objet de nombreux mythes. En vous informant, vous pourrez déconstruire les idées reçues sur ces maladies. Et vous apprendrez de ce fait les choses à ne pas dire ou à ne pas faire, qui sont parfois contre productifs pour la guérison de votre conjoint.

J’ai réalisé un article de blog qui traite les choses que votre proche aimerait que vous sachiez au sujet de son TCA. Je sais qu’il a aidé de nombreux parents, frères & soeurs, mais aussi conjoint à mieux comprendre leur proche. Il existe également au format podcast : 

5. Attention à vos commentaires sur la nourriture ou le physique

Si vous vous êtes renseignés, ou même si vous avez lu mon article précédemment cité, vous savez à quel point les commentaire sur l’alimentation, l’apparence physique corporelle et le sport sont des déclencheurs pour votre partenaire. 

Alors faites vraiment attention à ce que vous dites. Les conséquences sont parfois plus dévastatrices que vous ne l’imaginez. Peut-être, vous n’en avez pas conscience, essayez d’être honnête avec vous-même et de vous demander s’il vous arrive de juger les autres en fonction de leur apparence physique. Est-ce que, peut-être, vous vous êtes déjà vous-même interdit de manger un certain aliment que vous catégorisiez comme “mauvais” pour votre poids. Malheureusement, la société dans laquelle on vit nous conforte à catégoriser les aliments comme “bons” et “mauvais”. Mais si vous voulez que votre partenaire évolue positivement sur son rapport au corps et à l’alimentation, vous devez vous-même travailler sur votre idéal de la beauté et votre relation à la nourriture. Montrez-lui ce que c’est d’avoir une relation saine à son corps.

Si cela peut vous aider : face à un ami qui tente d’arrêter de fumer ou de boire, vous n’allez pas vous prendre une grosse cuite avec lui ou fumer un paquet de cigarettes sous son nez, ce ne serait absolument pas le soutenir, et au contraire, ça l’entrainerait vers le bas ; n’est-ce pas ? Eh bien, on est dans la même configuration 😉 

Pour la personne qui souffre de TCA, n’hésitez pas à dire à votre conjoint(e) lorsqu’il/elle a dit quelque chose de péjoratif pour qu’il/elle puisse faire attention à ne pas le redire une prochaine fois. 

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6. Soyez conscient des déclencheurs

Tout comme les commentaires sur l’alimentation et l’apparence physique, il existe de nombreux déclencheurs qui diffèrent selon chaque personne. Comme je dis souvent, il y a autant de type de trouble alimentaire que de personne qui en souffre. Sous-entendu, chaque malade a des symptômes et une guérison qui lui sont propres (même si on est d’accord, il y a généralement de nombreux points communs). Le mieux est donc d’en discuter directement avec votre conjoint(e). Lui/elle-même seul(e) sera le/la mieux placé(e) pour vous dire les actions, mots, situations qui lui déclenchent des comportements néfastes. 

7. Communiquez et écoutez : vos deux plus grands soutiens

La communication et l’écoute sont pour moi les deux façons les plus puissantes dont vous disposez pour aider votre bien-aimé. Et en plus, pour ma part, c’est ce qui a sauvé mon couple face à la tempête des TCA. 

Soyez à l’écoute de ses sentiments, de ses ressentis, de ses peurs. N’hésitez pas à lui demander régulièrement comment elle/il se sent vis-à-vis de son trouble alimentaire. Même si vous prenez en face une réponse négative et fermée. Vous lui montrez que vous êtes présent(e) pour lui/elle et c’est primordial. 

L’écoute doit être sans jugement. Il n’est pas rare d’entendre des choses non sensées, ambivalentes de la part d’une personne souffrant de TCA. Lui dire que vous ne jugez pas, c’est important aussi à mon sens.

La communication est la base de toute relation saine. Mais elle est indispensable lorsqu’il y a une difficulté comme un TCA entre les deux personnes du couple. Exprimer ce que vous ressentez l’un et l’autre, demandez-lui s’il y a quelque chose que vous pouvez faire en particulier pour l’aider. Montrez-leur que vous voulez comprendre la maladie, posez-leur des questions en demandant si cela ne les gêne pas.  Mais exprimez-lui aussi que vous l’aimez, que vous êtes là pour elle ; exprimez-lui souvent ses qualités selon vous. Elle/il a besoin de se reconstruire et votre appui est vraiment important. 

Aussi, vous aurez peut-être tendance à avoir la sensation de répéter toujours les mêmes choses. Mais il faut prendre conscience du fait que la personne qui souffre de trouble alimentaire, elle a comme un filtre (celui du TCA) qui biaise sa réalité, sa façon de réfléchir de façon “logique” sur certains points (alimentation, exercice physique, perfectionnisme…). Donc en effet, parfois il faut répéter pour la rassurer, même si vous l’avez déjà dit mainte et mainte fois. Elle a besoin de recréer des schémas de penser plus cohérent et elle a besoin de votre aide pour cela. 

8. Ne vous oubliez pas

Comme je disais en début d’article, lorsqu’on accompagne quelqu’un qui souffre d’un TCA, on est impacté aussi par sa maladie. Différemment, mais sûrement. C’est épuisant mentalement et c’est pourquoi vous avez aussi besoin de soutien. Vous pouvez rejoindre des groupes destinés aux proches, ou simplement avoir votre propre thérapie. Il n’y a rien de péjoratif à cela, cela ne veut pas dire que vous gérez mal la situation ou que vous êtes faible. À mon sens, tout le monde devrait voir une thérapie. Parce qu’on a tous besoin d’une écoute attentive externe, on a tous aussi des choses à travailler. 

En plus de ça, si vous prenez soin de vous et que vous êtes favorable à prendre soin de votre santé mentale, cela encouragera inconsciemment votre bien-aimé à en faire autant.

N’oubliez pas aussi d’avoir des moments pour vous seul, de voir des amis qui vous changent les idées. Vous ne l’abandonnez pas pour autant. Au contraire, vous faites le plein d’énergie positive qui lui seront favorables. Et c’est important aussi que la personne qui est malade comprenne ça. Je sais que souvent on se coupe de sa vie sociale quand on souffre de TCA. Mais cela ne doit pas empêcher l’autre de ne pas en avoir une. Ce ne serait pas sain de l’empêcher de vivre sans vous. Et cela ne veut pas dire qu’il/elle s’amuse mieux sans vous. Juste, c’est normal qu’il/elle ait une vie indépendamment du couple. Personnellement, je trouve ça très sain même si lorsque j’étais malade, c’est quelque chose que j’avais du mal à accepter. 

9. Pensez à la thérapie familiale/de couple

Lorsque j’étais à l’hôpital, j’ai eu recours à la thérapie familiale.

Je n’étais pas en couple à ce moment-là, et lorsque c’était le cas, par chance, la communication était notre fort. Mais je me souviens qu’à l’hôpital, certaine fille avait des copains/maris et optaient pour la thérapie de couple.

Même chose, il n’y a rien de péjoratif à cela, et ça n’envoie pas un signal indiquant un problème dans le couple. C’est juste que c’est parfois difficile d’exprimer les choses calmement quand on est pris par des émotions intenses.

Et l’accompagnement d’un médecin, qui plus est impartial dans votre couple, est parfois un bon médiateur qui permet de communiquer et faire entendre les besoins d’un côté comme de l’autre.

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10. Encouragez à demander de l’aide

Pour moi, l’accompagnement des professionnels spécialisés dans les TCA est indispensable. C’est pourquoi je vous recommande d’inciter votre partenaire à trouver de l’aide. Et s’ils ont déjà eu une expérience négative avec un praticien, encouragez-le à en trouver un autre.

Malheureusement, on tombe parfois sur des thérapeutes non compétents sur le sujet ou tout simplement qui ne corresponde pas. Mais si je m’étais arrêté à ça, je serais peut-être encore malade. Il faut retenter avec d’autres thérapeutes jusqu’à trouver celui avec qui il/elle aura le bon feeling. 

Et si votre partenaire est déjà accompagné, faites confiance à l’équipe médicale qui le/la suit. Comme pour le fait de prendre soin de votre santé mentale, votre conjoint(e) vous observe inconsciemment. Si vous doutez des médecins, que vous êtes sceptiques à leurs méthodes, il/elle le sera aussi. Et croire au fait que ça va marcher, c’est déjà une grande partie du process de guérison. Donc encouragez-le/la en ce sens. 

11. N’obéissez pas à son TCA

Il est fort possible que votre bien-aimé vous demande de manger plus, de faire moins de sport, et de lui répéter qu’elle n’est pas trop grosse ou assez mince. Il/Elle vous dira que c’est pour la rassurer et l’aider dans sa guérison. Sauf qu’en réalité, c’est son trouble alimentaire qui parle lorsqu’il/elle vous dit ça. 

Je sais qu’il peut sembler plus facile d’obéir à son trouble alimentaire car vous avez la sensation de l’aider. Mais en vérité, ça alimente le TCA. 

N’allez pas contre-nature, à l’opposé de ce que votre propre corps vous demande. Je pense que la personne qui souffre de TCA me haïra en lisant ces mots, mais je vous assure que je fais ça pour votre bien. Dans le cas contraire, si votre conjoint répond à ce que votre TCA vous demande, il/elle ira contre ses besoins et finira par craquer un jour. Et ce n’est pas ce que vous voulez parce que d’un seul coup il/elle pourrait tout arrêter du jour au lendemain et le choc sera brutal.

Même chose, le fait de rassurer en disant que l’autre est beau/mince ne fait que renforcer l’idée que la minceur est un critère de beauté. Moi, quelque chose qui m’aidait, c’était que mon copain me répétait très souvent que peu importe le nombre de kilos que je prendrais et mon apparence physique, il m’aimerait tel que je suis si je m’accepte moi-même dans mon corps, que je m’y sens bien. Cela m’a beaucoup aidé à travailler sur l’acceptation de mon corps. 

12. Ne la jugez pas quand il/elle n’est pas bien

Je ne vais pas mentir, il y aura des jours vraiment pas simple.

Comme dans tous les couples mais il y aura les jours où c’est difficile de se battre. Ne jugez pas votre partenaire qui est la première victime de sa maladie. Ne la culpabilisez pas, ce n’est pas sa faute.

Et de ce fait, ne lui dites pas des choses simples comme “tu n’avais qu’à t’arrêter de manger” ou “tu n’avais qu’à manger” ou encore “tu n’avais pas besoin d’aller faire ta séance de sport, je te l’avais dit”.

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La personne qui souffre de TCA sait ce qu’elle doit faire. Elle est en lutte constante contre ce petit démon culpabilisant.

Ne portez pas de jugement sur cela, elle fait ce qu’elle peut. Au lieu de ça, apportez-lui une écoute attentive qui sera d’une bien plus grande aide. 

13. Toujours croire en sa guérison.

Dernier conseil mais qui reste l’un des plus important : toujours croire en sa guérison.

Ne perdez jamais espoir et ayez toujours confiance en le fait qu’il/elle va guérir. Comme je dis, y croire est tellement important ! Et vos doutes, il/elle le sent. 

D’ailleurs, autre point, les rechutes font parties de la guérison. Une rechute ça veut pas dire qu’on repart à zéro. Ca ne dure parfois qu’une semaine, 2 mois. La guérison n’est pas linéaire et souvent les rechutes permettent d’aller plus loin dans la guérison : dans le sens où 1 pas en arrière = 2 pas en avant. Ne vous découragez pas quand vous voyez que votre partenaire éprouve des difficultés sur des choses qui avaient été dépassées depuis longtemps. Ce n’est pas forcément péjoratifs et au contraire.

J’en ai fini avec mes conseils même si en réalité il y en a bien plus mais cet article serait beaucoup trop long ! J’imagine que cela peut faire peur lorsqu’on lit cela et qu’on est en couple avec une personne malade. Mais dites-vous que tout n’est pas noir, comme dans tous les couples il y a des périodes de doute et c’est sain. Gardez en tête que la guérison est possible et que votre bien-aimé est un(e) vrai(e) combattant(e) dont vous pouvez être fière, et vous êtes un véritable support dans ce combat. Dans nos 4 ans de relation avec mon copain actuel, j’ai eu plus de la moitié de notre relation où j’étais en lutte contre mon TCA. Lui comme moi n’en gardons pas uniquement un mauvais souvenir. Au contraire, c’est quelque chose qui nous a rendu plus fort, plus proche et a vraiment développé nos capacités d’écoute et de communication.

D’ailleurs, je vous propose d’écouter directement l’interview que j’ai réalisé avec mon copain où l’on répond à vos questions. Cela vous permettra d’avoir son point de vue et de voir plus concrètement comment on a géré ça. 

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Publié par Norainnoflower dans Conseils, Couple, 5 commentaires