Jour : 27 mai 2023

Gymnastique, ballet
 des facteurs de risque aux TCA ?

Gymnastique, ballet
 des facteurs de risque aux TCA ?

Gymnastique, ballet
 des facteurs de risque aux TCA ?

Je voudrais mettre le doigt sur un problĂšme beaucoup trop grave mais pourtant normalisĂ© : la pression qui est mise sur l’image corporelle dans le milieu de la dance, et notamment du ballet ; ainsi que chez les gymnastes. J’ai sĂ©lectionnĂ© ces deux sports car ce sont les deux principaux qui me semblaient avoir cette problĂ©matique. Mais si tu en as un autre en tĂȘte, partage-le en commentaire.

Les facteurs de risques de la gym & du ballet au développement des troubles alimentaires

Cet article me tenait Ă  cƓur de le faire car trop souvent, j’ai des filles qui ont fait ou font encore du ballet, de la gym
 et elles me tĂ©moignent le rĂŽle qu’a eu ce sport dans le dĂ©veloppement de leur trouble alimentaire. Je n’ai pas trouvĂ© les chiffres français, mais une Ă©tude amĂ©ricaine de 2022 montrait que 1 gymnaste sur 2 souffrait de TCA. Et un danseur de ballet a 10 fois plus de risque de dĂ©velopper un TCA qu’un autre danseur.  Je voudrais donc te prĂ©senter les diffĂ©rentes raisons possibles qui peuvent expliquer pourquoi ces sports amĂšnent parfois au dĂ©veloppement de trouble alimentaire.

#1 - Des performances liées au poids, aux courbes du corps

Les performances de gymnastique et du ballet ne se mesurent pas dans le fait d’atteindre une ligne d’arrivĂ©e. Les performances sont trĂšs tournĂ©es autour du poids et de l’apparence physique. 

Pour ce qui est de la gym, les gymnastes soulÚvent leur propre poids corporel contre la gravité. Ainsi, pour améliorer leur performance, les jeunes athlÚtes tombent rapidement dans des régimes alimentaires pour diminuer leur poids vers un chiffre toujours plus bas.

 

Pour ce qui est du ballet, l’accent est mis sur leurs courbes corporelles, la “lĂ©gĂšretĂ© de leur mouvement”. On s’attend Ă  ce qu’ils soient “flottant”. Beaucoup de danseurs commencent le ballet trĂšs jeune et y restent des annĂ©es. Entre temps, la pubertĂ© fait son apparition. Or, les courbes sont trĂšs peu acceptĂ©es dans le monde du ballet. À la vue de leur corps qui se dĂ©veloppent naturellement et par peur que cela affecte leurs performances, les jeunes ballerin(e)s tombent rapidement dans des entraĂźnements sportifs plus intenses ou des rĂ©gimes restrictifs pour chercher Ă  modeler leur corps pour qu’il corresponde aux attentes.

#2 - La mentalité de ces industries et les stéréotypes de la société

Le pire dans tout ça, c’est que ces pratiques sportives intenses et ces rĂ©gimes restrictifs dans lesquels tombent les jeunes athlĂštes, c’est considĂ©rĂ© comme normal. Dans ces industries, l’insatisfaction corporelle est considĂ©rĂ©e comme Ă©tant la norme. Et si tu parles de tes difficultĂ©s Ă  accepter ton corps ou de tes prises de tĂȘte sur la nourriture, sur ton poids
 c’est perçu comme un signe de faiblesse, ou de “ne pas travailler assez dur”.

Les professeurs les poussent mĂȘme Ă  aller en ce sens. MĂȘme les danseurs et gymnastes entre eux se tirent vers le bas, dans ces pratiques destructrices pour leurs corps et leur santĂ©. Il y existe d’ailleurs une rĂ©elle compĂ©tition qui peut naĂźtre entre les athlĂštes (un peu comme entre les malades des troubles alimentaires
).

C’est un monde oĂč l’accent est mis sur le perfectionnisme, sur la discipline, sur le contrĂŽle (de son corps, de ses mouvements, de sa façon de marcher
). Il s’agit lĂ  de facteurs communs que l’on retrouve chez les personnes qui souffrent de trouble alimentaire.

gymnastique-tca-anorexie

D’ailleurs, durant les compĂ©titions, l’apparence physique fait clairement partie de la notation impactant le score. Une triste anecdote Ă  ce sujet : Christy Heinrich, la gymnaste d’élite de la fin des annĂ©es 80 aux États-Unis souffrait d’anorexie et de boulimie. Un juge amĂ©ricain lui a dit qu’elle devait perdre du poids pour faire partie de l’équipe nationale. Elle est dĂ©cĂ©dĂ©e des complications de ses TCA en 1994, elle ne pesait plus que 27 kg


Dans les clubs de gym les plus compĂ©titifs qui veulent amener leurs athlĂštes Ă  un haut niveau, les entraĂźneurs vont recruter des athlĂštes toujours plus jeunes. Le but ? Confronter les enfants Ă  des sauts pĂ©rilleux le plus tĂŽt possible, tant qu’ils n’ont pas encore une trop grande notion du danger. Mais de ce fait, ces enfants sont plongĂ©s trĂšs rapidement dans un monde portĂ© sur l’apparence alors qu’ils sont encore vulnĂ©rables. 

 

Et les clichĂ©s de la sociĂ©tĂ© participent Ă  cette pression sur le corps, une fois de plus ! Dans les films, dans les sĂ©ries TV, dans les mĂ©dias
 On nous montre qu’un bon danseur ou un bon gymnaste est une grande personne, mince. C’est comme s’il fallait ĂȘtre maigre pour gagner dans ces sports. De ce fait, de nombreux stĂ©rĂ©otypes subsistent et entretiennent cette pression sur l’image corporelle qu’ils renvoient : 

“Ah bon, tu fais du ballet et tu manges tout ça ?”

“Mais tu ne vas pas manger ça quand mĂȘme ? Et tes compĂ©titions de gym ?”

 

#3 - Un environnement matériel favorable aux développements des TCA

Pour les ballerin(e)s, l’entraünement se fait devant des miroirs pour avoir un Ɠil continue sur ses mouvements, sur son corps. Cela participe à l’obsession corporelle.

Et que ce soit les gymnastes ou les danseurs de ballet, leur uniforme correspond souvent Ă  des justaucorps, des costumes ajustĂ©s qui collent Ă  la peau. Donc une fois de plus, cela rajoute une pression supplĂ©mentaire pour ne pas avoir un “bout de peau en trop”…

ballerines-anorexie-tca

Comment faire pour lutter contre cette pression à l’image corporelle ?

On peut avoir l’impression que je dĂ©peins un tableau assez noir de la gymnastique et du ballet. Si c’est ce qui est ressenti, ce n’est pas ce que je voulais faire. En rĂ©alitĂ©, mon but Ă©tait surtout de sensibiliser pour bien comprendre les risques que prĂ©sentent ces pratiques sportives pour le dĂ©veloppement des TCA.

Mais je comprends bien qu’il s’agit de sports artistiques et que l’accent est mis sur les mouvements du corps, la beautĂ© des tenues, etc. Et d’ailleurs, ce sont deux sports dont j’aime beaucoup regarder en spectacle et j’ai un grand respect pour ceux qui pratiquent ces sports.

Mais je pense qu’une Ă©volution des mentalitĂ©s est tout de mĂȘme indispensable pour la bonne santĂ© physique et mentale des pratiquants de ces sports. 

DĂ©jĂ , je voulais quand mĂȘme prĂ©ciser que toutes les personnes qui font de la gym et du ballet ne tombent pas dans les troubles alimentaires. Évidemment, d’autres facteurs externes jouent : le contexte environnemental, un Ă©vĂ©nement stressant, un traumatisme, un contexte d’abandon/ de sĂ©paration avec autrui, un caractĂšre perfectionniste, etc.

Mais il faudrait tout de mĂȘme qu’il existe des campagnes de sensibilisation aux troubles alimentaires dans ces Ă©coles de gym, de ballet. Il devrait mĂȘme y avoir des cours de diĂ©tĂ©tique pour rappeler ce dont le corps a besoin. Il me semble que ça existe dans quelques grandes institutions, mais ça ne devrait pas ĂȘtre rĂ©servĂ© Ă  l’élite. 

Et bien que la discipline fait partie des sports Ă  haut niveau, il faudrait tout de mĂȘme qu’il y ait une Ă©volution de l’état d’esprit des professeurs pour qu’ils gardent en tĂȘte que chaque corps est beau tel qu’il est. Il faudrait que ceux qui enseignent, dĂ©sapprennent les idĂ©es reçues alliant beautĂ© et minceur. Ainsi, cela se ressentira dans leur discours pour y mettre un peu plus de bienveillance, je l’espĂšre. 

Et faut-il interdire son enfant s’il souhaite faire de la gym ou du ballet ?

danseur-tca-anorexie

Selon moi, non, si c’est sa passion, qu’il en a envie, il faut le laisser faire. Mais en Ă©tant conscient des risques et en apportant donc une grande vigilance Ă  son insatisfaction corporelle et Ă  ses habitudes alimentaires. Il faudrait aussi lui rappeler que sa pratique sportive ne doit pas se faire au dĂ©triment de sa santĂ©. Il faudrait lui rappeler que son corps est parfait tel qu’il est, qu’il doit en prendre soin ; et pour cela, il faut rĂ©pondre Ă  ses besoins. Il faudrait lui dire que peu importe ce qu’il entend, son corps a des besoins primaires auxquels il faut rĂ©pondre. Il faudrait l’aider Ă  prendre du recul sur ce qu’il peut entendre durant ses cours.

Vos témoignages à ce sujet

N’ayant jamais fait de gymnastique ni de ballet, j’ai Ă©crit cet article Ă  partir de mes recherches et de mon point de vue.

Je serais donc super contente d’avoir des tĂ©moignages de danseurs, de gymnastes ou mĂȘme de leurs parents. 

Tu peux me faire part de ton tĂ©moignage directement en commentaire en bas de l’article, ou via mon Instagram sur @norain.noflower

Je mettrai alors la capture d’écran de ton tĂ©moignage dans cette partie de l’article, ci-dessous.

Je mets quelques questions pour te guider si tu souhaites témoigner : 

  • PrĂ©sente-toi : PrĂ©nom, Ăąge. 
  • Si tu fais de la gym / ballet, depuis combien de temps en fais-tu ? 
  • As-tu dĂ©veloppĂ© des TCA avant, pendant ou aprĂšs ce sport ?
  • Dans quel cadre ce sport a dĂ©clenchĂ© ton TCA ?
  • Est-ce que ce sport a empirĂ© ton TCA ?
  • Est-ce que tu te souviens de ta relation aux autres sportifs ?
  • Est-ce que tu te souviens d’une pression particuliĂšre mise par les coaches ? As-tu des souvenirs de choses qu’ils ont dites/ fait dans ce sens ?
  • Qu’est-ce que tu penses que le monde de la dance / du ballet a besoin pour diminuer le risque de dĂ©velopper des TCA ? 
  • Quel conseil dirais-tu Ă  une personne qui soufre de TCA & qui fait de la gym/dance aujourd’hui ? 

Les témoignages que j'ai reçu :

Salut, je m’appelle Thelma et j’ai 17 ans. Ça fait 2 ans et demi que j’ai des Tca (entre anorexie, boulimie et hyperphagie). A la fin du confinement, j’ai commencĂ© Ă  dĂ©velopper une obsession pour la nourriture mais avant ça, comme on Ă©tait confinĂ© chez nous, je faisais du sport tout les jours chez moi donc en rĂ©alitĂ©, j’ai commencĂ© Ă  avoir un problĂšme avec les Tca pendant le confinement. Je voulais tĂ©moigner mon approche de la gym et des Tca.
Je fais de la gym depuis que j’ai 2 ans donc ça fait maintenant 15 ans que j’en fait. À un moment de mon parcours, je faisais plus d’entraĂźnement que les autres et j’Ă©voluais plus vite. C’Ă©tait pour moi une rĂ©compense et j’Ă©tais fiĂšre de moi de voir que j’arrivais Ă  faire de nouvelles choses. Puis j’ai grandi et c’Ă©tait de plus en plus dur de progresser rapidement. J’ai remis la cause sur mon poids, je ne voyais pas autre chose qui pouvait me ralentir dans ma progression (en fait c’est tout Ă  fait normal que ça soit plus dur). Et je voyais les autres gymnastes avec qui je m’entraĂźnais grandir mais rester toujours autant fortes, Ă©nergiques. Ça m’a fait beaucoup de peine mais j’ai continuĂ©. En 2018, une gymnaste a dĂ©veloppĂ© un Tca mais elle arrivait Ă  faire Ă©normĂ©ment de sport et elle Ă©tait tellement musclĂ©e. Ensuite une deuxiĂšme gymnaste et mĂȘme si elles avaient des poids faibles, elles arrivaient Ă  Ă©voluer (mais je savais pas que c’Ă©tait de l’hyperactivitĂ©). Du coup je me suis dit qu’il fallait que je fasse pareil. (Je n’ai pas dĂ©veloppĂ© un Tca que pour cette raison). Je ne ratais plus aucun entraĂźnement et je n’arrĂȘtais pas une seule minute pendant ceux-ci. Pendant le confinement c’Ă©tait tous les jours muscu. Puis mon mĂ©decin spĂ©cialisĂ© dans les tca m’a fait une dispense de sport. C’Ă©tait un moment horrible quand on te dit que tu n’as plus le droit de faire du sport alors que c’Ă©tait en quelque sorte une addiction. Puis j’ai Ă©tĂ© hospitalisĂ© et ensuite j’ai fait de l’hĂŽpital de jour pendant 1an et demi. Donc je n’ai pas fait de sport pendant 2ans
Il y a quelques mois, j’ai Ă©tĂ© autorisĂ© Ă  refaire du sport. Les premiers mois, je n’ai pas rĂ©ussi Ă  y aller par peur du regard des autres puis je n’Ă©tais pas prĂȘte psychologiquement. J’ai repris la gym il y a maintenant 3 mois. C’est trĂšs compliquĂ© pour moi d’y aller mĂȘme si au final ça me fait du bien de voir des gens. Mon club oĂč je suis n’est pas un club oĂč il faut absolument la performance. C’est plutĂŽt un lieu oĂč l’on fait du sport ensemble pour se dĂ©fouler, s’entraider, s’amuser et tout ça dans une bonne ambiance. Mais malgrĂ© tous ces points positifs, je me compare Ă©normĂ©ment aux autres gymnastes et pendant ces 2 annĂ©es sans sport, j’ai beaucoup perdu (muscles, souplesse…) et voir et me dire que je dois recommencer tout Ă  zĂ©ro est vraiment dĂ©motivant.
DerriĂšre ce tĂ©moignage, je veux dire aux gens qui souffrent ou pas de tca que peu importe le sport que l’on pratique, ce n’est pas une forme d’acharnement contre soi mĂȘme. MĂȘme si on a des courbes ou bien peu de muscles, on est libre de pratiquer un sport comme on le souhaite et que se soit une forme de plaisir. En pratiquant un sport trop intensif, les choses vont empirĂ©es mais le plus dur est de remonter.
VoilĂ  je vous souhaite tous bon courage et on tient bon.

Thelma

Vers mes8-10ans ma mĂšre m’a biensur fait faire de la danse classique, je ne peux malheureusement pas vraiment tĂ©moigner suite aux plutĂŽt lourdes consĂ©quences qu’a eu mon parcours d’anorexie avec mes problĂšmes de mĂ©moire…Mais j’ai quand mĂȘme des « flashs » qui me sont revenus et c’est clair que les profs mettent une pression assez lourde sur leurs Ă©lĂšves, surtout concernant le poids-l’apparence et l’Ă©lĂ©gance;Vu le contexte personnel dans lequel j’ai « grandi » aussi (avec ma mĂšre anorexique+mon pĂšre assez absent…)cela n’a pu que m’aider, entre autres, Ă  ce que je tombe ds l’anorexie sans problĂšme de poids Ă  l’Ă©poque…Si j’ai un conseil Ă  donner pour ceux qui veulent tenter un de ces domaines, ou pour leur entourage, ce serait vraiment de tenir compte en1er de l’Ă©tat d’esprit de celui qui veut faire cette activitĂ©, ainsi que du pourquoi…Je pense qu’il ne vaut mieux pas mettre la pression lorsque l’activitĂ© est commencĂ©e, et voir par la suite le comportement du « nouveau sportif », et au moindre doute l’amener consulter une « bonne » personne;

Stéphanie

Bonjour!  j’ai vu qu’un article allait ĂȘtre Ă©crit sur le thĂšme du ballet/gymnastique et des TCA et j’aimerais donner mon petit tĂ©moignage lĂ -dessus!
J’ai fait de la danse de mes 4 Ă  mes 18 ans et suis dans la maladie depuis mes 16 ans ( j’en ai 21 ans mais ne me considĂšre pas totalement guĂ©rie, je dĂ©bute cependant une thĂ©rapie!), et je me souviens des compliments que j’ai reçu en perdant du poids! Tous les adultes de la compagnie me fĂ©licitaient, trouvaient que j’avais de la force d’avoir perdu autant de poids si vite 
 personne ne s’est demandĂ© si perdre 20 kg en 3 ou 4 mois, Ă  16 ans,ce n’était pas un peu dangereux ? ( Ă  n’importe quel Ăąge d’ailleurs) 
 je pense que ces compliments ont rendu mon TCA encore plus fort car ‘y voyais un rĂ©el accomplissement et ça m’aidait Ă  penser que ce que je faisais Ă©tait « bien » et que j’avais le contrĂŽle, que je devenais une meilleure version de moi-mĂȘme 

je me sentais plus belle en me regardant dans les miroirs de la salle de danse! Mais Ă©videmment ça n’a pas durĂ© et une fois la « lune de miel » passĂ©e j’ai commencĂ© Ă  subir les rĂ©elles consĂ©quences ( encore aujourd’hui) alors la danse n’a pas dĂ©clenchĂ© mes TCA mais je me dis qu’elle y a peut-ĂȘtre contribuĂ© un peu ( je me souviens aussi que quand j’étais plus jeune, vers mes 14 ans, une pesĂ©e rĂ©guliĂšre avait Ă©tĂ© instaurĂ©e Ă  la danse par de nouveaux sponsors et une fille grosse avait d’ailleurs Ă©tĂ© refusĂ©e pour un spectacle alors qu’elle dansait merveilleusement bien! C’est indĂ©cent de peser des ados et des enfants et de commenter leur poids comme si ça contribuait Ă  la valeur en tant que personne 
 et en plus de faire de la discrimination assumĂ©e avec cette fille par exemple )

Juliette

Merci beaucoup pour ta lecture (et ta participation peut-ĂȘtre) 🙂 

J’espĂšre que cet article t’a plus ! N’hĂ©site pas Ă  me faire ton petit retour en commentaire.

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