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Signes d’anorexie chez l’adulte : ne les ignorez pas !

Signes d’anorexie chez l’adulte : ne les ignorez pas !

Peut-être que lorsque vous entendez le mot anorexie, vous avez facilement l’image d’une jeune fille en tête. Pourtant, l’anorexie, la boulimie ou n’importe quel trouble alimentaire, ne fait pas de discrimination. Peu importe le genre, la nationalité, l’âge… Tout le monde peut être touché par un trouble alimentaire. Même l’anorexie du nourrisson, ça existe ! Mais on parle beaucoup moins souvent des signes de l’anorexie chez l’adulte.

Personnellement, je suis tombée dans l’anorexie mentale quand j’avais 19 ans. Certains catégoriseront cet âge dans la catégorie « adulte ». Pour moi, j’étais une pré-adulte. Je ne suis donc pas vraiment concernée, n’ayant pas été anorexique adulte, mais écrire cet article me tenait à cœur. En effet, depuis que j’apporte mon aide auprès de ceux qui en souffrent encore, j’ai eu de nombreux messages de femmes et d’hommes qui étaient adultes et qui souffraient de troubles alimentaires.

Cet article s’adresse donc aux adultes qui souffrent de trouble alimentaire, mais aussi aux proches de ces adultes-là. 

Alors à partir de quand est-on adulte ? Franchement, ça en est presque une question philosophique ! Mais ici, je vais parler d’adultes lorsqu’on s’approche de la trentaine. Mais cet article touche évidemment les adultes de la quarantaine, cinquantaine et plus.

L’anorexie chez l’adulte : quelles sont les causes ?

Concernant l’anorexie chez l’adulte, il y a 3 « types d’histoire » :

  • Ceux qui sont tombés malades en étant plus jeune
  • Ceux qui ont été malades en étant enfant, qui ont guéri et qui ont connu une rechute à l’âge adulte
  • Ceux qui sont tombés malades à l’âge adulte

Cette partie se concentre sur les personnes qui ont connu une rechute à la période adulte ou qui sont tombées malade en étant adulte.

Les traumatismes de l’adulte engendreraient-ils des TCA ?

Malheureusement, on lit dans beaucoup d’études que le nombre de cas d’anorexie parmi les adultes est en forte croissance depuis les 2 dernières décennies. À vrai dire, globalement (et ça me rend profondément triste), les troubles alimentaires sont en forte croissance, que ce soit pour l’enfant, l’adolescent ou l’adulte. 

Mais est-ce que les causes de l’anorexie mentale chez l’adulte sont différentes de l’anorexie pour une personne plus jeune ? 

Je vous ai déjà partagé mon point de vue à ce sujet dans mes autres contenus. Mais personnellement, je ne pense pas que l’on puisse expliquer la cause d’un trouble alimentaire par une seule raison. C’est pour moi multifactoriels même si les causes sont souvent liées entre-elles. 

Un trouble alimentaire à l’âge adulte peut subvenir, comme à n’importe quel âge, suite à un traumatisme. Lorsqu’on parle de traumatisme dans le cas d’un trouble de la conduite alimentaire, on pense généralement à un événement lié au rapport au corps (attouchement, viol…). Mais un traumatisme est très vaste comme termes. Surtout qu’il faut bien retenir une chose : un traumatisme est subjectif à chacun. Je parle notamment en termes de ressenti. Quelqu’un peut vivre un événement comme un traumatisme, là où une autre personne ayant vécu le même événement au même moment ne l’a absolument pas vécu comme un traumatisme. Cela dépend de chacun, de l’histoire, du passé de la personne, de ses schémas de croyance, de ses sentiments, etc. Et l’important, ce n’est pas si les autres trouvent que l’événement est traumatisant. L’important, c’est comme la personne l’a vécu. 

(Voilà, petite parenthèse sur les traumatismes, mais pour moi, c’est très important de l’expliquer et que vous le compreniez).

Là où ça peut différer avec l’anorexie pour un patient plus jeune, c’est qu’à l’âge adulte, on rencontre plus fréquemment d’autres traumatismes ou cap à vivre : la perte d’êtres qui nous sont proches, la pression du travail (combien de burn-out aboutissent à une dépression ou à un trouble alimentaire ?), les divorces, le fait d’être mère, le départ d’un enfant…

Oui, je sais, j’ai mis dans le même paragraphe « traumatisme » et « le fait d’être mère ». Je sais que c’est très souvent la plus belle chose au monde d’avoir un enfant. Et je ne dis absolument pas qu’avoir un enfant est traumatisant. D’ailleurs, qui suis-je pour dire ça alors que je n’ai pas encore d’enfant ? J’aimerais beaucoup être mère un jour. Mais je sais qu’élever un enfant n’est pas tout rose tous les jours. On se confronte à certaines difficultés et parfois, l’enfant, nous renvoi à nos propres blessures. Des blessures qu’on a parfois oubliées, mis dans son inconscient, qu’on a jamais vraiment travaillé. Et ces blessures sont ravivées à des moments où l’on n’avait vraiment pas prévu que ça arrive. Parfois on n’est pas armé pour y faire face au moment-même, et la seule issue qui semble apaisante peut être le développement d’un trouble alimentaire. Bien sûr, tout ça est un processus inconscient. 

La pression sociale à l’origine de l’anorexie chez l’adulte ?

Si vous me lisez depuis un moment ou que vous suivez sur Instagram, vous savez à quel point je lutte contre les diktats de cette put*** de diet culture qui occasionne de nombreux dégâts sur la santé mentale de chacun.

Eh bien, les adultes ne sont pas épargnés. Lorsque j’écris cet article, j’approche de mes 27 ans. Honnêtement, j’ai encore « de la marge » avant d’être la cible des industries pharmaceutiques qui veulent me vendre des produits anti-rides, anti-âge, des crèmes liftings… Punaise mais qu’est-ce que c’est culpabilisant !! On a le droit de vieillir sans qu’on nous dise quoi mettre sur notre peau ?!

Franchement, j’ai peur de vieillir à cause de cette pression sociétale. Une fois, j’ai entendu qu’à Hollywood, le prix journalier des actrices décroît à partir de leurs 40 ans. Non mais ça veut dire quoi ? Qu’à 40 ans une femme est périmée ?  Ça me donne mal au ventre rien que d’écrire ça. Le corps de la femme évolue et c’est complètement normal ! N’importe quel être vivant qui vit prend des années, mais ça ne rend pas cet être moins beau !

Je me focalise sur le corps de la femme car je me sens davantage concernée. Je ferai un article prochainement sur l’anorexie et les troubles alimentaires chez l’homme.

Mais avec le temps, la femme connaît certaines étapes de changements corporels pas simples à vivre : porter un enfant peut changer un corps, le passage à la ménopause, etc. Ces deux exemples que j’ai donnés là sont quand même deux choses complètement naturelles. Et si l’on parlait davantage de la beauté du geste de donner naissance à un enfant, ou de la normalité du corps qui évolue ; plutôt que de parler des solutions auxquelles doit recourir la femme pour lutter contre ces étapes naturelles de la vie… Peut-être que la culpabilité serait moins présente !

Bref, je m’emballe un peu mais j’avoue que ce sont là des sujets qui me mettent en rage.

Et je parle de ça dans cet article car la ménopause, voir son corps évoluer… Ce sont des causes de l’anorexie chez l’adulte justement. 

Les problèmes d’adultes… à l’origine des TCA chez l’adulte ?

Des « problèmes d’adultes » ça veut un peu tout et rien dire. D’autant que malheureusement, des enfants vivent des problèmes d’adultes beaucoup trop tôt. Mais ici, je vous parle de toutes ces choses dont on ne sait même pas qu’on va s’en soucier un jour lorsqu’on est enfant : gagner suffisamment d’argent pour vivre convenablement, investir de la bonne façon pour s’assurer une bonne retraite, s’occuper de ses parents qui vieillissent, etc. La liste est assez subjective en réalité, et je suis sûre qu’en lisant cela vous pensez à des choses qui vous concernent ! 

Devenir adulte a été l’un des caps qui m’a aidé à guérir de mon anorexie mentale. En fait, j’avais peur d’être adulte. J’avais peur de ne pas être capable de gérer toutes ces choses administratives, financières. Je me mettais une telle pression… Aujourd’hui, je crois que je peux dire que je suis adulte ! Et je gère toutes ces choses-là mais je sais que parfois on se sent déborder par le nombre incalculable de choses auxquelles il faut penser… Et encore, je n’ai pas encore d’enfant ! 

Et parfois, pris dans le rythme à 1000 km/heure de sa vie, sans s’en rendre compte, on sombre dans des mécanismes de contrôle et de perfectionnisme autour de son image corporelle et de son alimentation. Et sans que l’on s’en rende compte, les troubles alimentaires ont implanté leur « virus » en vous.

Les signes de l’anorexie chez l’adulte qui doivent alerter

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Cette partie de l’article sera utile pour vous, si vous vous demandez si vous souffrez d’un trouble alimentaire. Très souvent, lorsqu’on souffre d’un TCA, on minimise beaucoup pour ne pas mettre de notion de gravité. Je vais donc vous présenter des comportements dans lesquelles vous allez pouvoir vous retrouver.

Et cette partie peut également vous être utiles en tant que proche d’une personne qui semble souffrir d’un trouble de la conduite alimentaire. Peut-être reconnaitrez-vous le comportement de votre proche à travers ces symptômes de l’anorexie.

Je tiens à préciser que parfois, il est plus difficile d’avoir un diagnostic pour un patient adulte. Simplement car parfois, le corps étant plus âgé, le changement physique est parfois moins prononcé. De même, la personne étant adulte, elle sait parfois mieux cacher les comportements de son trouble alimentaire face à sa famille (ses enfants, son partenaire) ou ses amis. Enfin, les médecins étant moins familiers à de l’anorexie mentale chez l’adulte, ce sera beaucoup moins rapidement suspecté.

Les signes physiques de l’anorexie chez l’adulte

  • Le poids et l’apparence physiques ne sont pas forcément des facteurs visibles. On peut souffrir d’anorexie sans perdre de poids. Souvent, on voit sur la plupart des sites d’informations de santé que l’IMC (indice de masse corporelle) et le poids sont les deux facteurs indiquant une anorexie. C’est complètement faux ! Il ne faut pas oublier qu’un trouble de la conduite alimentaire est une maladie mentale et pas physique.
  • Problèmes de digestion et inconfort intestinal (crampes d’estomac, constipation, ballonnement)
  • Disparition des règles ou perturbation du cycle menstruel
  • Difficulté de concentration, perte de mémoire 
  • Avoir constamment froid, avoir du mal à se réchauffer
  • Problèmes de sommeil (insomnie, sueur la nuit)
  • Problème de dentition (érosion, perte de dent) notamment si la personne recourt à des vomissements
  • Peau sèche, imperfections sur la peau
  • Perte de cheveux, cheveux secs et cassants
  • Douleurs musculaires
  • Battements du cœur irrégulier
  • Ostéoporose 

Les signes comportementaux et émotionnels de l’anorexie de l’adulte

  • Ne pas être à l’aise pour manger en présence d’autres personnes
  • Le refus constant des invitations impliquant un repas (restaurant, soirée)
  • Sauter des repas ou réduire largement ses portions
  • Avoir des nouvelles façons de manger (couper en très petits morceaux, séparer les catégories d’aliments, mâcher de nombreuses fois avant d’avaler)
  • Se checker souvent dans les miroirs ou les vitres
  • Prétendre avoir déjà mangé pour éviter un repas
  • Retrouver de la nourriture qui était cachée pour ne pas être mangé
  • Être très sensibles face aux discussions sur la nourriture, les régimes, l’image corporelle, l’apparence physique et même le sport
  • Une peur accrue de prendre du poids, se peser très fréquemment
  • Constamment parler négativement de son apparence et se dévaloriser
  • Des changements d’humeurs radicaux
  • Utiliser fréquemment la salle de bain ou les toilettes après les repas
  • évelopper une obsession excessive sur la qualité de son alimentation, les calories, les macronutriments
  • Changer son alimentation : Éviter la prise alimentaire de certains produits ou groupe d’aliments tant aimés auparavant pour ne manger que des aliments considérés comme « healthy »
  • Cuisiner des plats élaborés pour les autres sans se permettre de goûter
  • Tester de nouvelles méthodes de régime
  • Être très rigide face aux imprévus et même répondre par des émotions négatives
  • Porter des vêtements plus amples pour cacher son apparence
  • Boire beaucoup d’eau ou des boissons chaudes pendant et entre les repas ou mâcher excessivement des chewing-gums pour tromper sa faim
  • Développer de l’activité physique constante : notamment marcher, être toujours debout, en mouvement, faire du sport excessivement, peu importe sa fatigue

Disclaimer : Ce n’est pas parce que vous n’avez aucun de ces symptômes que vous n’avez pas de TCA ou qu’il n’est pas valide. Les troubles alimentaires se manifestent différemment selon chacun ! Cette liste n’est qu’une liste d’exemples non exhaustifs. 

Je vous conseille de compléter cette partie en allant voir mon article sur les 38 symptômes d’anorexie dont on ne parle jamais.

Pourquoi c’est d’autant plus difficile de souffrir d’anorexie à l’âge adulte ?

Si vous êtes adulte et que vous souffrez d’anorexie, de boulimie ou de n’importe quel trouble alimentaire, j’imagine que vous savez parler de ce sujet mieux que moi.

Néanmoins, après avoir parlé et rencontré des personnes adultes anorexiques (c’est la maladie dont j’ai souffert, donc je rencontre davantage de patient anorexique), je peux imaginer quelques raisons pour lesquelles c’est plus difficile :

L’anorexie adulte : un diagnostic moins donné

Déjà parce que comme je disais précédemment, c’est parfois moins facilement détectable. Donc il est plus difficile de recevoir un diagnostic attestant votre trouble alimentaire. Or, on ressent souvent le sentiment d’illégitimité lorsqu’on souffre de TCA. Donc ça ne doit pas être évident de contrer ce sentiment-là lorsqu’il est moins reconnu.

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Avoir un TCA en étant adulte : se sentir seul, coupable, honteux

Ensuite, j’imagine qu’il y a un sentiment de honte. Lorsque l’on voit que la plupart des personnes qui souffrent d’anorexie sont des jeunes, on doit peut-être ressentir de la honte, de la culpabilité sur le fait de développer cette maladie de « jeune ». Mais dites-vous que vous voyez ceux qui « se montrent ». Je veux dire que si d’autres femmes souffrent d’anorexie à 40, 50 ans… Mais qu’elles ont honte, elles restent dans l’ombre. Donc elles existent mais vous ne le savez pas. 

Il y a peut-être aussi un sentiment de culpabilité vis-à-vis de sa famille (son partenaire, ses enfants si vous en avez), et de ses proches. Lorsqu’on est adulte, on a souvent la pression d’être « fort », de moins se montrer vulnérable. Mais c’est du bulshit ça ! Justement, montrer qu’à l’âge adulte il faut « être fort » renforce la peur d’être adulte quand on est jeune, je trouve. Même si vous êtes adulte, vous restez humain. Et c’est complètement normal de rencontrer des difficultés sur le chemin de votre vie. Ça ne fait absolument pas de vous quelqu’un de faible.

Anorexie chez l’adulte : les services de soins ne vous aident pas

C’est assez déconcertant, mais je me souviens que lorsque je cherchais une clinique ou un hôpital spécialisé en trouble alimentaire quand j’avais 21 ans, je voyais souvent que dans les critères, l’âge maximal accepté était de 30 ans voire même 25 ans. Nombreux sont les établissements qui restreignent leur prise en charge pour adolescent. Et du coup quand on est anorexique et qu’on est adulte, on se débrouille tout seul ?!

Quiconque ne devrait se sentir exclu dans le traitement des troubles alimentaires. Pourtant, c’est souvent le cas. On pourrait dire que les TCA ne font pas de discrimination mais les services de soins, oui. Les hommes et les femmes plus âgées en font les frais. 

Généralement, les CHU qui sont publics proposent une prise en charge pour les femmes plus vieilles, tout comme les hommes. Lorsque j’étais à Lille, j’étais dans un CHU et dans mes 5-6 mois d’hospitalisation, j’ai connu 2 patients hommes et 2 femmes de plus de 30 ans et 2 femmes de plus de 40 ans. 

Anorexie à l’âge adulte : les conséquences dramatiques peuvent arriver plus vite

Le corps adulte est souvent plus fatigué que celui des jeunes. Et c’est complètement normal, aucune raison de culpabiliser à ce propos.

Néanmoins, de ce fait, les ravages du trouble alimentaire se font connaître parfois de façon plus rapide et plus drastique. C’est d’autant plus le cas si la personne recourt à des vomissements ou à la prise de laxatifs. (Mais ne vous dites pas que si vous ne recourez pas à ces compensations, votre cas est “moins grave”. Ça, c’est votre TCA qui minimise la gravité de votre situation).

Je pense notamment à l’ostéoporose, les problèmes gastriques, les problèmes cardiaques, etc.

Que faire si vous êtes concernés ?

Une fois de plus, cette partie vise autant les personnes qui se reconnaissent en tant qu’adulte souffrant de troubles alimentaires. Mais également pour les proches qui s’inquiètent pour une personne qu’il aime. 

Ne restez pas seul

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Si vous êtes adulte et que vous vous reconnaissez dans cet article, ne restez pas seul dans votre souffrance. Une chose que j’ai apprise de mes 6 ans de troubles alimentaires, c’est que la solitude donne de la puissance à la maladie. Lorsque vous exposez ces « combines » à la lumière, cela rend vulnérable la maladie. 

Demandez de l’aide à vos proches mais également à des médecins spécialisés dans les TCA. Le médecin traitant est parfois moins sensibilisé à ces problématiques et peuvent au contraire dire des choses qui vous mettront plus bas que terre. C’est pourquoi je recommande de s’adresser à un médecin spécialisé en TCA qui connaissent les mécanismes de l’anorexie mentale, y compris pour l’adulte.

De plus, comme je disais juste au-dessus, le corps étant plus fatigué, le risque de complications est plus élevé. Il est donc indispensable d’avoir un suivi médical pour assurer votre suivi.

Si vous êtes un proche, encouragez votre proche à obtenir de l’aide. Au plus vite le trouble est pris en charge, au moins il a de temps pour faire des dommages sur la santé.

Gardez en tête que les troubles alimentaires sont des maladies mentales très difficiles à combattre mais dont la guérison est possible, à 100%. Et ce, peu importe l’âge ou le temps depuis lequel vous êtes malade. Il faut être patient car ça ne s’en ira pas du jour au lendemain, mais n’abandonnez jamais, je vous promets que vous méritez de vivre une vie fluide, paisible, sans toutes ces peurs qui vous rongent. 

Essayez la thérapie familiale

Les troubles alimentaires impactent les personnes qui sont malades, mais aussi les proches. C’est parfois plus simple de recourir à une thérapie familiale pour avoir un médiateur qui permet d’expliquer les choses calmement. En effet, je me souviens que parfois, j’étais dans un état de stress tellement élevé et mes parents tellement apeurés de me voir dans cet état que nos discussions se faisaient toujours dans les cris. Avec une thérapie familiale, il est plus facile de mettre des mots sur ces maux, dans le calme et de façon à ce que chacun se comprenne.

Renseignez-vous le plus possible

Les troubles alimentaires sont des maladies aux mécanismes complexes. Alors, renseignez-vous le plus possible pour comprendre l’impact (sur votre cerveau et votre corps) et le fonctionnement de ce trouble alimentaire. Je suis persuadée que le fait de comprendre les choses aident énormément dans le processus de guérison. Ce fut mon cas et c’est quelque chose de reconnu dans les maladies mentales.

Si vous êtes un proche, le fait de vous renseigner au maximum sur la maladie vous permettra de mieux comprendre ce que vie la personne qui en souffre. Les TCA font souvent l’objet de nombreux mythes. Et déconstruire ces mythes est pour moi indispensable si vous voulez aider votre proche. Je vous propose d’aller voir les articles que j’ai écrits dans la catégorie « Parents » ou « Couple ».

J’espère que cet article vous aura aidé. Je vous propose de laisser un commentaire à cet article, notamment si vous êtes concerné. Cela ne pourra que renforcer la pertinence de cet article. Car comme je vous disais, n’étant pas complètement concerné par ce cas spécifique, ce sont ceux qui le vivent qui sauront mieux en parler !

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