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rechute anorexie, tca : signes précurseurs, facteurs de risque et comment agir ?

rechute anorexie, tca : signes précurseurs, facteurs de risque et comment agir ?

rechute anorexie, tca : signes précurseurs, facteurs de risque et comment agir ?

Le terme « rechute » est un mot que l’on retrouve souvent associé à la guérison des troubles alimentaires. Et je pense que ça fait peur pour certains, d’autant qu’on l’entend parfois tellement, y compris de la part des professionnels de santé, que lorsqu’on souffre de TCA, on se sent presque bloqué, c’est redouté, comme si c’était inévitable.

J’ai donc choisi de faire un contenu complet sur la rechute, pour vous parler de ma propre expérience des rechutes dans l’anorexie ; pour énumérer les facteurs de risque (afin de les éviter). Je vais vous donner les signes qui indiquent que vous faites une rechute, et surtout : comment agir si ça vous arrive et comment les éviter. 

L’état d’esprit à adopter quant aux rechutes

UNE RECHUTE N'EST PAS UN ÉCHEC

Je voulais démarrer par ce point très important : comment tu dois voir la rechute. Je m’explique. Souvent, lorsqu’on est confronté à une rechute, la petite voix du trouble alimentaire te dit :

  • « Tu as échoué ! »
  • « Tu dois tout recommencer… alors que tu es épuisé. Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ? »
  • « Et voilà… tu recules. »
  • « Tu ne guériras jamais »

Et je sais que c’est difficile de ne pas le voir comme ça. Dans mon livre sur l’anxiété & les peurs des troubles alimentaires, je parle de l’importance de faire évoluer son état d’esprit sur l’erreur, l’échec ; de les voir différemment.

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Les rechutes ne sont pas des échecs. Ce n’est pas un signe de faiblesse de rechuter. Ça fait juste partie de la guérison. Les rechutes permettent d’apprendre de nouvelles choses pour t’aider à guérir d’autant mieux et de façon plus consolidée. Tout processus de changement, d’évolution s’accompagne de son lot d’obstacles. Des obstacles ne sont pas des barrières, ce sont obstacles ; c’est-à-dire que tu peux les surmonter. Et tu l’as déjà fait dans le passé

Lorsque tu as commencé à apprendre à marcher, tu as dû faire face à des problématiques d’équilibre, d’objet sur lesquels tu pensais t’appuyer, mais qui n’était absolument pas stable, tu as rencontré des marches inattendues. Tu es tombé, sans doute des dizaines et des dizaines de fois. Mais c’est en tombant que tu as appris à te relever et qu’à force, tu as su marcher. Aujourd’hui, marcher est une compétence fluide pour toi ; mais à la base, tu as vraiment galéré pour y parvenir. 

Les rechutes c’est la même chose, c’est une façon de t’apprendre de nouvelles choses pour que tu puisses viser une guérison durable et consolidée. Je dirais même que si tu ne rencontres aucun obstacle dans ta guérison, c’est trop idyllique ; c’est que ça fait trop plaisir à ton trouble alimentaire. Je dis souvent que lorsque c’est difficile, c’est bon signe, car ça veut dire que tu vas à l’encontre de ton trouble alimentaire. 

Je pense que c’est important de comprendre ça, parce que si tu le vois plus comme une étape qui va t’apprendre quelque chose plutôt qu’une étape maudite, qui t’enverra dans les tréfonds de la maladie… tu agiras différemment si ça t’arrive.

LA MOINDRE DIFFICULTÉ N'EST PAS UNE RECHUTE

La deuxième chose que je voulais dire en avant-propos, c’est qu’il ne faut pas prendre la moindre difficulté comme une rechute. Avoir des journées difficiles, répondre à la maladie plutôt que choisir l’action qui te permettrait d’avancer dans ta guérison… tout ça, c’est normal. Je le dis souvent, mais les jours sombres font partie de la guérison. Je dirais même que dans ma guérison, j’ai eu plus de jours sombres que de jours ensoleillés. Une difficulté n’est pas une rechute. Une rechute, c’est sur du long terme. Mais on va voir plus en détail comment identifier une rechute par la suite.

Mon histoire avec les rechutes

Je voudrais te parler de mon histoire avec les rechutes. Je dis « les rechutes », mais pour moi, j’en ai surtout connu une seule. D’ailleurs, c’est ce que je voulais dire aussi en avant-propos : les rechutes sont fréquentes, mais pas systématiques. Et finalement, je n’en ai connu qu’une seule (une vraie).

Pourquoi je dis que l’une d’elles n’était pas réellement « vraie » ? Parce qu’en fait, je n’étais pas réellement sorti des TCA, pas du tout, donc pour moi, ce n’était pas une rechute, mais juste la continuité. Je parle de la fois où j’ai été à l’hôpital et que là-bas, j’avais remangée, repris du poids… Et je pensais naïvement que l’hôpital avait le don de guérir. Mais dès que je suis ressorti, l’anorexie m’attendait derrière la porte. Donc ici, je n’appelle pas ça une « rechute » (évidemment, je dis ça avec la rechute).

Par contre, pour moi, j’ai connu une période de rechute, que j’évoque dans mon article sur la quasi-guérison. Je ne l’ai pas vraiment vu venir (et je pense que beaucoup de rechutes, malheureusement, s’installent insidieusement. Notamment parce qu’on n’a pas vraiment envie de s’avouer à nouveau dans les TCA). 

Pour autant, ça a été une très petite rechute. Parce que j’ai bien agi aussi (je vous expliquerai dans la partie : « comment agir »). Cette rechute est arrivée selon moi parce que je n’avais pas totalement réglé mes problèmes, j’étais dans ce qu’on appelle la quasi-guérison. Mais justement, je vais tout de suite parler des facteurs de risque à avoir une rechute.

10 facteurs de risque

#1 - AVOIR L'UNE DES PARTIES DE LA GUÉRISON QUI N'A PAS ÉTÉ (ASSEZ) TRAVAILLÉ

Je le dis souvent, chacun a son propre parcours de guérison. Donc forcément, là, je vais donner des facteurs de risque, mais ça reste non exhaustif et dépends de la vie de chaque personne.

Selon moi (et c’est mon point de vue), une rechute survient si la guérison n’est pas consolidée, n’est pas complète. Selon moi, une rechute arrive par exemple si tu es en quasi-guérison : c’est-à-dire que plusieurs choses n’ont pas été travaillées (ou pas totalement). Je parle déjà de ça dans l’article sur la quasi-guérison. Ici, je vais à nouveau expliquer, mais plus synthétiquement. 

Pour moi, il y a 3 grandes catégories dans la guérison : la guérison physique (retrouver un poids d’équilibre, notamment s’il y a eu une perte de poids) ; la guérison comportementale (avec la restructuration cérébrale, l’acceptation corporelle, la prise de recul vis-à-vis de la culture du régime, la rupture des comportements de compensation) ; et la guérison psychologique (le travail sur les causes de la maladie, sur le mal-être plus profond). C’est pourquoi la guérison est multifactorielle. Ce sont tous des points que je traite dans mon programme ButterflyBody ; et d’ailleurs ceux qui le suivent me disent souvent qu’il y a souvent certains points qu’ils n’avaient jamais travaillés avant alors qu’en le travaillant, ils prennent conscience que c’était essentiel.

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Je pense qu’une rechute survient lorsqu’une ou plusieurs des trois types de guérison n’est pas travaillée solidement.

Attention, il ne faut pas pour autant vous dire « ah bah voilà, c’est ma faute, je suis nul, je n’ai pas bien travaillé ces aspects-là ». C’est normal ! Moi, je n’ai jamais travaillé ces éléments-là d’un coup. Ça s’est vraiment fait petit à petit. Si l’on prend la métaphore d’une montagne où le sommet correspond à la guérison, croyez-moi, même dans la vie réelle, les alpinistes ne grimpent pas d’une seule traite la première fois. Parfois ils s’arrêtent, parfois redescende pour avoir de meilleures prises, parfois ils se blessent même. Il leur faut beaucoup d’entraînement pour atteindre le sommet.

#2 - LORSQU’UNE DES PROBLÉMATIQUES SUIVANTES N’EST PAS TRAVAILLÉE :

  • l’acceptation du corps (ce qui fait qu’il y a toujours une volonté de perdre du poids, une croyance erronée selon laquelle la vie sera plus belle & plus simple en étant plus mince)
  • La cause psychologique (peut-être qu’une blessure n’est pas guérie quant à une relation, l’éducation que vous avez reçue, un trauma, un problème profond de confiance en soi…). Le TCA vient inconsciemment aider à pallier à ces problèmes-là. Donc tant que les causes psychologiques ne sont pas réglées, il y a plus de risque de revenir. Mais attention une fois de plus. Je n’avais pas totalement réglé mes problèmes (et d’ailleurs aujourd’hui je suis toujours stressée, angoissée, avec peu de confiance en moi.. et je n’ai plus de TCA). Régler les problèmes psychologiques, ça veut surtout dire bien comprendre le pourquoi de la maladie, et avancer sur ces problématiques-là. Encore une fois, les personnes qui sont guéries de TCA ne sont pas des personnes qui n’ont plus de problème.

#3 À #10 FACTEURS DE RISQUE :

#Se lancer dans un nouveau régime

#Entamer une nouvelle routine sportive (surtout si le but est de perdre du poids ou de contrôler son corps)

#L’utilisation d’un outil de tracking (montre connectée, application) pour tracter les calories, les pas, etc.

#Un commentaire de quelqu’un qui vient réveiller une blessure non travaillée

#Un événement stressant, qu’il soit positif ou négatif. Ça peut être un accouchement, un décès, un nouveau travail, une nouvelle relation, le retour des règles, le fait d’essayer d’avoir un enfant, un mariage. En fait, c’est un événement qui va venir chambouler votre quotidien. Encore une fois, les rechutes n’arrivent pas systématiquement quand vous avez ces événements. Elles arrivent si la guérison n’est pas consolidée et que ces événements viennent encore plus vous déstabiliser.

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#Un événement déclencheur qui vient faire écho à un traumatisme

#Une perte de poids involontaire

#Le fait de s’isoler, de se sentir illégitime : les mécanismes ont donc le temps de se réimplanter dans votre quotidien.

Tous ces facteurs se font souvent de façon inconsciente, et sont parfois liés entre eux. Ce que je veux dire, c’est qu’aujourd’hui, je sais dire les causes de ma rechute. Mais parce que je l’analyse avec du recul, sans avoir les œillets de la maladie qui m’empêche de réfléchir convenablement. 

Ma rechute a eu lieu dans un contexte de déménagement, de nouveau travail. J’étais déstabilisée, donc j’ai commencé à chercher à contrôler pour me rassurer (mais c’était un leurre). C’est ainsi que je me suis lancée dans une nouvelle routine sportive et que j’ai essayé un nouveau régime (bien déguisé sous le nom de « rééquilibrage alimentaire »). Mais la base de cette rechute, c’est que je n’avais pas travaillé un gros point des causes de mon trouble alimentaire ; et je n’avais pas non plus fait de travail consolidé sur l’acceptation de mon corps. Et au final, cette rechute m’a aidé à faire tout ça, et m’a permis de sortir totalement des TCA. Donc cette rechute m’a aidé à guérir totalement ! (C’est pour vous montrer qu’une rechute n’est pas négative).

12 signes que tu rechutes

Comment savoir reconnaître les signes d’une rechute ?

Je vais à nouveau faire une liste pour structurer, mais il ne faut pas avoir tous ces signes-là. C’est des points de repère et une fois de plus, c’est non exhaustif 

#1 - PRÉOCCUPATIONS SUR L'APPARENCE

Vous avez des préoccupations croissantes sur votre poids, votre corps, vos formes. De ce fait, vous pouvez augmenter le fait de vous regarder dans le miroir, le fait de vous peser.

#2 - VOLONTÉ CROISSANTE DE PERDRE DU POIDS

Vous avez la croyance que vous devez perdre du poids pour vous sentir mieux, pour atteindre tel objectif, pour pouvoir vivre plus sereinement. 

#3 - NOSTALGIE DE LA MALADIE

Vous vous rappeler de votre vie passée avec le TCA avec mélancolie, avec manque, en vous souvenant uniquement des côtés « positifs ».

#4 - RETOUR DE LA CULPABILITÉ

La culpabilité augmente (après les repas, lorsque vous ne faites pas d’activité, lorsque vous vous reposez)

#5 - PERFECTIONNISME EN FORCE

Votre perfectionnisme prend davantage de place : vous êtes de plus en plus strict avec vous-même (même dans d’autres domaines que l’alimentation ou votre corps)

#6 - ANXIÉTÉ CROISSANTE

Vous vous sentez submergé, oppressé… La sensation dont vous avez besoin d’une échappatoire à tout ce stress. Vous avez peut-être même des idées noires.

#7 - MENSONGE ET DISSIMULATION

Vous augmentez mensonges et dissimulations à vos proches (voire aux médecins qui vous suivent) : sur votre état psychique, sur votre ration alimentaire, sur vos comportements compensatoires, sur votre poids, etc.

#8 - DIMINUTION DE LA RATION

Vous diminuez les quantités dans les assiettes, vous commencez à vous interdire de manger entre les repas, vous trouvez des excuses pour ne pas manger, vous supprimer à nouveau des catégories d’aliments. Peut-être que vous reprenez même le comptage de calories.

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#9 - RESTRICTION MENTALE

Augmentation de la restriction mentale : parfois, concrètement, tu manges toujours bien. Mais par contre, dans ta tête tu te dis « ça, il va bientôt falloir que je l’enlève de mon alimentation ou que je le diminue ». « ça c’est vraiment mauvais, il faut que j’arrête ». Ton cerveau assimile cela à de la restriction, et il se souvient de son passé. Il ne veut pas retrouver ça, et ça peut d’ailleurs te déclencher des compulsions. 

#10 - TOCS, ACTIVITÉ PHYSIQUE...

Vous augmentez votre activité physique, vous avez une réapparition des TOCs (lors des repas, dans le ménage, etc.)

#11 - ISOLEMENT SOCIAL

Vous vous isolez de plus en plus, trouvez de plus en plus de prétextes pour éviter les invitations à l’extérieur, vous vous renfermez davantage sur vous-même

#12 - PENSÉES PARASITES QUI PRENNENT UNE PLACE CROISSANTE

Globalement, vos pensées commencent à être bien plus focalisées sur vos préoccupations alimentaires, sur votre corps, sur le contrôle de votre vie de façon plus générale. Peut-être même que vos centres d’intérêt s’axent sur ça (par le biais du sport, des comptes que vous visitez sur les réseaux sociaux, etc.)

Comment agir en cas de rechute ? 11 conseils

On arrive maintenant au cœur du sujet : comment agir en cas de rechute. Cela dit, c’est tout de même important de bien comprendre l’état d’esprit à adopter en amont, et de connaître les signes précurseurs, les facteurs de risque pour savoir les identifier, voire mieux, les éviter, pour agir au plus vite si vous les identifiez. 

#1 - NE PAS ÊTRE FATALISTE

Déjà, la première chose, c’est de ne pas se dire que c’est un retour en arrière, un retour à la case départ. Pour moi, une rechute n’est pas un retour en arrière. Tout au plus, c’est quelque pas en arrière pour faire demi-tour et prendre conscience qu’un autre chemin existe et que celui-là a plus de probabilité de vous emmener à la guérison totale.

Il ne faut pas se dire « foutu pour foutu, tant pis, je retourne dans le TCA à fond, je me doutais, ça ne fonctionne pas… ». Bref, l’attitude fataliste, il faut oublier. Je sais que c’est bien plus simple à dire qu’à faire, et que tu sur le moment même, c’est très décourageant. Je vous assure que je sais, je n’étais pas en mode guerrière qui affronte chaque obstacle de sa maladie, je pleurais très souvent et j’avais parfois peur d’être bloquée à jamais dans cette maladie. Mais quand j’ai eu ma rechute, déjà il m’a fallu un temps pour me l’avouer. Mais ensuite, je me suis dit « ok, c’est que mon corps essaie de me dire qu’il y a quelque chose qui n’est pas réglé ». Et c’est comme ça que j’ai consulté directement un professionnel.

Et c’est quelque chose que je vous conseille aussi : 

#2 - ALLER VOIR UN PRO TRÈS RAPIDEMENT

Ne restez pas seul. Allez chercher de l’aide professionnel auprès des spécialistes de TCA. Oui, même si vous n’avez pas perdu de poids (je n’avais pas perdu 1 gramme et en apparence, je n’avais pas du tout l’air d’avoir de TCA). Allez-y même si vous mangez toujours 4 repas par jour, que vos préoccupations ne sont pas encore trop omniprésentes. Vous n’avez pas besoin d’attendre que ça soit pire pour aller consulter. On a toujours l’idée qu’il faut aller voir quelqu’un si on va mal. Mais non, il faut y aller justement avant que ce soit trop grave. Au plus vous laissez le temps à votre TCA, au plus il s’installe, au plus la suite est difficile. Donc agissez le plus rapidement possible, vraiment ! 

Et si vous tombez sur quelqu’un qui ne comprend pas, qui vous dit que ce n’est pas si grave, mais que vous ne vous sentez pas bien… Alors, allez voir quelqu’un d’autre. Malheureusement, des gens qui ne comprennent pas, il y en a ! (Même chez les spécialistes). Le problème, ce n’est pas vous, c’est cette personne qui ne comprend pas. 

#3 - SE DÉFOCALISER DE LA RECHUTE EN ELLE-MÊME

Une autre chose, ce n’est pas se concentrer sur cette rechute en elle-même. Ce que je veux dire, c’est que si vous focalisez votre attention sur le fait que vous n’allez pas bien, sur tous les symptômes qui réapparaissent, sur le côté « j’ai rechuté, j’ai échoué », ça n’aidera pas votre cerveau à combattre. Je sais une fois de plus que c’est bien plus simple à dire qu’à faire. Mais concentrez plutôt votre attention et votre énergie à ce que vous pourriez faire pour vous sortir de cette rechute. Je vais donner des exemples plus concrets : 

#4 - COMPRENDRE LE POURQUOI

Essayez de vous poser, avec de quoi écrire, et demandez-vous « pourquoi, selon moi, j’ai rechuté ? ». Qu’est-ce qui a pu déclencher ça, comment vous vous sentez maintenant, qu’est-ce qui vous a manqué auparavant pour vous permettre de bien guérir.

#5 - COMPRENDRE LES BÉNÉFICES SECONDAIRES

Un autre exercice, s’il n’a pas été fait (et je pense que dans tous les cas il est intéressant de faire plusieurs fois) : c’est de comprendre les bénéfices secondaires de votre maladie. C’est un processus inconscient, j’ai fait un article complet dessus où je donne l’exercice concret à réaliser et des exemples (qui étaient mes bénéfices secondaires). Identifier les bénéfices secondaires c’est important, car ce sont eux qui représentent des barrières à la guérison. Ça peut vous permettre de comprendre la rechute.

#6 - PARLEZ-EN À VOS PROCHES

Je sais que souvent il y a la honte, la peur de décevoir, la peur de ne pas se sentir légitime. Et c’est pour ça que je vous invite à contacter des proches qui sont ouverts, qui peuvent vous comprendre, qui sont sensibles aux problématiques de santé mentale. Vous êtes pas obligé de le dire à tous, mais au moins une ou deux personnes. Et prenez un temps calme, où vous êtes seul avec, pour expliquer comment vous vous sentez. Je vous assure que la solitude est le meilleur allié du trouble alimentaire. Au plus vous ne parlez, au plus vous le rendez vulnérable, au plus vous passez au conscient ce qui subsiste dans votre inconscient. 

#7 - FAITES LA LISTE DES RAISONS DE GUÉRIR

Reprenez les raisons pour lesquelles vous vous battez, qui vous rappellent pourquoi une vie sans TCA est bien mieux qu’une vie avec (qui n’est d’ailleurs pas une vie, c’est de la survie). Et si vous n’avez pas fait cette liste avant, faites-la. Je vous rappelle que dans mon kit de guérison que vous recevez gratuitement en vous inscrivant à la newsletter, il y a une liste de 100 Raisons de guérir. 

#8 - JETER LA BALANCE

Et même tous les outils de tracking (les applications, la balance culinaire, la montre connectée…). Je sais que c’est difficile, mais au moins la balance pèse-personne : c’est un outil du trouble alimentaire, pas de ta guérison.

#9 - BIENVEILLANCE ET ACTIVITÉS SELF-CARE

Faites des activités qui vous font du bien, pour prendre soin de vous, et qui n’ont rien avoir avec votre corps, l’alimentation. C’est aussi ça la guérison : se reconstruire indépendamment de la maladie, dans des activités qui vous font du bien, et qui ne sont pas liées de près ou de loin au TCA.

#10 - UN ENVIRONNEMENT POSITIF

Implémentez un environnement positif pour votre guérison en mettant en place des petites actions qui vous font du bien. Et là je vous renvoie au 16 outils à mettre en place pour créer un climat favorable à la guérison. C’est des outils à porter de main. Je choisis de pas tout répéter parce que l’article est vraiment complet.

#11 - SE FIXER DES OBJECTIFS RÉALISABLES

Ne te met pas une pression de dingue à vouloir te sortir rapidement de cette rechute. Oui, évidemment, tu n’as pas envie d’y rester longtemps et c’est normal. Mais ne t’en demande pas trop, n’essai pas d’aller trop vite. Tu risques de bruler des étapes, de pas consolider la base. Si tu tentes de reconstruire un mur qui s’effondre sans t’assurer que les fondations sont solides, le mur risque probablement de s’effondrer à nouveau tôt ou tard.

7 choses à mettre en place pour éviter de rechuter

Évidemment, tu as envie d’éviter la rechute et c’est tout à fait normal. Déjà, sache vraiment que même si c’est fréquent, ce n’est pas systématique. Et je pense que faut pas se mettre une pression ou avoir une peur bleue de la rechute, parce que cela veut dire que tu vois vraiment la rechute comme quelque chose de péjoratif. Une rechute ne veut pas non plus dire que tu retombes bien plus bas. Ma rechute a été mince, sur une courte durée. Même si tu as déjà connu des rechutes auparavant, chaque rechute est différente, ça ne veut pas dire que tu vas avoir la même chose que al dernière fois.

Une rechute n’est pas fatale, elle peut être surmontée. 

Mais pour prévenir d’une rechute, tu peux :

#1 - IDENTIFIER TES DÉCLENCHEURS

 Les connaître pour mieux les éviter ou savoir comment réagir s’ils arrivent.

#2 - MAINTENIR UN CADRE ALIMENTAIRE

Garder un cadre, pendant longtemps, en termes de repas. Pour t’assurer que tu manges suffisamment, pour t’éviter d’avoir de la restriction qui s’installe.

#3 - LA RESTRICTION N'EST JAMAIS UNE OPTION

Garder en tête que la restriction et la compensation ne sera jamais une option. Dans les périodes où tu vas mal, tu as une petite croyance qui peut émerger, te disant que c’est en contrôlant, en te restreignant que tu iras mieux : mais non, ça c’est un leurre.

#4 - SE FAIRE ACCOMPAGNER SUR LE LONG-TERME

Garder un suivi avec un psy au moins, pendant longtemps, même quand tu vas mieux. J’ai toujours un suivi perso. Et j’ai des copines qui ont des psys sans avoir de TCA ni de gros sujets à travailler. Mais comme je disais, il faut abandonner l’idée qu’il faut aller mal pour aller voir un psy. 

#5 - S'ÉLOIGNER DES INFLUENCES NÉGATIVES

Je ne sais pas si vous connaissez cette image du panier de fruits où il y a un fruit pourri. Ceux qui l’entourent et le touchent finissent par pourrir. Éloignez-vous des relations toxiques, des personnes négatives. Faites aussi le tri dans vos réseaux sociaux. Tout ce qui est contenu qui vous trigger, désabonnez-vous. Le problème des réseaux sociaux, c’est aussi que parfois, on ne contrôle pas : les images sur le corps viennent à nous sans qu’on veuille les voir. Donc faites-vous de digital detox, au moins 1 jour par semaine sans se connecter. Je vous assure que ça fait un bien fou. 

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#6 - DÉVELOPPER DES NOUVEAUX CENTRES D’INTÉRÊT, EN DEHORS DU TCA

Je peux vous conseiller le bullet journal si vous voulez. Moi j’ai beaucoup utilisé cet outil, et j’en fais toujours aujourd’hui ! J’ai 3 vidéos YouTube sur ma chaîne où je vous présente le matériel à avoir, les idées de pages à faire, et des conseils pour en faire un outil positif pour vous.

#7 - TRAVAILLER SUR LES ASPECTS DE LA GUÉRISON (PHYSIQUE, PSYCHOLOGIQUE, COMPORTEMENTALE)

Et puis évidemment, travailler sur ces aspects de votre guérison qui doivent être consolidées : l’acceptation corporelle, la restructuration cérébrale, la déconstruction des croyances erronées, les causes psychologiques… Je vous accompagne sur tout ça dans mon programme ButterflyBody. Mais n’hésitez pas à vous orienter vers des thérapies concrètes, qui vous amènent à travailler sur ces sujets-là ! 

Surmonter ta peur de prendre du poids avec une approche englobant TOUS les aspects de la guérison

Dimensions…

  • Psychologique,
  • Restructuration cérébrale,
  • Physique,
  • Nutrition,
  • Acceptation corporelle,
  • Reconstruction de ton identité,
  • Anti-compensation…

...pour un chemin de guérison durable et consolidé.

Je vous ai partagé beaucoup de choses dans cet article ! J’espère que ça vous a aidé à mieux comprendre les rechutes, que ça vous a donné des conseils concrets. J’ai toujours plein de choses à dire, mais j’essaie de me limiter pour que ça ne dure pas trop longtemps.

Je voulais terminer cet article en vous parlant d’un autre point de vue dans la rechute. C’est que certains se convainquent qu’il faut rechuter fortement pour être légitime, et pouvoir se battre. En gros, c’est « il faut toucher le fond pour pouvoir remonter » (et il y a zéro jugement, car j’ai moi-même eu cette façon de penser quand j’étais malade).

Je vais vous lire un texte issu du recueil Des mots pour fleurir qui est mon dernier livre sorti en juin :

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Publié par Norainnoflower dans Conseils, Mieux connaître, 1 commentaire
Crise de boulimie : que faire le lendemain ?

Crise de boulimie : que faire le lendemain ?

Crise de boulimie : que faire le lendemain ?

J’ai connu des compulsions alimentaires de 2017 à 2021. Lorsque j’avais terminé ma crise de boulimie, je me détestais, je me dégoutais, je me sentais sale, je m’en voulais d’avoir autant mangé. J’avais la sensation de ne pas avoir de volonté et la première chose à laquelle je pensais, c’était “comment réparer cette crise ?”. Alors, je faisais des recherches sur internet, et “Crise de boulimie : que faire le lendemain ?” (qui est le titre de cet article), c’est typiquement ce que j’aurai pu taper à l’époque.

Bien souvent, je suis tombée sur des conseils qui, en réalité, ne m’aidaient pas tellement à atténuer la culpabilité. Et je lisais parfois des conseils qui allaient finalement empirer ma situation et déclencher une nouvelle crise quelques jours plus tard, si ce n’est pas le lendemain. 

Ayant connu de nombreux épisodes de compulsions alimentaires, et étant aujourd’hui définitivement sortie des TCA, j’ai eu envie d’écrire cet article pour donner mes conseils pour savoir comment réagir après une crise de boulimie.

Par rapport au terme “crise de boulimie”, je pense que c’est ce qui peut venir en tête assez rapidement. Me concernant, j’appelais ça dès le début “crise de boulimie” ou “d’hyperphagie” parce qu’il s’agissait d’une courte période où j’étais comme en pilote automatique et je mangeais beaucoup, rapidement, de la nourriture sucrée et souvent grasse. Mais avec le temps, j’ai compris que mes compulsions alimentaires étaient due à ma faim extrême, dû à la restriction que je m’imposais avec l’anorexie. Je ne peux pas vous dire exactement de quel type de compulsion il s’agit parce que je ne vous connais pas. Et c’est pourquoi le premier conseil que je vous dirai en amont, c’est d’avoir un avis médical par un professionnel SPÉCIALISÉ dans les TCA. C’est vraiment important qu’il connaisse bien, même extrêmement bien, les troubles alimentaires. Parce que le nombre de personnes que je connais qui ont en fait eu un mauvais diagnostic… Or, c’est très important de pouvoir identifier le type de compulsions alimentaires, car ça donnera beaucoup d’indications sur les causes. Si vous voulez en savoir plus sur la faim extrême, j’ai fait plusieurs contenus à ce sujet ici : 

Pareil, j’ai mis “lendemain de crise”, parce que souvent, moi, elles se produisaient le soir. Mais si ça s’est passé dans la journée, alors peut-être que tu te demandes juste “quoi faire après une crise”. Tu es sur le bon article 🙂 

Sinon, on va démarrer ! Peu importe le type de compulsion, ces conseils s’appliquent dans n’importe quel cas si tu as fait une crise, compulsion alimentaire (de boulimie, d’hyperphagie, de faim extrême…) : 

Sois bienveillant·e avec toi

Je sais que là, tu te trouves comme une mer*e, que tu te détestes, que tu as peut-être même envie de te faire du mal. Je sais que tu penses n’avoir aucune volonté, peut-être ton corps te dégoute. Et peut-être que tu te parles super mal. Mais stooooooop. Doucement, ne sois pas si dure avec toi-même.

Si tu as eu cette compulsion, c’est que ton corps et/ou ton mental sont en souffrance. Ne continue pas de l’assaillir d’insulte et de mauvaises intentions. La vérité, c’est que tu n’as rien fait de mal. Tu n’as commis aucun crime, aucun acte préjudiciable. 

Vraiment, accorde-toi bienveillance, de l’auto-compassion. Et ça, je t’assure que c’est très important. Ce n’est vraiment pas simple, je le sais. Mais te détester n’arrangera rien, au contraire. Essaie de penser à une personne qui compte beaucoup pour toi, que tu aimes beaucoup. Si cette personne venait te dire qu’elle avait fait une compulsion alimentaire, est-ce que tu lui dirais toutes ces choses que tu te dis à toi-même ? Traite-toi de la même façon que tu traiterais une personne que tu aimes. Vraiment, c’est important. Je ne te parle pas de te parler avec “amour” (parce que je peux comprendre que tu n’y arrives pas, surtout à ce moment-ci). Mais tu as besoin d’acceptation, au moins. Être dans l’autocritique, le rejet de toi-même ne te permet pas d’accepter ta crise. Tu ne peux rien faire d’autre qu’accepter. Parce que ta crise, elle est arrivée. Tu ne peux pas changer le passé. Le passé est passé, c’est terminé. Ce que tu as, c’est le présent, c’est maintenant. Et avec ces conseils, on va tout essayer pour que dans ton présent, tu apaises ton corps & ton mental pour que tu te sentes mieux dans ton futur.

2. Sport ou pas sport ?

Pas sport, vraiment ! Je sais que la plupart des sites mettent de pratiquer de l’activité physique. Mais le problème, c’est que ces sites ne prennent pas en compte les croyances erronées que tu as dans ta tête. Moi, je sais que tu vois l’activité physique comme un moyen de compenser tes repas précédents et/ou de te donner le droit de manger aux prochains repas. Or, vraiment, il ne faut rompre le lien sport-nourriture. Le sport, c’est un moyen de prendre soin de toi ; ce n’est pas un instrument pour te punir ou t’autoriser à manger. Si tu recours à une activité physique après ta crise avec, dans un coin de ta tête, un soulagement parce que tu auras “rattrapé un peu” ta prise alimentaire. Alors c’est vraiment le mauvais chemin à prendre. Tu peux mentir aux gens qui t’entourent, tu peux te mentir à toi-même, mais tu ne peux pas mentir à ton cerveau. Ton cerveau, il sait que tu fais cette activité physique pour compenser. Or, la compensation est une forme de restriction, et la restriction, c’est la cause n°1 des compulsions (bien souvent). Donc pratiquer du sport pour compenser une crise précédente, c’est le meilleur moyen d’en préparer une prochaine (sans s’en rendre compte évidemment). Mais je vous assure, je sais de quoi je parle, j’ai fait cette erreur plein de fois. Je le dis avec la plus grande bienveillance parce que je sais à quel point c’est difficile. Il n’y a aucun jugement dans ce que je dis là.

Par contre, ce que tu peux faire, c’est une petite balade pour t’apaiser. Je te conseille quand même d’attendre au moins 30 minutes – 1 heure après, parce que sinon, tu vas te sentir très ballonné·e et ça peut être douloureux. Mais je te parle là d’une balade pour te faire du bien. Donc, c’est-à-dire marcher à un pas de balade, pas de course ou de marche nordique. Et l’idée, c’est te balader pendant 30 minutes, dans la nature, avec de la musique ou un podcast si tu préfères, même accompagné. L’idée est vraiment de créer un moment de relaxation. Je sais que ce n’est pas du tout du tout simple ce que je conseille là. Et c’est complètement normal si durant cette balade la crise que tu viens d’avoir (ou que tu as fait la veille) te revient plusieurs fois en tête. Mais une petite balade bienveillante ne peut que te faire du bien. 

3. Non, ne bois pas une quantité d’eau après

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Alors ça aussi, je pense que c’est l’un des conseils que tu retrouveras le plus. Du coup, à chaque fois, je me forçais à boire beaucoup pour me “purifier”. Mais la réalité, c’est qu’une fois de plus, je ne prenais pas en compte les besoins de mon organisme, je me faisais même du mal. Je buvais une quantité d’eau, ce qui me faisait encore plus mal au ventre alors que j’étais déjà ballonnée. Donc ça ralentissait ma digestion et je me forçais une fois de plus à m’imposer quelque chose que mon corps ne voulait pas. Donc mon conseil, c’est bois de l’eau si t’as plus soif, mais sinon, non. Ne te force pas à boire plus que d’habitude. Du moins, ne t’impose pas des grandes quantités. La seule exception, c’est si tu as eu recours à des vomissements, des laxatifs, où là ton organisme est déshydraté, donc c’est important de bien boire. 

4. Oublie la balance

Pour certain, l’automatisme est de monter sur la balance le lendemain, pour voir “les dégats”. Aucune utilité, à part se faire du mal. Vraiment ! Parce que oui, il y a de forte chance que le chiffre soit supérieur à la dernière fois que tu es monté·e sur une balance. Mais c’est tout à fait normal. Les aliments que tu as mangés durant ta compulsion sont souvent riches en glucides. Or, les glucides ont des molécules “hydratées” avec de l’eau. Ces glucides sont donc stockés sous forme de glycogène dans vos muscles et votre foie. Lorsque le glycogène est stocké, 3 grammes d’eau sont stockés pour chaque gramme de glycogène. Donc 300 grammes de glucides = 900 grammes d’eau, donc c’est presque 1 kg en plus. Donc l’eau, ça va se résorber. Ça veut dire que c’est temporaire, c’est pas du “vrai poids”. Et deuxième raison qui explique la hausse de poids soudaine : toute cette nourriture prend plus de temps à être digérée, donc elle est présente physiquement dans ton bol intestinal. Ce qui fait que oui, ça pèse plus lourd sur la balance. Mais même chose, ça fait être digéré, c’est temporaire. Donc vraiment, se peser le lendemain n’a aucun intérêt. J’ai déjà souvent expliqué ce que je pense de la balance. Personnellement, je l’ai tout simplement supprimé de ma vie (alors je dis tout simplement, mais ça a été très dur de sauter le pas). Et personnellement, ça m’a été indispensable dans l’acceptation de mon corps, dans ma façon de le voir. Mais c’est un autre sujet 🙂 

5. Fuis les compensations

Que ce soit les vomissements, les laxatifs, le sport… vraiment, compenser est la pire idée. Je sais que là, ce n’est pas parce que je te dis ça que du coup, tu ne vas pas compenser. Je sais que la compensation c’est comme une addiction, c’est super difficile de s’en passer. J’étais personnellement addict à l’hyperactivité comme moyen de compensation. 

Mais évidemment, je me dois quand même de te le dire. Que ce soit n’importe quel moyen de compensation, les conséquences sont graves sur l’organisme. Et si jamais tu n’y as jamais recouru et que tu as envie d’y recourir, vraiment, je t’assure, ne commence pas. 

Pour ce point-là, il faudrait en parler des heures et des heures. C’est un énorme travail que de se détacher des compensations, ça demande de comprendre les causes de ton mal-être, de travailler sur toutes tes croyances erronées, de travailler sur tant d’aspect… d’où, une fois de plus, l’importance d’avoir un accompagnement.

6. Repose-toi, créé toi un moment cocooning

L’une des manières de lutter contre la compensation et toutes les ruminations après ta crise de boulimie, c’est de te créer des distractions cocooning. Clairement, c’est pas simple. Et évidemment que toutes ces pensées vont te revenir comme un boomerang dans la tête. Mais c’est quand même une action qui va t’aider, qui va indiquer et entraîner ton cerveau à focaliser son attention sur autre chose.

Si ça t’est arrivé le soir, pose-toi dans ton lit : lis un livre, regarde une série, écoute de la musique qui te fait du bien, et dors. Oui, tu as le droit de rester dans ton lit, posé, de dormir alors que tu viens d’avoir une compulsion. Non, tu ne dois pas te punir, souffrir, te faire payer cette crise. Encore une fois, ne sois pas si dure avec toi-même. Tu as besoin de compassion, de bienveillance, pas de critique et de jugement. 

Si c’est en journée, tu as plus de possibilité sur les activités à faire, tu peux sortir pour n’importe quelle activité qui pourra te changer les idées. C’est contrintuitif, tu n’as absolument pas envie de faire ça, je sais. Mais c’est pourtant ça qui t’aidera le plus, bien plus que de te critiquer. 

Et j’en profite ici aussi pour te conseiller de te mettre dans des vêtements confortables. Mets des vêtements qui ne te collent pas à la peau (pas des leggings trop serrés ou des jeans slims). Ton corps a besoin d’être cocooné, aidé dans la digestion. Tu te sens mal dans ta peau… donc autant l’envelopper dans des vêtements doux, confortables.

Mais en tout cas, repose-toi. Il est fort probable que tu te sentes d’ailleurs d’un coup très fatigué. Parce que émotionnellement, c’est beaucoup d’émotions. Et physiquement, ton système digestif doit digérer et ça lui demande beaucoup d’énergie. Mais non, tu ne deviens pas paresseux-se. Accorde-toi le droit de te reposer, ton organisme en as besoin. Est-ce que tu dirais à cette personne que tu aimes qu’elle est paresseuse parce qu’elle se repose après une crise alimentaire, qui est une épreuve très difficile ? 

 

Par contre…

7. Évite les réseaux sociaux

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Parfois, pour essayer de “s’anesthésier” le cerveau et ne plus penser à rien, on est tenté de courir sur les réseaux sociaux. Pour moi, ce n’est pas la bonne idée. Il a été prouvé que les courtes vidéos, les shorts, les tiktok ont des mauvais impacts sur le cerveau (si vous ne l’avez pas vu je vous conseille cette vidéo de Simon qui explique très bien :   ). Alors, je ne vais pas mentir. Moi aussi j’en regarde. Mais avec modération. Et même si c’est tentant, dans les moments où tu vas mal, les réseaux sociaux c’est pas l’endroit qui va te remonter le moral. Tu peux ressentir une oppression face à la quantité de posts, de vidéos. Tu peux être confronté à des posts sur la nourriture, sur des photos de physique qui te font te sentir encore plus mal. Ton cerveau a besoin d’être nourri avec des ondes positives, pas enfermé dans un petit écran. Personnellement, j’ai remarqué que les fois où je me coupe totalement des réseaux sociaux (ne serait-ce qu’une journée), ça me fait beaucoup de bien au moral. Mais c’est mon point de vue, peut-être que toi, tu l’utilises pour quelque chose de spécifique qui te fait du bien 🙂

8. Ne reste pas seul·e

Je sais que t’as envie de t’isoler, parce que tu as honte, que tu ressens une culpabilité énorme. Tu as peur du regard des autres, du jugement des autres, de l’incompréhension des autres. Et je comprends, ce n’est pas facile de trouver quelqu’un qui comprenne les compulsions alimentaires. Je conseille toujours de trouver au moins une ou deux personnes à qui tu peux parler de ces problèmes-là, qui sont plus ouverts sur ces questions de santé mentale. Et du coup, en post-crise, c’est important de leur parler : au téléphone, mais aussi pourquoi pas les voir. A chaque fois, avant d’y aller, je n’avais pas du tout envie d’y aller. Et après, finalement, ça m’avait trop du bien. Parce que ça te change les idées quand même, ou ça t’apporte un nouvel œil sur la question, ou souvent, ces personnes qui sont tes amis ou même tes thérapeutes, t’apportent de la bienveillance et de la compassion. Et comme je te disais, c’est ce dont tu as besoin. 

9. Ne te lance pas dans des réflexions sur la nourriture

Je sais aussi qu’après une compulsion, les ruminations fusent par millier dans ta tête. Et c’est souvent dans ces moments-là qu’on se met à procéder à des recherches sur internet. Du genre “quels types d’aliments manger après une crise ?” → La vraie réponse : mange normalement, de tout, sans exclure certains aliments. Ça aussi, c’est l’une des causes n°1 des compulsions. Après je sais que ce n’est pas aussi simple, et je sais que si tu soufres d’un trouble alimentaire restrictif, c’est vraiment très difficile pour toi de réintégrer des aliments qui te font peur. Mais le travail se trouve donc sur ces aliments qui te font peur, pas sur les aliments que tu dois manger après une crise. Le seul aliment que je peux conseiller c’est la banane, notamment si tu as recours au vomissement. La banane est forte en potassium et lorsque tu te fais vomir, tu as une chute du potassium, ce qui peut être très dangereux pour ton cœur. 

Peut-être que tu fais plein de recherche sur le nouveau régime que tu pourrais essayer dès demain pour compenser. Mais même chose, c’est retourner dans la restriction et tant que tu es bloquée dans ce cercle vicieux de restriction-compulsion, tu ne régleras rien. 

Et enfin, peut-être que tu tentes de calculer toutes les calories que tu as potentiellement ingérées durant ta prise alimentaire. (Je fais mes suppositions sur les comportements que j’avais). Même chose, ça ne sert à rien. Ta compulsion est terminée, passée. Tu veux calculer pour savoir le nombre de calories à compenser ? Mais c’est vraiment le mauvais chemin. Ce chemin-là, c’est celui qui t’amène à une autre compulsion pour sûr. Je te jure, je le sais parce que j’ai emprunté ce chemin-là et centaine de fois, et ça s’est toujours terminé par une autre compulsion (le lendemain ou dans les jours à venir).

Encore une fois, je dis tout ça avec énormément de bienveillance parce que je sais que dans les faits, tu as la sensation que faire tout ça te rassure et que tu n’as aucun autre choix que de compenser. Mais je me dois de te dire que c’est le chemin opposé à celui que tu dois prendre. Ce n’est pas du tout simple et tu ne parviendras pas à t’en libérer en une fois, mais tu vas y arriver. 

10. Et tes repas d’après ?

Sûrement que ta voix critique intérieur te dit de sauter le repas suivant, ou de te restreindre sur le ou les repas suivants. Mais une fois de plus, cela ne fera qu’indiquer à ton cerveau qu’il est dans la restriction, et donc que la prochaine fois qu’il sera face à de la nourriture qu’il lui fait envie, il en fera le stock en te faisant compulser avant la prochaine restriction. La restriction, je vois ça comme la pression qui augmente dans une cocotte minute. Et au bout d’un moment, elle finit par exploser sous la pression, ce qui donne naissance à la compulsion.

Donc vraiment, continue de t’alimenter, ne supprime pas tes collations si tu en prenais déjà, voire, ajoute des collations, car c’est peut-être aussi parce que tu as faim ou que tu t’interdis des plaisirs que tu finis par compulser.

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11. Fais des exercices de relaxation

Pratique des exercices de relaxation, pour gérer toutes les idées que tu as dans ta tête, toute l’anxiété générée par ta crise. Dans mon livre sur l’anxiété liée aux troubles alimentaires, je te propose 26 exercices pour gérer ton anxiété, basé sur 42 techniques différentes. Donc tu peux choisir la technique qui te correspond le mieux, qui est le plus efficace pour toi.

Le but est de calmer toutes les questions, les doutes que tu as dans ta tête. Et l’idéal est aussi de revenir sur l’instant présent, en recourant à un exercice de pleine conscience. Ça peut paraitre barbant dit comme ça. Mais vraiment, ça peut aider. Si tu veux, déjà, dans mon kit de guérison que tu reçois en t’inscrivant à la newsletter, je partage des techniques de détente. 

12. Recourir au journaling

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Comment j’ai pu oublier d’en parler en premier ? haha

Le journaling, c’est tout simplement le fait d’écrire ton ressenti. Parfois, juste après, tu n’as juste pas envie d’écrire et t’es tellement enseveli sous toutes ces émotions négatives, qu’en effet, ce n’est pas forcément le meilleur moment pour écrire, tu n’as pas la prise de recul nécessaire.

Mais le lendemain ou quelques heures après, tu peux écrire sur un journal ou juste une feuille de papier.

Le but, c’est d’écrire ce qu’il s’est passé mais sous un angle d’analyse. Je m’explique : en gros tu essaies de comprendre les déclencheurs : 

  • Est-ce que tu t’es restreint en amont ?
  • Est-ce que depuis plusieurs jours, semaine, mois… tu te restreins, tu t’interdis des choses… et même restriction mentale ! C’est-à-dire, peut-être que tu manges mais que dans ta tête tu te dis “c’est pas bien”, “il ne faut pas que je mange ça”, “ces aliments sont mauvais”, etc. 
  • Est-ce que dans ta journée ou récemment, tu as eu une contrariété ?

Ensuite, c’est d’expliquer comment ça s’est passé, quelles pensées et croyances erronées tu as eu (envers toi ou envers la nourriture, ou quoi que ce soit d’autres). 

Le but d’écrire, c’est d’identifier tout le côté émotionnel et essayer de comprendre les mécanismes qui se sont passés dans ta tête avant et au moment de la compulsion. C’est vraiment important pour pouvoir avancer dans ton chemin de guérison et te sortir du cercle vicieux des compulsions.

Ce n’est pas un travail simple à aborder, donc tu peux aussi t’accompagner d’un médecin spécialisé.

Et d’ailleurs, pour le côté émotionnel, ne bloque pas ce que tu ressens, ne minimise pas non plus. C’est normal que tu pleures, que tu aies peur, que tu sois affolé, que tu te sentes très mal. Je me souviens que moi après une compulsion alimentaire, j’étais dans tous mes états. Et les autres ne comprenaient pas autour de moi. Mais moi je te comprends. Et je sais à quel point c’est dur à accepter psychologiquement et même physiquement. Donc c’est normal que tu sois mal parce que tu es dans une grande souffrance et c’est une grande épreuve que tu traverses là, donc c’est normal. T’es légitime à ressentir tout ça.

13. Entamer une thérapie, un travail profond, sur le long terme

Ta crise s’est passée à l’instant T, sur une courte durée finalement (quelques minutes, quelques heures tout au plus). Et peut-être que dès que tu te sentiras mieux, tu préféreras ne plus y penser et basta. Mais si ça se répète plusieurs fois, rien que 2 fois c’est plusieurs fois, je te conseille vraiment de faire un travail profond.

 

La cause des crises de boulimie est différente selon chaque personne. Je donne quelques causes possibles : 

  • La restriction (le fait de se restreindre, même si toi, tu penses manger assez)
  • Les règles alimentaires (le manque de flexibilité dans l’alimentation, le fait de catégoriser les aliments comme “bon” ou “mauvais”, s’imposer de manger à telle heure, s’interdire des catégories d’aliments, tu planifies tous tes prises alimentaires, tu refuses des sorties sociales pour éviter des repas à l’extérieur, etc.)
  • La rigidité, le contrôle et le perfectionnisme imposé dans d’autres aspects de ta vie (et donc potentiellement, le fait de n’avoir aucune source de plaisir, autre qu’alimentaire)
  • Le fait de recourir à des activités de sport intense sans adapter sa ration alimentaire (l’organisme en manque d’énergie finit par compulser)
  • Le fait de traverser une période compliquée, d’être bloqué dans une relation toxique, d’être harcelé au travail, etc. (la nourriture devient alors une échappatoire)
  • Le fait d’avoir un traumatisme non résolu (la nourriture devient alors une façon de te dissocier, de te faire du mal)

Tu vois, il existe vraiment plein de raisons possibles, et je précise que ces raisons peuvent être cachées dans ton inconscient. 

Donc c’est vraiment important de faire un gros travail sur soi, ça prend du temps mais c’est nécessaire.

Et c’est aussi important de faire un gros travail d’acceptation corporel, de remise en question des standard de beauté. Et un gros travail sur les croyances erronées concernant la nutrition. Alors, ça peut paraitre barbant aussi comme travail à faire mais je vous jure que c’est essentiel. Personnellement, c’est depuis que j’ai fait ce travail (qui se fait en continu, sur plusieurs années honnêtement, petit à petit), que je n’ai plus jamais eu de compulsion. Pourquoi car depuis je ne suis plus aussi dur sur mon physique envers moi-même et je ne me restreins plus jamais, même mentalement. Vraiment ça prend du temps, rien de magique. Mais c’est un travail essentiel.

Dans le programme Butterflybody, le module 2 fait 3h30 et dedans il y a 26 exercices (c’est le module où y’a le plus d’exercice) où le but c’est justement de vous aider à identifier les racines profondes de ta relation conflictuelle avec ton image corporelle, apprendre à te détacher de ton influence familiale, des croyances erronées de la culture du régime, et beaucoup d’exercices pour travailler sur l’acceptation corporelle. Et dans le module 3, on travaille tout ce qui est alimentaire, les croyances erronées sur la nutrition, affronter ses peurs alimentaires, et se détacher de la compensation. C’est un travail qui nécessite vraiment du concret, donc c’est pour ça que je vous recommande de passer aussi par des thérapies concrètes comme la TCC (thérapie cognitivo-comportementale). Si vous voulez en savoir plus sur le programme, je mets le lien en description. 

Surmonter ta peur de prendre du poids avec une approche englobant TOUS les aspects de la guérison

Dimensions…

  • Psychologique,
  • Restructuration cérébrale,
  • Physique,
  • Nutrition,
  • Acceptation corporelle,
  • Reconstruction de ton identité,
  • Anti-compensation…

...pour un chemin de guérison durable et consolidé.

14. Ne pas oublier que tu n’es pas seul

Vraiment, tu n’es pas seul. Des milliers de personnes connaissent des compulsions alimentaires dans leur vie, et beaucoup s’en sont sorti. On le voit d’ailleurs sur les réseaux sociaux, il y en a de plus en plus qui témoignent de leur passé avec les compulsions. Moi-même j’en ai eu, et je te le dis ,c’est possible de ne plus en connaître dans sa vie. Et oui, franchement, ça change la vie de ne plus en avoir. Ce n’est pas magique, c’est un long travail, douloureux, et pas du tout linéaire (j’ai eu des périodes où c’était revenu, notamment parce que je n’avais pas fini d’avancer sur certaines problématiques, comme l’acceptation corporelle par exemple). Mais vraiment, c’est possible d’en sortir, donc ne perd pas espoir.

15. Ne vois pas les compulsions comme quelque chose de négatif

Je sais que là, maintenant, c’est peut-être impossible pour toi de te dire que c’est positif. Moi au moment-même, je trouvais que les compulsions étaient la pire chose qui me soit arrivée dans mon histoire avec les troubles du comportement alimentaire. Mais en fait, les compulsions, c’est un signe de ton corps qui s’exprime, qui t’alerte que quelque chose ne va pas. 

Et il m’a fallu énormément de temps, beaucoup de recul, et d’en être presque sorti pour dire que les compulsions alimentaires que j’ai connu m’ont aidé dans ma vie. Cela m’a permis de travailler sur des choses dont je n’aurais travaillé si je les avais pas eu. Et sans ce travail, je ne serais pas aussi sereine avec mon corps et la nourriture aujourd’hui. Attention, ça ne veut pas dire que j’aime mon corps. J’ai toujours du mal avec certaines parties, mais plus jamais ça n’impacte ma façon de m’alimenter parce que je m’accepte physiquement (nuance avec le fait de l’aimer).

Et aujourd’hui, je dis même que les compulsions étaient des pulsions de vie de mon corps qui m’ont permis de sortir de l’anorexie.

Oui, je sais, c’est difficile de voir ça positivement, surtout que peut-être que tu prends du poids via tes compulsions. J’en ai pris du poids et c’était horriblement difficile à accepter. J’avais même des compulsions alors que j’avais repris tout mon poids, et que je n’étais clairement pas en sous-poids. Donc je sais, vraiment, à quel point c’est difficile.

D’ailleurs, je parle énormément de tout ça dans mon programme sur la faim extrême. Programme qui concerne les personnes qui sont dans un trouble alimentaire restrictif, je le précise. Mais si vous vous posez des questions sur ce programme que j’ai d’ailleurs appelé pulsion de vie, n’hésitez pas à m’envoyer un DM sur Insta ou un mail. 

Je termine en te disant : ne te dis pas qu’à cause de cette compulsion tu as foutu en l’air ta journée, ta semaine, ton weekend. Je sais que tous les conseils que je t’ai donnés là ne sont pas simples à appliquer dans l’immédiat. Et d’ailleurs, la plupart du temps, j’appliquais l’inverse de ces conseils-là. Mais c’est justement parce que je les ai faits et que je sais que ça ne mène à rien que je vous dis tout ça ici. 

Ne te dis pas non plus “demain, je me reprends en main” ou “c’était la dernière crise”. Parce que ça aussi, le cerveau comprend cela comme de la restriction. D’ailleurs, un jour, ça faisait des mois que je connaissais des compulsions, je n’avais pas une semaine sans compulsion (et souvent, c’était 2-3 dans la semaine). Et là, je me suis dit “bah ok, je lâche prise, si mon corps veut faire des compulsions, qu’il les fasse. Dans tous les cas, soit j’essaie de contrôler mon alimentation et ça fini toujours pas une compulsion. Soit, je laisse faire la compulsion… Dans les deux cas, ça finit par une compulsion”. Alors, j’avais fait déjà un gros travail dans ma tête en amont, mais à ce moment-là j’ai eu quand même un gros changement. J’ai commencé à avoir beaucoup moins de compulsions car mon cerveau savait que je n’étais plus dans l’optique de le restreindre, et j’étais ok d’avoir des compulsions. Dans la pratique, c’était quand même très difficile ! Mais le fait d’accepter mes compulsions et d’être même prête à me dire que j’en connaîtrais finalement d’autres ne m’a pas conduit à en avoir à répétition par la suite, mais m’a plutôt conduit à en avoir de moins en moins. 

Je te souhaite en tout cas plein de force, d’énergie positive pour cette épreuve que sont les compulsions. Je sais que c’est très difficile, j’ai eu des périodes où j’en pleurais tous les jours et je dirais même que c‘était la pire période de tous mes troubles du comportement alimentaire.. 

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Publié par Norainnoflower dans Conseils, 5 commentaires
Boulimie sans vomir : c’est quand même de la boulimie ?

Boulimie sans vomir : c’est quand même de la boulimie ?

Boulimie sans vomir : c’est quand même de la boulimie ?

Je fais cet article en réponse à une question que l’on m’a déjà posé plusieurs fois. La boulimie sans vomir, est-ce que c’est possible ? Je pense qu’il y a tellement d’idées reçues sur les troubles alimentaires que même lorsqu’on souffre soi-même de TCA, on en est victime. Je dois dire que moi-même, lorsque j’étais malade, la boulimie sans vomissement ne me semblait pas possible. Je pense d’ailleurs que si cette question se pose, c’est parce que les termes “boulimie vomitive” sont très souvent associés.

Je vais donc répondre à cette question dans cet article ! Toutefois, je fais cet article pour donner des pistes de réponse. Mais vraiment, c’est important d’avoir l’avis d’un professionnel qui est spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire. 

Boulimie avec vomissement v/s boulimie sans vomissement

Il existe deux types de boulimie : la boulimie avec purge et la boulimie sans.

Les symptômes communs :

Les deux présentent de nombreux symptômes en commun. 

Les personnes boulimiques, qu’elles recourent ou non aux vomissements, présentent souvent plusieurs des symptômes suivants : 

  • Problème d’image corporelle (dysmorphophobie, se sent mal dans sa peau, ressent peut-être même un dégoût envers lui)
  • Obsession pour la perte de poids et le contrôle du corps
  • Relation à la nourriture compliquée (vision dichotomique des aliments : soit ils sont “bons” ou “mauvais”, beaucoup de règles alimentaires, alimentation désordonée…)
  • Anxiété, perfectionnisme
  • Faible estime de soi voire haine envers soi-même

La crise de boulimie est également la même, peu importe s’il s’agit d’une boulimie vomitive ou non.

La crise présente donc souvent les caractéristiques suivantes : 

  • Manger une grande quantité de nourriture, sur un laps de temps court, et ce même si la personne n’a plus faim (ou du moins n’a plus la sensation d’avoir faim, que son ventre est ballonné) 
  • Sentiment d’une perte de contrôle sur la nourriture consommée et sa quantité
  • La personne a parfois la sensation de ne pas être vraiment consciente de ce qu’elle fait durant la crise
  • Elle peut se diriger vers des aliments encore même surgelés 
  • La crise se fait seule, à l’abri des regards, par honte de son comportement 
  • S’ensuit une grande culpabilité qui génèrera alors des comportements compensatoires

Les différences

La différence notable se fait sur les compensations qui sont faites, le type et la façon. 

Dans le cadre de la boulimie avec purge, le patient va recourir aux vomissements et/ou prise de laxatifs. Une fois que la crise de boulimie est terminée, les personnes boulimiques ressentent un besoin compulsif urgent de recourir à ces pratiques. Sensuivra un sentiment de soulagement une fois qu’elle aura répondu à ces pulsions. 

Dans ce cas-ci, tout comme les crises en elles-mêmes, les comportements de compensation se font en privé, à l’abri des regards et potentiels jugements.

Dans le cadre d’une boulimie sans recours à la purge, il y a tout de même des comportements compensatoires, mais qui prennent une forme différente. Il s’agit d’ailleurs de compensation que l’on retrouve également dans l’anorexie mentale. 

La personne boulimique peut recourir à l’hyperactivité, la restriction sur les repas suivants la crise, voire le jeûne total sur un ou plusieurs repas. Elle peut également recourir à la prise de pilule amaigrissante ou des diurétiques stimulants. La différence dans ces moyens de compensations, c’est que même si le patient ressent également un besoin compulsif de le faire, il y a moins cette notion d’urgence. La compensation se fera souvent dans la journée, mais pas forcément dans l’heure, contrairement aux vomissements ou laxatifs. De même, ces comportements de compensation peuvent se faire en public : la compensation physique ou la restriction ne sont pas forcément visibles. 

Donc non, les vomissements ne sont pas systématiques dans la boulimie ; et on peut souffrir de boulimie sans se faire vomir. Ce n’est pas un critère nécessaire pour un diagnostic. 

Boulimie sans purge v/s l’hyperphagie

Du coup, on peut se poser la question de la différence entre l’hyperphagie et la boulimie sans purge. Et en effet, les frontières sont très minces. D’ailleurs, globalement, entre les différents types de troubles du comportement alimentaire, beaucoup de symptômes se retrouvent en commun et quelques petits points les distinguent. D’ailleurs, les termes “hyperphagie boulimie”, “boulimie hyperphagie” ou “hyperphagie boulimique” sont couramment employés ensemble. C’est dire à quels points les deux pathologies sont proches.

Les symptômes communs :

L’hyperphagie présente les mêmes signes que la boulimie non vomitive, à quelques distinctions près, que je développerais après.

Les conséquences sur la santé sont les mêmes : 

  • Les conséquences psychologiques : l’anxiété, la faible estime de soi, le sentiment de honte, de dégout de soi, l’isolement social
  • Les conséquences sur l’organisme : brûlure d’estomac, indigestion, fatigue, déshydratation, dommages à l’œsophage…

Les différences :

Les symptômes communs sont ceux que j’ai listés au-dessus. Mais il faut enlever les points suivants : 

  • Problème d’image corporelle : il aurait été remarqué que les patients souffrant d’hyperphagie présente moins de problème d’image corporelle qu’une personne boulimique. Certes, une personne hyperphage ne se sent pas particulièrement bien non plus dans sa peau. Mais l’obsession autour du poids et du contrôle du corps semble moins intense.
  • Le déclencheur de la crise d’hyperphagie : Même si dans les deux cas, le manque de nourriture, la restriction (qu’elle soit concrète ou simplement mentale, comme le fait de catégoriser un aliment comme mauvais et se l’autoriser qu’en petite quantité ou une fois de temps en temps) amène à la naissance des épisodes de crise.

Mais il aurait été noté que chez les patients hyperphagiques, le déclencheur est d’autant plus émotionnel. La crise viendrait en moyen de combler un vide émotionnel intérieur, ou pour réguler des émotions qui ne sont pas gérées. 

Là-dessus, je trouve que ça reste flou, car ayant souffert de faim extrême, même si elle était là en conséquence de la restriction, j’avais la sensation que parfois, c’était également émotionnel.

Peut-on souffrir de boulimie ET d’anorexie ?

Même chose, les termes “anorexie boulimie” sont très souvent liés. Et l’on entend souvent “il n’y a qu’un pas entre les deux”, phrase qui personnellement me terrifiait lorsque je souffrais d’anorexie. J’avais très peur de “tomber dans l’autre extrême”.

Il faut savoir que l’on parle de boulimie lorsque les crises que j’ai décrites dans la section 1 se répète souvent, et qu’elles sont présentes depuis plus de trois mois. Donc, une compulsion de temps à autre ne serait pas de la boulimie.

Je précise également qu’il est courant d’avoir la sensation de faire une crise alors qu’en réalité, ton corps te demande simplement plus que ce que tu avais prévu. Parce que ce que tu avais prévu (ou ce que ton tca t’a autorisé) est bien en deçà de ce que ton corps a besoin. Si ton corps est restreint, c’est normal qu’il te réclame plus. Car il a des besoins vitaux pour vivre. Tu es comme carencé⸱e en énergie, et ton corps doit avoir suffisamment d’énergie pour contrebalancer la carence. Le trouble alimentaire trouve le moindre petit aliment mangé en plus par rapport à ce qu’il t’avait autorisé pour te faire culpabiliser et t’inciter à te restreindre. Donc parfois, tu n’as pas compulsé, tu as juste répondu aux besoins de ton organisme.

Pour autant, les épisodes de crise existent dans le cadre de l’anorexie, et c’est pour cela que l’on parle souvent d’”anorexie à tendance boulimique” ou “d’anorexie boulimie”. 

De mon expérience, je pense que la faim extrême est très courante dans la guérison de l’anorexie, mais que c’est un terme employé dans le monde médical et qu’à la place, on parle vite de boulimie.

Et donc la faim extrême dans tout ça ?

J’avais donc quand même envie de parler de la faim extrême dans cet article ! Que l’on te parle de “faim extrême” ou de “boulimie” dans le cadre de l’anorexie, ça importe peu. C’est juste un terme, en réalité.

Je sais que le terme “boulimie” a tendance à faire peur lorsqu’on souffre d’un trouble restrictif comme l’anorexie. Parce qu’on a la sensation de tomber dans l’autre extrême. Je me souviens que lorsque j’étais malade, je répétais “je préfère contrôler et souffrir d’anorexie, que perdre le contrôle et souffrir de boulimie”. Mais je t’assure que dans aucun des cas tu contrôles la situation. Si tu contrôlais, tu saurais arrêter ta maladie du jour au lendemain. Or, tu ne le peux pas. Cette sensation de contrôle c’est un leurre de la maladie justement.

La boulimie est souvent diabolisée, mais pour autant, ça reste un trouble alimentaire qui se soigne, pour lesquels il existe un traitement possible, au même titre que l’anorexie.

J’ai connu de nombreux épisodes de compulsions alimentaires dans mes 6 années de TCA. Et sur certains papiers des médecins, c’était noté “anorexie à tendance boulimique”. Pour autant, je ne me suis jamais considérée comme une “boulimique à part entière”. Je veux dire que pour moi, je ne souffrais pas de boulimie. Ces crises de boulimie étaient le résultat de mon anorexie, et j’aurai appris plus tard dans ma guérison que ça avait un nom ; la faim extrême. 

En faim extrême, tu vas surtout te diriger vers des aliments que tu t’interdis, donc pour ma part, c’était beaucoup de sucre. Dans le cadre de la boulimie, tu peux manger “ce qui te passe par la main, voire même du surgelé”. Le surgelé est moins fréquent dans le cadre de la faim extrême. 

En faim extrême, tu vas souvent faire des compulsions seules, par honte du regard de l’autre. Mais ça peut aussi arriver que tu le fasses en présence d’autres personnes, en compulsant par exemple sur des desserts lors d’un repas en famille. La boulimie, il y a plus cette notion de solitude.

Il y a énormément de choses à dire sur la faim extrême, et j’ai déjà fait beaucoup d’articles dessus si tu veux : Ici, je te parle de mon histoire avec la faim extrême. Sur mon instagram @norain.noflower, dans les guides (3ᵉ onglet du profil), tu as toutes les publications sur ce sujet. Et j’ai même un programme complet sur le sujet, qui s’appelle Pulsion de vie.

Ils peuvent être dus à plusieurs facteurs. Par exemple, le fait d’avoir faim peut réveiller en plein milieu de la nuit. Ensuite, souvent, des problèmes d’endormissements ou une qualité de sommeil médiocre sont dus à toute l’anxiété. Parfois, le corps se réveille parce qu’il est en mode “survie”, et il est plongé dans un état de stress, donc il maintient éveillé pour ne pas “mourir”. 

Ce que je pense de tout ça

Les termes “anorexie boulimie” “boulimie hyperphagique” “faim extrême” “boulimie vomitive”… Sont surtout des termes justement. Et tu vois qu’entre tous, les limites restent flou. Encore une fois, je ne suis pas médecin, et donc je n’ai pas la vérité absolue. Vraiment pas ! Chacun expérimente le trouble alimentaire à sa façon et c’est pour ça que c’est super important de demander de l’aide, pour avoir comme un diagnostic sur-mesure, un suivi personnalisé pour répondre à TES problématiques et spécificités de ton TCA.

Tu n’as pas besoin d’avoir un mot précis pour caractériser ton trouble alimentaire, tu n’a pas besoin de rentrer dans une case pour pouvoir demander de l’aide. 

Je serais curieuse de savoir si cet article t’a aidé ? Et selon TON expérience, qu’est-ce que tu rajouterais toi ? 🙂

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anorexie : les causes possibles

anorexie : les causes possibles

anorexie : les causes possibles

3.1 Obésité infantile

Aujourd’hui, je vais vous parler des causes des troubles alimentaires, voire des causes de l’anorexie, car une fois de plus, c’est ce dont j’ai souffert. Et c’est aussi le TCA sur lequel on retrouve le plus de littérature médicale. À noter quand même que dans la plupart des revues, que j’ai lues pour me documenter pour compléter mes connaissances, elles signalaient que les causes étaient les mêmes pour les autres troubles alimentaires comme la boulimie ou l’hyperphagie. Dans tous les cas, il s’agit de causes possibles, c’est surtout fait sur des hypothèses, car les troubles alimentaires sont des maladies complexes dont on ne parvient pas à trouver les explications exactes. D’ailleurs, il existe différentes causes de l’anorexie, la boulimie… C’est souvent multifactoriel, et vous pourrez voir que certains éléments sont liés entre eux. Donc c’est presque certain que vous allez vous retrouver dans plusieurs points que je vais présenter. Au-delà du terme « cause », je pense qu’on peut presque surtout parler de facteur de risque. Dans le sens où ce n’est pas parce que quelqu’un a eu les éléments que je vais citer dans sa vie qu’elle va forcément souffrir de cette maladie mentale. 

Et enfin, avant de rentrer dans le cœur du sujet, je voulais aussi dire que les causes des troubles alimentaires dépendent de chacun. C’est pour ça que je dis aussi qu’il y a autant de types de trouble alimentaire que de patients qui en souffrent parce que chacun à son histoire unique. Donc même si l’on a des similitudes, vous n’aurez jamais exactement les mêmes causes qu’une autre personne. 

Il existe donc énormément de causes possibles à l’anorexie, la boulimie… ! Et je ne vais certainement pas pouvoir tout citer, donc c’est vraiment non exhaustif. Justement, pour essayer de structurer un peu, je vais vous parler de causes / facteurs internes et externes. Les facteurs internes, ce sont les facteurs « en vous », donc liés à votre corps, votre organisme, votre fonctionnement, votre cerveau. Mais attention, ça ne veut pas dire que c’est votre faute, que vous êtes responsables de ces causes. Ensuite, on aura les facteurs externes qui proviennent de votre environnement. Mais on verra que ces facteurs-là peuvent engendrer des facteurs internes, en modifiant vos traits de caractère par exemple, etc.

Les causes internes des troubles alimentaires

#1 - LA GÉNÉTIQUE

La première cause possible, c’est une question qu’on a pu souvent me poser : est-ce que les troubles alimentaires sont génétiques ? Donc la première source possible, c’est la génétique. 

Il y a de nombreuses études qui se sont penchées sur le lien entre la génétique et le développement de TCA. Beaucoup démontrent en effet une corrélation significative entre les deux. On ne sait pas quels sont les gènes exacts qui sont impliqués dans le développement de l’anorexie ou de la boulimie. Mais apparemment, s’il y a des antécédents de troubles alimentaires dans la famille, ça augmente fortement la probabilité d’en développer un. Certaines études indiquent que 30% des personnes souffrant de TCA ont une influence génétique, d’autres études tablent autour de 80%. Donc c’est assez vaste, mais ça semblerait en tout cas être un gros élément à prendre en compte. Ce pourcentage augmenterait s’il s’agit d’un parent proche ou d’un frère, d’une sœur. Et en quoi ça représente une cause possible aussi ? Parce que les enfants font du mimétisme et donc en voyant par exemple un parent avoir des comportements de trouble alimentaire, il va reproduire.

Mais il n’y a pas que des antécédents de troubles des conduites alimentaires qui comptent. D’autres études ont montré que des antécédents familiaux de toxicomanie, de dépression peuvent également augmenter le risque de développer cette maladie mentale.

Ce facteur fait parfois beaucoup parler, parce que certaines personnes associent automatiquement la génétique au lien à la mère en culpabilisant du coup la mère, c’est-à-dire en la prenant pour cause. Parce que la mère est la première personne qui nourrit le bébé, qui a la possibilité d’allaiter. Mais ça, c’est dur, je trouve, car la mère est souvent culpabilisée pour quoi que ce soit en lien avec son enfant. Or ce n’est pas vrai. Ce n’est pas la mère qui provoque l’anorexie de sa progéniture. Certes, si la maman souffre elle-même d’un TCA, cela augmente sans doute les risques que sa fille ou son fils le développe. Mais c’est un facteur de danger et pas un lien de cause à effet systématique. Et puis, il n’y a pas que la mère qui peut influencer : le père aussi, les grands-parents, etc. Il y a des enfants qui ont des parents avec des TCA et qui n’en développent pas, et d’autres qui n’ont aucun membre de la famille qui en a, mais qui finalement en développe tout de même. 

Donc voilà, je le précise, car je trouve ça difficile quand les parents, et notamment la mère est accusée à tort. Après, encore une fois, ça dépend de l’histoire de chacun, s’il y a des traumatismes en lien, etc.

#2 - FACTEURS PSYCHOLOGIQUES

Ensuite, d’autres problèmes de santé mentale peuvent créer un terrain favorable au développement de la maladie. Par exemple, un patient souffrant d’anxiété, de dépression, de TOC (troubles obsessionnels compulsifs) présente une probabilité plus accrue d’en développer. 

Je fais notamment un focus sur l’anxiété, beaucoup de personnes souffrant d’anxiété depuis longtemps (souvent de l’enfance) comme avec un TAG (Trouble Anxieux Généralisé), de la phobie sociale, etc., souffrent d’un TCA à un moment de leur existence. J’ai lu une étude qui indiquait que 2/3 des patients anorexiques peinaient déjà avant d’anxiété. Et personnellement, c’était mon cas.

#3 - PROBLÈMES DE SANTÉ LIÉS (PLUS OU MOINS) À L’ALIMENTATION

3.1 Obésité infantile

Les enfants, adolescents ayant des antécédents d’obésité infantile sont plus à risque de développer de la boulimie ou de l’hyperphagie. Ce sont des enfants qui ont peut-être reçu des remarques de façon récurrente sur leur poids (ou même, il suffit d’une fois…) ou qui ont connu de la discrimination sur leur physique. Peut-être qu’on leur a mis une pression sur leur poids dès le plus jeune âge (et ça même par des médecins), peut-être qu’ils ont été restreints… Bref, tous des facteurs qui instaurent un climat favorable aux TCA.

3.2 Diabète de type 1

Une étude a démontré que 25% des femmes ayant un diagnostic de diabète de type 1 développent un trouble du comportement alimentaire. Et il existe d’ailleurs un nom pour ça, la diaboulimie. C’est lorsqu’un patient atteint de diabète type 1 se restreint et diminue sa prise d’insuline pour perdre du poids, ce qui amène des complications pour leur maladie initiale. Pourquoi ces personnes développent davantage un TCA ? Entre autres parce que le diabète leur demande d’avoir une hygiène de vie stricte, un contrôle sur leur nourriture et une activité sportive rigoureuse. Ça fait malheureusement partie de leur traitement de base, or dans les TCA, il faut se détacher de ça pour la guérison, donc ça ne doit vraiment pas être simple à gérer pour eux.

#4 - Les hormones

Il y a aurait un lien entre les hormones et les troubles des conduites alimentaires. Notamment lors de la puberté, où il y a des changements hormonaux. Et ça crée des changements physiques qui peuvent engendrer de l’insatisfaction corporelle.

#5 - La sérotonine

J’ai trouvé une seule étude parlant de ce motif. Une dérégulation de la sérotonine pourrait causer l’apparition d’un trouble du comportement alimentaire. Je n’ai pas plus d’éléments à ce sujet, et n’étant pas médecin, je ne préfère pas dire de bêtises.

#6 - Les traits de caractères

On retrouve beaucoup d’études qui parlent de traits de caractère communs chez les personnes souffrant de trouble alimentaire. Pour moi, là, on doit vraiment davantage parler de facteurs de risque que de causes. Parce que toutes les personnes ayant ces traits de caractère ne tombent pas systématiquement malades. Dans ces traits de caractère, on retrouve notamment : 

  • Difficulté à exprimer ses émotions
  • Faible estime de soi
  • Doutes sur l’avenir, peur des responsabilités
  • Sensibilité aux événements stressants
  • Tendance à faire passer les besoins des autres avant soi
  • Perfectionnisme axé sur soi, en se fixant des attentes irréalistes, en s’imposant une organisation excessive…

Peut-être que vous vous êtes reconnus là ? Le trouble alimentaire vient en apaisement de ces maux-là, de ces souffrances. Évidemment, c’est de façon inconsciente. 

causes-trouble-alimentaire

Personnellement, je pense que ces traits de caractère sont pour beaucoup la conséquence d’éléments externes. Par exemple, des traumatismes, des règles familiales tacites, des événements anxieux… peuvent amener un individu à avoir une faible estime de soi, à ne pas exprimer ses émotions, à s’oublier, etc. Il peut s’agir également de traits de caractère transmis par l’environnement familial. Je vais parler de tout ça par la suite. Je reviendrai aussi sur la notion du perfectionnisme en deuxième partie quand je vais parler des possibles sources externes. 

#7 - Crise identitaire

Avant de passer aux possibles sources externes, je voulais également parler des crises identitaires qui peuvent être une explication possible. J’entends par crises identitaires lorsque quelqu’un ne parvient pas à savoir qui il est : parce qu’on lui a collé trop d’étiquette, parce qu’il a été obligé inconsciemment de vivre à travers une autre personne, parce qu’il s’est oublié, qu’il ne sait plus qui il est en fait. 

Le trouble alimentaire va aider à avoir une identité, donc qui n’est toujours pas SON identité, mais la personne a trouvé cette solution-là. Évidemment, il s’agit d’un processus inconscient. C’est quelque chose dont j’ai parlé dans l’article sur les bénéfices secondaires

Et sur ce sujet de la crise identitaire, il a été démontré que beaucoup de jumelles et jumeaux, notamment les « vrais », donc ceux qui ont un physique très similaire, développent plus de TCA. Pour quelles raisons ? Parce que beaucoup de jumeaux sont souvent comparés l’un à l’autre, ou alors, ils sont considérés comme une seule et même unité (quand on les appelle « les jumeaux », « les jumelles »). Les jumeaux identiques ont aussi ce problème de se voir en permanence comme si l’on se contemplait toute la journée dans un miroir. Donc ils voient les défauts sur l’autre, mais quelque part sur eux-mêmes. Il y a aussi une compétitivité qui peut naître entre eux, ce qui est un facteur de risque qu’on retrouve dans l’anorexie. Donc c’est fréquent, du moins, il y a plus de probabilité chez les jumeaux que l’un d’eux développe un TCA, souvent de l’anorexie mentale. C’est une façon de se démarquer, de se distinguer de l’autre. Encore une fois, c’est de façon inconsciente. 

Les causes externes possibles

Je vais maintenant parler des causes externes. Je pense que c’est pour moi les plus importantes, qui ont le plus de poids dans la balance et qu’on retrouve le plus chez les patients. D’autant que, comme je l’ai dit, les éléments externes engendrent des facteurs internes qu’on a exposés juste avant.

#8 - Les événements anxiogènes, des transitions de vie

La vie n’est malheureusement pas un long fleuve tranquille. Et l’on vit tous des événements tragiques, parfois à des moments où l’on ne s’y attend pas, où l’on est vulnérable. Bref, certains événements peuvent être difficiles à vivre et le trouble alimentaire vient en réponse à ces instabilités (parfois des années après).

Ces événements peuvent être divers selon chaque personne. J’ai déjà entendu dire qu’un TCA arrive dans un contexte d’abandon, de séparation. Donc ça peut être la perte d’un proche, une rupture, un divorce, un ami ou un frère qui déménage, un déménagement justement…

Et de façon plus générale, des transitions de vie comme un nouveau travail, l’arrivée d’un enfant, l’entrée en études supérieures, etc.

En fait, ce n’est pas forcément l’événement en lui-même qui déclenche la maladie. C’est plutôt les croyances adoptées à la suite de ces événements : des croyances sur soi-même, sur la vie. C’est aussi peut-être la façon dont on a été traité, ou la façon dont on s’est senti à l’écart. Finalement, ce n’est pas l’événement en lui-même qui compte le plus, c’est surtout votre ressenti. Et c’est pour ça que c’est important d’analyser ces événements, votre ressenti, ce qu’il s’est passé en vous. Vous pouvez si vous le voulez écrire ce que vous ressentiez ou en parler avec un psy. Mais je précise que c’est le ressenti, car en fait, 2 individus peuvent vivre le même événement, mais seulement l’un d’eux peut tomber dans une maladie mentale. Ça ne veut pas dire que l’un est plus faible ou que c’est dans sa tête, ou que « il en fait trop ». Chaque personne réagit à sa façon et dans son contexte, son interprétation. 

#9 - Les traumatismes

Alors, c’est très intrinsèquement lié à ce que j’ai dit avant. Simplement, je n’ai pas évoqué d’autres traumatismes qu’on retrouve comme antécédent chez les personnes souffrant de TCA : les violences physiques, les violences sexuelles, le harcèlement scolaire, les relations amoureuses toxiques. MAIS, un traumatisme ce n’est pas forcément quelque chose d’aussi tragique. Je sais que certains se sentent illégitimes, car ils n’ont pas vécu de « traumatisme ». On fait souvent le parallèle entre agressions sexuelles et TCA. En réalité, c’est moins de 30% des patients (c’est déjà beaucoup trop). Un traumatisme c’est très vaste et ça ne repose pas sur l’événement en lui-même encore une fois, mais sur le ressenti de la personne. Par exemple, un traumatisme, ça peut aussi être : 

  • Grandir avec un parent qui n’exprime pas d’affection 
  • Avoir un parent qui vit à travers toi, qui essaies de te modeler comme il voudrait que tu sois
  • Devoir t’occuper de tes propres parents ou de tes frères et sœurs alors que tu n’es qu’un enfant
  • C’est être culpabilisé dès que tu exprimes tes sentiments ou tes émotions
  • C’est par exemple des déménagements fréquents 
  • C’est des disputes fréquentes entre tes parents
  • C’est grandir dans une famille qui n’accepte pas la différence
  • C’est grandir dans une famille qui base tout sur l’apparence
  • C’est être soumis à de la pression de réussir ses études, de ne pas avoir le droit à l’erreur
  • C’est ne pas te sentir soutenu dans tes choix 
  • C’est grandir dans une insécurité financière
  • C’est grandir dans une famille où l’on ne prend pas en compte ce que ressens, pense l’enfant

Bref, c’est ultra vaste ! Un TCA survient dans le cadre d’un traumatisme si ce dernier n’est résolu. 

Et encore une fois, l’importance d’un traumatisme ou la gravité d’un traumatisme ne peut être jugée. L’important c’est vraiment ce que toi tu ressens, pas ce que l’opinion publique pense. Je sais que ce n’est pas simple de prendre du recul et de ne pas ressentir ce sentiment d’illégitimité (vraiment je sais), mais c’est important de toi-même te reconnaître comme victime pour pouvoir t’accorder la bienveillance dans ta guérison de tes blessures.

De toute façon, je vais dédier un épisode de podcast au sujet des traumatismes. Parce que c’est un sujet qui me tient à cœur et dont je pense qu’il y a beaucoup de préjugés. Beaucoup ne se sentent pas concernées ou plutôt, ne se sentent pas légitimes d’être concernés, mais pourtant le sont. Et en plus de ça, ça a un GROS lien avec sa façon d’aborder la vie, et notamment le développement potentiel de son TCA.

Avant de clôturer le sujet des traumatismes dans cet article, je voulais aussi parler des moqueries ou remarques sur le corps, l’apparence physique. Beaucoup des patients souffrant de trouble alimentaire (une étude indiquait 60%) affirment avoir reçu des commentaires sur leur poids ou leur physique. C’était notamment par des membres de la famille, de médecin (!!), des professeurs, des entraîneurs de sport, des camarades de classe… Or, ces commentaires engendrent de l’insatisfaction corporelle. Et si tu es déjà dans un contexte où tu as une faible estime de toi-même (dû à n’importe quelle autre cause), bah forcément, cela augmente la fertilité du terrain pour le développement de la maladie.

#10 - HISTOIRES FAMILIALES & TRAUMATISMES TRANSGÉNÉRATIONNELS

cause-de-lanorexie

Les traumatismes, événements « tragiques », les non-dits qui se transmettent de génération en génération peuvent aussi être liés. Vous savez que les descendants des survivants de l’Holocauste (donc des camps) ont développé plus de TCA ? Parce que ces survivants ont été soumis à une énorme famine et à cette époque, on n’exprimait pas ce qu’on ressentait. Ils ont tout gardé en eux et la mémoire du corps s’est transmise avec son lot de traumatisme, ce qui a favorisé le développement d’anorexie sur les générations suivantes. 

Personnellement je crois beaucoup en la psychologique transgénérationnelle. Et je pense que c’est intéressant de demander à ses parents, ses grands-parents ou grands-oncles, grandes-tantes si c’est possible, de parler un peu de l’histoire familiale. Moi en faisant ça, j’ai su qu’il y a avait déjà une personne souffrant d’anorexie sur la génération d’avant. J’ai su qu’il y avait eu au moins 2 suicides. Fin voilà, j’ai appris plein de choses ! Est-ce que ça me permet d’expliquer mes TCA? Non, mais c’est juste un élément en plus dans la balance.

Le trouble alimentaire peut venir en moyen de faire face aux conflits émotionnels, aux tensions non résolues au sein de la famille. 

Et en fait, les 3 éléments que j’ai abordés là, les traumatismes & événements clés de votre existence vont venir influer sur votre personnalité, vos traits de caractère, vos mécanismes de défense, vos croyances sur la vie…. Donc tous des facteurs internes ! Et d’ailleurs, avant je parlais de perfectionnisme. J’y reviens maintenant : on dit souvent que l’anorexie est liée au perfectionnisme, au contrôle. Je pense que c’est aussi surtout lié à une recherche de sécurité intérieure. Ce que l’on recherche à travers ces comportements de contrôle, c’est un sentiment de sécurité, c’est pour se protéger.

D’un point de vue extérieur, c’est une perpétuelle recherche de contrôle. Mais à l’intérieur, c’est une quête de sécurité.

Pourquoi cette recherche de sécurité ? Peut-être pour se protéger des regards des autres ou d’un danger extérieur. Certains souhaitent inconsciemment devenir tellement maigres qu’ils seraient comme “invisible”, à l’abri de tout danger. D’autres développent inconsciemment comme une carapace à travers des kilos émotionnels pour se protéger.

Cela peut être dû à une sécurité jamais totalement ressentie durant l’enfance. Ça peut être un manque de sécurité dans un environnement actuel qui semble menaçant. Ça peut être un manque de confiance en soi tellement profond que l’on a peur de ne pas savoir faire face au monde extérieur. Ça peut être des schémas de croyance erronée sur la perception du monde qui semblerait dangereux.

Parfois, c’est une façon d’anesthésier des souvenirs ou des émotions douloureuses qu’on ne semble pas réussir à gérer, qui nous poussent dans une insécurité.

L’origine de cette quête de sécurité est propre à chacun et il y a rarement une seule réponse.

Demande-toi : de quoi te protègerait ton tca ? Quelle sécurité il t’apporterait ?

#11 - Pression culturelle

Ce n’est pas la première fois que j’en parle. On vit dans une société qui inculque une culture du régime, qui valorise la minceur, qui associe la minceur au succès, à la beauté, à la performance. On est même dans une société grossophobe. Et tout ça, c’est véhiculé par les médias, par des médecins, des membres de la famille, des élèves à l’école, des inconnus, etc. Donc ça cultive un terrain favorable à une mauvaise image corporelle, et aux développements de la maladie.

#12 - Les réseaux sociaux

C’est lié au point précédent, mais les réseaux sociaux sont plus que liés à l’apparence (notamment Instagram, TikTok, je dirais aussi YouTube). Je trouve que c’est de pire en pire, et de plus en plus de jeunes (qui sont vulnérables, à un âge où ils ont peu confiance en eux) qui sont sur ces plateformes. Moi lorsque j’étais au collège, ça n’existait pas et heureusement ! Mon adolescence était déjà assez compliquée comme ça… donc ça aurait été encore pire ! Les réseaux sociaux véhiculent une perception irréaliste de l’image corporelle. Les interactions humaines « réelles », en face à face, sont beaucoup moins priorisées pour des interactions virtuelles. Ce qui fait que certaines personnes se renferment sur elles-mêmes. Les réseaux sociaux amènent aussi au cyberharcèlement. Et il y a même des communautés proanorexie. Bref, les réseaux sociaux sont une énorme bête noire pour le développement des TCA. Et c’est un sujet tellement important, et dont vous êtes pour la plupart tellement concernés, que j’ai décidé d’en faire un épisode dédié (que je préparerais bientôt).

causes-des-troubles-alimentaires

#13 - Métier ou activité propice aux TCA

Sans être à l’échelle de la société, on peut ressentir une pression sur l’apparence, et ce même très jeune, si l’on pratique une activité sportive, artistique qui a des exigences physiques. C’est le cas notamment de la gymnastique, de la danse classique. J’avais écrit un article à ce sujet :  gymnastique, dance & TCA.

Et puis, au-delà de l’activité périscolaire, tu peux également te retrouver dans une branche de métier qui met une grosse pression sur le physique également, notamment dans le monde de la mode, du mannequinat, de la photo, etc. 

#14 - Les régimes

Je ne pouvais pas terminer cet article sans parler des régimes. C’est pour moi lié au point sur la pression culturelle qui incite les gens à faire des régimes. Ça peut aussi être lié à l’environnement familial. Car malheureusement, certaines personnes ont grandi dans un environnement où leurs parents faisaient des régimes. Certaines ont été contraintes de faire un régime très tôt dans leur enfance, l’adolescence. Certaines ont enchaîné des années dans les régimes. Et les régimes sont souvent un facteur de risque aux troubles alimentaires. À savoir que 98% des régimes échouent… Et il y a de nombreuses études qui ont aussi démontré que beaucoup des symptômes des troubles du comportement alimentaire sont en fait des symptômes de la famine. J’en parle d’ailleurs dans l’épisode sur la famine où j’explique l’expérience du Minnesota. La restriction affecte le cerveau, entraîne des changements d’humeur fréquents, une pensée rigide, de l’anxiété, etc. D’ailleurs j’ai fait un article sur les conséquences de l’anorexie et beaucoup des conséquences citées sont en fait le résultat de la restriction. 

Après, on entend souvent dire que les TCA débutent après un « régime foiré ». Pour moi, et ça vaut pour différentes causes que j’ai exposées dans cet article, il y a une différence entre un déclencheur et la cause profonde. Je vous donne mon cas : j’ai eu une relation amoureuse, plutôt même une rupture, qui a été un déclencheur à mes TCA. Pendant longtemps, j’ai cru que c’était de sa faute (mon ex), si j’étais tombée dans les TCA. Mais en fait, c’était la relation dans laquelle j’étais, la façon dont je me ressentais qui venait faire écho à quelque chose de beaucoup plus profond qui remontait à mon enfance. Pareil, je suis tombée malade dans un contexte de séparation amoureuse, mais aussi géographique (puisque c’était lors d’un long voyage à l’étranger). Et ce n’est pas à cause du voyage que je suis tombée malade, ça a été un déclencheur. Mais ça venait faire écho à la séparation avec ma mère, à ma peur de grandir, d’être adulte… à des blessures d’enfance encore une fois. 

Surmonter ta peur de prendre du poids avec une approche englobant TOUS les aspects de la guérison

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...pour un chemin de guérison durable et consolidé.

Donc voilà, je vous invite vraiment à vous poser des questions sur le moment où vous êtes tombé malade (le « à peu près », car il n’y a pas de date précise). Essayez d’identifier les déclencheurs. Et pour chaque déclencheur, essayez de comprendre ce que vous vous êtes dit dans votre tête à ce moment-là, dans quel contexte vous étiez. Ça peut vous permettre d’identifier peut-être des croyances que vous aviez, de faire le parallèle avec un autre moment de votre vie plus lointain par exemple. 

Et je vous invite vraiment à chercher vos bénéfices secondaires, ça peut vous aider à trouver les causes. 

Dans le programme ButterflyBody, il y a pas mal de vidéos et exercices que je vous propose pour vous aider à retravailler sur l’origine, le pourquoi de votre maladie. Pour moi, c’est important de comprendre le contexte, l’histoire. Mais après, il ne faut pas se mettre de pression. C’est important d’avoir des éléments, mais vous ne devez pas TOUT résoudre pour guérir. Moi, j’ai eu la réponse à la plupart des questions que je me posais sur mon histoire une fois guérie. Et c’est normal parce que j’avais plus de liberté mentale, plus d’énergie pour y répondre. Et par contre, le fait d’y répondre, d’avancer dessus, je pense que ça m’a permis de ne pas rechuter. 

J’espère que je vous ai donné des pistes de réflexion, que ça vous permet d’avancer même si ce n’est que d’une chouille. Encore une fois, c’est plus que fortement possible que votre TCA soit lié à des éléments que je n’ai pas dits dans cet article, car comme j’avais précisé au début, les causes sont tellement multiples que c’est non exhaustif. 

N’hésitez pas d’ailleurs à apporter votre témoignage et parler de vos causes en commentaire ! Ça peut aider d’autres personnes. 

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Conséquences de l’anorexie

Conséquences de l’anorexie

Conséquences de l’anorexie

Malheureusement, l’anorexie est une maladie mentale qui affecte de nombreux aspects de la vie de ceux qui en souffrent. Donc évidemment, les conséquences sont nombreuses. J’ai écrit cet article, car c’est quelque chose que l’on m’a souvent demandé. Certaines personnes m’ont dit avoir le besoin de connaître les effets de leur anorexie pour leur créer comme des petits électrochocs. Personnellement, je ne connaissais pas toutes ces conséquences lorsque j’étais moi-même malade. Donc, le but n’est pas de te faire peur ! Tu as déjà assez de sujets d’angoisses comme ça ! Et puis surtout, il faut retenir que tu ne vas pas souffrir de TOUTES ces conséquences. Ici, je présente presque toutes les répercussions possibles. Moi-même, je n’ai pas connu tout ce qui va t’être présenté ici. 

N’oublie pas de toujours consulter un professionnel de santé pour avoir un œil sur ton état de santé et le surveiller. Vraiment, c’est important ! Tu n’as qu’une vie, ne l’oublies pas…! 

Enfin, je voulais te dire que les conséquences ont tendance à tarder à se manifester. Mais ce n’est pas parce qu’une conséquence n’est pas visible qu’elle n’est pas présente. Malheureusement, elles s’installent insidieusement… Et ce n’est pas non plus parce que tu ne les as pas, que ton anorexie est moins grave. Vraiment pas !! (ça, c’est un argument de ton trouble alimentaire pour te faire te sentir illégitime…)

Note : Je parle des conséquences de l’anorexie, car je connais beaucoup mieux ce trouble (c’est celui dont j’ai souffert). Donc je ne parlerai pas des impacts spécifiques des autres troubles du comportement alimentaire : boulimie, hyperphagie…

Les conséquences physiques sur le court terme

Je commence par te parler des impacts physiques, bien qu’il s’agisse d’une maladie mentale. Mais c’est souvent ceux auxquels on prête le plus rapidement attention, car on les ressent, on peut même parfois les voir.

La perte de cheveux :

Il s’agit d’un effet à court terme, mais il faut tout de même garder en tête que nos cheveux reflètent notre état de santé d’il y a 3 ou 4 mois. Par manque de nutriments, les cheveux sont plus cassants, plus ternes, plus fragiles. Ils vont donc tomber. Et en plus de ça, la phase de croissance est beaucoup plus ralentie. Donc d’une façon générale, cela occasionne une perte de cheveux. 

Si tu veux une check list des 26 conseils pour la repousse de tes cheveux après l’anorexie, c’est ici :

Peau, ongles

Un peu dans la même “thématique”, la peau est plus sèche, les ongles plus cassants…

Le flux sanguin est ralenti

Le corps rencontre donc des difficultés à maintenir sa température corporelle. C’est pour ça qu’une personne anorexique a beaucoup plus rapidement froid et qu’elle rencontre de grandes difficultés à se réchauffer, même avec plusieurs couches de vêtements.

Lanugo

Par conséquent, il est possible que pour maintenir le peu de chaleur corporelle, ou tout simplement pour se réchauffer, l’organisme produit naturellement un lanugo. Si tu veux en apprendre plus à ce sujet, j’ai fait un article complet sur le lanugo & l’anorexie.

Les problèmes de digestion 

Les troubles intestinaux sont présents chez la plupart des personnes anorexiques : crampes d’estomac, diarrhée, nausée… 

Il y a également la gastroparésie : c’est-à-dire que les muscles de l’estomac ne fonctionnent pas bien, entraînant un retard de la vidange gastrique. En effet, le corps est en mode “économie d’énergie” puisqu’il a très peu d’énergie due à la restriction. Donc la digestion tourne au ralenti, ce qui provoque une sensation de satiété très rapide (fausse satiété du coup…), des ballonnements, des douleurs abdominales. C’est d’ailleurs pour cela que tu peux avoir le ventre gonflé pendant plusieurs heures après manger. Une personne souffrant d’anorexie peut prendre jusqu’à 8 heures pour digérer un repas (contre 1 à 2 h chez une personne non malade). 

Anémie

Par manque de vitamines, de minéraux, et notamment de fer, tu peux te retrouver anémier. Et cela peut causer de la fatigue et des étourdissements, entre autres.

Hypoglycémie

Les hypoglycémies sont très fréquentes lorsqu’on soufre d’anorexie. C’est lorsqu’il y a une baisse du taux de sucre dans le sang, du glucose, qui est la source n°1 de l’énergie du corps. Les hypoglycémies peuvent causer des maux de tête, des changements d’humeurs, des difficultés de concentration… 

Je précise que l’on n’a pas forcément conscience lorsqu’on fait une hypoglycémie. Je me souviens que lorsque j’étais à l’hôpital, on m’avait demandé en arrivant s’il m’arrivait d’en faire : j’ai répondu “jamais” (et je le pensais). Et on prenait régulièrement ma glycémie, et en fait, je l’étais souvent…

Céphalées (maux de tête)

Dû à de nombreux facteurs. Les maux de tête peuvent être un signe de faim mentale, donc de manque d’énergie. C’est aussi dû aux hypoglycémies, à l’anémie, au manque d’oxygène du cerveau… Mais aussi au stress, au fait de trop penser. Oui oui, le fait de se poser 1000 questions à la seconde peut réellement provoquer un mal de crâne. 

Troubles du sommeil

Ils peuvent être dus à plusieurs facteurs. Par exemple, le fait d’avoir faim peut réveiller en plein milieu de la nuit. Ensuite, souvent, des problèmes d’endormissements ou une qualité de sommeil médiocre sont dus à toute l’anxiété. Parfois, le corps se réveille parce qu’il est en mode “survie”, et il est plongé dans un état de stress, donc il maintient éveillé pour ne pas “mourir”. 

Les difficultés cognitives

Le cerveau consomme de l’énergie que l’on apporte au corps. Parce qu’il a besoin d’énormément d’énergie. Donc lorsqu’il est sous-alimenté, forcément, il est impacté. Et ce sont tes capacités de concentration, de mémorisation qui en prennent un coup. En découlent de potentielles mauvaises performances scolaires et professionnelles (sachant que de nombreuses personnes anorexiques sont dans un hypercontrôle, hyperactivité mentale, un perfectionnisme scolaire / professionnel qui les amène à obtenir d’excellents résultats malgré la maladie. Mais, à quel prix…)

Les conséquences psychologiques 

L’anorexie est une maladie MENTALE, donc évidemment, les conséquences psychologiques sont nombreuses. Dans cette partie, je vais également aborder des comportements qui ne sont pas forcément d’ordre “psychologique”, ou peut-être que si ? Je ne savais pas dans quelle catégorie les classer.

La dysmorphphobie

Elle se caractérise par le fait de voir dans le miroir une image déformée, par rapport à la réalité, de tout ou partie de son corps. Bien que non systématique, c’est très fréquent lorsqu’on souffre de trouble du comportement alimentaire. Souvent, la personne anorexique se voit avec plus de poids qu’elle n’en a réellement. Elle va alors en faire une obsession.

Sensibilité accrue au bruit

Bruits de la foule, des autres personnes qui respirent, mangent…

Alors ça ce n’est pas quelque chose que l’on aborde souvent. Et je l’avais lu dans une littérature américaine et je suis totalement d’accord ! Je pense que c’est lié plus globalement à l’anxiété. Car personnellement, quand je suis angoissée, ça m’arrive de ressentir de nouveau ce symptôme qui était souvent omniprésent lorsque je souffrais d’anorexie. J’avais cette sensation d’étouffer… 

Dérégulation émotionnelle

Sauts d’humeur, faible tolérance, irritabilité, colère… difficulté à gérer ses émotions  ! Cela peut être dû au stress généré par le trouble du comportement alimentaire, mais aussi à des déséquilibres hormonaux, au manque de nutriments qui diminue la capacité à raisonner convenablement, etc.

Possessivité & volonté de tout stocker par peur de manquer

Certaines personnes ont besoin d’avoir des stocks en avance de certains aliments. Personnellement, j’avais ça sur les yaourts. Mais c’est tout. À l’inverse, d’autres personnes ne vont acheter presque rien par peur d’avoir dans leur placard des “tentations”. J’étais plus comme ça…

Dépression & anxiété

Beaucoup de personnes souffrant d’anorexie mentale souffrent de base d’anxiété. C’est intrinsèquement lié. Mais les troubles alimentaires peuvent amplifier le stress, multiplier les idées noires… et conduire à des symptômes dépressifs, voire des tentatives de suicide.

Isolement, retrait social

Le sentiment de honte, la peur du regard des autres, la peur du jugement, la peur d’être confronté à de la nourriture, la peur de “perdre le contrôle” face à des aliments qui font peur… les troubles alimentaires impact de plein fouet la vie sociale en l’anéantissant. Cela impacte ainsi les relations amicales, mais aussi la famille. Les tensions sont nombreuses et les crises, les disputes y sont fréquentes.

Obsessions

Les pensées obsessionnelles sont multiples. Sur l’alimentation, le corps, la peur irraisonnée de prendre du poids… Mais pas uniquement sur soi. On peut développer des obsessions sur les repas des autres, et sur d’autres thématiques. Notamment l’argent. Il n’est pas rare qu’une personne anorexique veuille maladivement épargner au maximum. 

Kleptomanie

Il a été démontré que les personnes souffrant de tca ont une aptitude plus grande au vol (de nourriture, mais aussi d’argent).

L'achat compulsif

Tandis que certains ont une peur excessive de dépenser, d’autres, au contraire, sont poussés vers des dépenses compulsives.

Le fait de mentir

Tu n’as parfois même pas la sensation de mentir tellement ton cerveau a intégré les croyances erronées du tca lui disant qu’il doit manger le moins possible pour être en sécurité. Tu peux donc mentir sur le fait que tu aies déjà mangé (ou que tu n’aies pas mangé, pour cacher une compulsion par exemple). Tu peux mentir sur une séance de sport que tu n’aurais soi-disant pas fait. Tu peux mentir pour éviter un repas, une sortie…

Augmentation du seuil de tolérance de la douleur

Ton corps est comme anesthésié par le trouble alimentaire. Il a été prouvé que des personnes anorexiques ont un seuil de la douleur supérieur à la moyenne. C’est ainsi que ces personnes se coupent, se blessent, se brûlent… sans même en avoir vraiment conscience. 

Faible estime de soi, perte de confiance

Le sentiment de solitude, le sentiment d’être incompris… le fait de se voir mentir, de voler, d’avoir des crises émotionnelles, des compulsions alimentaires… tout ça impact la confiance et l’estime de soi.

Les conséquences physiques sur le long-terme

Toutes les conséquences précédemment citées vont s’amplifier avec le temps.

Certains effets que je vais donner là peuvent se manifester plus tôt chez toi. Chacun a un corps qui réagit différemment.

Intolérance alimentaire

Lorsque tu te restreins, ton organisme fonctionne moins bien, ce qui entraîne une diminution de la production de bactéries intestinales saines. En gros, comme tu n’as pas consommé ou peu certains aliments, ton estomac a cessé de produire les enzymes spécifiques nécessaires à leur digestion. Donc, lorsque tu recommences à les manger, cela peut être difficile à digérer. Cependant, cela ne signifie pas que tu es devenu allergique à ces aliments ou que tu y es intolérant. Cela signifie simplement que ton organisme a besoin de s’y réhabituer. Donc l’idée est de réintroduire ces aliments petit à petit. En général, on a envie de les éviter pour ne pas avoir d’inconfort digestif. Mais ça renforcerait l’intolérance. Après, attention : il existe de vraies intolérances. D’où la nécessité d’avoir un suivi médical.

Œdèmes

Les carences en nutriments et la déshydratation peuvent causer des œdèmes (rétention d’eau), notamment au niveau des jambes, des pieds, mais aussi parfois du visage. C’est une conséquence qui peut également être présente lors de la phase de réalimentation. C’est à surveiller par un médecin, une fois de plus, pour éviter un risque de complications.

Déséquilibres hormonaux

Les personnes souffrant d’anorexie mentale ont souvent de faibles niveaux d’œstrogènes et de testostérone. Chez les hommes, cela peut se traduire par une faible puissance sexuelle. Chez l’homme comme la femme, il y a souvent une perte de libido. Les femmes connaissent des cycles perturbés, voire une aménorrhée. Tout cela impact sur la fertilité.

Structure osseuse altérée

Les os aussi sont affectés par les troubles de la conduite alimentaire. Il y a une réduction de la densité osseuse, rendant les os plus fragiles et plus propices aux fractures. Beaucoup de personnes souffrant d’anorexie sont sujettes à l’ostéoporose ou l’ostéopénie.

Bradycardie

Le cœur d’une personne souffrant d’anorexie a un rythme plus lent que la normale. Le cœur étant affaibli, il peut rétrécir. Or, un affaiblissement du cœur peut provoquer un manque d’oxygène dans le cerveau et d’autres organes. Cela peut ainsi créer des étourdissements, des douleurs thoraciques, de la fatigue…

Perte de poids

J’ai fait exprès de ne pas le mettre en premier. Je ne veux pas participer aux clichés qui pensent que l’anorexie induit forcément une perte de poids. Mais en effet, il s’agit d’une des conséquences. Elle peut arriver assez rapidement et elle n’est pas forcément linéaire. Je veux dire, certaines personnes perdent rapidement au début, puis plus rien, puis de nouveau. Et d’autres perdent progressivement… Encore une fois, chacun son corps.

Détérioration de la masse musculaire

Le corps n’ayant plus d’énergie, il passe en mode catabolisme où il va décomposer, entre autres, les muscles pour créer de l’énergie (qu’il devrait normalement recevoir via l’alimentation). En résulte alors une fonte musculaire, créant de la fatigue. Sur le très long terme, certaines personnes sont fatiguées après avoir monté un étage. Le muscle le plus important étant le cœur, cette fonte musculaire peut entraîner des problèmes cardiovasculaires. 

Pression artérielle basse

Cela peut entraîner une vision trouble, de la fatigue, des nausées, des étourdissements…

Sensations de faim & de satiété perturbées

La faim étant souvent ignorée, le corps la manifeste autrement (par la faim mentale). La satiété a souvent été trompée, ce qui fait qu’elle est également difficile à retrouver. Cela peut prendre encore quelques mois, même après une bonne phase de réalimentation, pour retrouver des sensations de faim & de satiété.

Faim extrême

De nombreuses personnes passant par l’anorexie connaissent une phase de faim extrême (de façon plus ou moins longue, plus ou moins répétée et plus ou moins intense). Cela se manifeste par des crises, des compulsions. C’est une phase que j’ai personnellement connue et de façon longue et intense. Aujourd’hui, je peux dire que c’est une phase qui m’a sauvé la vie. J’ai dédié un article pour te raconter toute mon histoire avec la faim extrême. 

Affaiblissement de la vessie

Et notamment des muscles planchers pelviens. Ainsi, il peut être plus difficile de se retenir sur la durée. Je me souviens que lorsque j’étais malade, je me levais souvent la nuit (2-3 fois) pour faire pipi.

Conséquences de la prise de laxatif, du recours aux vomissements

Je n’ai personnellement pas eu recours aux vomissements (très très peu). Et je n’ai jamais pris (heureusement…) de laxatif. Je sais qu’il s’agit de comportements très addictifs où il est difficile d’arrêter.

Je me suis renseignée, et j’ai noté quelques conséquences liées à ces comportements :

Déséquilibres des électrolytes

La prise de laxatifs et vomissements épuisent les sybstances chimiques de l’organisme (appelés électrolytes). C’est notamment le cas du potassium qui a un rôle primordial pour la santé cardiaque. D’autres électrolytes, comme le sodium et le chlorure, peuvent également être déséquilibrés.

Problèmes de digestion supplémentaires

Œsophage abîmé, brûlure d’estomac, reflux gastriques…

Constipation

L’abus de laxatifs peut endommager les terminaisons nerveuses et laisser ainsi l’organisme dépendant d’eaux pour aller à la selle, entraînant donc des constipations. C’est d’ailleurs souvent ça qui crée la dépendance et le cercle vicieux. Mais il faut passer par là pour se sevrer les laxatifs… 

D’autres impacts

Maux de gorge, voix rauque, glandes salivaires sous la mâchoire & les oreilles enflées. Il est possible d’avoir une inflammation du pancréas (pancréatite). Mauvaise santé dentaire avec des caries dues à l’acidité de l’estomac qui remonte dans la bouche lors des vomissements.

J’ai terminé cet article ! C’est certain que j’ai dû oublier des points… Mais c’est honnêtement une liste non exhaustive. Certaines conséquences peuvent prendre du temps à partir, même avec la réalimentation. Il faut s’armer de patience et de bienveillance pour son corps qui se bat contre une maladie.

Mais globalement, il faut bien comprendre que ton corps, n’ayant pas assez de nutriments via les aliments qu’il ne reçoit pas, il est en mode “économie d’énergie”. Et il redirige le peu d’énergie qu’il a sur ta survie.

Se sous-alimenter a des conséquences vraiment dangereuses pour ta santé. La nourriture, c’est avant tout le carburant de notre organisme. Une voiture qui n’a plus d’essence ne peut plus avancer. Et à terme, elle finira par rouiller et ce n’est pas en lui remettant de l’essence qu’elle sera comme neuve. Il faudra parfois lui faire un nettoyage en profondeur, lui faire différent traitement pour qu’elle puisse de nouveau rouler.

Garde en tête que tu n’as qu’une vie, qu’un corps, qu’une santé. Donc prends le soin de te faire accompagner par des professionnels pour éviter les complications.

Et surtout, n’oublie pas que la guérison est possible. Même si elle te semble loin, elle est possible et tu vas y arriver. Il faut que tu y croies, c’est une grande part de la guérison ! 

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Publié par Norainnoflower dans Mieux connaître, 3 commentaires
Idées de pages pour ton bullet journal

Idées de pages pour ton bullet journal

Idées de pages pour ton bullet journal

Il existe de nombreuses idées de pages pour créer ton bullet journal. C’est pourquoi j’ai décidé d’en dédier un article. Je vais notamment te parler des pages que j’ai conçues lorsque je souffrais d’anorexie, tout en complétant la liste pour te donner d’autres idées de page à créer. 

Quelques rappels avant de commencer…

Je commence en te rappelant de ne pas chercher à tout faire. Je vais te donner vraiment beaucoup d’idées. Et même si les photos que tu vois, les inspirations Pinterest que tu enregistres te donnent envie, fais attention de ne pas tomber dans “l’excès”. Parfois, au début, on a envie de tout faire. Mais finalement, tu risques de te fatiguer, voire te dégoûter du bullet journal si tu fais trop d’un coup.

Donc demande-toi réellement ce dont tu as besoin aujourd’hui dans ta vie : que souhaites-tu organiser ? quel domaine ?

Tu n’es pas obligé-e non plus de faire exactement pareil que moi ou que les inspirations des tableaux Pinterest. Encore une fois, un bullet journal est personnalisé. Donc tu peux prendre des éléments à droite à gauche pour constituer ta propre page, celle qui répond à TES besoins et qui te correspond. 

Enfin, tu n’es pas non plus obligé-e de faire des dessins artistiques. Tu peux faire beaucoup plus simple si tu en as envie. Si ta page n’est pas aussi “soignée” que celle que tu as vue en photo, ce n’est grave. Il n’y a pas de comparaison à avoir, ce n’est pas une compétition. Un bullet journal c’est là pour te faire du bien, pas pour te mettre la pression et te stresser 🙂 

Les pages pour la guérison de ton trouble alimentaire

Je te mets quelques pages que j’ai fait dans mon propre bullet journal de l’époque dans ce tableau Pinterest : 

Si tu ne souffres pas de trouble alimentaire, tu peux toujours lire ces idées de pages et les appliquer pour ta santé mentale en règle générale. Sinon, rendez-vous au paragraphe suivant !

Pour faire ce paragraphe, je pars de mon propre bujo de l’époque où je souffrais d’anorexie.

  • Les raisons de guérir 

C’est une liste que je conseille souvent de faire. Pour moi, elle est même indispensable. Personnellement, j’avais juste fait la liste et j’avais fait des petits dessins autour. Pour rappel, tu as une liste de 100 raisons de guérir pour t’inspirer dans mon kit de guérison que tu reçois gratuitement par email en t’inscrivant à la newsletter.

  • Les conséquences négatives de ton TCA

Une liste intéressante à faire lorsque la maladie te manque, que tu as envie d’écouter la voix du TCA.

  • Les choses à garder en tête

J’avais fait plusieurs pages comme ça. Il s’agissait en fait des arguments pour contrer la maladie. C’était des choses que je me disais, que les médecins ou psy me disaient ou que j’avais entendues à droite, à gauche. Tu peux par exemple recopier des choses que je dis dans les podcasts, sur Instagram, sur mon blog… et qui a raisonné en toi.

  • Les citations inspirantes

Je faisais des pages où je notais des citations inspirantes, mais aussi tes petits textes que je recopiais des livres de développement personnel. Si tu le souhaites, j’ai conçu un livre avec 138 textes inspirants : Des mots pour fleurir. Certains sont des textes que je m’étais écrit moi-même à l’époque dans mon propre bujo. Tu peux recopier des textes entiers ou juste des paragraphes. Ou peut-être certains textes vont t’inspirer tes propres arguments pour contrer la maladie.

Dans mon carnet de notes et le feel-good planner, il y a également de nombreuses citations inspirantes.

  • Lettre à ton corps 

Tu peux également écrire une lettre à ton corps en lui demandant “pardon” pour tout ce que ton trouble alimentaire a pu lui faire subir, et en lui expliquant que tu souhaites prendre soin de lui. Une lettre pour lui dire merci d’être toujours là. J’avais écrit une lettre à mon corps dans cet article si tu souhaites t’inspirer. 

  • Affirmations

J’avais fait une liste des affirmations positives à se répéter. Il y a aussi une liste d’idées de mantra dans le kit de guérison. Du coup, elles étaient très liées à ma guérison, mais tu peux le faire sur les sujets que tu souhaites.

  • Difficultés rencontrées

Les difficultés que tu rencontres dans ton chemin de guérison. Ça te permet d’en prendre conscience, de mettre des mots dessus.

  • Points sur ma vie : 

Je notais dans une colonne ce que je voulais changer dans ma vie, et l’autre colonne comment je pouvais le faire. Donc même chose, c’était très lié à ma guérison, mais tu peux le faire sur différents aspects de ta vie.

  • Les activités pour prendre soin de mon corps
  • Les leçons de vie que je retenais : Je m’inspirais beaucoup des livres de développement personnel que je lisais.
  • Social boost : J’avais appelé la liste “social boost” là où je notais toutes mes idées de petites activités pour relancer ma vie sociale.
  • Ce que mon corps me permettait de faire.
  • Conseils pour prendre confiance en moi : Je notais des conseils, des exercices que j’avais lus dans des livres ou entendus.
  • Exercices pour mieux gérer son anxiété.

Je notais des conseils, des exercices pour mieux gérer mon stress. Pour rappel, j’ai fait un livre où je donne +26 exercices, donc +42 techniques pour mieux gérer son stress & anxiété, notamment lié aux TCA.

Et ensuite, j’ai fait plein d’autres pages que je vais lister dans cet article. Ce sont des pages plus générales pour me fixer des objectifs, travailler ma gratitude, noter des choses positives, etc. Mais ce sont toutes des choses qui m’ont beaucoup aidé dans ma guérison. De toute façon, je te laisse regarder aussi les exemples de pages que j’ai mis dans mon tableau Pinterest.

Idées de pages pour booster ta santé mentale

Le fait de noter des choses positives conditionne ton cerveau à être plus orienté solution, à être plus optimiste. Noter des motivations, des objectifs, des projets… t’aident aussi à te tourner vers l’avenir, t’aident à avancer.

  • Noter les souvenirs positifs de chaque mois
  • Idées de self-care : Tu peux énumérer les idées d’activités à faire pour prendre soin de toi.
  • Les petits plaisirs qui te rendent heureux-se
  • Bucket list : les choses que tu veux faire au moins une fois dans ta vie
  • Les choses qui te motivent dans la vie
  • Tes projets futurs 
  • Ta journée idéale, de rêve
  • Brain dump” : c’est une page où tu déverses tout ce que tu as dans ta tête. Ça peut être des pensées négatives, du stress… comme ça peut être des choses plus positives. Soit tu écris, soit tu illustres par des petits dessins.
  • 1 mot par jour” (ou par mois) : C’est noter chaque jour ou chaque mois (si tu le fais à l’année) un mot qui résume ta journée.
  • Therapy notes” : c’est soit noter par anticipation les problématiques que tu as envie d’aborder avec ton thérapeute. Ou soit, après la séance, noter un résumé : les prises de conscience, les actions à mettre en place, etc.
  • Plan sur 5 / 10 ans : c’est te projeter sur l’avenir et noter ce que tu voudrais avoir dans ta vie dans 5 ou 10 ans
  • Les réalisations, des accomplissements de ta vie dont tu es fière
  • Pages de gratitude : noter toutes les choses pour lesquelles tu es reconnaissante dans ta vie. Si tu es inscrit à la newsletter, tu as reçu le ebook de la gratitude (que tu reçois au 5ᵉ jour)
  • Les faits à propos de moi : les faits qui te définissent, ou ce qu’il y a à savoir sur toi.

Idées de pages plus classiques de bullet journal

Je n’en ai pas reparlé ici car j’en ai parlé dans l’article précédent. Mais évidemment, tu peux faire les pages “classique” de la méthode initiale du bullet journal avec le future log, l’index, les clés. C’est vrai qu’à la base, c’est aussi une méthode d’organisation, donc on retrouve beaucoup de pages de calendrier, de planning, etc.

Moi, je faisais souvent une page d’organisation mensuelle avec la liste des tâches, des événements, les notes importantes du mois. Et parfois, je faisais les pages de planning hebdomadaire. 

Tu peux aussi faire des pages d’objectifs annuel, mensuel, hebdomadaire…

Comme j’expliquais dans l’article précédent, je n’utilisais par mon bullet journal principalement pour ça, et encore moins pour les to do liste du quotidien. Comme ça changeait beaucoup et que je voulais aller vite là-dessus, je le faisais dans un autre carnet beaucoup moins soigné.

Tu peux toi aussi choisir de fonctionner comme ça. Et si tu le souhaites, j’ai conçu le self-care planner où tu auras toutes les pages de planning classiques (mois, semaine, jour) et d’autres outils phares qui m’ont aidé pour prendre soin de ma santé mentale. Je te laisse découvrir ça :

Autres pages de collection pour ton bujo : 

Activités / Loisirs : 

  • Les livres à lire
  • Livre des livres lus (et notation de ce que tu en as pensé)
  • Les films à voir
  • Les meilleurs films
  • Les séries à voir (ou celles qui ont été vues)
  • Suivi des séries
  • Endroits à visiter
  • Endroits visités
  • Musiques favorites
  • Podcast favori
  • Activités et sorties que tu as envie de faire
  • Ce que tu emmènes dans ta valise
  • Social Log : identifiants sur les différents réseaux sociaux
  • Les sites internet favoris
  • Liste de tes boutiques favorites
  • Les paroles de chansons qui t’inspirent

Fêtes : 

  • Idées de cadeau pour les autres
  • Christmas plans
  • Traditions / fête
  • Dates anniversaires
  • Wish list pour ton anniversaire

Travail : 

  • Énumérer les tâches pour les différents projets
  • Suivi de l’avancement de tes projets
  • Contacts importants
  • Tes objectifs professionnels (pour faire évoluer ta carrière)
  • Rdv importants sur l’année/mois
  • Les compétences que tu souhaites acquérir
  • Log professionnel : tes identifiants des différents outils que tu utilises au travail

Études :

  • Emploi du temps
  • Calendrier de tes examens
  • Nom des profs et des salles de cours
  • Notes par matières
  • Projets de groupe : les membres, les matières, ta liste des tâches, les dates de rendu, etc.
  • Les écoles / métiers qui t’intéressent
  • Conseils pour réviser (je t’en donne 26 dans mon livre sur l’anxiété)

Finance : 

  • Jar d’économie pour t’aider à épargner
  • Budget : répartition de ton budget mensuel
  • Dépenses du mois
  • Suivi de crédit bancaire

Routines :

  • Routine matinale
  • Routine du soir
  • Conseils pour mieux dormir
  • Routine pour prendre soin de tes cheveux (tu trouveras une check list pour prendre soin de tes cheveux après les TCA dans mon kit de guérison offert)
  • Routine pour prendre soin de ta peau
  • Routine pour te maquiller

Inclassables, mais sympa à faire : 

  • Rêves que tu as faits dans la nuit
  • Tes prénoms favoris (si tu as envie d’enfant un jour)
  • Idées pour organiser ton mariage (si tu as envie de te marier)
  • Souvenirs nostalgiques de ton enfance (qui te met du baume au cœur)
  • Astuces / conseils sur n’importe quel sujet qui t’intéresse
  • Les produits que tu as envie d’avoir 

Et enfin, il y a les pages de tracker. Mais je vais en dédier un article spécifique ! 

Voilà, j’ai essayé de te donner une liste assez complète d’idées pour ton bullet journal. Mais en réalité, il en existe encore plein d’autres ! Parce que cette liste peut être déclinée à l’infini. Ça dépend tellement de TA vie, de TES envies, de TON organisation. 

D’ailleurs, n’hésite pas à me partager si tu as réalisé d’autres pages pour compléter cet article et inspirer les autres 🙂 

Et puis une fois de plus, je t’invite à aller sur Pinterest sur les différents tableaux que j’ai faits. Tu pourras avoir plein d’idées également 🙂 

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Publié par Norainnoflower dans Bullet journal, Conseils, 2 commentaires
Comment faire un bullet journal ?

Comment faire un bullet journal ?

Comment faire un bullet journal ?

Comme je disais dans l’article précédent, l’avantage du bullet journal, c’est qu’il est vierge et donc 100% personnalisable, diy (do it yourself). Mais ça peut aussi faire peur, parce qu’on ne sait pas par où commencer. Je vais donc créer un article pour répondre à ta question de comment faire au début d’un bullet journal. Ce sera comme un “guide” pour débutant, étape par étape. Sachant que je n’ai pas un master en Bujo, donc ça va être un guide pour bullet journal “facile”

Je vais donc commencer par te préciser quelles fournitures tu peux utiliser, le vocabulaire à maîtriser (très simple), te dire par quelles pages commencer et te donner mes conseils pour tenir un bullet journal. 

Là, tu te dis peut-être “woooow, mais il y a plein de trucs à maîtriser en fait ?!”. Mais non, ne te décourage pas parce que vraiment, c’est très simple et surtout, tu le fais comme TOI tu veux. Donc pas de quoi te mettre la pression 🙂 

Quels matériels pour commencer un bullet journal ?

Ça, c’est mon matériel ! Mais je l’ai acquis sur plus de 5 ans.

materiel-bujo

En réalité, au début, tu as juste besoin d’un carnet et d’un stylo. Ce que je veux dire, c’est que je te conseille de ne pas te lancer dans une session shopping à 200 balles avec tout le matériel de pro. Ça ne sert à rien de mettre la charrue avant les bœufs. Parce que si ça ne te plaît pas, tu auras juste perdu de l’argent. Et surtout, si ça se trouve, toi, tu as envie de créer quelque chose de très simple, donc tu n’as pas besoin de stylos, de tous les coloris, de fluo, etc.

#1 - Le carnet

Mais la base, ça reste le carnet. En vrai, tu peux prendre n’importe quel cahier, ça fera l’affaire. Le format est souvent en A5. Et généralement, on prend un carnet à point, dit doté ou poitillé, car il permet une certaine structure tout en restant flexible. Après, tu peux prendre tout blanc ou ligné, quadrillé…

Les deux marques les plus connues et recommandées pour le bullet journal, c’est Moleskine et Leuchtturm1917. À l’époque, j’avais un Leuchtturm, et j’ai repris le même (juste avec une couverture différente). Et je ne suis pas déçue (sinon, je n’aurai pas re-commandé !). C’est vraiment de très bonne qualité.

Moleskine – Carnet A5 :

Leuchtturm1917 (que j’avais quand j’étais malade)

Leuchtturm1917 (que je viens d’acheter – il existe plusieurs couleurs)

#2 - Le(s) stylo(s) “classiques”

Moi, je suis une fan de stylo, donc j’en ai plein haha.

Mais tu peux commencer par un stylo noir, ce sera très bien si tu n’as pas envie d’y mettre trop de budget.

Je te mets les stylos que j’utilise (qui sont ceux les plus recommandés pour le bullet journal). Entre parenthèses, tu as la taille de la mine.

J’ai plusieurs couleurs (que tu peux voir sur les photos)

  • Pigma Micron (mes préférés) : j’ai toutes les tailles de mine mais j’aime mieux la 05 et 08.
  • uni pin (0,6 & 5)
  • Stabilo Sensor (F)
  • Faber Caster (S)

Les tailles des mines sont variées. Donc le mieux, c’est que tu testes en magasin. 

Tu les trouveras dans une papeterie, chez Cultura, la Fnac, le Furet du Nord, etc. 

Si t’as la flemme et que tu veux avoir un « kit de base » de stylo de bonne qualité, je te conseille l’un des deux :

Set Pigma Micron :

Set Faber Castell

#3 - Les stylos de teintes plus variées

Moi j’aime bien mettre de la couleur donc j’ai aussi les Staedtler en 0,3 mm. Mais tu as d’autres marques comme par exemple : 

Stabilo

Staedler (ceux que j’ai)

#4 - Les feutres en extras 

J’ai aussi des feutres Faber Caster brillant, métallic : je les utilise pour écrire sur les papiers-cadeaux généralement. Et je l’utilise rarement dans mon bullet journal.

Ceux de la marque Tombow sont aussi très réputés pour le bullet journal.

#5 - Les crayons de couleurs

Encore une fois, j’aime bien mettre de la couleur, donc j’utilise des crayons de couleurs par parcimonie. Certains préfèrent les feutres. Perso, je ne trouve pas ça génial parce que ça bave sur la page d’après, ça traverse. Donc c’est moins soigneux je trouve.

#6 - Crayon de bois 

Je sais, “Crayon de bois” ça vient du Nord haha. On dit aussi un crayon gris. Mais la plupart des gens disent “Crayon de papier”. Tu peux l’utiliser pour des dessins, avant de repasser au-dessus avec un crayon noir.

#7 - Stabilo Pastel

J’aime bien aussi utiliser des Stabilo mais de couleur pastel.

Stabilo (ceux que j’ai)

Stabilo Swing cool

#8 - Extras

Tu peux aussi utiliser du washi tape (c’est du ruban adhésif décoratif), des pochoirs pour t’aider à dessiner des formes régulières, des stickers ou des tampons pour décorer et personnaliser ton journal. 

Personnellement je n’utilise pas tout ça.

#9 - Et enfin, je dirais : un compte Pinterest !

Moi, c’est sur Pinterest que je trouve toute mon inspiration ! Tu peux aussi en trouver via des comptes Instagram ou sur YouTube. Mais Pinterest c’est top pour enregistrer des images, les classer…

Et comme je l’utilise pour moi-même, je vous partage tous mes tableaux pour vous inspirer ! 

Encore une fois, tu n’es pas obligé d’avoir tout ça : au début, tu peux commencer avec un journal (bon ça c’est indispensable), et ensuite tu peux prendre quelques stylos et c’est tout. Tu verras avec le temps. Moi, tout ça, je l’ai acquis en plus de 5 ans. Parce que sinon, ça fait quand même une sacrée dépense ! 

D’ailleurs, vu que j’ai plein de stylo, j’ai une trousse pour les ranger ! C’est une trousse télescopique : je l’aime trop ! Je l’ai prise ici : 

La trousse que j’ai choisie

Celle avec laquelle j’ai hésité

glossaire du bullet journal : 

Quelques mots de vocabulaire pour t’aider à taper les bons mots-clés sur Pinterest, ou ailleurs (Google, YouTube, Instagram…)

Les mots sont en anglais car le bullet journal est une méthode qui nous vient des États-Unis.

Donc si tu ne maîtrises pas trop l’anglais technique du bujo, je t’explique tout : 

  • Bullet journal – et son diminutif  “bujo”. Ça correspond donc au journal.
  • Key – Clé : Aperçu de la façon dont tu organises les informations de ton journal, en gros, c’est la légende. Ça répertorie tous les symboles que tu vas utiliser. Perso, moi je ne fais pas cette page.
  • Index : C’est un peu un sommaire, une table des matières de ton bullet journal. Donc tu mets le titre de la page et le numéro correspondant (soit ton journal est pré-numéroté, soit tu le numérotes). Perso, j’avais commencé à le construire l’index, mais je l’ai pas tenu.
  • Layout : C’est la mise en page
  • Monthly spread / montly layout : Vue d’ensemble mensuelle, c’est comme le calendrier mensuel.
  • Weekly spread / weekly layout : Vue d’ensemble d’une semaine. C’est la même chose mais sur une semaine.
  • Daily spread / daily layout : vue d’ensemble de la journée si tu souhaites organiser ton quotidien.
  • Future log : C’est une vue d’ensemble sur les mois à venir (sur 6 ou 12 mois, voire moins : ça dépend quand tu commences ton journal).
  • Tracker : C’est un outil de mesure pour suivre des habitudes. Je vais dédier un article de blog à ce sujet.
  • Collections : Ce sont des pages thématisées. Je vais en parler dans mon article sur les idées de pages.
  • Frame : c’est des cadres décoratifs, pour entourer un texte, une citation, un titre, etc.
  • Separator, text divider : Ce sont des lignes pour séparer des éléments de ta page.
  • Doodle : ce sont des petits dessins qui permettent d’illustrer.
  • header / banner : ce sont les titres, les bannières en en-têtes.
  • Lettering : C’est l’art de dessiner des lettres.
  • Spread : C’est une vue générale sur deux pages.
  • Ghosting : c’est lorsque l’encre de la page précédente transparaît à travers la page actuelle.
  • Bleeding : c’est lorsque l’encre traverse carrément la page et marque la suivante. 

Voilà, ce n’est pas à connaître par cœur. Mais au moins, tu connais un peu mieux. Et ça te permet d’être plus familière au vocabulaire pour réaliser de meilleures recherches si tu le souhaites sur Internet (et notamment Pinterest).

D’ailleurs, les divider, séparateurs, cadres, lettering… je les rassemble tous dans ces tableaux Pinterest qui se trouvent ici : 

Par quelles pages commencer ?

Bon maintenant que tu es équipé, et que tu connais mieux le vocabulaire, on peut commencer concrètement ton bujo ! 

En vrai, il n’y a pas de règles, pas de méthode spécifique à respecter. Tu le fais vraiment comme TOI, tu veux, encore une fois. 

#1 - La première page

On commence par le commencement : la première page. 

Et justement, cette première page pose souvent problème. Parce qu’on a envie de faire quelque chose de beau. Et on a peur de rater cette première page, qu’elle ne soit pas parfaite… Et bref, du coup, on ne commence jamais. 

Donc si tu te sens concerné, on va faire plus simple : saute la première page. Tu la feras plus tard. 

Mais comme idée, je t’ai mis mon tableau “Première page” sur Pinterest :                                             

Sachant que, n’oublie pas, tu peux faire quelque chose de très simple. Juste écrire “Mon bullet journal”, c’est très bien aussi, tant que toi ça te va.

#2 - Les pages les plus courantes pour débuter 

Tu peux donc commencer par la page qui présente ta légende (Key) si tu le souhaites. Puis ensuite, tu peux créer l’index pour présenter ta table des matières.

Perso, je n’accorde pas d’importances à ces pages et je ne les fais pas.

Ensuite, tu peux créer le “Future Log”. 

Ça te permet d’avoir un calendrier annuel, ou juste des mois à venir. Donc si comme moi, tu commences au cours de l’année, ce n’est pas grave, tu mets les prochains mois jusqu’à la fin de l’année. Et ensuite, tu y notes les événements et grandes tâches prévues par mois.

#3 - Les pages d’organisations / planner

Perso, j’aime bien créer une page de présentation par mois. 

Ensuite, je fais un spread (une double-page) avec une vue mensuelle : un calendrier du mois notamment. Et parfois, je rajoute la todo liste du mois et les grands rendez-vous, les objectifs mensuels, des notes importantes, etc.

Ensuite, tu peux réaliser une vue de la semaine. Mais ça te demande déjà un peu plus de régularité. 

Me concernant, parfois, je prends le temps de le faire, parfois non. Ça dépend du temps que je m’accorde. Et en vrai, ce n’est pas grave si parfois, tu fais la vue de la semaine, et parfois non. Le but, ce n’est pas de s’imposer la perfection. On reviendra sur ce point après 🙂 

#4 - Les collections 

Et ensuite, tu peux créer plein de pages différentes. Tu as une possibilité infinie car ça dépend de toi. Je vais te donner pleins d’idées de page pour ton bullet journal dans un article dédié. 

Je te donnerais notamment celles que j’avais dans mon bullet journal lorsque je souffrais d’anorexie. 

Mes conseils pour ton bullet journal :

Conseil n°1 : Fais TON bullet journal

Le premier conseil que je vais te donner, c’est de prendre du recul face aux conseils que tu vois sur Internet justement ! Parce que ce sont des CONSEILS, pas des règles à appliquer. Un bujo, c’est quelque chose de fun, pour prendre soin de toi. Donc ne cherche pas à appliquer tout ce que tu vois à droite à gauche. 

Pose-toi et demande-toi : de quoi tu as besoin TOI ? Fais le parallèle avec les différentes parties de ta vie et note-toi ce que tu souhaites mieux organiser. Ou veux-tu de l’organisation dans ta vie ? Pour tes cours, ton travail ? Pour ta santé mentale, mettre en place des routines ? Pour trouver un système d’organisation de l’emploi du temps de tes enfants (si tu en as) ? Pour suivre tes symptômes ? Pour avoir un agenda qui répertorie des rendez-vous, tes événements ? Pour avoir une vision globale de tes projets de vie ? 

Là, ce n’est peut-être pas assez concret, mais dans mon prochain article, je vais te donner pleins d’idées 🙂 

Mais garde bien en tête que tout ce que je te présente là, c’est MON organisation, par rapport à MA vie, MES goûts, MES envies. Il n’y a pas une seule bonne façon de tenir un bullet journal. Parce que c’est personnalisé, donc il y a autant de façon de faire que de personnes qui en ont. 

Conseil n°2 : Ne cherche pas le perfectionnisme

Pas simple, je sais… Moi-même, je suis une grande perfectionniste. Mais c’est pour ça que dès le départ, il faut partir dans l’idée que ce n’est pas un concours. Le but, ce n’est pas de créer quelque chose de parfait. C’est juste de créer quelque chose qui te plaît ! Oui, tu vas faire des erreurs, oui tu auras des pages moins belles. Et alors ? Ce n’est rien de grave. De plus, ton carnet est vivant. Il évolue avec toi. Il y a des choses que tu vas noter, qui ne seront plus valables avec le temps. Mais ce n’est pas grave, ça fait partie de ton histoire. Une amie a regardé mon bullet journal et m’a dit “J’adore, on voit que c’est fait à la main, y’a plein de petites imperfections, et c’est ça qui le rend beau”. Bah voilà, elle a tout résumé !

Conseil n°3 : Ne te compare pas

C’est lié aux deux premiers points. Mais vraiment, ne te compare pas. Ça ne sert à rien. Concentre-toi sur TON bullet journal. Encore une fois, ce n’est pas un concours. C’est une activité de kiff. 

Conseil n°4 : Tu peux diviser ton utilisation par carnets

Qu’est-ce que j’entends par là ? À l’époque, j’avais plusieurs carnets : j’en avais 3. J’avais mon bullet journal, où je faisais plein de pages inspirantes et parfois des trucs d’organisation. Mais mes listes de tâches du quotidien, mes plannings… je les gardais dans un cahier classique. Parce que ça bougeait sans arrêt. Donc je préférais séparer ça. Et ensuite, je notais mon “journal intime” (soit tout ce que j’avais dans ma tête) encore sur un autre carnet. 

Donc si tu veux, j’ai le notebook qui est un carnet de notes avec une citation inspirante toutes les 10 pages. Et j’ai le self-care planner où tu as des organisateurs mensuels, semainier, des listes de tâches pour le quotidien, des listes des 3 choses positives par jour pour pratiquer la gratitude… Tu as une page pour noter tes objectifs du mois, et faire le bilan à la fin… et d’autres petits outils… Je te laisse découvrir ça ici : 

Conseil n°5 : Tu n’as pas besoin de savoir dessiner

Je ne suis pas douée en dessin. Vraiment. Donc comment je fais ?Avec les inspirations pinterest, les modèles, j’arrive à faire des dessins/petites déco qui me conviennent. Et comme je t’ai dit en introduction, tu n’as pas besoin que ce soit artistique. Tu peux faire des choses très simples sans aucun dessin. 

Mais ne te mets pas une pression de dingue à devoir faire des dessins incroyables. Ce n’est pas grave si tu rates, si tu as des gribouillis. Le perfectionnisme, c’est l’ennemi n°1 de l’action, de la productivité. Mais c’est l’allié de la procrastination. Donc vraiment, relativise vis-à-vis de ça 🙂 

Conseil n°6 : Commence petit

Ne commence par à préparer des dizaines de pages avec tout ce que tu vois sur Pinterest ou ailleurs. Sinon, tu vas te fatiguer et te dégoûter. Tu vas vite en avoir marre. Commence avec 2-3 pages, et tiens-le à un rythme qui te semble tenable.

Conseil n°7 : Inclus-le dans ta routine

D’ailleurs, pour le tenir sur le long terme, tu peux l’inclure dans ta routine. Soit le matin, ou le soir, ou juste le weekend. Tu n’as pas à le tenir tous les jours. Moi souvent, je le faisais 1 soir dans la semaine, et le weekend. Mais parfois, je n’y touchais pas pendant 2 semaines. Ce n’est pas grave, vraiment. Ce ne sont pas des devoirs, c’est une activité réconfortante, relax.

Pour t’aider, tu peux aussi choisir de le remplir dans un endroit agréable, de créer un environnement cocooning. Par exemple en allumant une bougie, ou avec de la musique, avec des lumières tamisées, etc.

Conseil n°8 : Inspire-toi

Vraiment, je le redis. Comment t’inspirer ? Moi je traînais tout le temps sur Pinterest. Et donc ça me donnait envie de le tenir, et ça m’aidait à me maintenir créative. J’adore Pinterest ! D’ailleurs, comme je reprends mon bullet journal, je vais mettre à jour souvent mes tableaux. Donc si tu veux, tu peux déjà suivre les miens 🙂 

Conseil n°9 : Pour toi ou à partager

Ton bullet journal, c’est le tien ! Donc tu choisis de le partager ou de le garder pour toi. Perso, je le montrais avec grand plaisir : j’en suis fière. Mais c’est aussi parce que je communique beaucoup sur mes ressentis. Donc j’ai rien à cacher on va dire. Mais je te dirais que de base, part dans l’idée que tu le garderas pour toi. Au moins, tu ne te censures pas et çe te permet de vraiment déverser tout ce que tu as dans ta tête. Le but, c’est de t’aider TOI, de te désencombrer la tête aussi. C’est ça le vrai but, pas de montrer aux autres que tu as un beau journal. Mais après, tu fais comme tu veux 🙂 

Conseil n°10 : Arrête si c’est trop de stress

Souviens-toi que le bullet journal est censé être un appui pour ta santé mentale, pour ton stress. C’est censé te faire du bien, t’apporter du réconfort. Si tu te rends compte que c’est trop de comparaison, trop de pression, trop de stress : arrête. Ça ne sert à rien de te faire du mal 🙂 Tu as déjà assez de stress avec pleins d’autres sujets dans ta tête. 

Et ce n’est pas un échec d’arrêter ! Juste, ça ne te convient pas et ce n’est pas grave. 

Voilà, je t’ai donné beaucoup d’éléments dans cet article ! Tu vas pouvoir te procurer ton matériel et commencer les premières pages si tu le souhaites. 

Dans le prochain article, je vais te donner pleins d’idées de pages pour ton bujo.

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Publié par Norainnoflower dans Bullet journal, 0 commentaire
Journaling & santé mentale : Comment un journal peut t’aider dans la guérison de ton TCA ?

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Ceux qui me connaissent depuis un moment savent déjà que l’un des outils phares de ma guérison a été mon bullet journal. J’aimerais donc expliquer comment le journaling (le fait de tenir un journal) peut vous aider dans la guérison de votre TCA, mais plus globalement, dans l’amélioration de votre santé mentale. Et pour ça, je souhaite montrer du concret pour t’aider à te lancer dans la création d’un bullet journal (si toi aussi ça te tente !)

Cet article est donc le premier d’une petite série. Les 3 prochains articles (qui présentent le matériel nécessaire, les idées de pages, l’inspiration, etc.) sont en bas de page.

Mon histoire avec le bullet journal : 

Honnêtement, je ne sais même pas d’où m’est venue l’idée ?! J’ai commencé à le créer en 2017, ça faisait déjà plus d’un an que j’étais malade. Je pense que j’ai dû voir des inspirations sur mon feed Pinterest, et ça a fonctionné, ça m’a inspiré.

Depuis toute petite, j’ai une passion pour les stylos et les carnets. Je me souviens d’un cadeau que j’avais eu par mon parrain, c’était une palette de stylo avec 200 stylos de toutes les couleurs possibles et inimaginables. J’étais heureuse et je m’en souviens encore haha.

Et c’est par cette passion pour les carnets, l’écriture, les stylos… que j’ai eu l’envie de sortir mes livres pour vous inspirer et même mon propre planner : le Self-Care Planner. (Et j’ai d’autres idées en tête pour les mois à venir 🤫)

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Découvre mon journal prérempli pour prendre soin de ta santé mentale :

agenda-journal-feel-good

Qu’est-ce qu’un bullet journal ?

Commençons par la base, à savoir : la définition d’un bullet journal. Peut-être que tu as déjà vu le terme “bujo” ? ça veut dire la même chose, c’est juste son abrégé.

En gros, il s’agit d’un journal (ou carnet, cahier… peu importe comme tu l’appelles) que tu personnalises, pour organiser des aspects pratiques de ta vie. Le bullet journal est vierge, il n’est pas pré-remplis. Donc l’avantage, c’est que tu peux vraiment y mettre ce que tu veux, selon tes besoins, tes envies. Tu es vraiment flexible. Et l’inconvénient, c’est que parfois, on ne sait pas par où commencer. C’est pour ça que le prochain article donnera des conseils pratiques pour commencer un bujo.

En gros, le bullet journal permet de centraliser toutes les informations de ta vie, en un seul endroit. Il te permet d’être organisé, mais pas que ! C’est vraiment un outil puissant qui te permet de nombreux bienfaits !

Les bienfaits du journaling pour ta santé mentale :

#1 - Clarification mentale : 

Le fait de noter, d’organiser tes projets, tes mois, tes semaines… Cela te permet de désencombrer ta tête. 

Tu peux aussi utiliser ton bullet journal pour noter tes difficultés, noter les leçons que tu as apprises… En fait, tu peux l’utiliser pour poser sur le papier toutes ces choses qui occupent de l’espace mental dans ta tête. 

#2 - Réduction du stress, gestion de l’anxiété : 

De surcroît, si tu désencombres ta tête, ça te permet aussi de réduire ton stress. Le fait de consigner tes pensées, tes émotions… ça te permet de mettre des mots sur tes maux, et donc de mieux comprendre tes émotions pour savoir comment les gérer.

#3 - Sommeil plus qualitatif : 

Toujours de surcroît, cela te permet d’améliorer ton sommeil. Notamment si tu utilises ton journal le soir. Moi par exemple, je notais (dans un cahier à part pour le coup) 3 choses positives de ma journée. Ça me permettait de terminer sur une note positive. Mais je notais aussi mon organisation du lendemain. Et ça me permettait d’être plus au clair dans mon esprit et de moins ruminer avant de dormir. 

#4 - Mieux te connaître : 

C’est un bienfait plus implicite, mais selon les pages que tu vas créer, le bullet journal te permet d’augmenter la conscience de toi-même. Cela te permet de réfléchir à ce que tu aimes, ce que tu aimerais faire. Cela te permet d’explorer tes projets, tes envies, tes rêves, tes objectifs…

#5 - Conditionner ton cerveau à un état d’esprit positif : 

Même chose, cela dépend des pages que tu feras, mais le bullet journal peut te permettre de faire évoluer ton état d’esprit en l’orientant davantage “solution” plutôt que “problème”. Personnellement, avec les pages que je faisais, cela me permettait vraiment de conditionner mon cerveau à un environnement favorable à ma guérison, pour donner un coup de boost à mon mental et lutter plus activement contre la maladie.

#6 - Te fixer tes objectifs et t’y tenir : 

Le bullet journal est vraiment un outil efficace pour établir des objectifs, suivre progrès et te maintenir motivé jusqu’à la réalisation de ces objectifs. Et ce, notamment grâce aux pages de trackers. Je consacrerai un article sur ce thème.

#7 - Améliorer tes capacités cognitives : 

Il a été prouvé que le fait d’écrire dans un journal permet d’améliorer tes capacités de mémorisations et plus globalement tes compétences cognitives.

#8 - Prendre soin de toi : 

Cela te permet de prendre un temps calme pour toi, tout en développant ta créativité. Et à la fin, tu as quelque chose de concret dans les mains dont tu peux être fière. C’est un vrai accomplissement positif.

Un bullet journal, c’est fait pour toi si…

  • Tu es une personne créative, artistique… qui aime créer des choses (et tu n’as pas besoin de savoir dessiner !)
  • Tu es une personne qui aime écrire, planifier, organiser…
  • Tu es une personne qui a trop de brouhaha dans la tête
  • Tu es une personne qui aime avoir quelque chose 100% personnalisé, adapté selon TES besoins, dont tu as le contrôle total
  • Tu as une passion stylo & carnet (facultatif haha)
  • Tout simplement, ça t’attire ! 

Franchement, je recommande à 2000% d’avoir un bullet journal. J’ai arrêté d’en tenir un pendant plus de 2 ans. Et mon niveau d’anxiété étant encore très élevé, j’ai décidé d’en recommencer un nouveau ! C’est ailleurs pour ça que je commence cette série d’articles. Je vais tenir mon bullet journal… en même temps que vous ! Donc, ce sera mis à jour petit à petit 🙂 

Voilà, c’est un premier petit article pour que ce ne soit pas trop long, mais vraiment, le bullet journal a plein de bienfaits qui ont été prouvés et reconnus ! Dans le prochain article, je vais te donner toutes les astuces pour bien démarrer (le matériel à avoir, les premières pages indispensables, et des conseils pour t’aider à le faire et le maintenir). Dans l’article d’après, je te donnerais toutes les idées de pages à faire et notamment celles que j’avais dans mon bullet journal lorsque je souffrais d’anorexie. 

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Publié par Norainnoflower dans Bullet journal, Conseils, 1 commentaire
Guérison : “Comment guérir ?” “Par où commencer” ?

Guérison : “Comment guérir ?” “Par où commencer” ?

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Dans le titre de cet article, j’ai mis deux questions entre guillemets parce que c’est des questions que l’on me pose souvent.

Pourquoi je ne peux pas te dire “comment guérir” ?

La première question, c’est “comment guérir ?”. Parfois, je reçois vraiment, “bonjour, je souffre de tca et je voudrais savoir comment guérir?”. Aucun jugement de ma part quand je reçois ça. Je peux complètement comprendre l’intention de la personne derrière le message : j’ai été pareil. J’étais aussi complètement perdue, et je me demandais comment on pouvait guérir de cette maladie. Mais moi, face à cette question, je suis perplexe. 

Je ne peux pas vraiment répondre à cette question, et ce, pour plusieurs raisons :

Déjà, la première, c’est que je ne sais pas comment guérir. Par contre, je sais comment moi je m’en suis sortie. Et en plus d’en être sortie, j’ai beaucoup de recul sur la maladie, j’ai lu énormément de choses aux sujets des TCA, j’ai fait des années de thérapies, donc c’est vrai que j’en connais un rayon. Mais qui serais-je pour savoir la formule magique de la guérison des TCA ? Je sais que vous aimeriez que je vous envoie un PDF du manuel qui précise comment en sortir étape par étape. Ce serait bien plus facile. Moi aussi j’espérais tomber sur un truc comme ça, mais la vérité, c’est que ce n’est pas aussi simple. Donc voilà, la première raison pourquoi je ne peux pas répondre à cette question, c’est que je ne peux pas te dire “comment guérir”.

Deuxième raison, qui est liée à la première, c’est que la guérison englobe tellement de choses différentes, tellement de dimensions que c’est compliqué de répondre en quelques messages. Pour te donner une idée, j’ai traité pas mal de dimensions de la guérison dans le programme Butterfly Body, et ça m’a pris +12h de vidéo, + les 215 pages du ebook avec les 55 exercices, + pleins d’autres choses. Donc difficile de résumer en un message.

Et puis troisième raison, bah c’est que je ne connais rien de la personne. Or, la guérison dépend vraiment de chaque personne. Donc c’est pour ça que j’invite toujours à consulter un professionnel pour avoir des réponses qui sont personnalisées à ses propres problématiques. 

Mais je comprends totalement que vous ayez envie d’avoir l’avis d’une personne qui en est sortie. D’ailleurs je trouve ça même primordial d’avoir un retour sur expérience on va dire. Moi, ça n’existait quand j’étais malade. On dirait que je parle de l’époque lointaine, jadis. Mais c’était en 2015-2018 que je cherchais surtout ça. Comme quoi, tout évolue vraiment vite. Parce qu’à ce moment-là ça n’existait pas encore, pas comme aujourd’hui où on a plein de conseils et de ressources sur Google ou sur les réseaux sociaux. Et je trouve ça génial. Et c’est parce que je ne trouvais pas cette aide à l’époque que je l’offre aujourd’hui. C’est un peu ma revanche on va dire sur ces moments de solitude absolue que je me remémore là, où j’étais toute seule, dans mon appartement, en pleurant. C’était dur. Mais j’en suis sortie ! Et je suis très contente de vous aider en partageant mon expérience.

Et c’est pour ça qu’aujourd’hui, je fais cet article pour donner des premières pistes à ceux qui se demandent comment guérir. Globalement, dans tous les contenus que je fais, que ce soit sur le blog, le podcast, dans ma newsletter, sur instagram… j’y donne plein de conseils, de retours d’expérience pour donner des pistes de guérison justement. 

Guérison des troubles alimentaires : par où commencer ? 

Mais en réalité, dans cet article, je vais surtout répondre à une question qu’on me pose aussi souvent et dont c’est plus simple de répondre on va dire. C’est “Par où je dois commencer ?

Donc cet article pourra répondre à des personnes qui se pose la question. Et même si ça fait plusieurs années que tu es en guérison, que tu es à un stade plus avancé de ta guérison, ça peut quand même t’être utile : de voir justement ce que t’as déjà mis en place, ou ce que tu n’avais pas pensé faire et que du coup tu pourrais tester, etc.

Donc je vais te donner une bonne dizaine de gros conseils que je vais bien développer pour t’aider à savoir comment aborder ta guérison.

Je rappelle quand même que c’est selon MON point de vue. Ce n’est pas à suivre à la lettre les conseils que je donne. Et tant mieux en fait si vous ne les appliquez pas à la lettre. Le but, ce n’est pas d’être bonne élève. Moi j’étais vachement comme ça, mais le but c’est de prendre ce qui vous correspond et de laisser de côté le reste. On n’est pas pareil, chacun est unique donc c’est normal que notre histoire et notre chemin diffèrent. Petite anecdote, j’ai une abonnée qui m’a envoyé un message pour me dire qu’elle utilisait le journal pro-guérison que j’ai sorti : le feel-good planner. Et elle me montrait qu’elle avait un peu changé son utilisation, et presque, elle s’excusait en fait de ne pas l’utiliser pour ce dont il était prévu à la base. Et je lui ai répondu qu’au contraire je trouvais ça juste génial qu’elle se l’était appropriée. Elle l’avait personnalisé pour en faire un outil pour sa guérison, un journal qui lui ressemblait à ELLE. Et c’est ça le plus important, parce que ça lui sera beaucoup plus bénéfique.

#1 - Premier conseil de guérison via des métaphores :

Il n’y a pas d’ordre d’importance particulier dans les conseils que je vais te donner.

Ne te mets pas de pression en te disant “oulala mais j’ai pas fait ça ou je suis à la bourre sur ça” : non. Chacun vit les étapes à sa façon, au moment où il est prêt à les vivre. Il y a des personnes qui connaîtront des étapes avant d’autres, d’autres qui le feront d’une façon différente. Peu importe. Il n’y a pas de mauvaise façon de faire. Il n’y a pas qu’un seul bon chemin qui mène à la ligne d’arrivée. L’importance, ce n’est pas non plus ta vitesse. C’est la direction de ton chemin. Ça nous est tous déjà arrivés de vouloir prendre des raccourcis pour arriver quelque part, et finalement, on se rend compte qu’en fait, bah ce raccourci, il mène à un cul-de-sac. Donc finalement, tu prendras deux fois plus de temps. Ne cherche pas à précipiter les choses, à aller trop vite. L’important, c’est une guérison consolidée. Si tes fondations ne sont pas bien ancrées, le mur s’écroulera plus tard. Et tu auras beau remettre des briques dessus, ça retombera toujours si les fondations ne sont pas solides. Donc petit à petit, étape par étape.

Bon voilà, derrière toutes ces métaphores, c’était déjà un premier conseil finalement pour te concentrer sur TON chemin et pour y aller progressivement, sans te mettre la pression sur le temps que ça prend.

#2 - Crois-y (pour de vrai)

guérison-tca-est-possible

Du coup d’un deuxième conseil que j’avais mis initialement en premier tellement il est important : c’est de croire en ta guérison, et de croire en toi

Croire en ta guérison, c’est te dire que oui, la guérison est possible. Et vraiment, crois-y. Mais pas que les jours où tu te sens bien. Crois-y les jours où tu vas le plus mal aussi. Crois au fait que ces jours difficiles sont temporaires et que cette bataille, tu la fais pour une vie meilleure qui t’attend. 

Pour vous aider, je dois analyser ce qui a pu m’aider dans ma guérison. Donc c’est un exercice intéressant pour moi. Et j’ai compris qu’une chose qui m’avait aidé, ça a  été ça : de croire en ma guérison. Évidemment, il y a des jours où j’étais plus bas que Terre et où je me demandais si j’allais vraiment m’en sortir. 

Mais quand j’étais malade et que je me projetais 10 ans plus tard, je savais que je n’allais pas être malade toute ma vie. Je me disais que ce n’était pas possible, ce n’était pas ça ma vie. Et la visualisation m’a beaucoup aidé d’ailleurs : et je ne me voyais pas malade à vie parce que je croyais au fond de moi à cette guérison. 

Pour ce qui est de croire en toi, c’est croire en tes capacités à battre la maladie. Croire que tu as les ressources en toi. J’ai une phrase qui était affichée sur les murs de ma chambre quand j’étais malade, c’était : “Le changement est une porte qui s’ouvre de l’intérieur”. Et c’est quelque chose que je dis souvent, mais que je vais répéter : tu n’es pas responsable de ta maladie, tu ne l’as pas choisi. Mais tu dois être acteur de ta guérison. Être acteur, ça veut dire mettre des choses en place, des actions concrètes, faire des recherches, vouloir être acteur plutôt que spectateur de sa vie. D’ailleurs si tu m’écoutes c’est que tu es déjà plus acteur que spectateur, parce que tu es une personne proactive, qui veut s’en sortir. Dans les actions que tu peux mettre en place, c’est important de faire des actions qui vont plonger ton cerveau dans un état d’esprit favorable pour la guérison. C’est quelque chose dont je n’en avais pas conscience au moment même, mais pareil, ça m’a beaucoup aidé en fait. Je ne vais pas me répéter parce que j’en ai dédié un article que je te conseille de lire sur les outils concrets que j’ai mis en place (et qui sont souvent à la portée de tout le monde).

#3 - Ne reste pas seul(e)

Être acteur et responsable de sa guérison, ça ne veut pas dire rester dans son coin. Non, tu n’es pas plus fort(e) parce que tu cherches à te sortir seul(e) de la maladie. D’ailleurs, je pense qu’il faut encore plus de force pour demander de l’aide. Donc demander de l’aide, c’est pas un signe de faiblesse, au contraire. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai dit l’importance d’avoir une aide des professionnels de santé. Si je le dis c’est parce que moi-même je me suis fait accompagner. Et sans ça, ça aurait été beaucoup plus compliqué si ce n’est impossible. Je recommande toujours d’avoir des professionnels qui sont spécialisés en TCA. Même si je sais que ce n’est pas facile d’en trouver… 

13-choses-dont-votre-proche-souffrant-tca-aimerait-que-vous-sachiez

Même chose, je ne vais pas me répéter, mais je renvoie vers mes articles parlant de mon parcours de soin où je parle des professionnels que tu peux voir, quelle thérapie choisir, etc. 

Et ne pas rester seule, c’est aussi en parler à ses proches. Je sais qu’il y a souvent un sentiment de honte, de culpabilité d’être malade, d’avoir la sensation d’être un poids en plus, un boulet pour les autres. Mais il faut bien garder en tête que justement, tu n’es pas responsable de ta maladie. Tu ne l’as pas choisi. Et tes proches, ceux qui t’aiment et qui te respectent, ils ne vont pas te rejeter pour ça. Tout le monde n’est pas capable d’être ouvert aux maladies mentales. Donc choisis au moins 2 personnes de confiance qui sont ouvertes à ces problématiques-là. Et prends le temps de vraiment leur en parler, de leur expliquer ce que tu ressens. Tes proches ne peuvent pas deviner ce qu’ils se passent dans ta tête, ils ne peuvent même pas s’imaginer ce que c’est de vivre avec un TCA. Et c’est là où l’importance de la communication entre en jeu. Dis-leur comment ils peuvent t’aider, et à l’inverse, ce qu’il ne faut surtout pas faire. Si tu veux leur partager, j’ai fait cet article sur les 13 choses que votre proche souffrant d’un TCA aimerait que vous sachiez. 

#4 - Ne te met pas la pression

Le 4eme conseil, c’est de ne pas te mettre la pression. 

Parce que je te vois venir, là en me lisant, tu te dis “ok, il faut que je sois acteur de ma guérison, il faut que je mette ça, ça et ça en place, il faut que j’arrive à tel objectif dans tels jours…

STOP.

On lève le pied de la pédale d’accélération.

J’ai aussi dit que c’était important d’y aller étape par étape. Mais je sais que souvent, on a un tel niveau d’exigence avec soi-même qu’on filtre les informations bienveillantes. 

Donc je fais ce conseil “rappel” pour te dire de vraiment ne pas te mettre la pression. Sinon, tu fonces droit dans ce que j’appelle le “burnout de la guérison”. Le fait de vouloir tout bien faire parfaitement, de s’imposer des choses inatteignables à faire dans un but de guérir. Mais au final, tu oublies totalement de te reposer, d’être bienveillant avec toi-même. Or, repos et bienveillance font aussi partie de la guérison. Et c’est même primordial. Donc, vise la progression, pas la perfection. Accepte de faire des erreurs. Tu es humain. Tu n’es pas invincible. C’est normal de ne pas réussir à relever tous les défis. Comme je dis souvent, en guérison, on a parfois l’impression qu’il y a plus de jours de pluie que de soleil. Mais pourtant, ces jours pluvieux t’aident à avancer. Même si tu n’en as pas l’impression. Là, tous les conseils que je te donne, ce ne sont pas des choses que j’ai appliquées dès le début. C’est d’ailleurs des choses que j’ai apprises en tombant. C’est en tombant qu’on apprend à marcher quand on est bébé. Mais je n’étais pas plus forte que toi, vraiment. Garde en tête aussi que quand c’est difficile, c’est que tu vas à l’encontre de la maladie. Donc c’est bon signe, même si c’est difficile de le voir d’une façon positive sur le moment même.

D’avoir vécu et surmonté les TCA, qui a été la période la plus sombre de ma vie, une période très très difficile ; aujourd’hui, j’aborde plus de la même façon les phases compliquées de ma vie. J’en pleure toujours, j’ai toujours peur mais je sais que c’est dans ces moments-là qu’on grandit, qu’on n’avance le plus ; et que ça me sera bénéfique pour plus tard, que ça va m’armer davantage. 

#5 - Des listes pour t'aider dans ta guérison

liste-guerison-trouble-alimentaire

Je propose souvent de faire 3 listes pour avoir un welcome package de la guérison. 

La première c’est la liste des raisons de guérir. Et c’est pas juste faire la liste, c’est la faire, mais la relire souvent. Donc le mieux c’est de la personnaliser, de la rendre jolie dans un journal ou sur une affiche que tu accroches sur ton mur. D’ailleurs, je t’offre 100 raisons de guérir dans le kit de guérison qui est sur mon site où il y a plein d’autres petites ressources offertes.

La deuxième liste, c’est la liste des avantages et inconvénients de ton trouble alimentaire. Les inconvénients deviendront des motivations à te battre, pour ne plus les avoir. Et la liste des avantages est très intéressante. Elle est vraiment à faire sans jugement, parce que c’est normal de tirer des avantages positifs. C’est un processus inconscient dans le domaine de la santé mentale, on va dire. C’est ce qu’on va appeler les bénéfices secondaires de la maladie. Et les identifier est primordial pour travailler dessus parce qu’ils représentent souvent des barrières à la guérison.

Même chose, j’ai fait un article où je t’explique comment trouver tes bénéfices secondaires et je te donne ceux que j’avais. 

Et dernière liste (même si j’en ai plein en stock haha), c’est la liste des conséquences de ton TCA. J’avais lu une revue scientifique qui disait que le cerveau des personnes souffrant d’un tca restrictif, comme l’anorexie, était câblé un peu différemment (alors pas d’affolement, ce n’est pas irréversible, ça revient à la “norme” avec la guérison). Mais en gros, le circuit des récompenses et de la prise de risque est différent. La plupart des gens sont motivés par les récompenses, mais chez les personnes souffrant d’anorexie, elles sont motivées par la conséquence. Donc par exemple, au lieu de te dire “Si tu guéris, tu pourras voyager dans tel grand pays de tes rêves”, tu peux aussi te dire “Si tu ne guéris pas, tu ne vas pas pouvoir exercer tel métier qui te donne envie”. ou “Si tu ne t’alimentes pas, tu auras beaucoup moins de capacité de mémorisation, de concentration… car ça impacte négativement ton cerveau”. Je sais que moi, ça, c’était important, le fait de préserver mon cerveau. Donc c’est bien de faire cette liste des conséquences, pour le coupler à la liste des motivations de guérir. Comme ça, tu peux voir ce qui marche le mieux pour toi.

#6 - Vois la guérison dans son ensemble

C’est quelque chose que je dis souvent, mais parfois, on focalise sa guérison uniquement sur les conséquences : le côté nutritionnel, son poids, son hyperactivité, ses TOC, ses stratégies de compensation… C’est normal que ça attire une grande partie de ton attention parce que c’est ce qui est omniprésent dans ta vie. Mais, tout ça, c’est des symptômes physiques. Or, je le dis souvent, les TCA ce sont des maladies MENTALES. Alors oui, il faut traiter ces symptômes, c’est important. Mais faut pas oublier de travailler sur le côté psychologique, sur le côté causes de la maladie, le pourquoi. C’est vraiment personnel, mais moi, j’ai plus travaillé sur les causes que sur les conséquences dans mon parcours, et personnellement, ça m’a été bénéfique. Ça m’a permis de reconstituer l’histoire de ma maladie, et ça m’a aidé à guérir d’une façon générale les blessures que j’avais en moi. Donc comment j’ai fait : par un accompagnement psy, par l’EMDR, et surtout par beaucoup d’introspection avec moi-même, via le journaling et les livres de développement personnel qui m’ont beaucoup aidé. 

#7 - Penser long terme

Tu apprends à dépasser tes peurs alimentaires, pas uniquement pour guérir, pas uniquement pour reprendre du poids.

Tu ne te bats pas que pour soigner tes compulsions si tu en as. Tu ne te bats pas pour accepter ton corps cet été à la plage, pour ne pas culpabiliser au restaurant demain soir. Tu ne te bats pas pour des raisons à court terme. Tu te bats pour ta vie. Tu ne guéris pas uniquement pour sortir de ton TCA, tu te bats pour un mieux-être à VIE. Donc c’est pour du long terme. Il y a une citation qui dit “ne précipite pas les choses que tu veux avoir éternellement”. Et ce mieux-être, cette paix intérieure, tu le veux éternellement, pour le reste de ta vie. Donc c’est normal que ça prenne du temps.

#8 - Aie de l’autocompassion pour toi-même

Tu n’es pas cette personne. Enfin, je parle dans mon cas et peut-être que tu te reconnaîtras. Mais moi, quand j’étais malade, je me suis perdue. Je n’étais plus la Mathilde si bienveillante. Surtout avec mes proches où je mentais, j’étais agressive, j’avais zéro tolérance… Et j’avais honte, je me détestais. Mais vraiment, tu n’es pas cette personne. C’est la maladie. Et en guérissant, tu te retrouveras davantage. Donc c’est important de prendre du recul et de te pardonner parce que tu n’es pas cette horrible personne que tu penses être, je te jure. 

Aussi, ne sois pas si difficile, si indulgente avec toi-même. Ne t’impose pas des emplois du temps de ministre que personne ne pourrait tenir. Et encore moins toi, tu as besoin de te reposer, de te battre contre ton TCA et le repos est en top liste de ton ordonnance. Ne sois pas aussi difficile avec toi quand tu as un mauvais jour. Souligne plutôt tes demi-victoires que tes demi-défaites.

Demande-toi si tu agirais ainsi avec une personne que tu aimes ? Demande-toi si tu lui parlerais comme ton discours interne te parle

Et prends soin de toi, mais vraiment concrètement. Fais des actions pour prendre soin de ton mental, de ta peau, de tes cheveux, de ton corps, de toi quoi.

#9 - Ouvre-toi à d’autres choses que ton trouble alimentaire.

Être acteur de sa guérison, aller sur des comptes recovery, faire des recherches sur les causes de sa maladie. Oui, mais avec des pauses. Accorde-toi des pauses où tu fais des trucs qui n’ont rien à avoir avec tes troubles alimentaires. C’est super important, d’apprendre à te déconnecter. Le TCA il est tellement omniprésent dans ta vie, que tu as la sensation qu’il fait partie de toi. Et la guérison ça passe aussi par apprendre à se redécouvrir, apprendre à se connaître, faire des choses que tu aimes faire TOI (et pas ton TCA). Et donc ouvre-toi à des centres d’intérêt qui n’ont rien avoir avec les TCA : fais des activités créatives, inscris-toi dans des associations, lis des livres qui n’ont rien avoir, regardes des séries, des films qui n’ont rien avoir non plus et qui te changent les idées. Ouvre-toi à des personnes qui ne savent pas que tu es malade ou du moins qui ne t’en parlent pas. L’idée ce n’est pas de le cacher, pas du tout. Mais c’est d’avoir des moments de répit où tu fais autre chose que penser à ton TCA. Et ce n’est pas simple hein. Moi quand j’ai commencé à bien guérir, j’ai eu 1 an où mon copain me rappelait que j’étais en train d’en parler h24. Genre j’étais dans la nostalgie de ma maladie, et je n’en avais même pas conscience. 

D’ailleurs, cette année-là, mon feed instagram était rempli de compte recovery, ou de nourriture, ou de fitgirls. Pareil, défollow les comptes qui ne parlent que de nourriture ou qui montrent des photos de corps. Parce que ça fait un rappel à ton TCA que tu es là-dedans. Évidemment, garde les comptes conseils recovery, qui te sont bénéfiques, qui te donnent des conseils concrets. Ça, c’est bien. Mais n’aie pas que ça dans ton feed. Ouvre toi à des influenceurs qui n’ont rien avoir, qui parlent d’autres sujets cools : sur de la décoration, du journaling, sur du dessin, sur des tutos do it yourself, sur l’humain… il existe plein d’influenceurs cools qui ne parlent absolument pas de ça, de corps, de nourriture.

reseaux-sociaux-tca

Si tu as peur de “râter” les posts des comptes qui te sont bienveillants pour ta guérison, ce que tu peux faire, c’est aussi te créer un compte spécifique pour ça, où tu as que ça et donc tu y fais un tour 10 minutes par jour par exemple. Et après, tu passes sur ton compte classique, ce qui fait que tu n’as pas de rappel de TCA (je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire, si je m’exprime clairement).

Et autre chose, c’est bien aussi de suivre justement des comptes qui parle de diversité corporelle, d’acceptation corporelle… ça permet de remettre en question tes idéaux de beauté, de déconstruire tes idées reçues, de t’ouvrir à de nouveaux points de vue sur le corps, etc. (Sans faire que ça). 

Enfin, ça reste MON conseil. Mais c’est vrai que j’ai vu une nette différence quand j’ai arrêté de suivre que des comptes de nourriture, de corps, etc. Et j’avais fait un compte insta à côté où je suivais tous ces comptes-là. Et petit à petit j’ai fini par plus y aller parce que mon cerveau n’y était plus confronté en permanence, même quand je n’y pensais pas et que hop, il y avait un post dessus dans mon feed. Donc je te recommande de faire ça. 

#10 - Fais le bilan de ta vie, et demande-toi ou tu veux aller.

J’ai pensé à le proposer parce que j’ai relu hier mon bullet journal que je tenais à l’époque. Et j’avais fait ça et ça m’a aidé. En gros c’est un exercice que je m’étais mis où je faisais le point dans ma vie. Donc j’avais passé en revue les différentes parties de ma vie : professionnel, situation amoureuse, vie sociale amicale, relation familiale, confiance en moi, relation avec la nourriture et relation avec mon corps. Et j’avais fait 4 colonnes : 

La première, bah je notais chacune de ces parties.

La deuxième, je faisais l’état des lieux d’où j’en étais.

La troisième, je me suis demandé ce que je ne voulais plus, de quoi je voulais me séparer (donc des habitudes, des actions, des façons de penser)

La dernière, je notais ce que je voudrais avoir dans chacun des domaines. Et je notais vraiment l’idéal, sans prendre en compte les barrières et les peurs que j’avais à ce moment-là.

Et je suis sûre que cet exercice m’a aidé à me projeter dans mon futur et à faire l’état des lieux de ma vie un peu. Et ça permet de ne pas se focaliser sur les conséquences du TCA, plus sur les causes ou ce qui est indirectement lié, mais dont on n’a pas forcément conscience. Moi à l’époque j’avais beaucoup parlé de ma relation à ma mère et à mon père. Et globalement, je suis contente parce que j’ai atteint aujourd’hui ce que j’avais mis dans ma dernière colonne, ou presque. Et si c’est pas du tout pareil bah au final je suis contente de la tournure que ça a pris. Toute façon j’essaie de me dire que faut faire confiance à la vie.

#11 - Faire un vrai travail d'acceptation corporelle

Dernier conseil, finalement il y en a 11 vu que j’avais introduits avec un conseil. Ce dernier conseil c’est de faire un vrai travail d’acceptation corporelle. Souvent, on passe son temps à se dire “il faut que j’aime mon corps,” ou à s’autopersuader “j’aime mon corps”. Mais au final, on ne met rien de concret en place. Moi c’est ce que j’avais fait, mais à tort. Et ce travail d’acceptation corporelle, je l’ai fait tard finalement. Pourtant, il m’a aussi aidé à sortir totalement de mes TCA ou peut-être aussi de ne pas rechuter. Et d’ailleurs le but c’est d’accepter son corps, pas nécessairement de l’aimer.

C’est vraiment un gros travail indispensable selon moi que j’ai réalisé à travers de nombreuses recherches et lectures pour trouver quelles actions et état d’esprit adopter par rapport à ça. Dans Butterfly Body, ça représente un gros module, de +de 3h30 de vidéos et 100 pages dans le ebook donc vraiment avec plein d’exercices. Et en fait, ce travail d’acceptation corporelle je trouve qu’on devrait nous l’apprendre à l’école. J’ai beaucoup de copines qui me disent ne pas aimer leur corps et vouloir le changer, se prendre la tête avec ça, sans qu’elle ait de TCA. Mais je me dis qu’elles devraient faire un travail d’acceptation corporelle.

C’est indispensable que tout le monde le fasse finalement. Moi c’est l’une des choses que je voudrais transmettre, apprendre à mes enfants quand j’en aurai. On est dans une culture de la culpabilité, de la minceur et c’est indispensable de savoir s’en détacher concrètement. Et c’est important d’apprendre à voir son corps différemment, au-delà de son apparence. De le voir dans sa globalité, pour l’accepter, le respecter et ne plus lui faire du mal, de plus le soumettre à des comportements destructeurs.

Voilà, c’était mon dernier conseil. Parce qu’il faut savoir mettre un point final à ses contenus pour éviter que ça dure 1000 ans. J’espère que ça t’a plu.

À très vite 🙂 

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Publié par Norainnoflower dans Conseils, 1 commentaire
Gymnastique, ballet… des facteurs de risque aux TCA ?

Gymnastique, ballet… des facteurs de risque aux TCA ?

Gymnastique, ballet… des facteurs de risque aux TCA ?

Je voudrais mettre le doigt sur un problème beaucoup trop grave mais pourtant normalisé : la pression qui est mise sur l’image corporelle dans le milieu de la dance, et notamment du ballet ; ainsi que chez les gymnastes. J’ai sélectionné ces deux sports car ce sont les deux principaux qui me semblaient avoir cette problématique. Mais si tu en as un autre en tête, partage-le en commentaire.

Les facteurs de risques de la gym & du ballet au développement des troubles alimentaires

Cet article me tenait à cœur de le faire car trop souvent, j’ai des filles qui ont fait ou font encore du ballet, de la gym… et elles me témoignent le rôle qu’a eu ce sport dans le développement de leur trouble alimentaire. Je n’ai pas trouvé les chiffres français, mais une étude américaine de 2022 montrait que 1 gymnaste sur 2 souffrait de TCA. Et un danseur de ballet a 10 fois plus de risque de développer un TCA qu’un autre danseur.  Je voudrais donc te présenter les différentes raisons possibles qui peuvent expliquer pourquoi ces sports amènent parfois au développement de trouble alimentaire.

#1 - Des performances liées au poids, aux courbes du corps

Les performances de gymnastique et du ballet ne se mesurent pas dans le fait d’atteindre une ligne d’arrivée. Les performances sont très tournées autour du poids et de l’apparence physique. 

Pour ce qui est de la gym, les gymnastes soulèvent leur propre poids corporel contre la gravité. Ainsi, pour améliorer leur performance, les jeunes athlètes tombent rapidement dans des régimes alimentaires pour diminuer leur poids vers un chiffre toujours plus bas.

 

Pour ce qui est du ballet, l’accent est mis sur leurs courbes corporelles, la “légèreté de leur mouvement”. On s’attend à ce qu’ils soient “flottant”. Beaucoup de danseurs commencent le ballet très jeune et y restent des années. Entre temps, la puberté fait son apparition. Or, les courbes sont très peu acceptées dans le monde du ballet. À la vue de leur corps qui se développent naturellement et par peur que cela affecte leurs performances, les jeunes ballerin(e)s tombent rapidement dans des entraînements sportifs plus intenses ou des régimes restrictifs pour chercher à modeler leur corps pour qu’il corresponde aux attentes.

#2 - La mentalité de ces industries et les stéréotypes de la société

Le pire dans tout ça, c’est que ces pratiques sportives intenses et ces régimes restrictifs dans lesquels tombent les jeunes athlètes, c’est considéré comme normal. Dans ces industries, l’insatisfaction corporelle est considérée comme étant la norme. Et si tu parles de tes difficultés à accepter ton corps ou de tes prises de tête sur la nourriture, sur ton poids… c’est perçu comme un signe de faiblesse, ou de “ne pas travailler assez dur”.

Les professeurs les poussent même à aller en ce sens. Même les danseurs et gymnastes entre eux se tirent vers le bas, dans ces pratiques destructrices pour leurs corps et leur santé. Il y existe d’ailleurs une réelle compétition qui peut naître entre les athlètes (un peu comme entre les malades des troubles alimentaires…).

C’est un monde où l’accent est mis sur le perfectionnisme, sur la discipline, sur le contrôle (de son corps, de ses mouvements, de sa façon de marcher…). Il s’agit là de facteurs communs que l’on retrouve chez les personnes qui souffrent de trouble alimentaire.

gymnastique-tca-anorexie

D’ailleurs, durant les compétitions, l’apparence physique fait clairement partie de la notation impactant le score. Une triste anecdote à ce sujet : Christy Heinrich, la gymnaste d’élite de la fin des années 80 aux États-Unis souffrait d’anorexie et de boulimie. Un juge américain lui a dit qu’elle devait perdre du poids pour faire partie de l’équipe nationale. Elle est décédée des complications de ses TCA en 1994, elle ne pesait plus que 27 kg…

Dans les clubs de gym les plus compétitifs qui veulent amener leurs athlètes à un haut niveau, les entraîneurs vont recruter des athlètes toujours plus jeunes. Le but ? Confronter les enfants à des sauts périlleux le plus tôt possible, tant qu’ils n’ont pas encore une trop grande notion du danger. Mais de ce fait, ces enfants sont plongés très rapidement dans un monde porté sur l’apparence alors qu’ils sont encore vulnérables. 

 

Et les clichés de la société participent à cette pression sur le corps, une fois de plus ! Dans les films, dans les séries TV, dans les médias… On nous montre qu’un bon danseur ou un bon gymnaste est une grande personne, mince. C’est comme s’il fallait être maigre pour gagner dans ces sports. De ce fait, de nombreux stéréotypes subsistent et entretiennent cette pression sur l’image corporelle qu’ils renvoient : 

Ah bon, tu fais du ballet et tu manges tout ça ?

Mais tu ne vas pas manger ça quand même ? Et tes compétitions de gym ?”

 

#3 - Un environnement matériel favorable aux développements des TCA

Pour les ballerin(e)s, l’entraînement se fait devant des miroirs pour avoir un œil continue sur ses mouvements, sur son corps. Cela participe à l’obsession corporelle.

Et que ce soit les gymnastes ou les danseurs de ballet, leur uniforme correspond souvent à des justaucorps, des costumes ajustés qui collent à la peau. Donc une fois de plus, cela rajoute une pression supplémentaire pour ne pas avoir un “bout de peau en trop”…

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Comment faire pour lutter contre cette pression à l’image corporelle ?

On peut avoir l’impression que je dépeins un tableau assez noir de la gymnastique et du ballet. Si c’est ce qui est ressenti, ce n’est pas ce que je voulais faire. En réalité, mon but était surtout de sensibiliser pour bien comprendre les risques que présentent ces pratiques sportives pour le développement des TCA.

Mais je comprends bien qu’il s’agit de sports artistiques et que l’accent est mis sur les mouvements du corps, la beauté des tenues, etc. Et d’ailleurs, ce sont deux sports dont j’aime beaucoup regarder en spectacle et j’ai un grand respect pour ceux qui pratiquent ces sports.

Mais je pense qu’une évolution des mentalités est tout de même indispensable pour la bonne santé physique et mentale des pratiquants de ces sports. 

Déjà, je voulais quand même préciser que toutes les personnes qui font de la gym et du ballet ne tombent pas dans les troubles alimentaires. Évidemment, d’autres facteurs externes jouent : le contexte environnemental, un événement stressant, un traumatisme, un contexte d’abandon/ de séparation avec autrui, un caractère perfectionniste, etc.

Mais il faudrait tout de même qu’il existe des campagnes de sensibilisation aux troubles alimentaires dans ces écoles de gym, de ballet. Il devrait même y avoir des cours de diététique pour rappeler ce dont le corps a besoin. Il me semble que ça existe dans quelques grandes institutions, mais ça ne devrait pas être réservé à l’élite. 

Et bien que la discipline fait partie des sports à haut niveau, il faudrait tout de même qu’il y ait une évolution de l’état d’esprit des professeurs pour qu’ils gardent en tête que chaque corps est beau tel qu’il est. Il faudrait que ceux qui enseignent, désapprennent les idées reçues alliant beauté et minceur. Ainsi, cela se ressentira dans leur discours pour y mettre un peu plus de bienveillance, je l’espère. 

Et faut-il interdire son enfant s’il souhaite faire de la gym ou du ballet ?

danseur-tca-anorexie

Selon moi, non, si c’est sa passion, qu’il en a envie, il faut le laisser faire. Mais en étant conscient des risques et en apportant donc une grande vigilance à son insatisfaction corporelle et à ses habitudes alimentaires. Il faudrait aussi lui rappeler que sa pratique sportive ne doit pas se faire au détriment de sa santé. Il faudrait lui rappeler que son corps est parfait tel qu’il est, qu’il doit en prendre soin ; et pour cela, il faut répondre à ses besoins. Il faudrait lui dire que peu importe ce qu’il entend, son corps a des besoins primaires auxquels il faut répondre. Il faudrait l’aider à prendre du recul sur ce qu’il peut entendre durant ses cours.

Vos témoignages à ce sujet

N’ayant jamais fait de gymnastique ni de ballet, j’ai écrit cet article à partir de mes recherches et de mon point de vue.

Je serais donc super contente d’avoir des témoignages de danseurs, de gymnastes ou même de leurs parents. 

Tu peux me faire part de ton témoignage directement en commentaire en bas de l’article, ou via mon Instagram sur @norain.noflower

Je mettrai alors la capture d’écran de ton témoignage dans cette partie de l’article, ci-dessous.

Je mets quelques questions pour te guider si tu souhaites témoigner : 

  • Présente-toi : Prénom, âge. 
  • Si tu fais de la gym / ballet, depuis combien de temps en fais-tu ? 
  • As-tu développé des TCA avant, pendant ou après ce sport ?
  • Dans quel cadre ce sport a déclenché ton TCA ?
  • Est-ce que ce sport a empiré ton TCA ?
  • Est-ce que tu te souviens de ta relation aux autres sportifs ?
  • Est-ce que tu te souviens d’une pression particulière mise par les coaches ? As-tu des souvenirs de choses qu’ils ont dites/ fait dans ce sens ?
  • Qu’est-ce que tu penses que le monde de la dance / du ballet a besoin pour diminuer le risque de développer des TCA ? 
  • Quel conseil dirais-tu à une personne qui soufre de TCA & qui fait de la gym/dance aujourd’hui ? 

Les témoignages que j'ai reçu :

Salut, je m’appelle Thelma et j’ai 17 ans. Ça fait 2 ans et demi que j’ai des Tca (entre anorexie, boulimie et hyperphagie). A la fin du confinement, j’ai commencé à développer une obsession pour la nourriture mais avant ça, comme on était confiné chez nous, je faisais du sport tout les jours chez moi donc en réalité, j’ai commencé à avoir un problème avec les Tca pendant le confinement. Je voulais témoigner mon approche de la gym et des Tca.
Je fais de la gym depuis que j’ai 2 ans donc ça fait maintenant 15 ans que j’en fait. À un moment de mon parcours, je faisais plus d’entraînement que les autres et j’évoluais plus vite. C’était pour moi une récompense et j’étais fière de moi de voir que j’arrivais à faire de nouvelles choses. Puis j’ai grandi et c’était de plus en plus dur de progresser rapidement. J’ai remis la cause sur mon poids, je ne voyais pas autre chose qui pouvait me ralentir dans ma progression (en fait c’est tout à fait normal que ça soit plus dur). Et je voyais les autres gymnastes avec qui je m’entraînais grandir mais rester toujours autant fortes, énergiques. Ça m’a fait beaucoup de peine mais j’ai continué. En 2018, une gymnaste a développé un Tca mais elle arrivait à faire énormément de sport et elle était tellement musclée. Ensuite une deuxième gymnaste et même si elles avaient des poids faibles, elles arrivaient à évoluer (mais je savais pas que c’était de l’hyperactivité). Du coup je me suis dit qu’il fallait que je fasse pareil. (Je n’ai pas développé un Tca que pour cette raison). Je ne ratais plus aucun entraînement et je n’arrêtais pas une seule minute pendant ceux-ci. Pendant le confinement c’était tous les jours muscu. Puis mon médecin spécialisé dans les tca m’a fait une dispense de sport. C’était un moment horrible quand on te dit que tu n’as plus le droit de faire du sport alors que c’était en quelque sorte une addiction. Puis j’ai été hospitalisé et ensuite j’ai fait de l’hôpital de jour pendant 1an et demi. Donc je n’ai pas fait de sport pendant 2ans
Il y a quelques mois, j’ai été autorisé à refaire du sport. Les premiers mois, je n’ai pas réussi à y aller par peur du regard des autres puis je n’étais pas prête psychologiquement. J’ai repris la gym il y a maintenant 3 mois. C’est très compliqué pour moi d’y aller même si au final ça me fait du bien de voir des gens. Mon club où je suis n’est pas un club où il faut absolument la performance. C’est plutôt un lieu où l’on fait du sport ensemble pour se défouler, s’entraider, s’amuser et tout ça dans une bonne ambiance. Mais malgré tous ces points positifs, je me compare énormément aux autres gymnastes et pendant ces 2 années sans sport, j’ai beaucoup perdu (muscles, souplesse…) et voir et me dire que je dois recommencer tout à zéro est vraiment démotivant.
Derrière ce témoignage, je veux dire aux gens qui souffrent ou pas de tca que peu importe le sport que l’on pratique, ce n’est pas une forme d’acharnement contre soi même. Même si on a des courbes ou bien peu de muscles, on est libre de pratiquer un sport comme on le souhaite et que se soit une forme de plaisir. En pratiquant un sport trop intensif, les choses vont empirées mais le plus dur est de remonter.
Voilà je vous souhaite tous bon courage et on tient bon.

Thelma

Vers mes8-10ans ma mère m’a biensur fait faire de la danse classique, je ne peux malheureusement pas vraiment témoigner suite aux plutôt lourdes conséquences qu’a eu mon parcours d’anorexie avec mes problèmes de mémoire…Mais j’ai quand même des « flashs » qui me sont revenus et c’est clair que les profs mettent une pression assez lourde sur leurs élèves, surtout concernant le poids-l’apparence et l’élégance;Vu le contexte personnel dans lequel j’ai « grandi » aussi (avec ma mère anorexique+mon père assez absent…)cela n’a pu que m’aider, entre autres, à ce que je tombe ds l’anorexie sans problème de poids à l’époque…Si j’ai un conseil à donner pour ceux qui veulent tenter un de ces domaines, ou pour leur entourage, ce serait vraiment de tenir compte en1er de l’état d’esprit de celui qui veut faire cette activité, ainsi que du pourquoi…Je pense qu’il ne vaut mieux pas mettre la pression lorsque l’activité est commencée, et voir par la suite le comportement du « nouveau sportif », et au moindre doute l’amener consulter une « bonne » personne;

Stéphanie

Bonjour!  j’ai vu qu’un article allait être écrit sur le thème du ballet/gymnastique et des TCA et j’aimerais donner mon petit témoignage là-dessus!
J’ai fait de la danse de mes 4 à mes 18 ans et suis dans la maladie depuis mes 16 ans ( j’en ai 21 ans mais ne me considère pas totalement guérie, je débute cependant une thérapie!), et je me souviens des compliments que j’ai reçu en perdant du poids! Tous les adultes de la compagnie me félicitaient, trouvaient que j’avais de la force d’avoir perdu autant de poids si vite … personne ne s’est demandé si perdre 20 kg en 3 ou 4 mois, à 16 ans,ce n’était pas un peu dangereux ? ( à n’importe quel âge d’ailleurs) … je pense que ces compliments ont rendu mon TCA encore plus fort car ‘y voyais un réel accomplissement et ça m’aidait à penser que ce que je faisais était « bien » et que j’avais le contrôle, que je devenais une meilleure version de moi-même …
je me sentais plus belle en me regardant dans les miroirs de la salle de danse! Mais évidemment ça n’a pas duré et une fois la « lune de miel » passée j’ai commencé à subir les réelles conséquences ( encore aujourd’hui) alors la danse n’a pas déclenché mes TCA mais je me dis qu’elle y a peut-être contribué un peu ( je me souviens aussi que quand j’étais plus jeune, vers mes 14 ans, une pesée régulière avait été instaurée à la danse par de nouveaux sponsors et une fille grosse avait d’ailleurs été refusée pour un spectacle alors qu’elle dansait merveilleusement bien! C’est indécent de peser des ados et des enfants et de commenter leur poids comme si ça contribuait à la valeur en tant que personne … et en plus de faire de la discrimination assumée avec cette fille par exemple )

Juliette

Merci beaucoup pour ta lecture (et ta participation peut-être) 🙂 

J’espère que cet article t’a plus ! N’hésite pas à me faire ton petit retour en commentaire.

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Publié par Norainnoflower dans Mieux connaître, Parents, Trouble du comportement alimentaire, 0 commentaire