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Renutrition anorexie : 8 conseils pour mieux accepter son ventre

Renutrition anorexie : 8 conseils pour mieux accepter son ventre

Renutrition anorexie : 8 conseils pour mieux accepter son ventre

Cet article fait suite à celui où je te donne toutes les explications te permettant de comprendre pourquoi tu as un ventre qui peut être gonflé lorsque tu manges, et même quelques heures après.

C’est pour moi important que tu commences par là avant de lire l’article qui va suivre. 

Dans cet article, je te donne 8 conseils pour t’aider à accepter ton ventre gonflé

C’est assez difficile voire même impossible d’aller à l’encontre de ce ventre gonflé. Comme je te dis dans l’article précédent, c’est un signe positif de ta guérison. Physiquement, tu ne peux pas vraiment l’atténuer. En revanche, psychologiquement, tu peux travailler sur l’acceptation de ce symptôme de guérison. 

Je te donne tout de même quelques conseils pour mieux vivre cette phase de guérison : 

1. Adapter la cuisson de tes aliments

Certains aliments sont plus facilement digérés et demande moins d’énergie à ton corps s’ils sont cuits d’une certaine façon. C’est notamment le cas des légumes. Comme je sais que chez beaucoup d’entre vous, c’est un composant un peu indispensable de votre alimentation (c’était mon cas), je me permets de commencer par ce conseil. 

Les fruits et légumes crues sont beaucoup plus difficilement digérés par l’estomac. C’est pourquoi je te conseille de les cuire voire même de les manger en purée ou en potage pour aider à la digestion. Alors attention, ça ne veut pas dire que tu dois te contenter d’une soupe ou une purée de légumes en guise de repas ! Ce n’est qu’un accompagnement. Bien évidemment, tu gardes toutes les autres catégories d’aliments à côté. 

2. L’eau… Avec modération !

Même chose, je sais que souvent, on a tendance à abuser de grandes quantités d’eau, de thé, de café, etc. Du moins, c’était mon cas aussi. 

Et clairement, l’eau ça prend de la place dans ton estomac. Et ça contribue (négativement) à tes problèmes de ballonnements et de digestion. De plus, trop d’eau dilue les acides de ton estomac, nécessaires à la décomposition des aliments. 

Donc, je te conseille de ne pas boire plus de 1,5 L, vraiment. Peut-être que tu te dis que tu en es loin, mais tu ne comptes justement peut-être pas l’eau qui a dans ta tasse de thé ou de café. Et n’oublie pas que les fruits et légumes sont pleins d’eau également.  

Je te conseille également d’éviter de boire de l’eau pendant les repas, au moment où ton système digestif s’apprête à recevoir et à digérer de la nourriture. Préfère l’eau entre les repas. 

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3. Réduits les aliments riches en eau… et faible en énergie !

C’est lié à mon point précédent, mais comme je te disais, les fruits et légumes sont des aliments riches en eau, en fibre mais qui ne t’apportent que très peu d’énergie. Or ton corps a une carence en énergie et il a besoin de cette énergie pour guérir. 

En lui apportant beaucoup d’aliments riches en fibres et en eau, ton corps va devoir dépenser beaucoup d’énergie (qu’il n’a pas) pour les digérer. La digestion étant ralentie, ce sont tous des aliments qui prennent de la place et qui restent plus longtemps dans le système digestif. Ainsi, cela accentue les symptômes de ventre gonflé. 

Je sais que ça peut être difficile pour toi de ralentir les légumes et les fruits parce que c’est ce qui te rassure. Mais tu dois tout de même te limiter sur la quantité de légumes dans ton assiette. Voire commencer par manger les féculents et protéines. Sinon, tu auras beaucoup plus d’inconfort intestinal à terminer ton assiette.  

Et d’ailleurs, ton corps sait que ces aliments ne lui apportent pas assez d’énergie. J’en parle souvent lorsque j’aborde le sujet de la faim extrême. Mais c’est fréquent que tu te diriges davantage vers des aliments énergétiques, qui te donnent envie mais que tu t’es tant interdit. L’une des raisons est que ton corps a besoin d’énergie avec des aliments digestes pour lui. Et oui, un cookie est plus facile à digérer et lui apporte plus d’énergie qu’une pomme ou un bol de salade.

Surmonter ta peur de prendre du poids avec une approche englobant TOUS les aspects de la guérison

Dimensions…

  • Psychologique,
  • Restructuration cérébrale,
  • Physique,
  • Nutrition,
  • Acceptation corporelle,
  • Reconstruction de ton identité,
  • Anti-compensation…

...pour un chemin de guérison durable et consolidé.

4. Manger régulièrement

Alors pareil, ce conseil est assez difficile à appliquer, je le sais. Mais je me dois de te le dire. D’ailleurs, parfois tu dois te dire “Ah bah c’est plus facile à dire qu’à faire !” Et je te promets que je le sais car j’étais à ta place. Et parfois, je n’arrivais pas toujours à appliquer ces conseils, et ce n’est pas grave. Mais au moins j’en avais conscience, et j’essayais de lutter contre mon trouble alimentaire pour appliquer ces conseils bénéfiques pour ma guérison.

Mais en effet, manger régulièrement est mieux pour ton système digestif. Parce qu’un gros repas toutes les 4-5 heures, c’est beaucoup de travail pour ton estomac, qui, souviens-toi, est en mode “économie d’énergie”. Je te conseille donc de faire au moins 4 repas, mais voire 5, 6, 7 ! Et l’idée est donc de scinder tes repas, de faire des collations le matin, l’aprem et avant d’aller dormir. Ça peut te paraitre horrifiant ce que je te dis. Je le sais mais fractionner tes repas est aussi une façon pour ton estomac de digérer “petit à petit”. Globalement, il vaut mieux avoir MAXIMUM 3 heures entre tes prises alimentaires. 

5. Éviter les édulcorants, faux sucres et tout ce qui fait mal à ton ventre

J’étais une grande amatrice de toutes ces cochonneries (marketing d’ailleurs !) : le coca zéro, les chewings-gums sans sucre, les yaourts bourrés d’édulcorants pour me donner une sensation de (faux) sucre en bouche. Sauf que ce sont tous des ingrédients néfastes pour le corps, qu’il digère mal. Donc ça vient rajouter une difficulté supplémentaire à ton corps dans sa digestion (comme-ci il n’en avait pas assez…). 

Même chose, je sais que c’est parfois difficile d’arrêter du jour au lendemain. Mais diminue déjà le plus possible. 

6. Une marche digestive

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Pour le coup, ce conseil peut faire plaisir à ton TCA. Mais attention, je te parle pas d’aller faire un semi-marathon ou une marche super active. Je t’ai dit dans l’article précédent que le repos va de pair avec guérison et l’activité physique vient ralentir ta digestion. Donc je vais pas me contredire haha 

Mais c’est vrai que parfois, une marche digestive, tout doucement, m’aidait à digérer, à faire fonctionner les muscles de mon estomac pour faire avancer les aliments dans mon système digestif. 

Je te conseille d’attendre au moins 30 minutes à 1 heure après le repas. Une marche trop proche de ta prise alimentaire peut être contre-productive. Et on parle vraiment d’une marche à un pas LENT. Oui, en mode grand-mère haha. Mais promène-toi dans la nature, tu admiras le paysage en même temps. Ou prend quelqu’un avec toi, tu prendras le temps d’échanger pour faire de ce moment un moment agréable et distrayant (plutôt que de focaliser ton attention sur ton ventre). Le temps de cette marche n’excède pas non plus 30 minutes. 

Peut-être que là, tu te dis “Ouaaah mais elle s’imagine pas que moi je fais bien plus que 30 minutes par jour et je cours presque”. Si si, j’imagine bien puisque j’étais comme ça. Mais encore une fois, je me dois de te le dire. Pour te faire comme une “piqure” de rappel et pour que tu aies conscience que ton corps doit être ménagé pour guérir. 

7. Les distractions pour ne pas penser à ton ventre gonflé

J’en parle très souvent, mais les distractions sont importantes dans le cadre de la guérison des troubles alimentaires. Elles sont à utiliser n’importe quand tu ressens une émotion négative : la culpabilité, l’envie de compenser, du dégoût envers ton corps, des pensées obsessionnelles…

L’idée est de donner à ton cerveau des occupations positives, qui te font du bien. Pour cela, tu peux donc t’occuper avec une activité créative (dessiner, lire, faire ou écouter de la musique…), passer du temps avec ton animal, discuter avec tes proches, regarder une série, etc. Tu peux également écouter un podcast ! Évidemment, je te propose le mien :

Mais il en existe beaucoup et c’est vraiment un bon outil de distraction ! 

Au début, tu n’y arriveras pas toujours. Tu vas tenir 1 minute peut-être. Mais l’important est de continuer, de répéter la distraction pour “obliger” ton cerveau à penser à autre chose, à te focaliser sur quelque chose qui te fait du bien plutôt que sur ces pensées qui te font du mal.

8. Des vêtements confortables pour faire un nid douillet pour ton ventre

Se sentir ballonné, serré dans tes vêtements ne t’aide pas à accepter ton ventre gonflé. C’est pourquoi je te conseille vivement de porter des vêtements amples. Évites les leggings qui te collent à la peau et qui te donne encore plus mal au ventre. “Laisse respirer” ton ventre avec des vêtements dans lesquels tu te sens bien, confortable. Cela t’aidera également à moins focaliser ton attention dessus.


* Update : En partageant cet article via ma Newsletter, une de mes lectrices m’a dit qu’un Ostéopathe l’a beaucoup aidé à régler ce problème. Et en effet, on ne pense parfois pas à ça alors que les osthéo sont très compétents pour ça, et également pour débloquer des problèmes corporels liés à des problèmes psychologiques.

J’espère que ces conseils te sont utiles et peuvent t’aider, ne serait-ce qu’un petit peu, à mieux accepter ton ventre. N’oublie pas que c’est temporaire, c’est un signe de guérison positif, qui prouve que ton corps fonctionne bien, qu’il se remet en marche. Si tu écoutes ton TCA et que tu diminues ta ration en espérant atténuer ton ventre, tu ne feras que renforcer ce phénomène car ton système digestif a justement besoin d’énergie pour pouvoir relancer ta digestion et te permettre de guérir.

Tu dois passer par cette étape, de façon momentanée, pour guérir. Fais confiance à ton corps et au fonctionnement de ton organisme. Il est bien fait, s’il te fait agir de cette façon, c’est qu’il en a besoin. N’oublie pas qu’il est toujours de ton côté, il veut ta bonne santé. 

Ne hais pas ce petit ventre d’amour. Il ne fait rien de mal. Il agit pour ta santé, pour ta guérison. Il te veut du bien, alors prends soin de lui. Il mérite ton amour ♥︎

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Publié par Norainnoflower dans Conseils, 2 commentaires
Ventre très gonflé dans la guérison de l’anorexie

Ventre très gonflé dans la guérison de l’anorexie

Ventre très gonflé dans la guérison de l’anorexie

La guérison des troubles alimentaires est rude car lorsqu’on commence à se réalimenter, les difficultés sont autant mentales que physiques. Et l’une de ces difficultés justement, c’est ce ventre qui peut être très gonflé, notamment suite à un trouble alimentaire restrictif comme l’anorexie. Ce ventre gonflé peut s’accompagner de douleurs, ballonnements, gaz, constipation… qui rendent d’autant plus difficile à accepter. Je pense que je dédierai un article aux problèmes intestinaux durant la guérison !

Combien de personnes en guérison sont venues me poser des questions sur la normalité ou non d’avoir son ventre gonflé. Combien d’entre-elles sont venues me dire qu’on leur avait déjà demandé si elles n’étaient pas enceintes. On ne me l’a jamais demandé, mais j’imagine au combien ça doit être difficile… 

Si tu t’es déjà retrouvé face à l’une de ces deux questions, cet article va t’intéresser !

Je commence cet article en te disant que OUI, avoir un ventre gonflé dans la guérison de l’anorexie est complètement NORMAL. Non, ce n’est pas parce que tu manges trop. Ça, c’est ton trouble alimentaire qui te ment pour essayer de te garder plus près de la maladie. La cause générale de ce ventre gonflé, c’est ton passé restrictif. 

Mais je vais te donner de façon plus détaillée les principales causes physiologiques de ton corps. Cet article est complémentaire avec un autre où je te donne quelques conseils pour mieux vivre ces ballonnements (lien en bas d’article).

Comme souvent, avant de commencer, je t’incite à consulter un médecin qui pourra surveiller ta santé et t’apporter des conseils adéquats à ta situation, voire un traitement pour t’aider à mieux supporter les douleurs si tu en as. Cela te permettra d’ailleurs de t’assurer qu’il ne s’agit pas d’un SRI : Syndrome de renutrition inappropriée

Pourquoi as-tu un ventre très gonflé en guérison d’anorexie ?

1. Une digestion ralentie dû à la dénutrition

La première cause est due au fait que ton système digestif tourne au ralenti. Tu en as peut-être entendu parler puisque j’en parle souvent sur Instagram ! Ton corps ne recevant plus assez d’énergie pour répondre correctement à ses besoins, il est donc en mode “économie d’énergie”. De ce fait, il alloue le peu d’énergie que tu lui donnes sur des choses essentielles à ta survie (comme faire battre ton cœur par exemple). 

L’énergie allouée à ta digestion est bien en deçà de ce que tu devrais avoir. Or, la digestion demande énormément d’énergie pour bien fonctionner. C’est pourquoi tu as un ralentissement de ta vidange gastrique. On parle de gastroparésie : les mouvements de l’estomac tournent au ralenti. Les muscles de l’estomac qui se contractent pour pousser les aliments sont beaucoup plus lents pour économiser l’énergie. Ainsi, la nourriture que tu ingères reste plus longtemps dans ton système digestif. Pour te donner un ordre d’idée, une personne qui soufre d’un trouble alimentaire prend en moyenne 5 à 10 heures pour digérer contre 1 à 2 heures pour une personne en bonne santé. 

Le lien avec ton ventre gonflé ? La nourriture étant physiquement présente dans ton estomac, intestin… elle prend du volume dans ton ventre.

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2. La diminution des enzymes digestives et bactéries intestinales

“Bactérie” ?! Oui, mais des bactéries saines ! Ton intestin en a besoin, et tous les systèmes digestifs sains en ont. Tu en as naturellement et notamment grâce à ton alimentation. 

Le problème, c’est qu’avec la restriction, ton organisme ne fonctionnant plus correctement, il produit beaucoup moins de bactéries intestinales (saines du coup). Et cette diminution d’enzymes digestives et bactéries participent au ralentissement de ta digestion. On en revient au point 1 ! 

Mais pas de panique, ça revient avec le temps. En gros, comme tu n’as pas consommé ou peu certains aliments, ton estomac a arrêté de produire les enzymes spécifiques à la digestion de ces produits. Donc quand tu vas les manger à nouveau, ça peut être difficile à digérer. Mais ça ne veut pas dire que tu es devenu allergique à ces aliments ou que tu es intolérant, ça veut dire que ton corps a besoin de s’habituer à nouveau. Donc ce n’est pas agréable les premières fois, mais il faut continuer de les manger pour “entraîner” ton système digestif. L’arrêt total de ces aliments serait bien pire et renforcerait cette “intolérance passagère”. 

(Attention, il existe tout de même des vraies intolérances et allergies alimentaires. Donc, je te recommande comme d’habitude d’avoir un suivi avec des professionnels de santé qui sauront de donner un diagnostic). 

De plus, si tu as recouru à des vomissements ou prise de laxatifs, cela vient également impacter négativement ta flore intestinale. 

Surmonter ta peur de prendre du poids avec une approche englobant TOUS les aspects de la guérison

Dimensions…

  • Psychologique,
  • Restructuration cérébrale,
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...pour un chemin de guérison durable et consolidé.

3. La faiblesse de ta zone abdominale

Lorsque le corps ne reçoit pas d’énergie suffisante, il vient puiser l’énergie en lui-même et notamment dans tes muscles. C’est pourquoi on entend souvent parler d’une “fonte des muscles” dans le cadre de l’anorexie mentale

De ce fait, les muscles qui se trouvent au niveau de ton abdomen, notamment tes abdominaux, ne sont parfois plus assez “forts” pour maintenir le ventre, qui semble alors distendu. 

Et ne te dis pas que du coup, il faut que tu fasses 50 abdos par jour ! Même pas 10, même pas 1 en fait. Ce n’est pas ça qui va t’aider dans ta guérison ni même pour “cacher” ton ventre. 

Ce qui m’amène à mon point suivant…

4. L’hyperactivité à l’origine de ton inconfort digestif

L’hyperactivité impact également ton système digestif. L’hyperactivité diminue la production d’enzymes digestives et d’acide gastrique, entraînant un ralentissement de la mobilité intestinale. L’acide gastrique aide à la décomposition, digestion et absorption des nutriments provenant de la nourriture que tu ingères. 

Dans la cadre de la guérison d’un trouble alimentaire, le sport et même l’activité physique en général sont vécues comme un stress pour le corps. L’énergie qui est allouée à l’activité physique, c’est de l’énergie en moins pour la digestion et plus globalement pour aider ton corps à guérir. Le repos est tout aussi important que l’alimentation. Ton organisme en a besoin. Tu n’es pas paresseux quand tu t’autorises à répondre aux besoins de ton corps !  

Donc non, faire des abdos en te disant que du coup ton ventre sera plus musclé c’est WRONG WAY. Tu dépenseras de l’énergie (que tu as déjà en quantité limitée) pour de l’activité physique. C’est de l’énergie en moins pour ta digestion, ce qui renforce tes ballonnements et c’est alors un cercle vicieux.

5. Et l’impact du stress sur ton ventre, on en parle ?

Les troubles alimentaires vont souvent de paires avec l’anxiété. Lorsqu’on va à l’encontre du TCA, on sort de sa zone de confort. L’anxiété se fait ressentir puissance 1000. Et c’est lorsque c’est difficile que l’on est sur le bon chemin. Mais ce stress n’est clairement pas simple à gérer pour ton petit estomac.

Lorsque tu stresses, ton système nerveux sympathique s’active. Donc ton cerveau se met en mode “combat”. C’est ce même système qui s’active si jamais tu es en danger. Par exemple, si un animal se met à t’attaquer, ton cerveau te dit de courir, de prendre la fuite. Donc, lorsque tu angoisses, le peu d’énergie que ton organisme a, il le concentre sur ta survie, il est prêt à combattre, à te protéger. Donc encore une fois, c’est de l’énergie en moins pour ta digestion, ce qui la maintient dans une digestion lente. 

Alors évidemment, la solution serait de s’alimenter de façon décontractée. Mais je sais très bien que ça, c’est la théorie. Moi-même, j’étais constamment angoissée, j’avais 1000 questions dans ma tête, des peurs plus incohérentes les unes des autres… Bref, je ne te juge absolument pas.

Par contre, avant les repas, j’avais pris l’habitude parfois de me masser la mâchoire pour me détendre le visage, ou de prendre quelques inspirations profondes avant. Cela te permet de mettre ton cerveau dans les bonnes conditions au moment des repas. Tu peux par exemple faire une séance de 1 ou 2 minutes de cohérence cardiaque. Je t’avais parlé sur Instagram de l’application Respire. Elle est gratuite. 

Manger moins pour un ventre moins gonflé : la mauvaise idée

Peut-être que tu te dis que tu devrais diminuer ta ration pour que ton système digestif soit moins en galère, pour diminuer ces ballonnements et ce ventre gonflé.  

La seule chose bénéfique que ça aura, c’est un soulagement TEMPORAIRE. Vraiment, temporaire. Les bénéfices ne durent qu’un temps. Tout comme toutes les actions qui émanent de ton TCA. 

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Mais si l’on se positionne d’un point de vue de ta guérison, en mangeant moins, tu ne donnes pas l’énergie nécessaire à ton corps pour guérir. De plus, ton système digestif a besoin d’être “entraîné” justement avec des quantités plus grandes. C’est ainsi qu’il aura l’énergie pour produire les bactéries et enzymes nécessaires à ta digestion, qu’il pourra reconstituer tes muscles, relancer le système digestif, etc. Et c’est comme ça justement qu’à termes, les ballonnements et ton ventre gonflé vont s’estomper.

Mais combien de temps ça va durer ?

Ça je ne peux pas y répondre, et personne à vrai dire. Parce que chaque personne vit son propre chemin de guérison. Il n’y pas de temporalité exacte. Le ventre gonflé s’estompera à mesure que ton corps sera re-nourrit, qu’il aura assez d’énergie pour digérer convenablement. Mais une chose est sûre, c’est que ça ne restera pas à vie, je te rassure !  

C’est temporaire. Et c’est difficile de le voir comme ça, mais c’est un signe positif de la guérison. Cela veut dire que ton organisme se bat contre le TCA, qu’il est en train de guérir. 

J’espère que ces explications t’aident à mieux comprendre pourquoi ce ventre gonflé est totalement normal dans la guérison de ton anorexie mentale. Et d’ailleurs non, ce n’est pas un cumul de graisse soudain après tes repas. 

Il n’existe pas de traitement spécifique pour ce symptôme. Mais je t’invite à lire l’article où je te donne 8 conseils pour t’aider à mieux accepter ton ventre et atténuer l’inconfort des ballonnements occasionnés par la renutrition.

Et n’oublie pas que c’est temporaire, ça s’améliore au fil de la guérison et tu as besoin de manger, d’énergie, de repos pour aider ton corps à digérer. Même si ta première réaction (ou que ton trouble alimentaire te dit) est de moins manger, la seule solution est justement de t’alimenter plus. Tu dois passer à travers cette étape de la guérison, c’est nécessaire, c’est un signe positif que ton organisme fonctionne bien. Comme je te dis souvent, fais confiance à ton corps. S’il agit ainsi, c’est qu’il en a besoin.

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Syndrome de renutrition inappropriée dans les troubles alimentaires

Syndrome de renutrition inappropriée dans les troubles alimentaires

Syndrome de renutrition inappropriée dans les troubles alimentaires

Tu l’as peut-être entendu sous un autre nom, comme syndrome de réalimentation, ou refeeding syndrom qui est la traduction anglaise du terme Syndrome de Renutrition Inappropriée. Pour aller plus vite, j’utiliserai parfois l’abréviation SRI

J’ai un peu hésité à faire cet article de blog car c’est quand même très médical comme sujet. Donc j’avais un peu peur aussi de vous faire peur. Mais en même temps, c’est aussi un sujet que vous m’avez demandé à plusieurs reprises. Donc, je me suis documentée à fond sur ce sujet, j’ai lu des revues académiques et scientifiques pour te donner le maximum d’information et t’expliquer de quoi il s’agit. Et du coup, je te donne toutes mes sources en bas de cet article.

⚠️ Cependant, je commence quand même par un disclaimer : je rappelle que je ne suis pas médecin, pas infirmière. J’ai pas fait d’études dans le domaine médical. Mais je te donne mon expérience en tant qu’ex-anorexique, survivante des troubles alimentaires. Et je passe beaucoup de mon temps à lire et à me renseigner sur des sources fiables. Mais je recommande toujours d’être accompagné par des médecins spécialisés, même le médecin traitant au moins. Mais c’est très important que tu aies un suivi de ta santé pour s’assurer que tu ne sois pas en danger. J’ai moi-même été suivi par une équipe médicale et c’est pour moi indispensable.

Le syndrome de renutrition inapproprié : c’est quoi ?

Ce terme a été utilisé pour la première fois dans le contexte de la 2nd Guerre Mondiale concernant les victimes des camps de concentration. Ils ont subi pendant une longue période de la restriction sévère forcée ou leurs apports étaient bien en deçà de leur besoin. Et lorsqu’ils sortaient des camps, ils se sont mis à remanger de grandes quantités puisqu’ils étaient affamés. Sauf que malheureusement, à cette époque, la médecine n’était pas aussi évoluée. Et certains d’entre eux sont décédés en remangeant, suite à un SRI justement. Et moi, c’est en cours d’histoire, en Première au lycée que donc j’ai entendu ça pour la première fois. Et ça m’avait tellement choquée que je me souviens encore la place où j’étais assise dans la classe que je l’ai su !

Donc on parle de syndrome de renutrition inappropriée pour désigner des réponses corporelles chez des personnes qui souffre de malnutrition et qui augmentent d’un coup leur apport nutritionnel calorique, soit volontairement de façon orale ou entérale (par sonde naso-gastrique) ou parentérale (perfusion intraveineuse). Mais c’est pas “dédié” aux patients qui souffrent de troubles alimentaires. Cela peut se produire aussi chez des personnes alcooliques, après un cancer ou d’autres maladies occasionnant une malnutrition. Je donnerai plus tard dans l’article les facteurs de risque qui déclenchent un SRI.

Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser dès maintenant que le SRI est un phénomène quand même rare ! Je dis ça parce que je pense que beaucoup d’entre vous en ont peur. Et de ce fait, ça peut te bloquer dans ta renutrition. Après, c’est pas parce que c’est rare que ça ne doit pas être pris au sérieux. Et pour cause, c’est l’une des complications les plus graves qui peut arriver pour les patients atteints de TCA, notamment d’anorexie. Et ça peut même être mortel.

Qu’est-ce qui se passe dans le corps pour déclencher un sri ?

C’est là qu’on arrive sur des explications bien médicales et assez complexes, je trouve. Donc moi, je vais vulgariser le plus possible les choses pour les rendre compréhensibles. Mais si tu veux vraiment en savoir plus, je te laisse toutes mes sources en bas de l’article. Après, mon avis c’est que tu n’as pas besoin de savoir en détail ce qu’il se passe pour comprendre.

Je vais partir d’un corps en bonne santé : 

Il va décomposer les aliments ingérés et les convertir en énergie pour faire fonctionner le corps (les cellules, les tissus, les organes…). Ici, on dit que le corps est donc dans un état anabolique.

Pour un corps qui est restreint, il reçoit beaucoup moins de nourriture, en deçà de ses apports nécessaires et de ses besoins. Il a donc moins d’énergie. Sauf qu’il a besoin d’énergie pour survivre. Donc des changements dans le fonctionnement corporel vont se faire. Entre autres, le corps va décomposer ses propres muscles par exemple pour les convertir en énergie. Là, on dit que le corps est en état catabolique. C’est certainement ton cas si tu souffres d’un trouble alimentaire restrictif. De plus, le corps développe des carences et voit s’épuiser ses stocks de minéraux, vitamines et nutriments importants à son bon fonctionnement. Ceux dont vont notamment impacter le SRI sont les suivants : les taux de potassium, thiamine, glucose, phosphore, magnésium, sodium et azote. 

Lorsque le corps est à nouveau nourri, qu’il sort de la restriction, il revient à son état anabolique. Sauf qu’un changement trop brutal peut entraîner des changements métaboliques et hormonaux.

En gros, si j’ai bien compris : la réalimentation entraîne une augmentation de l’insuline dû à l’augmentation des glucides. Cela stimule la synthèse de glycogène qui nécessite l’utilisation des vitamines et minéraux dont on a parlé juste avant, qui sont déjà presque épuisés. De ce fait, des changements s’opèrent au niveau métabolique entraînant un déséquilibre électrolytique et hydrique (de liquide). De là, le corps connait une diminution brutale du phosphate, du potassium et du magnésium. Alors que ce sont déjà des éléments en carence.

En vrai, c’est clair ce que je dis ? J’ai l’impression que c’est quand même assez compliqué ! Mais comme je te disais, tu n’as pas besoin de comprendre exactement ce qu’il se passe pour te renourir en toute sécurité.

Les symptômes d’un sri : comment le reconnaître ?

Les symptômes non exhaustifs cités sont les suivants :

  • Fatigue
  • Se sentir faible
  • Confusion, désorientation
  • Irrégularité des battements du cœur (avec risque d’arrêt cardiaque)
  • Difficulté respiratoire
  • Pression artérielle élevée
  • Œdèmes 
  • Coma
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Mais je pense que cela dépend de ton état de malnutrition, et ça dépend de chaque personne. En tout cas il ne faut pas avoir tous ces symptômes pour que ce soit un SRI. Mais ces symptômes sont très graves et si tu en ressens un, je te conseille vivement d’en parler à ton médecin pour que ta santé soit sous surveillance.

⚠️ Dans tous les cas, au moindre doute, parles-en à ton médecin. Il vaut mieux faire de la prévention, comme on dit “il vaut mieux prévenir que guérir”. Tu n’as qu’une vie !

Quels sont les facteurs de risques à développer un syndrome de renutrition ?

Les “critères” ou plutôt facteurs de risques énumérés dans les différentes sources présentées en bas d’article sont les suivants : 

  • Patient souffrant d’anorexie mentale
  • Patient ayant un Indice de Masse Corporelle (IMC) inférieur à 16. 
  • Patient qui ne s’alimente plus ou peu depuis 5 à 10 jours (certains parlent de moins de 1000 calories quotidiennement)
  • Patient recourant à de la purge (diurétique, laxatif)
  • Patient présentant des résultats sanguins avec de faibles taux de magnésiums, phosphate (hypophosphatémie : faible teneur en phosphate), potassium
  • Patient qui a connu une perte du poids rapide
  • Patient ayant un antécédent avec l’alcool, la chimiothérapie ou l’insuline

Je tiens à préciser qu’il ne faut pas être dans un état de malnutrition sévère ou en insuffisance pondérale pour déclarer un SRI. Je veux dire que si tu consommes moins de 1000 calories par jour pendant rien que 5 à 10 jours puis d’un coup 2000 ou 3000 calories, ça peut être trop brutale pour ton organisme. C’est pas une question d’intensité ou de poids. Tout simplement parce que ton corps n’est plus habitué à recevoir cette quantité dans l’alimentation que tu lui donnais.

Le SRI survient généralement dans les premiers jours de réalimentation. Certaines sources parlent de 24 à 72 heures, d’autres de 5 jours. Donc apparemment, si cela fait plus longtemps que tu te réalimentes, les dangers sont beaucoup plus faibles voire sont inexistants. Encore une fois, je te conseille fortement d’avoir un suivi avec un médecin qui lui seul saura t’apporter un diagnostic et surveillera ton état de santé. 

Comment prévenir le développement d’un sri ?

Je le redis au risque de me répéter, mais je conseille plus que fortement d’être accompagné par un médecin. C’est vraiment super important pour ta santé. 

C’est important d’avoir une surveillance médicale avec des analyses régulières de ton sang et de tes electrolytes & liquide soient faites. 

Les sources données indiquent également la réintroduction progressive de l’alimentation. C’est effectivement le traitement que j’avais eu lorsque j’ai été hospitalisée.

Le nombre de calories était augmenté par palier de 100 à 200 calories tous les 2-3 jours. Puis j’avais des analyses tous les 2-3 jours pour voir si mon corps réagissait bien et que donc on pouvait maintenir l’augmentation. 

L’idée est d’augmenter par palier jusqu’à atteindre 2000 calories, donc ça doit se faire sous 10 jours approximativement. 

Mais ça, c’est clairement de la théorie dans les revues scientifiques. Après, c’est ce qui est en effet fait à l’hôpital. Mais bon, je trouve que ça oblige donc à calculer ces calories et c’est pas top. Parce que, sans faire de généralité, les personnes qui souffrent de TCA ont tendance à être perfectionniste et vont vraiment compter à la calorie près.

renutrition-sri-anorexie-trouble-alimentaire

Donc encore une fois, le mieux c’est que tu aies un suivi avec des médecins spécialisés, notamment sur ta nutrition, avec des diététiciens, pour que ce soit géré par des professionnels plutôt que ce soit une source de stress en plus pour toi.

Il me semble qu’à l’hôpital j’avais aussi des compléments de vitamine à côté pour aider mon corps à se remettre en route en gros. 

Mais après, je peux pas te dire combien tu dois reprendre de calorie par jour. C’est vraiment au cas par cas. Donc les revues scientifiques, académiques c’est bien mais la réalimentation, c’est personnalisé. Ça dépend de chacun, de ton organisme, de ton poids, de tes taux sanguins… et là-dessus, une aide de la médecine est indispensable. C’est tellement “touchy”, parce que même si c’est rare ça reste potentiellement mortel, donc vraiment ne prend pas ça à la légère et sois encadré. 

Je parle aussi de cette expérience dans un épisode de podcast : 

Et du coup, moi : mon histoire avec le sri

Est-ce que j’ai fait un syndrome de renutrition inapproprié ? Eh bien, je pense qu’il y a des contenus où j’ai dû écrire que oui. Parce que je le pensais sincèrement et que l’on m’a dit ça même ! 

Je vais te raconter mon histoire en entier pour que tu puisses avoir tous les tenants et les aboutissants.

Je me souviens de ce jour-là avec beaucoup de précision. C’était le 25 Mai 2017, un jeudi. C’était l’ascension donc c’était férié. Et franchement HEUREUSEMENT. Parce que sinon j’étais dans mon appartement à Lille, seule. Et là, j’étais toute la journée chez mes parents. Je sais pas si c’est la vie qui est bien faite ou si c’est mon corps qui a compris que là il pourrait demander de l’aide. Mais c’est arrivé ce jour-là.

Une précision important à t’apporter, c’est le fait que 3 jours plus tôt j’avais été aux urgences dans la nuit prise de douleurs atroces au niveau de l’estomac. Expérience assez catastrophique dans cet hôpital où ils ont perdu mes analyses, j’y dû les refaire pour qu’au final, ils me disent que j’avais une gastro. Je suis sortie toujours avec un grand mal au ventre. Le mercredi, le mal de ventre s’était à nouveau fait ressentir dans l’après-midi.

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Bref, toujours est-il que j’étais étudiante, en Master 1 en école de commerce et alternante en même temps. Donc j’avais un rythme de vie assez intense. Ce jour-là, jour férié, j’avais prévu de bosser sur mes cours. Donc, je me lève tôt comme d’habitude. Je suis le genre de personne qui se lève au premier retentissement de son réveil. Mais pas ce matin-là. Je m’étais même surprise à rappuyer sur le bouton “réveil moi dans 10 minutes”. 

Je me souviens que quand j’ai décidé de me relever, je me suis d’abord mis au bord du lit en me disant “Allez Mathilde, tu peux le faire, faut que tu marches jusqu’à la cuisine, t’en as pour 10 pas à peine”. Vraiment, d’habitude je suis une personne super vive, même à 6 heures du matin quoi.

J’ai compris qu’il y avait un truc qui n’allait pas. Je me souviens m’être dit “Merde, ça y est, mon corps me lâche”. Quand j’étais anorexique, je voulais que mes parents me laissent tranquille donc je ne voulais pas qu’ils s’inquiètent pour moi donc généralement, je ne disais rien. Mais ce matin-là, la première chose que j’ai dite en me levant à mes parents qui déjeunaient dans la cuisine, c’était “Je me sens pas bien du tout”. Je crois que j’ai été prise d’une peur ce jour-là : la peur de mourir. 

Du coup, j’ai décidé de manger exactement comme mes parents. D’habitude le matin, je mangeais un yaourt et une demi-pomme (ce qui est clairement pas assez !!). Ce jour-là, j’ai mangé un bon bout de baguette avec du Nutella. Très vite, j’ai eu extrêmement mal au ventre. Je suis partie m’allonger dans mon lit où je travaillais sur mes cours. Sauf que je n’arrivais pas trop à garder ma concentration sur mes cours. J’avais toujours cette peur que mon corps était en train de me lâcher. J’envoyais des messages à ma sœur en lui disant que je prenais conscience qu’il fallait que je me soigne. Et je lui disais dans un message que j’avais même peur qu’il ne soit trop tard. 

Arrivé l’heure du midi, même chose qu’au petit-déjeuner, j’ai pris exactement la même chose que mes parents. Ma mère avait préparé de la viande de bœuf, il me semble, avec des lentilles et des légumes, je crois. J’essayais vraiment de manger mais je n’arrivais pas trop. Mais là, c’était pas la peur des aliments. Bizarrement, je n’avais pas peur de l’aliment mais plutôt peur que mon corps me lâchait. Donc je me forçais, mais j’avais tellement mal au ventre. La douleur s’intensifiait. Ma mère m’a aidé à marcher jusque dans mon lit. Je hurlais de douleur tellement c’était insupportable. Et je pense qu’il devait être aux alentours de 14 heures quand ma mère a dit à mon père qu’on allait aux urgences. Du coup, pas aux mêmes urgences que 3 jours plus tôt.

Heureusement, on était à 15 minutes de ces urgences. Mais tout le long de la route j’avais horriblement mal. Les urgences, c’est pas fun. Les urgences un jour férié, ça l’est encore moins. Il y avait beaucoup moins de personnel j’avais l’impression. 

Arrivée aux urgences, j’ai commencé à vomir involontairement. J’étais allongée dans un brancard. Je me sentais de plus en plus faible, j’avais l’impression que mon cœur s’essoufflait. Je crois avoir le souvenir qu’une infirmière est venue poser une pastille rouge sur mon dossier. Et de ce fait, je suis passée un peu en priorité. 

Je vomissais beaucoup. Ça demandait un effort incroyable je crois pour mon corps qui était épuisé. J’avais l’impression qu’à chaque fois que je vomissais, mon cœur ralentissait un peu plus. Et cette douleur au ventre… 

Ce jour-là, ce moment-là, j’ai vraiment cru que j’étais en train de mourir. Sincèrement, je me suis dit “merde, les médecins avaient raison en fait, on peut en mourir”. La veille, j’étais en train de bosser en entreprise, je marchais dans la rue. Enfin, jamais j’aurais cru quoi ! Et j’ai même dit à mes parents que ce n’était pas leur faute, qu’ils avaient tout fait pour m’aider. Je leur disais au revoir en fait…

Bon, du coup, spoiler : c’était pas mon heure ! Sinon je ne serais pas là en train d’écrire ça. Mais franchement, ça a été trèèèèèès long avant qu’on trouve ce que j’ai. Comme j’avais vomi involontairement, j’avais moins mal au ventre. Mais j’étais quand même pas bien du tout. C’est genre vers 1 ou 2 heures du matin qu’ils ont posé un diagnostic, après des prises de sang, des radios, etc.

À ce moment-là, j’avais pas tout compris. Parce que je n’étais pas en état. Mais on m’avait dit que c’était suite à la renutrition que j’avais fait, suite à mon anorexie. Et je suis presque certaine qu’on m’a parlé d’un syndrome de renutrition. Voilà pourquoi je pensais que j’en avais fait un ! 

Sauf qu’en faisant cet article, j’ai repris le courrier de ma sortie d’hôpital et du coup, j’ai vu que ce n’était pas exactement ça ! 

Je vous dis exactement ce qui était écrit : “On note un syndrome de la pince aorto-mésentérique suite à une réalimentation en raison d’une dilatation gastro duodénale.”

Du coup, en lisant ça, j’ai été voir sur internet ce que c’était un Syndrome de la Pince aorto-Mésentérique. Déjà le nom fait faire des gros yeux haha. Pour aller plus vite, je dirai “SPAM”.

Apparemment, c’est un syndrome assez rare qui peut subvenir chez des patients en dénutrition sévère ou en conséquence d’un hypercatabolisme, notamment pour les patients qui ont connu une chimiothérapie ou une chirurgie lourde. 

Et du coup c’est une obstruction duodénale secondaire à une pince anatomiquement acquise dû à la compression du troisième duodénum par l’artère mésentérique supérieur et l’aorte en arrière dû à la disparition du tissu graisseur périvasculaire. 

Wooow. Genre cette phrase était super longue et compliquée ! Et “duodénum” je l’ai beaucoup entendu dans la nuit du 25 au 26 Mai 2017 dans la bouche des médecins aux urgences. Sauf que j’avais entendu “Duo des Gnomes”. Genre un problème entre un couple de gnomes quoi. Bon j’en rigole aujourd’hui, pour te faire sourire, mais clairement, à ce moment-là, c’était pas une partie de plaisir.

Du coup j’ai eu une sonde pour “aspirer” il me semble ce qui était bouché dans mon système digestif. Mais c’était pas certain que ça marche. Alors c’est pas une sonde alimentaire, c’est un peu plus gros. Et c’était super douloureux la pose. Et j’ai eu ça quelques jours. Et heureusement, ça a marché ! Parce que sinon, je sais qu’ils auraient dû m’opérer mais ils avaient dit à mes parents que c’était risqué dû à mon insuffisance pondérale et à l’épuisement de mon corps.

À la suite de ces quelques jours aux urgences, j’ai été transporté en réanimation une dizaine de jours où j’ai été alimenté par sonde alimentaire cette fois-ci. Donc ils ont échangé les sondes en gros. Et après ça, moi j’ai demandé à être hospitalisée en service de trouble alimentaire où là j’ai eu une réintroduction de mon apport nutritionnel progressif et sous la surveillance des médecins.

Donc tu vois, c’est pas un “refeeding syndrom” à proprement parlé. Mais je trouve que ça y ressemble, du moins dans le fait que c’était suite à de la réalimentation et en conséquence à la malnutrition causée par mon anorexie. Mais après métaboliquement ou corporellement, ça n’était donc peut-être pas un SRI.

Voilà, j’ai terminé cet article ! J’espère qu’il t’aura aidé à comprendre les choses et la gravité des troubles alimentaires. 

Mon but c’était évidemment pas de te faire peur. Je te rappelle que c’est rare comme phénomène mais ça ne veut pas dire impossible, ni que tu es une exception et que “ça n’arrive qu’aux autres”. Jusqu’au jour où ça t’arrive à toi.

Donc, je me répète, vraiment, fais-toi accompagner de médecins, c’est super important ! 

Prends soin de toi, tu n’as qu’une santé, qu’une vie ! 

Comme promis, mes sources pour faire ce contenu :

 

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Les citations qui m’ont aidé à me battre contre l’anorexie

Les citations qui m’ont aidé à me battre contre l’anorexie

Les citations qui m’ont aidé à me battre contre l’anorexie

Si tu me suis sur Instagram depuis un moment, tu sais que les citations, c’est un peu mon truc ! J’adore te partager régulièrement en story des citations ciblées anorexie / TCA, des “reminders”, des phrases inspirantes pour t’aider à garder espoir, te donner de la motivation pour te battre contre ton trouble alimentaire.

Et franchement, les citations et plus globalement, les phrases inspirantes, ça m’a beaucoup aidé pour guérir de l’anorexie. Je te parle souvent de l’importance de te créer un environnement qui soit positif pour ta guérison. D’où les ressources que je te partage dans mon kit de guérison !

=> J’ai créé un compte Instagram spécialisé dans les citations inspirantes sur de jolis visuels : @flourishwords

Le fait de lire régulièrement des citations en fait partie. Personnellement, j’en mettais partout ! Je faisais en sorte d’être constamment “confrontée” à des phrases qui m’inspiraient, qui m’aidaient à garder le cap. Donc j’en écrivais souvent dans mon bullet journal. Aussi, j’en affichais sur le mur de ma chambre, dans la salle de bain… En gros à des endroits où j’allais souvent ! Et j’en collais même sur le miroir pour associer le miroir à quelque chose de plus positif que toutes les méchancetés qui me venaient en tête sur mon corps quand je le voyais dans le reflet du miroir. Et ça m’arrivait aussi d’en afficher en fond d’écran de mon téléphone ! 

Bref, du coup, j’ai une belle liste de citation pour te motiver à te battre contre ton TCA. D’ailleurs, ce n’est pas forcément ciblé uniquement trouble alimentaire. Ce sont globalement des citations (parfois un peu longue haha) qui m’ont aidé sur le chemin de guérison de ma vie.

Je t’en ai fait une sélection  :

Retrouve toutes mes citations TCA & mes textes inspirants sur de nombreuses problématiques de la guérison dans mes 2 livres recueil illustrés :

Mes citations ciblées anorexie & troubles alimentaires :

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1. Les fleurs ne fleurissent pas elle-même. Elles ont besoin de soleil mais aussi de pluie.

2. La bonne quantité de nourriture pour quelqu’un ne sera pas la bonne quantité pour toi. Tu es unique. Ton corps a ses propres besoins. Concentre-toi sur toi.

3. Te battre contre une maladie mentale ne fait de toi quelqu’un de faible

4. Tu mérites une relation avec la nourriture qui n’est pas de l’obsession, de la culpabilité, de l’épuisement mental.

5. Ton trouble alimentaire est valide : peu importe ton âge, ton genre, ton poids ou le nombre temps depuis lequel tu es malade. Tu mérites toujours la guérison.

6. « Continue de te battre » ne veut pas dire que tu ne dois jamais ressentir de difficulté, de tristesse, de peur. Tu as le droit d’y aller à ton rythme, de ressentir des émotions difficiles. Ca ne fait pas de toi quelqu’un de faible.

7. Tu n’as pas besoin de mériter de manger. Tu as toujours le droit de manger. Manger ne se mérite pas, et c’est même pas un droit, c’est un besoin naturel de ton corps.

8. Le corps n’est pas supposé rester à un chiffre fixe pour toujours. Le corps évolue avec le temps et il n’y a aucune honte à avoir : c’est juste normal, c’est le cycle de la vie.

9. Faire bouger ton corps ne devrait pas être un acte de punition, mais un acte de bienveillance POUR ton bien-être et pas CONTRE ton bien-être

10. Tu ne seras jamais assez malade pour ton trouble alimentaire. Tu ne peux pas faire confiance à quelque chose qui veut te tuer.

11. Ton corps n’a jamais été le problème. C’est les idées populaires véhiculées sur le corps le problème.

12. La guérison peut prendre un chemin différent pour chacun. Il n’y a pas de bonne façon de guérir. Ta propre façon est valide.

13. Aucun chiffre ne détermine ta valeur

14. Juste parce que quelqu’un te semble plus malade que toi ne veut pas dire que ta maladie n’est pas grave ou que ta souffrance n’est pas légitime

15. Chaque jour est une nouvelle chance de te battre

16. Au lieu de te demander si tu es « assez malade », demandes toi si tu n’en as pas assez d’être malade ? 

17. Le seul poids que tu devrais t’obstiner à perdre, c’est le poids lourd de ton trouble alimentaire qui repose sur tes épaules

18. Tu n’as pas besoin de descendre au plus bas, d’être dans  l’état le plus grave possible pour te sentir légitime d’être malade et demander de l’aide

19. La guérison est difficile. Mais tout comme vivre avec un trouble alimentaire est difficile. Sauf qu’à la fin, seulement une de ces batailles te ramène à la vie.

20. Ne gâche pas 95% de ta vie pour perdre 5% de poids.

21. Les maladies mentales ne sont pas moins « réelles » que les maladies physiques. Ce n’est pas parce qu’elles ne se voient pas forcément ou qu’elles sont moins « compréhensibles » qu’elles ne sont pas valables.

22. La balance te donne seulement une donnée numérique reflétant ta relation avec la gravité sur terre. C’est tout. Ça ne t’indique pas ta valeur, ta personnalité, ton caractère…

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23. Tu ne peux pas faire confiance à quelque chose qui veut te tuer.

24. Ne pas t’autoriser à manger tant que tu ne ressens pas physiquement la faim est la même chose que ne pas t’autoriser à respirer tant que tu n’es pas en train de suffoquer

25. Peu importe la difficulté que tu traverses en ce moment, la solution ne se trouve pas dans le contrôle de ton poids, ton corps ou ton alimentation

26. Aucune des personnes qui se sont sorties des troubles alimentaires n’ont regretté. Si tu choisis de te battre pour guérir, tu ne le regretteras pas. C’est difficile, mais ça en vaut la peine.

27. Si tu veux améliorer la façon dont tu te sens avec ton corps, tu peux le faire autrement qu’en essayant de contrôler ton poids.

28. Même si aujourd’hui te semble difficile, souviens-toi que les mauvais jours ne durent jamais pour toujours. Même après les plus grosses tempêtes, le soleil revient et brille encore.

29. Si tu ne gagnes pas aujourd’hui, cela ne veut pas dire que tu as perdu la bataille. L’important est de continuer de te battre demain, et de faire de tes jours les plus difficiles une force pour la suite du combat.

30. Choisis toujours le choix qui t’effraie le plus. Car c’est ce choix-là qui t’aidera le plus à grandir

Surmonter ta peur de prendre du poids avec une approche englobant TOUS les aspects de la guérison

Dimensions…

  • Psychologique,
  • Restructuration cérébrale,
  • Physique,
  • Nutrition,
  • Acceptation corporelle,
  • Reconstruction de ton identité,
  • Anti-compensation…

...pour un chemin de guérison durable et consolidé.

anorexie-tca-citation-inspirante

31. Ce que les autres mangent ne doit avoir aucun impact sur ce que toi tu manges.

32. Tu ne peux pas guérir avec le même état d’esprit et le même environnement que ceux dans lesquels tu es tombé malade.

33. Tu n’as pas besoin de prouver à qui que ce soit que tu te bats ou que tu souffres pour rendre légitime la guérison de ton trouble alimentaire

34. Tu ne peux pas vivre une vie pleine avec un estomac vide

35. Concentre-toi sur ta santé, pas ton poids

36. Ton trouble alimentaire n’est pas ton identité. Tu n’es pas ton trouble alimentaire. Tu souffres d’un trouble alimentaire. Nuance très importante.

37. Souviens-toi que les tempêtes ne durent jamais pour toujours. Ton trouble alimentaire est comme une tempête et tu vas guérir pour y mettre fin.

38. 100 calories de plus ne changeront pas ta vie : mais la décision de les éviter, la décision de rester dans cette maladie, la décision de ne pas riposter, la décision de compter les nombres sans significations comme s’ils mesuraient ta valeur : ça peut changer ta vie pour toujours.

39. Sentir son estomac plein ne signifie pas « avoir trop mangé »

40. Le stress et la culpabilité auront beaucoup plus d’impacts négatifs sur ton corps que les chocolats et biscuits que tu as mangés hier

41. Comptes les bons souvenirs, pas les calories.

42. Peu importe ce que tu as mangé hier, tu as toujours besoin de manger aujourd’hui

43. Tu peux apprendre à t’aimer sans perdre du poids.

Livre recueil : Des mots pour fleurir

138 textes inspirants illustrés pour t’apporter bienveillance, réconfort et force dans ton combat.

Mes citations (un peu plus générales) inspirantes sur la vie :

1. Pendant longtemps, je cherchais quelqu’un qui m’inspirerait, qui me soutiendrait, qui me motiverait, qui prendrait soin de moi, qui m’accepterait sans me juger, qui me rendrait heureuse… Jusqu’au jour où j’ai réalisé que cette personne que j’ai toujours cherchée, je l’ai toujours eu : Cette personne c’est moi. 

2. Combien de fois on peut se prendre la tête en se demandant « est-ce qu’on a bien fait de faire ça ? », « Est-ce qu’on a pris la bonne décision ? » On n’en oubli presque que même les mauvais choix nous amènent toujours vers la bonne direction

3. Prendre soin de soi n’est pas un acte égoïste : c’est indispensable pour ta santé mentale

4. Tu ne dois pas plaire à tout le monde. On est près de 8 milliards sur Terre. Évidemment qu’il y aura toujours quelqu’un à qui tu ne plairas pas. Et tu t’en fous !

5. Ta situation actuelle n’est pas ta destination finale.

6. Ne laisse pas ton « hier » te prendre trop de place sur ton « aujourd’hui »

7. Tu es bien plus fort-e que tu ne le crois

8. Ce sera difficile. Mais difficile ne veut pas dire impossible.

9. Tu passes la plupart de ta vie dans ta tête. Fais-en un endroit agréable à vivre !

10. Parfois on a besoin de faire 1 pas en arrière pour faire 2 pas en avant

11. Tu ne peux pas retourner en arrière et changer le passé. Mais tu peux agir dès maintenant pour changer la fin.

12. Les tempêtes poussent les arbres à avoir des racines plus profondes.

13. N’abandonne jamais. Un jour tu regarderas derrière toi tout le chemin que tu as parcouru et tu seras tellement fière de toi.

14. Rester sur tes anciens chemins ne te permettront pas d’ouvrir de nouvelles portes

15. C’est une belle journée pour être en vie, le reste dépend de toi

Bon, je pense que tu as compris, j’ai une passion phrases et citations inspirantes haha

Donc franchement, n’hésites pas à me partager ta citation en commentaire ! Je l’ajouterai à cette liste super motivante !

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Ma sélection de 11 films sur l’anorexie

Ma sélection de 11 films sur l’anorexie

Ma sélection de 11 films sur l’anorexie

Le cinéma a toujours été un excellent moyen de mettre en lumière des problématiques courantes de la vie quotidienne, des luttes de certaines minorités et… des maladies paralysantes auxquelles de nombreuses personnes sont confrontées. C’est pourquoi, on s’attend à retrouver des films sur l’anorexie ou la boulimie, et même plus globalement sur les troubles alimentaires, au cinéma.

Je suis une très grande fan de musique. Je peux clairement dire que la musique m’aide à vivre ! Parce qu’elle me fait ressentir des émotions incroyables, elle m’embarque dans un petit monde qui est le mien. Certains films ont également ce pouvoir-là sur moi. Et lorsque j’étais anorexique, je cherchais des films sur l’anorexie justement. À l’époque où j’étais malade (je dis à l’époque mais en vrai, ça ne fait pas si longtemps que ça non plus, c’était 2015-2018 surtout, il existait très peu de contenu sur les troubles alimentaires comme on peut en trouver aujourd’hui sur les réseaux sociaux comme Instagram notamment. 

Et bref, du coup, j’avais envie de trouver des films sur l’anorexie qui refléteraient ce que je vivais quotidiennement. J’en ai trouvé quelques-uns (plus anorexie que sur la boulimie d’ailleurs) et je vous les partage dans cet article !

Je commence par vous dire que globalement, je n’ai jamais trouvé un film où je me reconnaissais à 200%, où j’avais cet effet “wahouuu” de me dire “ils m’ont compris”. Je trouve qu’aucun film ne représente vraiment bien la dure réalité de vivre avec un TCA (Trouble du comportement alimentaire). Et même parfois, je trouve que certains films sur l’anorexie illustrent trop de nombreux mythes sur les troubles alimentaires contre lesquels je lutte justement.

Et petite anecdote, lorsque j’étais petite, je voulais être scénariste ! Je voulais trop mettre en scène des histoires. Et c’est quelque chose qui m’attire toujours à fond ! Et l’un de mes rêves serait de réaliser un film qui représente le combat contre l’anorexie. Ce serait pour moi une façon de montrer à ceux qui en souffrent qu’ils sont compris et que l’espoir d’en sortir est bien réel. Et cela permettrait également à la société de prendre conscience à quel point ces maladies mentales sont graves. 

Je termine cette deuxième intro (désolée je vous tease à fond haha) en précisant que je recommande fortement d’être accompagné-e lorsque vous regardez ces films sur l’anorexie. C’est pas des films de la catégorie comédie, et clairement, c’est pas fun à regarder…

Ils peuvent comporter des scènes déclencheurs d’émotions vives négatives chez vous. Et c’est toujours mieux d’avoir la possibilité de partager en direct ses ressentis avec une personne de confiance.

Les films sur l’anorexie de Netflix :

Je commence par les films sur l’anorexie que l’on trouve sur Netflix. Je sais bien que tout le monde n’a pas Netflix, mais je pense que ce sont ceux que vous pourrez trouver le plus facilement (si vous avez un abonnement). Et si vous n’en avez pas, généralement ce qui est sur Netflix, vous pouvez le louer / acheter sur YouTube.

1. To te bone

Drame – Réalisatrice : Marti Noxon – Date de sortie : 2017

La bande-annonce : 

Alors je commence forcément par celui que la plupart d’entre vous connaissent je pense. C’est l’un des plus récents et il a créé pas mal de critique négative à vrai dire… 

Ce film, je l’ai vu dans un cadre très accompagné puisque c’était durant mon hospitalisation pour l’anorexie en 2017. Le film venait de sortir. Et on a parlé après ensemble, et franchement heureusement ! 

Je vais vous expliquer pourquoi je suis très sceptique (et c’est d’ailleurs pour à peu près les mêmes raisons qu’il a fait polémique). Mais je ne vais pas non plus vous spoiler si vous ne l’avez pas vu !

Mais en gros, le personnage principal, Ellen, qui est interprété par Lily Collins (la fille de Phil Collins !) souffre donc d’anorexie et elle est très maigre. Et du coup, elle est en phase d’entrer dans un centre de soin. 

Et en fait, c’est là où je trouve que ça souligne un peu les mythes des troubles alimentaires : ceux qui disent qu’il faut avoir un poids très faible pour souffrir d’un trouble du comportement alimentaire, ou que les personnes qui vont à l’hôpital ont un TCA “plus grave”. De plus, le personnage principal est souvent une jeune femme, alors qu’en réalité les troubles alimentaires touche n’importe qui (peu importe l’âge, le genre, etc.)

En fait, je dis ça parce que je sais que lorsqu’on souffre d’un trouble alimentaire, on a tendance à ne pas se sentir légitime. Et j’ai peur que des personnes qui souffrent de TCA et regardent ce film se sentent “illégitime”. 

Ce que je trouve bien dans ce film par contre c’est qu’on voit la relation à la mère, et une scène vers la fin m’avait particulièrement touché. 

`Mais globalement, je trouve que ce film fait très “américain”, enfin ça ne montre pas vraiment la réalité des choses. Limite, parfois je trouve qu’ils “glamourisent” presque le trouble alimentaire. Enfin, y’a un truc malsain qui n’est pas très bien passé chez moi quoi ! Mais je vous laisserai faire votre propre avis ! Juste, gardez bien en tête que ça reste un film. 

Enfin, un truc qui m’a un peu choqué, c’est que j’ai su que Lily Collins avait été anorexique auparavant dans la vraie vie. Et que pour le film, elle a choisi de maigrir (sous la surveillance de nutritionniste). Mais quand même, je trouve que c’est un ÉNORME risque de rechute…

2. Feed

Un autre film sur l’anorexie présent sur Netflix. Il y est depuis récemment, l’année dernière en 2021 il me semble. Lui, pour le coup je l’ai bien aimé. J’ai bien aimé en fait le scénario, la façon dont l’anorexie a été “illustré”.

On voit bien l’emprise, l’impact que la maladie a, qu’elle enlève toute liberté à la personne qui en est malade.

Et du coup, l’actrice, Troian Bellisario, a aussi souffert (et je pense qu’elle en souffre encore ?) d’anorexie pendant de nombreuses années. Et elle a voulu elle-même interprétée ce rôle, ce qui n’a pas dû être facile.

Drame – Réalisateur : Tommy Bertelsen – Date de sortie : 2017

La bande-annonce : 

3. Abzurdah

Drame – Réalisatrice : Daniela Goggi – Date de sortie : 2015

La bande-annonce (désolée j’ai pas trouvé en français) : 

Ce film argentin est basé sur un roman authobiographique de Cielo Latini. 

Ce film était sur Netflix mais je pense qu’il a été retiré il y a pas longtemps… Peut-être qu’il reviendra.

Mais je trouve pas que ce film vaut le coup d’être vu.

Ici, ils abordent un peu le développement d’un trouble du comportement alimentaire suite à une relation amoureuse. Mais, je trouve que beaucoup de scènes sont inutiles. Et que les dialogues sont un peu superficiels…

Les films “plus anciens” dédiés sur l’anorexie :

4. L’engrenage de l’anorexie 

Celui-ci je l’ai vu il y a longtemps, avant même d’être malade ! Il me semble qu’il est assez connu. C’est l’histoire d’une jeune fille de 17 ans qui se rapproche d’une communauté qui envie les troubles alimentaires, qui le vivent comme un style de vie plutôt que comme une maladie mentale. 

Mais du coup, vous voyez, je l’ai vu avant d’être malade et pourtant quand je suis tombée dans l’anorexie, je ne connaissais pas bien cette maladie. Donc le message de prévention n’est pas vraiment passée pour moi. Une fois de plus, je trouve qu’il met davantage en avant les mythes autour des TCA plutôt que la réalité. 

Drame – Réalisatrice : Tara Miele – Date de sortie : 2014

Impossible de trouver la bande annonce, sorry !

l_engrenage_de_l_anorexie (1)

5. My skinny sister

Drame – Réalisatrice : Sanna Lenken – Date de sortie : 2015

Toujours pas de bande anonnce en français mais le film existe bien en France !

Ce film je l’ai connu car il a été diffusé lors d’un événement pour les proches de personnes souffrant de TCA, organisés par le médecin du service de TCA où j’étais hospitalisée. Et donc mes parents ont assisté à cette “réunion” ! 

Moi, j’ai vu ce film l’année dernière. Je l’ai bien aimé. Je trouve qu’il symbolise aussi un peu plus la dure réalité de vivre avec un trouble alimentaire. Et en plus, ici on le voit du point de vue de la petite sœur. Et plus globalement, il souligne le fait que la famille soit aussi impactée par la maladie.

Cette petite sœur est très touchante d’ailleurs je trouve !

Les films où l’on voit une personne souffrir de troubles alimentaires :

Dans cette partie, je vous présente quelques œuvres cinématographiques où l’on retrouve le thème des troubles alimentaires, mais ce n’est pas l’objet principal du film.

6. Je vais bien, ne t’en fais pas

Drame – Réalisateur : Philippe Lioret – Date de sortie : 2006

Un film français !!

Avec des acteurs que l’on connait bien comme Mélanie Laurent ou Kad Merad.

Ici, Mélanie Laurent, l’actrice principale, tombe dans l’anorexie suite à un choc brutal, donc il y a la dimension traumatique. 

7. Polisse

Drame – Réalisateur : Maïwenn – Date de sortie : 2011

Ce film est assez difficile à voir.

Du moins, je l’ai vu trop jeune. Pas si jeune, mais je ne sais pas, je n’étais pas prête je pense. Ce film aborde beaucoup de sujets autour du viol, de l’inceste… Bref, faut être préparé et je ne m’y attendais pas !

Dans ce film, on voit également l’anorexie comme “symptôme” d’un stress post-traumatique.

8. Black Swan

Drame – Réalisateur : Darren Aronofsky – Date de sortie : 2010

Un film également connu avec Natalie Portman où l’anorexie est abordée notamment dans le cadre de la dance classique.

Et l’on voit le côté perfectionnisme, compétition, automutilation. 

9. Thirteen

Drame – Réalisatrice : Catherine Hardwicke – Date de sortie : 2003

Film que j’avais vu lorsque j’étais adolescente.

Je m’étais reconnue dans le mal-être que peuvent éprouver les jeunes adolescentes. Mais en revanche, je le trouve quand même spécial. Et les troubles alimentaires ne sont pas clairement abordés. 

10.  La série Les bracelets 

Réalisateur : Nicolas Cuche – Date de sortie : 2018 – En cours

Ici on n’est pas sur un film mais une série !

Une série française aussi où l’on retrouve l’une des personnages qui est hospitalisée à l’hôpital pour anorexie.

Roxane,  du coup le personnage, a d’ailleurs une sœur jumelle. Et j’avais déjà entendu que le cas d’anorexie était “plus fréquent” chez des jumeaux/jumelles. 

Un reportage sur l’anorexie qui m’a beaucoup touché ! 

11. Sacha - Comme une plume

Drame – Réalisatrice : Émilie Belina Richard – Date de sortie : 2013

Je vous laisse avec la vidéo : 

Enfin, je vous partage deux court-métrages français qui se suivent et qui ont été réalisés dans le but de sensibiliser sur les troubles alimentaires. C’est basé sur une histoire vraie, sur une femme qui s’appelle Sacha et qui souffre de TCA à 22 ans.

Et il n’y a vraiment que dans ces deux court-métrages que je me suis retrouvée, où je trouvais que ça illustrait bien la souffrance de vivre avec un trouble alimentaire. J’avais d’ailleurs montré ces deux courts-métrages à mes parents pour leur montrer davantage ce que je vivais quotidiennement.

Le film n’est visionnable qu’après paiement auprès des réalisateurs. Il faut pour cela envoyer un email ou les contacter sur leur page Facebook. 

Elisa m’a partagé un mini-documentaire qu’elle a réalisé sur le parcours d’Emma, 20 ans, atteinte d’anorexie mentale depuis son adolescence. 

Ce documentaire comprend différentes mentions qui peuvent vraiment être « triggers » pour toi. Donc si tu n’es pas dans un bon jour, je t’invite à éviter de le regarder aujourd’hui ou seul. 

Mais c’est un documentaire plein d’espoir et qui montre comment Emma se bat grâce à la comédie musicale.

Ce documentaire fait partie d’une mini-série de documentaire portant sur des personnes avant vécu un parcours de vie difficile. 

 

 

 

12. Reportage sur Emma & l'annorexie

Drame – Réalisatrice : Elisa TANGUY – Date de sortie : 31 juillet 2022

Je vous laisse avec la vidéo : 

Voilà j’ai terminé ! Je sais qu’il en existe d’autres mais je ne les ai pas vu donc je ne vais pas parler de ce que je ne connais pas.

Par contre, n’hésitez pas à partager ce que vous avez vu (même des séries où c’est abordé ou des documentaires d’ailleurs), ou à me laisser un commentaire sur ce que vous avez pensé d’un des films dont je parle ici. 

Mais juste, globalement, les œuvres sur l’anorexie au cinéma, je trouve personnellement qui ne reflètent pas assez la réalité de la souffrance que c’est de se battre contre un trouble alimentaire. Et c’est dommage, car de ce fait, les malades ne se sentent pas forcément compris et en plus, les mythes et incompréhensions autour des TCA sont cultivés par ces projections.

Dites-moi ce que vous en pensez ! 

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L’impact de la restriction : L’expérience de la famine dans le Minnesota

L’impact de la restriction : L’expérience de la famine dans le Minnesota

L’impact de la restriction : L’expérience de la famine dans le Minnesota

Peut-être as-tu déjà entendu parler de l’expérience de la famine du Minnesota ? C’est l’une des études les plus déterminantes qui a servi et sert encore comme ressource dans le traitement des troubles alimentaires.

Elle explique les effets psychologique et physiologique de la restriction sur le corps et le cerveau. Et elle donne également un aperçu des événements qui peuvent se produire dans le processus de rétablissement.

Personnellement, je trouve cette étude fascinante. Quand je l’ai analysé, j’ai été stupéfaite de découvrir le nombre de similitudes entre ce que j’avais développé lorsque j’étais anorexique et ce qu’ont développé les sujets de cette expérience qui ont été soumis à de la restriction. 

Toutefois, je trouve que cette étude est d’autant plus probante pour les troubles alimentaires restrictifs, notamment l’anorexie mentale.

Enfin, avant de commencer cette étude, je voulais rappeler une chose : ici, il s’agit d’une expérience où les sujets étaient volontaires. Les troubles alimentaires comme l’anorexie ne sont pas volontaires. Il s’agit d’une maladie mentale dont on ne décide pas de l’avoir, de la commencer comme ça nous chante. 

Contexte de l’expérience

L’expérience débute en 1944 dans un contexte de 2nd Guerre Mondiale. Durant cette période, des hommes subissaient de la famine dans toute l’Europe dû au contexte de Guerre. Il était donc nécessaire de comprendre comment ça impactait le fonctionnement de leur corps afin de leur assurer le meilleur rétablissement après la guerre. Cette recherche a été menée par le physiologiste Ancel Keys et ses collègues de l’Université du Minnesota (d’où le nom de l’expérience).

Cette étude a été faite sur 36 jeunes hommes volontaires, tous en très bonne santé physique et mentale (ils ont reçu au préalable une batterie de tests pour le certifier). Cette expérience a duré presque 1 an.

Comment s’est déroulée l’expérience ?

Tous les participants sont passés par 3 grandes étapes, et 12 d’entre eux ont participé à une 4ᵉ étape.

Première période : Période contrôlée en observation - Durée : 3 mois

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Durant ces 12 semaines, les participants étaient en observation avec des apports donnés en fonction de leurs besoins. Des diététiciens qualifiés leur avaient préparé des repas leur apportant tous les nutriments et vitamines nécessaires. Le but était de maintenir leur équilibre calorique. Ainsi, les chercheurs pouvaient apprendre à mieux connaître les habitudes comportementales et physiques de ces hommes. Et de ce fait, les comparaisons à la fin de la recherche seraient plus pertinentes. 

Durant ces 3 mois, les hommes mangeaient approximativement 3 200 à 3 500 calories. 

Deuxième période : Période de restriction - Durée : 6 mois

La période de famine commença alors au bout de 3 mois pour une durée de 6 mois. Cependant, on dit “famine” mais ce n’est pas une famine au sens propre du terme. Je veux dire que souvent, on associe la famine comme l’arrêt total de nourriture. Cependant, durant cette période, les hommes ont été restreints à un apport calorique moitié moindre à ce qu’ils consommaient auparavant, soit approximativement 1570 calories par jour.

Et pourtant, tu verras dans la suite de cet article, les impacts néfastes sur la santé sont dévastateurs ! Donc c’est dire à quel point ce n’est pas la quantité de restriction qui importe. Je dis ça parce que souvent, quand on a un TCA, on a tendance à minimiser et à dire “oui mais je ne me restreins pas tant que ça”. 

Et autre point, 1570 calories, c’est supérieur à de nombreux régimes préconisés. Et déjà, je déteste les régimes et suis contre ce mindset, mais là, ça prouve encore plus la dangerosité ! La prochaine fois que tu verras ou entendras un discours conseillant un très faible apport calorique, souviens-toi de cette étude !

La prise alimentaire se faisait en 2 repas journaliers : l’un donné aux alentours de 8 heures du matin et l’autre à 18 heures du soir. Le but était de reproduire les prises alimentaires données aux combattants de la guerre. Le type d’aliment donné s’inspirait également de ce qui était donné dans les tranchées : du pain noir, des pommes de terre, des navets, du rutabaga…

Pendant cette période de temps, les hommes devaient marcher quotidiennement un nombre de kilomètres définis. Il était également soumis à un travail dans un laboratoire durant 15 heures par semaine qui correspondait essentiellement à des tâches bureautiques. Enfin, ils avaient un test sur tapis roulant 30 minutes par semaine. S’ils le souhaitaient, ils pouvaient assister à des activités académiques et sociales 25 heures par semaine. 

Durant cette période de “famine”, une perte de poids était attendue et mesurée précisément. Si elle était trop lente ou trop rapide, leur ration était adaptée.

Troisième période : Période de renutrition mesurée - Durée : 3 mois

À la suite de cette période de famine, a suivi une période de 3 mois durant laquelle la renutrition était limitée à un apport calorique entre 2000 et 3000 calories.

Quatrième période : Période de renutrition non contrôlée - Durée : 2 mois

Seulement 12 des sujets a été confronté à cette dernière étape : ils avaient la possibilité de manger la quantité de nourriture, et donc de calories, qu’ils voulaient. Et ils étaient toujours observés. 

Cela ne veut pas dire que le reste des participants n’a pas fait cela, simplement, ils n’ont pas été observés durant cette période.

Les observations qui ont été faites

Je trouve cette partie fascinante et c’est là que j’ai pris conscience des grandes similarités avec l’anorexie.

Toutefois, je connais bien les TCA et je sais qu’on a toujours tendance à minimiser la gravité de sa maladie en soulignant davantage les symptômes que tu n’as pas.

Donc ne te dit pas que si tu n’expérimentes pas ces symptômes, c’est que ton TCA n’est pas grave. Rappelle-toi qu’ici, il s’agit d’une expérience et non pas d’un trouble alimentaire non voulu.

Et souviens-toi également que chacun expérimente les troubles alimentaires à sa propre façon et que ça n’en rend pas moins valide ta maladie ou ta guérison.

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Les impacts physiques de la restriction sur leur corps

  • Une perte de poids (volontaire) a été noté comme c’était voulu. Le poids a chuté en moyenne de 25% et leur masse musculaire a diminué de 40%. Ils avaient parfois mal lorsqu’ils devaient s’assoir car ils avaient perdu trop de poids. Ils se munissaient donc d’oreillers pour atténuer la douleur et les frottements.
  • Ils souffraient d’anémie, de déficits neurologiques, ils avaient la peau pâle, rugueuse et fine ; les ongles cessaient de pousser ; les cheveux cassaient et la repousse était ralentie.
  • Les hommes souffraient de problèmes intestinaux, notamment de constipation. Durant les 3 premiers mois de l’expérience, ils allaient aux toilettes au moins 1 fois par jour contre une à 2 fois par semaine durant la période de “famine”. 
  • Leur température corporelle était basse, ils avaient du mal à se réchauffer et avaient froids. Et à l’inverse, ils présentaient une plus grande résistance à la chaleur : ils demandaient d’ailleurs à ce que leur café, thé et repas leur soit servi très chaud.
  • Une diminution de leur pouls, soit le rythme cardiaque, a été noté également. Leur cœur a en moyenne diminuée de 17%.
  • Une diminution de la libido a aussi été notée. Mais pas tant seulement en termes de désir. Des analyses ont démontré une baisse de leur capacité de reproduction. Cette étude a été réalisée uniquement sur des hommes : je pense que c’est parce qu’à l’époque, c’étais les hommes les principaux concernés puisqu’ils étaient soldats. Mais si des femmes avaient participé, ce symptôme se serait traduit par une perturbation des cycles de règles, voire l’arrêt complet des menstruations, soit une aménorrhée.

Les impacts psychiques et comportementaux de la restriction

Très vite, des préoccupations obsessionnelles autour de la nourriture ont été remarquées : cela revenait constamment dans les sujets de conversation, dans les choix de lecture. Et certains participants avaient même honte d’admettre en rêver. 

Cet intérêt pour la nourriture a même conduit certain participant à développer comme une passion autour des livres de recette. À la fin de l’expérience, l’un d’eux avait une collection de plus de 100 livres de recettes qu’il aimait regarder. Cette obsession a même amené certains d’entre eux à observer des gens manger dans des restaurants, ou à dévorer des yeux les vitrines de boulangerie.

  • Certains hommes trouvaient du plaisir à regarder les autres manger tandis que d’autres préféraient éviter de les voir manger.
  • Certains sont devenus possessifs quant à la nourriture, inquiets que certaines personnes leur volent leur repas. Durant l’heure du repas, ils gardaient les coudes devant leur assiette comme pour la protéger. (Pour le coup, je trouve qu’ici on voit bien qu’il ne s’agit pas d’un TCA mais d’une expérience. Car leur volonté était de manger le plus possible. Mais ça n’est que mon avis.)
  • Étant donné que les repas n’étaient pas tous exactement les mêmes, ils prenaient plaisir à comparer leur menu. 
  • De nouvelles consommations sont apparues : certains mâchaient énormément de chewing-gum, du matin au soir, à tel point que les chercheurs ont dû limiter le nombre de boîtes de chewing-gums. D’autant que les participants les mâchaient tellement rapidement que leur mâchoire en venait douloureuse. 
  • D’autres ont développé des habitudes de tabagismes et de caféine en essayant d’ignorer leur faim. La consommation d’eau s’est vue aussi fortement accroître dans une recherche de plénitude au niveau de l’estomac. 
  • Les sujets devenaient de plus en plus irritables, facilement énervés pour des broutilles. 
  • Les participants ont également développé comme des TOC : manger beaucoup plus lentement, couper en petits morceaux leur nourriture… ils essayaient de trouver des façons de tromper leur cerveau, de faire des illusions leur faisant croire que leur assiette comportait plus de nourriture qu’elle n’en avait réellement. Ils utilisaient également beaucoup d’épices et de sel pour tenter de relever la saveur de leur plat. 
  • Les hommes qui étaient des hommes sociables et extravertis à la base sont devenus renfermés, isolés, avec des attraits anxieux et dépressifs.

Surmonter ta peur de prendre du poids avec une approche englobant TOUS les aspects de la guérison

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...pour un chemin de guérison durable et consolidé.

Que se passait-il durant la phase de réalimentation ?

La réalimentation contrôlée

À mesure que l’apport calorique augmentait, des changements physiques et mentaux ont été notés de façon positive. Les anxiétés et dépressions se sont vues être stabilisées. 

De nombreux participants souffraient d’œdèmes au niveau des chevilles, des genoux et même du visage. 

Beaucoup disaient terminer les repas en se sentant rassasiés physiquement, mais pourtant insatisfaits. Ils avaient le sentiment d’avoir encore faim.

La réalimentation non contrôlée

12 participants ont donc été observés lorsqu’on leur a donné la possibilité de gérer eux-mêmes leur renutrition. Et cette partie, je la trouve également très intéressante et j’aurais aimé la connaître avant de traverser ma faim extrême

Des participants se sont vus manger plusieurs repas au cours d’un seul repas justement. Ils disaient avoir des difficultés à ressentir leurs sensations de faim et de satiété. 

Ils se disaient traverser des périodes de frénésie alimentaire où ils mangeaient une quantité excessive selon eux de nourriture (ils ne le savaient pas, mais c’était une réponse complètement normale suite à la restriction des mois précédents !)

Étant donné qu’ils étaient observés, les chercheurs ont pu noter que les hommes mangeaient entre 4 000 et 11 500 calories les premières semaines avec une moyenne à 5 000 calories. 

Nombreux sont ceux qui ont reporté de grandes douleurs aux ventres avec notamment un patient qui a terminé aux urgences. Les hommes disaient qu’ils sentaient que physiquement ils ne pouvaient plus rien avaler mais qu’ils désiraient encore manger car ils ne se sentaient pas rassasiés.

renutrition-restriction-minnesota

Les chercheurs ont admis qu’ils ne s’attendaient à ce que les sujets aient besoin d’autant de calorie. Et après de longues observations et analyses, Keys a souligné l’importance d’un apport conséquent de calorie pour permettre aux dommages causés pendant la période de restriction d’être reconstruits. 

Certains des participants avaient toujours ces comportements, même 5 mois après la fin de cette observation.

Ce paragraphe est pour moi super important ! Parce que ça répond aux peurs que tu peux rencontrer si tu ressens une faim sans fin, qui dure plusieurs temps, où tu manges de grandes quantités de nourriture : tu vois que c’est une réaction complètement normale du corps après la restriction. Ce n’est pas toi qui a un problème ni à cause de ton TCA. Ces hommes n’avaient pas de troubles alimentaires. Et je redonne également deux données importantes : ils ont été en “semi-famine” pendant 6 mois. À savoir que peut-être que tes apports étaient encore plus moindres et/ou que cela a duré d’autant plus longtemps.

Certains ont précisé que la période de renutrition a été la période la plus compliquée à vivre. 

Je parle aussi de cette expérience dans un épisode de podcast : 

Et après ?

La plupart des participants ont pris encore beaucoup de temps après la fin de l’étude pour retrouver un rapport à l’alimentation classique. En moyenne, la plupart d’entre eux ont retrouvé leur poids après 1 an. Mais il faut bien retenir qu’une fois qu’ils ont commencé à manger, ils ne sont pas restreints. Ils ne compensaient pas non plus par de l’exercice physique ou de la purge. Ils ont mangé jusqu’à être rétabli complètement. Dans le cadre de la guérison d’un trouble alimentaire, les peurs sont souvent tellement présentes que ça peut être beaucoup moins rapide. 

Personnellement, quand j’ai lu cette étude, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir beaucoup de compassion pour ces participants. Je me suis dit qu’ils ont dû le regretter parce que ç’avait l’air vraiment horribles ! 

Mais des chercheurs (Eckert, et al., 2018) ont interrogé 19 d’entre eux 60 ans plus tard pour connaître l’impact de la restriction sur le long terme. Aucun d’entre eux n’a dit regretter avoir participé à l’étude. 

En revanche, ils se souvenaient tous de symptômes précis qu’ils avaient éprouvés durant cette étude. Souvent, ils se rappelaient des points positifs plus que négatifs. Et cela me fait un peu penser à la période où l’on romantise le trouble alimentaire, ou la période de restriction nous manque.

Ils se sont tous souvenus également de la faim incroyable qu’ils ont ressenti à la sortie de la période de famine. Certains ont évoqué une “boulimie” ou de la suralimentation. En réalité, c’était une faim appropriée pour un corps restreint qui avait accumulé une carence d’énergie.

Attention, cette expérience n’est pas un trouble alimentaire

J’aime beaucoup cette expérience car je trouve qu’elle permet de comprendre énormément de fonctionnement du corps lorsqu’il est dans un environnement de restriction comme c’est le cas dans l’anorexie.

Cependant, comme je disais au début, il ne faut pas oublier qu’on voit des différences avec les troubles alimentaires. Je dis ça notamment pour les proches qui peuvent lire cet article. Je ne veux pas qu’ils se disent qu’en fait “il suffit de manger” ou “il suffit d’arrêter la restriction”. Ces hommes n’avaient justement pas les mécanismes de l’anorexie, du trouble alimentaire et c’est ce qui les a aidés à se remettre rapidement de cette expérience. Mais c’est aussi pourquoi leur capacité mentale avait été évalué avant d’être admis pour l’étude. 

Les différences que j’ai notées dans cette étude par rapport à quelqu’un qui souffre de TCA :

  • Souvent, ils disent qu’ils étaient fatigués physiquement. Ils évitaient les escaliers, ils évitaient de faire du sport. Une personne qui a des TCA est facilement hyperactive mentalement et va limite au contraire chercher les escaliers. 
  • Ils attendaient avec impatience la fin de cette étude et d’ailleurs, ils avaient une date de fin à ce cauchemar ! Les troubles alimentaires, on se souvient parfois approximativement quand ça a commencé, par contre, on ne sait pas quand ça se terminera !
  • Si on leur donnait plus de nourriture, ils l’auraient mangé. Alors qu’en général, dans les TCA restrictifs (hors période faim extrême je parle), les patients font généralement tout pour manger le moins possible.
  • L’étude ne révèle pas que ces hommes ont des peurs par rapport à l’alimentation. Souvent, les patients de troubles alimentaires catégorisent des aliments comme “bons” ou “mauvais” et ont des peurs, que ce soit sur le type d’aliment ou la quantité. Les patients ont parfois peur de guérir aussi, soit d’avoir cette période de restriction terminée. Or ici, les sujets éprouvent tout le contraire et s’en fichent un peu de ce qu’ils ont dans leur assiette tant qu’ils ont à manger.
  • Lorsqu’on a un trouble alimentaire, la personne qui en souffre a vraiment la sensation que c’est impossible de manger. Et ce n’est pas juste dans sa tête, elle est malade ! Elle ne fait pas semblant et elle n’a pas “juste à manger”. Ce n’est pas aussi simple. 
  • Enfin, ces hommes se sont restreints de façon volontaire POUR une expérience. Les personnes qui souffrent d’un trouble alimentaire ne se restreignent pas par plaisir même si ça leur fait du bien. C’est justement que leur corps/ mental a développé un TCA comme stratégie d’adaptation. Parce qu’elles ont un mal-être dans leur vie, et le TCA leur donne l’illusion que cela leur permet d’être en contrôle, de se protéger, de gérer l’anxiété ou un traumatisme. Et parfois, des personnes disent que leur trouble alimentaire leur sauve la vie. Et elles le pensent et c’est sans doute vrai ! C’est vraiment la façon que leur corps a trouvé de survivre, de leur dire qu’il y a quelque chose qu’il ne va pas et qu’il faut vraiment le travailler. 

Voilà, j’espère que cette étude vous aura plu ! Je la trouve personnellement super intéressante et très pertinente dans le cas des troubles alimentaires ! N’hésite pas à me dire si tu as mieux compris des choses, si ça t’a aidé d’une quelconque manière.

Je te mets les sources si tu souhaites faire toi-même tes propres recherches : 

They starved so that others be better fed: remembering Ancel Keys and the Minnesota experiment – Leah M Kalm, Richard D Semba, 2005, The Journal of Nutrition.

The Great Starvation Experiment: Ancel Keys and the Men Who Starved for Science

The Biology of Human Starvation – Volume I-II

Retrouve ton kit de guérison gratuit dans mon espace Ressources :

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Signes d’anorexie chez l’adulte : ne les ignorez pas !

Signes d’anorexie chez l’adulte : ne les ignorez pas !

Signes d’anorexie chez l’adulte : ne les ignorez pas !

Peut-être que lorsque vous entendez le mot anorexie, vous avez facilement l’image d’une jeune fille en tête. Pourtant, l’anorexie, la boulimie ou n’importe quel trouble alimentaire, ne fait pas de discrimination. Peu importe le genre, la nationalité, l’âge… Tout le monde peut être touché par un trouble alimentaire. Même l’anorexie du nourrisson, ça existe ! Mais on parle beaucoup moins souvent des signes de l’anorexie chez l’adulte.

Personnellement, je suis tombée dans l’anorexie mentale quand j’avais 19 ans. Certains catégoriseront cet âge dans la catégorie « adulte ». Pour moi, j’étais une pré-adulte. Je ne suis donc pas vraiment concernée, n’ayant pas été anorexique adulte, mais écrire cet article me tenait à cœur. En effet, depuis que j’apporte mon aide auprès de ceux qui en souffrent encore, j’ai eu de nombreux messages de femmes et d’hommes qui étaient adultes et qui souffraient de troubles alimentaires.

Cet article s’adresse donc aux adultes qui souffrent de trouble alimentaire, mais aussi aux proches de ces adultes-là. 

Alors à partir de quand est-on adulte ? Franchement, ça en est presque une question philosophique ! Mais ici, je vais parler d’adultes lorsqu’on s’approche de la trentaine. Mais cet article touche évidemment les adultes de la quarantaine, cinquantaine et plus.

L’anorexie chez l’adulte : quelles sont les causes ?

Concernant l’anorexie chez l’adulte, il y a 3 « types d’histoire » :

  • Ceux qui sont tombés malades en étant plus jeune
  • Ceux qui ont été malades en étant enfant, qui ont guéri et qui ont connu une rechute à l’âge adulte
  • Ceux qui sont tombés malades à l’âge adulte

Cette partie se concentre sur les personnes qui ont connu une rechute à la période adulte ou qui sont tombées malade en étant adulte.

Les traumatismes de l’adulte engendreraient-ils des TCA ?

Malheureusement, on lit dans beaucoup d’études que le nombre de cas d’anorexie parmi les adultes est en forte croissance depuis les 2 dernières décennies. À vrai dire, globalement (et ça me rend profondément triste), les troubles alimentaires sont en forte croissance, que ce soit pour l’enfant, l’adolescent ou l’adulte. 

Mais est-ce que les causes de l’anorexie mentale chez l’adulte sont différentes de l’anorexie pour une personne plus jeune ? 

Je vous ai déjà partagé mon point de vue à ce sujet dans mes autres contenus. Mais personnellement, je ne pense pas que l’on puisse expliquer la cause d’un trouble alimentaire par une seule raison. C’est pour moi multifactoriels même si les causes sont souvent liées entre-elles. 

Un trouble alimentaire à l’âge adulte peut subvenir, comme à n’importe quel âge, suite à un traumatisme. Lorsqu’on parle de traumatisme dans le cas d’un trouble de la conduite alimentaire, on pense généralement à un événement lié au rapport au corps (attouchement, viol…). Mais un traumatisme est très vaste comme termes. Surtout qu’il faut bien retenir une chose : un traumatisme est subjectif à chacun. Je parle notamment en termes de ressenti. Quelqu’un peut vivre un événement comme un traumatisme, là où une autre personne ayant vécu le même événement au même moment ne l’a absolument pas vécu comme un traumatisme. Cela dépend de chacun, de l’histoire, du passé de la personne, de ses schémas de croyance, de ses sentiments, etc. Et l’important, ce n’est pas si les autres trouvent que l’événement est traumatisant. L’important, c’est comme la personne l’a vécu. 

(Voilà, petite parenthèse sur les traumatismes, mais pour moi, c’est très important de l’expliquer et que vous le compreniez).

Là où ça peut différer avec l’anorexie pour un patient plus jeune, c’est qu’à l’âge adulte, on rencontre plus fréquemment d’autres traumatismes ou cap à vivre : la perte d’êtres qui nous sont proches, la pression du travail (combien de burn-out aboutissent à une dépression ou à un trouble alimentaire ?), les divorces, le fait d’être mère, le départ d’un enfant…

Oui, je sais, j’ai mis dans le même paragraphe « traumatisme » et « le fait d’être mère ». Je sais que c’est très souvent la plus belle chose au monde d’avoir un enfant. Et je ne dis absolument pas qu’avoir un enfant est traumatisant. D’ailleurs, qui suis-je pour dire ça alors que je n’ai pas encore d’enfant ? J’aimerais beaucoup être mère un jour. Mais je sais qu’élever un enfant n’est pas tout rose tous les jours. On se confronte à certaines difficultés et parfois, l’enfant, nous renvoi à nos propres blessures. Des blessures qu’on a parfois oubliées, mis dans son inconscient, qu’on a jamais vraiment travaillé. Et ces blessures sont ravivées à des moments où l’on n’avait vraiment pas prévu que ça arrive. Parfois on n’est pas armé pour y faire face au moment-même, et la seule issue qui semble apaisante peut être le développement d’un trouble alimentaire. Bien sûr, tout ça est un processus inconscient. 

Une abonnée dont je suis proche m’a également expliqué que le trouble alimentaire peut être une façon de rejeter son corps de femme, ses formes féminines. C’est comme une façon de diminuer sa désirabilité et donc se sentir « hors de danger », notamment lorsqu’on a suivi des violences sexuelles. 

La pression sociale à l’origine de l’anorexie chez l’adulte ?

Si vous me lisez depuis un moment ou que vous suivez sur Instagram, vous savez à quel point je lutte contre les diktats de cette put*** de diet culture qui occasionne de nombreux dégâts sur la santé mentale de chacun.

Eh bien, les adultes ne sont pas épargnés. Lorsque j’écris cet article, j’approche de mes 27 ans. Honnêtement, j’ai encore « de la marge » avant d’être la cible des industries pharmaceutiques qui veulent me vendre des produits anti-rides, anti-âge, des crèmes liftings… Punaise mais qu’est-ce que c’est culpabilisant !! On a le droit de vieillir sans qu’on nous dise quoi mettre sur notre peau ?!

Franchement, j’ai peur de vieillir à cause de cette pression sociétale. Une fois, j’ai entendu qu’à Hollywood, le prix journalier des actrices décroît à partir de leurs 40 ans. Non mais ça veut dire quoi ? Qu’à 40 ans une femme est périmée ?  Ça me donne mal au ventre rien que d’écrire ça. Le corps de la femme évolue et c’est complètement normal ! N’importe quel être vivant qui vit prend des années, mais ça ne rend pas cet être moins beau !

Je me focalise sur le corps de la femme car je me sens davantage concernée. Je ferai un article prochainement sur l’anorexie et les troubles alimentaires chez l’homme.

Mais avec le temps, la femme connaît certaines étapes de changements corporels pas simples à vivre : porter un enfant peut changer un corps, le passage à la ménopause, etc. Ces deux exemples que j’ai donnés là sont quand même deux choses complètement naturelles. Et si l’on parlait davantage de la beauté du geste de donner naissance à un enfant, ou de la normalité du corps qui évolue ; plutôt que de parler des solutions auxquelles doit recourir la femme pour lutter contre ces étapes naturelles de la vie… Peut-être que la culpabilité serait moins présente !

Bref, je m’emballe un peu mais j’avoue que ce sont là des sujets qui me mettent en rage.

Et je parle de ça dans cet article car la ménopause, voir son corps évoluer… Ce sont des causes de l’anorexie chez l’adulte justement. 

Les problèmes d’adultes… à l’origine des TCA chez l’adulte ?

Des « problèmes d’adultes » ça veut un peu tout et rien dire. D’autant que malheureusement, des enfants vivent des problèmes d’adultes beaucoup trop tôt. Mais ici, je vous parle de toutes ces choses dont on ne sait même pas qu’on va s’en soucier un jour lorsqu’on est enfant : gagner suffisamment d’argent pour vivre convenablement, investir de la bonne façon pour s’assurer une bonne retraite, s’occuper de ses parents qui vieillissent, etc. La liste est assez subjective en réalité, et je suis sûre qu’en lisant cela vous pensez à des choses qui vous concernent ! 

Devenir adulte a été l’un des caps qui m’a aidé à guérir de mon anorexie mentale. En fait, j’avais peur d’être adulte. J’avais peur de ne pas être capable de gérer toutes ces choses administratives, financières. Je me mettais une telle pression… Aujourd’hui, je crois que je peux dire que je suis adulte ! Et je gère toutes ces choses-là mais je sais que parfois on se sent déborder par le nombre incalculable de choses auxquelles il faut penser… Et encore, je n’ai pas encore d’enfant ! 

Et parfois, pris dans le rythme à 1000 km/heure de sa vie, sans s’en rendre compte, on sombre dans des mécanismes de contrôle et de perfectionnisme autour de son image corporelle et de son alimentation. Et sans que l’on s’en rende compte, les troubles alimentaires ont implanté leur « virus » en vous. Entre sa vie professionnelle, amoureuse, familiale, sociale… on a tendance à se dire que le trouble alimentaire, on le gérera plus tard.

Il y a également une pression sociale, notamment pour la femme, de toujours faire passer le besoin de ses enfants et de son conjoint devant ses propres besoins. Elle en vient donc à négliger ses propres besoins. 

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Les signes de l’anorexie chez l’adulte qui doivent alerter

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Cette partie de l’article sera utile pour vous, si vous vous demandez si vous souffrez d’un trouble alimentaire. Très souvent, lorsqu’on souffre d’un TCA, on minimise beaucoup pour ne pas mettre de notion de gravité. Je vais donc vous présenter des comportements dans lesquelles vous allez pouvoir vous retrouver.

Et cette partie peut également vous être utiles en tant que proche d’une personne qui semble souffrir d’un trouble de la conduite alimentaire. Peut-être reconnaitrez-vous le comportement de votre proche à travers ces symptômes de l’anorexie.

Je tiens à préciser que parfois, il est plus difficile d’avoir un diagnostic pour un patient adulte. Simplement car parfois, le corps étant plus âgé, le changement physique est parfois moins prononcé. De même, la personne étant adulte, elle sait parfois mieux cacher les comportements de son trouble alimentaire face à sa famille (ses enfants, son partenaire) ou ses amis. Enfin, les médecins étant moins familiers à de l’anorexie mentale chez l’adulte, ce sera beaucoup moins rapidement suspecté.

Les signes physiques de l’anorexie chez l’adulte

  • Le poids et l’apparence physiques ne sont pas forcément des facteurs visibles. On peut souffrir d’anorexie sans perdre de poids. Souvent, on voit sur la plupart des sites d’informations de santé que l’IMC (indice de masse corporelle) et le poids sont les deux facteurs indiquant une anorexie. C’est complètement faux ! Il ne faut pas oublier qu’un trouble de la conduite alimentaire est une maladie mentale et pas physique.
  • Problèmes de digestion et inconfort intestinal (crampes d’estomac, constipation, ballonnement)
  • Disparition des règles ou perturbation du cycle menstruel
  • Difficulté de concentration, perte de mémoire 
  • Avoir constamment froid, avoir du mal à se réchauffer
  • Problèmes de sommeil (insomnie, sueur la nuit)
  • Problème de dentition (érosion, perte de dent) notamment si la personne recourt à des vomissements
  • Peau sèche, imperfections sur la peau
  • Perte de cheveux, cheveux secs et cassants
  • Douleurs musculaires
  • Battements du cœur irrégulier
  • Ostéoporose 

Les signes comportementaux et émotionnels de l’anorexie de l’adulte

  • Ne pas être à l’aise pour manger en présence d’autres personnes
  • Le refus constant des invitations impliquant un repas (restaurant, soirée)
  • Sauter des repas ou réduire largement ses portions
  • Avoir des nouvelles façons de manger (couper en très petits morceaux, séparer les catégories d’aliments, mâcher de nombreuses fois avant d’avaler)
  • Se checker souvent dans les miroirs ou les vitres
  • Prétendre avoir déjà mangé pour éviter un repas
  • Retrouver de la nourriture qui était cachée pour ne pas être mangé
  • Être très sensibles face aux discussions sur la nourriture, les régimes, l’image corporelle, l’apparence physique et même le sport
  • Une peur accrue de prendre du poids, se peser très fréquemment
  • Constamment parler négativement de son apparence et se dévaloriser
  • Des changements d’humeurs radicaux
  • Utiliser fréquemment la salle de bain ou les toilettes après les repas
  • évelopper une obsession excessive sur la qualité de son alimentation, les calories, les macronutriments
  • Changer son alimentation : Éviter la prise alimentaire de certains produits ou groupe d’aliments tant aimés auparavant pour ne manger que des aliments considérés comme « healthy »
  • Cuisiner des plats élaborés pour les autres sans se permettre de goûter
  • Tester de nouvelles méthodes de régime
  • Être très rigide face aux imprévus et même répondre par des émotions négatives
  • Porter des vêtements plus amples pour cacher son apparence
  • Boire beaucoup d’eau ou des boissons chaudes pendant et entre les repas ou mâcher excessivement des chewing-gums pour tromper sa faim
  • Développer de l’activité physique constante : notamment marcher, être toujours debout, en mouvement, faire du sport excessivement, peu importe sa fatigue

Disclaimer : Ce n’est pas parce que vous n’avez aucun de ces symptômes que vous n’avez pas de TCA ou qu’il n’est pas valide. Les troubles alimentaires se manifestent différemment selon chacun ! Cette liste n’est qu’une liste d’exemples non exhaustifs. 

Je vous conseille de compléter cette partie en allant voir mon article sur les 38 symptômes d’anorexie dont on ne parle jamais.

Pourquoi c’est d’autant plus difficile de souffrir d’anorexie à l’âge adulte ?

Si vous êtes adulte et que vous souffrez d’anorexie, de boulimie ou de n’importe quel trouble alimentaire, j’imagine que vous savez parler de ce sujet mieux que moi.

Néanmoins, après avoir parlé et rencontré des personnes adultes anorexiques (c’est la maladie dont j’ai souffert, donc je rencontre davantage de patient anorexique), je peux imaginer quelques raisons pour lesquelles c’est plus difficile :

L’anorexie adulte : un diagnostic moins donné

Déjà parce que comme je disais précédemment, c’est parfois moins facilement détectable. Donc il est plus difficile de recevoir un diagnostic attestant votre trouble alimentaire. Or, on ressent souvent le sentiment d’illégitimité lorsqu’on souffre de TCA. Donc ça ne doit pas être évident de contrer ce sentiment-là lorsqu’il est moins reconnu.

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Avoir un TCA en étant adulte : se sentir seul, coupable, honteux

Ensuite, j’imagine qu’il y a un sentiment de honte. Lorsque l’on voit que la plupart des personnes qui souffrent d’anorexie sont des jeunes, on doit peut-être ressentir de la honte, de la culpabilité sur le fait de développer cette maladie de « jeune ». Mais dites-vous que vous voyez ceux qui « se montrent ». Je veux dire que si d’autres femmes souffrent d’anorexie à 40, 50 ans… Mais qu’elles ont honte, elles restent dans l’ombre. Donc elles existent mais vous ne le savez pas. 

Il y a peut-être aussi un sentiment de culpabilité vis-à-vis de sa famille (son partenaire, ses enfants si vous en avez), et de ses proches. Lorsqu’on est adulte, on a souvent la pression d’être « fort », de moins se montrer vulnérable. Mais c’est du bulshit ça ! Justement, montrer qu’à l’âge adulte il faut « être fort » renforce la peur d’être adulte quand on est jeune, je trouve. Même si vous êtes adulte, vous restez humain. Et c’est complètement normal de rencontrer des difficultés sur le chemin de votre vie. Ça ne fait absolument pas de vous quelqu’un de faible.

Anorexie chez l’adulte : les services de soins ne vous aident pas

C’est assez déconcertant, mais je me souviens que lorsque je cherchais une clinique ou un hôpital spécialisé en trouble alimentaire quand j’avais 21 ans, je voyais souvent que dans les critères, l’âge maximal accepté était de 30 ans voire même 25 ans. Nombreux sont les établissements qui restreignent leur prise en charge pour adolescent. Et du coup quand on est anorexique et qu’on est adulte, on se débrouille tout seul ?!

Quiconque ne devrait se sentir exclu dans le traitement des troubles alimentaires. Pourtant, c’est souvent le cas. On pourrait dire que les TCA ne font pas de discrimination mais les services de soins, oui. Les hommes et les femmes plus âgées en font les frais. 

Généralement, les CHU qui sont publics proposent une prise en charge pour les femmes plus vieilles, tout comme les hommes. Lorsque j’étais à Lille, j’étais dans un CHU et dans mes 5-6 mois d’hospitalisation, j’ai connu 2 patients hommes et 2 femmes de plus de 30 ans et 2 femmes de plus de 40 ans. 

Anorexie à l’âge adulte : les conséquences dramatiques peuvent arriver plus vite

Le corps adulte est souvent plus fatigué que celui des jeunes. Et c’est complètement normal, aucune raison de culpabiliser à ce propos.

Néanmoins, de ce fait, les ravages du trouble alimentaire se font connaître parfois de façon plus rapide et plus drastique. C’est d’autant plus le cas si la personne recourt à des vomissements ou à la prise de laxatifs. (Mais ne vous dites pas que si vous ne recourez pas à ces compensations, votre cas est “moins grave”. Ça, c’est votre TCA qui minimise la gravité de votre situation).

Je pense notamment à l’ostéoporose, les problèmes gastriques, les problèmes cardiaques, etc.

Que faire si vous êtes concernés ?

Une fois de plus, cette partie vise autant les personnes qui se reconnaissent en tant qu’adulte souffrant de troubles alimentaires. Mais également pour les proches qui s’inquiètent pour une personne qu’il aime. 

Ne restez pas seul

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Si vous êtes adulte et que vous vous reconnaissez dans cet article, ne restez pas seul dans votre souffrance. Une chose que j’ai apprise de mes 6 ans de troubles alimentaires, c’est que la solitude donne de la puissance à la maladie. Lorsque vous exposez ces « combines » à la lumière, cela rend vulnérable la maladie. 

Demandez de l’aide à vos proches mais également à des médecins spécialisés dans les TCA. Le médecin traitant est parfois moins sensibilisé à ces problématiques et peuvent au contraire dire des choses qui vous mettront plus bas que terre. C’est pourquoi je recommande de s’adresser à un médecin spécialisé en TCA qui connaissent les mécanismes de l’anorexie mentale, y compris pour l’adulte.

De plus, comme je disais juste au-dessus, le corps étant plus fatigué, le risque de complications est plus élevé. Il est donc indispensable d’avoir un suivi médical pour assurer votre suivi.

Si vous êtes un proche, encouragez votre proche à obtenir de l’aide. Au plus vite le trouble est pris en charge, au moins il a de temps pour faire des dommages sur la santé.

Gardez en tête que les troubles alimentaires sont des maladies mentales très difficiles à combattre mais dont la guérison est possible, à 100%. Et ce, peu importe l’âge ou le temps depuis lequel vous êtes malade. Il faut être patient car ça ne s’en ira pas du jour au lendemain, mais n’abandonnez jamais, je vous promets que vous méritez de vivre une vie fluide, paisible, sans toutes ces peurs qui vous rongent. 

Essayez la thérapie familiale

Les troubles alimentaires impactent les personnes qui sont malades, mais aussi les proches. C’est parfois plus simple de recourir à une thérapie familiale pour avoir un médiateur qui permet d’expliquer les choses calmement. En effet, je me souviens que parfois, j’étais dans un état de stress tellement élevé et mes parents tellement apeurés de me voir dans cet état que nos discussions se faisaient toujours dans les cris. Avec une thérapie familiale, il est plus facile de mettre des mots sur ces maux, dans le calme et de façon à ce que chacun se comprenne.

Renseignez-vous le plus possible

Les troubles alimentaires sont des maladies aux mécanismes complexes. Alors, renseignez-vous le plus possible pour comprendre l’impact (sur votre cerveau et votre corps) et le fonctionnement de ce trouble alimentaire. Je suis persuadée que le fait de comprendre les choses aident énormément dans le processus de guérison. Ce fut mon cas et c’est quelque chose de reconnu dans les maladies mentales.

Si vous êtes un proche, le fait de vous renseigner au maximum sur la maladie vous permettra de mieux comprendre ce que vie la personne qui en souffre. Les TCA font souvent l’objet de nombreux mythes. Et déconstruire ces mythes est pour moi indispensable si vous voulez aider votre proche. Je vous propose d’aller voir les articles que j’ai écrits dans la catégorie « Parents » ou « Couple ».

J’espère que cet article vous aura aidé. Je vous propose de laisser un commentaire à cet article, notamment si vous êtes concerné. Cela ne pourra que renforcer la pertinence de cet article. Car comme je vous disais, n’étant pas complètement concerné par ce cas spécifique, ce sont ceux qui le vivent qui sauront mieux en parler !

Retrouve ton kit de guérison gratuit dans mon espace Ressources :

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Publié par Norainnoflower dans Couple, Mieux connaître, Parents, 1 commentaire
Livre tca : ceux qui m’ont aidé à guérir !

Livre tca : ceux qui m’ont aidé à guérir !

Livre tca : ceux qui m’ont aidé à guérir !

Je parle souvent dans mes contenus, que ce soit sur mon blog, sur Instagram ou dans mon podcast, l’importance de se créer un environnement positif pour la guérison.

Je te partage déjà quelques éléments que tu peux mettre en pratique dans ton kit de guérison. Et ça me tient à cœur de te partager dans cet article un autre conseil qui m’a beaucoup aidé : lire. Je t’ai donc préparé une liste de « livre tca » qui m’ont aidé à guérir de mon anorexie. 

Lire des livres de développement personnel m’a aidé à guérir de mon trouble alimentaire

Je ne suis pas une grande lectrice, je n’ai jamais beaucoup lu dans ma vie. Jusqu’à ce que je tombe sur des livres de développement personnel ! Je me suis intéressée de très près à ces sujets de psychologies lorsque je suis tombée dans l’anorexie. J’ai très vite compris que le fait que j’étais devenue anorexique était le résultat d’un problème beaucoup plus profond que mon reflet dans le miroir, que le chiffre de la balance ou de la quantité de graisse dans mon assiette.

Cette sélection de “livres tca” ne correspond donc pas à des livres spécifiquement sur l’anorexie ou n’importe quelle autre maladie. Ce ne sont pas des témoignages sur les troubles des conduites alimentaires qui te diront comment vaincre l’anorexie par exemple. Il s’agit vraiment d’ouvrages de développement personnel et psychologie qui te permettront de travailler sur toi, et notamment sur les causes de ta maladie. Donc c’est plus généraliste, à visée tout public. Et d’ailleurs des personnes ne souffrant pas d’anorexie, de boulimie, d’hyperphagie…peuvent trouver ces livres très inspirants !

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Ce sont souvent des livres d’auteurs reconnus dans le domaine du développement personnel, de la psychologie et/ou de la santé.

Certains passages de ces livres m’ont créé de véritables prises de consciences qui ont été des tremplins dans la guérison de mes troubles alimentaires. Après, évidemment c’est subjectif car cela dépend des blessures d’enfant de chacun, des problématiques et histoire de vie qui sont propres à toi !

Pour ma part, les prises de conscience et leçons de vie que j’ai tiré de ces livres, je les avais notés dans un carnet pour les relire de temps en temps. Parce que malheureusement, les mécanismes des troubles du comportement alimentaire sont tellement ancrés et puissants qu’on oublie les bonnes réflexions à adopter ! 

Bon allez, assez de blabla…

Je te partage ma liste !

Ma sélection de livres qui m’ont aidé dans la guérison de mon trouble alimentaire !

Avant de te présenter cette liste, je rappelle simplement que bien que de nombreuses “caractéristiques” sont communes, il y a autant de types de troubles alimentaires que de personne malade. J’entends par là que ce n’est pas parce que tu souffres aussi d’anorexie mentale, ou de TCA plus globalement, que tu auras chacun de ses manifestations. Peut-être que tu en auras certain, peut-être que tu les vivras de façon plus ou moins intensément que moi, et peut-être qu’il y en a d’autres que tu ne vivras jamais. 

Et je connais trop bien cette petite voix qui te fait culpabiliser de ne pas être “assez malade” ou qui minimise ton propre TCA en te disant que les autres sont dans un état plus grave que toi. Souviens-toi que c’est un mensonge ! C’est ton trouble alimentaire qui tente de toujours te rabaisser et de te ramener toujours plus loin dans la maladie. Mais ce n’est pas parce que tu n’as pas certains de ces signes que ton TCA est moins grave ou que tu n’es pas légitime à recevoir de l’aide. Je sais que c’est difficile parce que l’anorexie est une maladie très compétitive : mais te comparer aux autres ne fera que te faire du mal. Donc concentre-toi sur ta guérison à toi, sur ta santé 🙂

Alors je commence avec trois livres de Laurent Gounelle, j’adore cet auteur ! Et il est d’ailleurs une référence dans les livres de développement personnel ! D’ailleurs je sais que j’ai d’autres livres à lire de cet auteur qui m’ont déjà été recommandés. Je trouve que ce sont des livres qui se lisent très facilement et dans lesquels on retrouve des leçons de vie qui m’ont tellement aidé !

-> Lecture légère qui met dans une bonne humeur !

Je trouve que le personnage de Camille pourrait être n’importe qui, et dont soi-même !

Donc si elle parvient à se libérer de ses schémas de croyance, pourquoi pas nous ?

Prix : 6, 90€

Il y a des pages avec des petits exercices pratiques à appliquer tout au long du parcours du personnage principal !

Les trois suivants sont de moi.

Des mots pour fleurir et Des mots pour éclore, ce sont des livres présentés sous forme de recueil avec des textes inspirants et des citations illustrés. Je couvre de nombreux sujets : sentiment d’illégitimité, peur de guérir, peur du poids, rapport au corps, balance, rechute, culpabilité, perfectionnisme, contrôle, comparaison, restriction, etc.

L’anorexie, mon bouclier mortel est un roman autobiographique où je retrace tout mon combat contre les TCA : du moment où je tombe malade jusqu’à ce que les troubles alimentaires quittent ma vie définitivement.

J’ai vraiment beaucoup aimé cet ouvrage et je le recommande ++ !

Je me souviens qu’il fait partie des livres que j’ai lus à l’hôpital. C’est un format court et le récit dit des choses tellement “évidentes” qu’il se lit très rapidement. C’est l’un des livres qui m’a vraiment donné cet effet Whouahou, j’avais vraiment l’impression de mieux comprendre la vie !

Et d’ailleurs, la citation de l’auteur résume bien mon ressenti : « À chaque fois que vous lisez, ce n’est pas le livre qui a changé, mais vous. » Don Miguel Ruiz

Prix : 16,99€

Je vous présente également mes propres carnets & livret que j’ai écrits ! Ce livret interactif propose 22 questions et 4 questionnaires à compléter pour t’aider à prendre conscience de l’impact et l’origine de tes peurs. J’y aborde de nombreuses peurs avec des conseils pour les surmonter : peur de grossir, peur de guérir, peur de manger devant les autres, peur de l’imprévu, peur de décevoir, etc.

Prix : 16,99€

Ce carnet d’exercices propose 26 exercices concrets, basés sur 42 techniques différents reconnues dans le traitement de l’anxiété (TCC, thérapie des schémas, visualisation, ancrage, R.E.S.T, etc.). Identifie les schémas de pensées inconscients et dysfonctionnelles à l’origine de ton anxiété.

Prix : 29,99€

Ce carnet PACK DUO représente le livre concret et complet puisqu’il s’agit de la contraction du livret et du cahier d’exercice en 1 seul livre pour un prix préférentiel.

C’est l’un des premiers livres que j’ai lu. Je devais avoir 19 ans.

Et à 19 ans, clairement, j’étais une fille qui se préoccupait beaucoup trop du regard des autres. Ça me pesait tellement. Je me sentais sans cesse jugé sur ce que je faisais. Et j’avais terriblement peur de rater, de mal faire les choses. C’est l’âge à la quel je suis devenue anorexique.

De nature perfectionniste, l’atteinte de la perfection est devenue maladive avec l’anorexie mentale. J’ai trouvé de précieux conseils et façons de voir les choses qui m’ont aidé dans cet ouvrage.

C’est aussi un livre que j’ai lu lors de ma deuxième hospitalisation en service de troubles du comportement alimentaire.

C’est à ce moment là où j’ai vraiment compris qu’adopter une psychologie positive était indispensable pour la guérison de mon anorexie. Et j’ai vraiment noté plein de conseils que délivrent les pages de cet ouvrage dans mon propre carnet que je relisais souvent.

C’est réellement un livre qui donne du peps ! Rien que la couverture est déjà dynamique je trouve.

Ce sont deux livres que j’ai lus de Louise Hay au tout début. Je devais avoir 19 ans.

Et à 19 ans, clairement, j’étais une fille qui se préoccupait beaucoup trop du regard des autres. Ça me pesait tellement. Je me sentais sans cesse jugé sur ce que je faisais. Et j’avais terriblement peur de rater, de mal faire les choses. C’est l’âge à la quel je suis devenue anorexique.

De nature perfectionniste, l’atteinte de la perfection est devenue maladive avec l’anorexie mentale. J’ai trouvé de précieux conseils et façons de voir les choses qui m’ont aidé dans ces ouvrages.

Ces deux livres je les ai lus en sortant de mes deux hospitalisations pour troubles alimentaires. J’avais déjà rencontré mon copain d’ailleurs ! Et je l’ai trouvé très intéressant ! Et tu n’es pas obligé de lire tout le livre, ni même dans un ordre spécifique. Tu peux commencer par la blessure où tu te reconnais le plus par exemple. Le deuxième ouvrage est “facultatif” mais c’est un peu la suite du premier, qui permet de donner des pistes pour guérir de ses blessures que l’on a généralement depuis qu’on est enfant.

L’un des derniers livres que j’ai lu dans ma guérison. Il est ULTRA intéressant ! Il est assez gros, y’a beaucoup de pages et le thème traité est l’impact des traumatismes sur le corps, le cerveau et les façons de fonctionner plus globalement. Et à la fin du livre, l’auteur donne des clés pour en sortir. Ce livre est passionnant mais assez difficile à lire, du moins pour moi, puisqu’il traite des sujets d’inceste et de viols qui ravivent des blessures d’enfant.

Mais je le recommande vraiment. Il y a toute une partie sur la mémoire traumatique qui est très intéressante ! Et je dis souvent que le corps et le cerveau sont intelligents. Et bien ce livre en témoigne à de nombreuses reprises !

Même chose, l’un des derniers livres que j’ai lus dans mon parcours de guérison. Je l’ai lu en plusieurs fois, car il m’a d’abord dérangé… mais ce n’était pas anodin. Ce livre m’a beaucoup aidé à travailler ma relation à mes parents, et notamment ma relation à ma mère. Je le conseille vraiment !

Votre sélection de “livre tca” qui vous ont créé des prises de conscience

Je vous ai partagé cette sélection dans une story permanente sur Instagram en vous demandant quels livres vous ont marqué. J’avais précisé des livres de développement personnel, donc on reste dans la lignée des livres que je viens de vous présenter !

Celui-ci, plusieurs abonnés me l’ont conseillé. Donc je pense que je vais me laisser tenter !



Aujourd’hui, le thème de la psychologie et de la santé mentale me passionnent ! J’adore comprendre l’être humain, comment le corps et le cerveau fonctionne… Donc n’hésite pas à me partager en commentaire des suggestions de récit que tu aurais lu ! Je l’ajouterai à cette liste ! Et n’hésites pas à me donner tes petites critiques sur tes lectures pour m’expliquer rapidement ce que tu as aimé.

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Publié par Norainnoflower dans Conseils, 1 commentaire
38 symptômes d’anorexie dont on ne parle jamais 

38 symptômes d’anorexie dont on ne parle jamais 

38 symptômes d’anorexie dont on ne parle jamais 

S’il l’on en croit les médias ou les « on dit », l’anorexie mentale se résume surtout à une perte de poids, à de l’hyperactivité et une mauvaise image de son corps. Eh bien c’est complètement erroné ! Certains ne perdent même pas de poids et souffrent pourtant d’anorexie mentale. Le dernier mot de ma dernière phase est important : « mentale« . On oublie souvent que les troubles alimentaires sont des maladies mentales ! C’est pourquoi j’ai décidé de vous présenter les symptômes connus VS ceux dont on ne parle (presque) jamais !

Symptome anorexie : ceux qui sont connus de tous

Si l’on fait une recherche sur les symptômes de l’anorexie mentale, la plupart des sites se concentreront sur la conduite alimentaire : 

  • La restriction, le refus de manger, et une perte d’appétit
  • Les choix alimentaires qui se tournent vers des légumes et le refus de certaines catégories d’aliments (matière grasse, féculent…). Restreindre son alimentation à certains aliments familiers, un refus de diversifier.
  • La culpabilité après avoir mangé

Les TOC : trier la nourriture dans son assiette, les couper en petits morceaux, les mâcher plusieurs fois…

On associe aussi souvent l’anorexie à des changements physiques : une perte de poids dans la plupart des cas. Et évidemment, on retrouve la notion d’IMC (Indice Masse Corporelle) qui doit être inférieur à un certain chiffre. Je trouve ça assez aberrant personnellement… L’IMC c’est une donnée statistique qui dépend de tellement d’autres données. Cela ne devrait pas être utilisé dans le diagnostic de l’anorexie. Toutes les personnes avec un trouble alimentaire, et même souffrant d’anorexie NE PERDENT PAS DE POIDS ! C’est culpabilisant pour les personnes qui ne sont pas en insuffisance pondérale et qui ne connaissent pas de perte de poids parce qu’elles ne se sentent de ce fait pas légitime.

L’anorexie mentale, et généralement les TCA, sont fréquemment associées à de l’hyperactivité physique et même intellectuelle. De nombreux patients ont de très bons résultats scolaires. 

D’autres symptômes que l’on retrouve sur de nombreux sites de “santé” : l’aménorrhée (l’absence de règles), les préoccupations sur l’image du corps et le désir de perdre du poids, un niveau de stress important, la fatigue, les problèmes osseux, la prise de laxatif ou le recours à des vomissements…

Ensuite, j’ai très souvent vu sur ces sites que les anorexiques sont très souvent sujets à faire de la boulimie. C’est faux ! Ce n’est pas “très souvent”. Malheureusement, la phase de faim extrême n’est pas assez connue de ces sites de santé qui, je pense, considèrent cela comme de la boulimie. Mais cette faim extrême est une réponse logique de ton corps. Ce sont les conséquences des mois de restriction, physique et mentale.

Dernier “coup de geule” après j’arrête, promis haha. Mais j’ai TRÈS (trop) souvent vu également le fait que l’anorexie mentale soit associée à la typologie d’une “jeune fille”. Une fois de plus, les troubles alimentaires n’ont pas d’âge. Cela peut arriver à n’importe quel âge. Les personnes plus âgées tombant dans l’anorexie peuvent aussi se sentir illégitime à la lecture de ce genre d’information. Pourtant, leur souffrance est tout aussi réelle qu’une jeune fille anorexique.

Bref, la plupart des sites (pourtant référents) dans le domaine de la santé présentent les signes de l’anorexie les plus connues. Bien sûr ces symptômes sont importants à prendre en compte ! Mais le problème, c’est que cela entretien l’idée populaire que les TCA sont uniquement des maladies tournées autour de la nourriture, le corps et l’activité physique.

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Et d’ailleurs, beaucoup de médecin se base uniquement sur les symptômes précédemment cités pour effectuer leur diagnostic. Et de ce fait, de nombreuses personnes (pourtant bien anorexiques) ne reçoivent pas le bon diagnostic parce qu’elles ne font pas de sport et/ou qu’elles continuent d’avoir une alimentation d’apparence “normale” et/ou qu’elles ont un IMC “dans la norme”. Leur prise en charge n’est de ce fait pas appropriée et elles ne reçoivent pas le bon traitement.

Je pense que les médecins spécialisés dans les troubles alimentaires prennent tout de même en compte la liste des symptômes que je vous présente en deuxième partie. Mais les médecins traitants, en général, se limitent à ceux présentés dans cette partie. Et c’est dommage, car c’est souvent le premier médecin vers lequel on se tourne pour chercher de l’aide.

La société est encore mal éduquée sur les maladies mentales et preuve en est : beaucoup trop de comportements mentaux sont oubliés !

L’hyperactivité et l’assiette de légumes, c’est seulement la phase visible de l’iceberg : les conduites qui sont perceptibles. Mais on oublie qu’il s’agit de maladie mentale !

Il y a un grand nombreux d’autres signes beaucoup moins connus, ou du moins dont on parle rarement. Et pourtant, il s’agit peut-être de ceux dont les malades souffrent le plus… 

C’est pourquoi, à partir de mon expérience et de mes 6 ans dans les troubles alimentaires, j’ai voulu vous faire une liste des symptômes de l’anorexie mentale qui représente la phase cachée de l’iceberg.

Les 38 symptômes de troubles alimentaires dont on ne parle presque jamais

Avant de te présenter cette liste, je rappelle simplement que bien que de nombreuses “caractéristiques” sont communes, il y a autant de types de troubles alimentaires que de personne malade. J’entends par là que ce n’est pas parce que tu souffres aussi d’anorexie mentale, ou de TCA plus globalement, que tu auras chacun de ses manifestations. Peut-être que tu en auras certain, peut-être que tu les vivras de façon plus ou moins intensément que moi, et peut-être qu’il y en a d’autres que tu ne vivras jamais. 

Et je connais trop bien cette petite voix qui te fait culpabiliser de ne pas être “assez malade” ou qui minimise ton propre TCA en te disant que les autres sont dans un état plus grave que toi. Souviens-toi que c’est un mensonge ! C’est ton trouble alimentaire qui tente de toujours te rabaisser et de te ramener toujours plus loin dans la maladie. Mais ce n’est pas parce que tu n’as pas certains de ces signes que ton TCA est moins grave ou que tu n’es pas légitime à recevoir de l’aide. Je sais que c’est difficile parce que l’anorexie est une maladie très compétitive : mais te comparer aux autres ne fera que te faire du mal. Donc concentre-toi sur ta guérison à toi, sur ta santé 🙂

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1. Penser à la nourriture 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, jour et nuit. Et parfois, tu sors à peine de table que tu penses déjà à ce que tu vas manger au repas suivant ou tu rumines avec la voix culpabilisante sur le repas que tu viens de manger. En phase de faim extrême, il m’est même arrivée de penser à ce que j’allais manger après alors même que j’étais déjà en train de dévorer des muffins et que ma bouche était pleine.

2. Associer la valeur de sa propre personne au chiffre de la balance : selon le poids que m’indiquait la balance, ma journée et mon humeur étaient complètement différentes !

3. Avoir le sentiment d’échouer, d’être faible lorsque tu manges

4. Se peser tous les jours voire plusieurs fois par jour. Parfois avant, puis après le repas. Et savoir qu’il ne faut pas se peser, mais être obsédée par cette fichue balance !

5. Avoir l’impression que tout le monde te regarde en train de manger. 

6. Se disputer avec les personnes que tu aimes. Et d’ailleurs, savoir que ton trouble alimentaire leur fait du mal mais ne pas parvenir à les protéger. Et ça, c’est tellement douloureux. Aujourd’hui, les TCA sont derrière-moi mais j’ai encore beaucoup de mal à me pardonner d’avoir fait pleurer ma sœur, d’avoir causé tant de soucis et tant de dispute avec mes parents…

7. Commencer à manger et avoir cette sensation de ne plus pouvoir t’arrêter. Et de ce fait, redouter de commencer à avaler quelque chose “au cas où” ça déclenche une faim extrême. Et d’ailleurs, une peur associée à ce point est que souvent, on a peur de tomber dans la boulimie ou l’hyperphagie.

8. Être dans l’autocritique et le jugement de toi-même en permanence

9. Se sentir terriblement seul : même lorsqu’on a ses proches qui nous accompagnent… En réalité, lorsqu’on souffre de TCA, on est quand même seul face à la maladie car notre entourage, famille et amis, ne comprend pas exactement ce qu’on ressent.

10. S’imposer des restrictions strictes à longueur de journée : et pas seulement au niveau alimentaire. Je m’imposais des restrictions sur mes heures de sommeil, sur l’argent dépensé, sur l’électricité dépensée…

11. Faire constamment des vérifications corporelles 

12. Subir des ballonnements et troubles digestifs douloureux : avec les troubles alimentaires, le système digestif tourne au ralenti. Pour te donner un ordre de grandeur : une personne qui souffre de TCA prend en moyenne 4 à 5 heures pour digérer contre 1 à 2 heures pour une personne lambda.

13. Être accablé par une culpabilité angoissante qui s’accumule

14. Prendre de longues douches chaudes ou te coller à un radiateur tellement tu as froid et que tu ne parviens pas à te réchauffer

15. Faire manger les autres en espérant qu’ils prennent plus de poids que toi ou pour t’assurer qu’ils consommeront toujours plus que toi, que tu aies une sorte de “marge d’avance”. Sur la même lignée, il y a aussi le fait d’insister pour resservir les autres ou de leur préparer de grosses assiettes avec plus de matières grasses. (J’en ai terriblement honte, mais je faisais ça !)

16. S’imposer un rythme à 1000 à l’heure et culpabiliser lorsque tu ne peux pas suivre ce rythme (à cause de la fatigue ou parce que ton emploi du temps ne te le permets pas)

17. Passer des heures dans les rayons du supermarché et comparer les calories de toutes les étiquettes pour finalement acheter toujours les mêmes produits que tu connais

18. Cuisiner pour les autres mais ne pas manger ce que tu as préparé

19. Voir l’apparition d’un duvet de poil sur la peau (lanugo)

20. Angoisser à l’approche de ton anniversaire car tu ne veux pas manger plus de jour-là, même une simple part de ton propre gâteau

21. Avoir des rituels et des TOCs à respecter dont tu as terriblement honte

22. Éprouver un désir de manger un snack qui te fait plaisir mais ne pas te l’autoriser.

23. S’interdire de se nourrir  si ce n’est pas l’heure d’un repas.

24. Culpabiliser lorsque tu te poses, que tu es assise ou allongée, notamment pour regarder une série ou un film. 

25. Certains jours, ta maladie t’inquiète et tu prends conscience de sa gravité. Puis d’autres jours, tu as cette petite voix qui te chuchote que tu n’es pas assez malade, que ton cas est moins grave que d’autre. 

26. Avoir le désir de guérir mais avoir trop peur de quitter ce trouble alimentaire

27. Faire du sport jusqu’à te faire mal voire même lorsque tu es déjà blessé

28. Te priver de tout divertissement et tout plaisir : même au-delà de l’aspect nutritionnel. 

29. Avoir une crise de panique si l’heure d’un repas ou l’organisation prévue change

30. Mentir fréquemment, à tes proches mais aussi à toi-même pour t’éviter de te nourrir ou pour compenser davantage. Le mensonge est parfois tellement omniprésent que tu finis par y croire toi-même et à oublier que c’est faux.

31. Ne t’autoriser à avaler tes repas une fois que tu connais la valeur énergétique

32. Toujours choisir de la nourriture sûre et familière ; puis craquer devant ceux qui te font plaisir mais te terrorise

33. Une perte de cheveux par dizaine et des cheveux cassés, fragiles. 

34. Avoir des pensées excessives dès qu’un sujet de conversation parle de nourriture ou de corps

35. Subir la voix culpabilisante de la restriction et être accablé par les mensonges du trouble alimentaire en permanence. 

36. Avoir la sensation qu’il y a un brouillard dans ton cerveau en permanence qui t’empêche de réfléchir convenablement

37. Ne plus sentir ses sensations de faim et de satiété : te demander très souvent si tu as vraiment faim ? Si tu as assez mangé ? Ne plus savoir ce qu’est une “alimentation normale”

38. Porter ce faux sourire pour rassurer tes proches et les convaincre que tu vas bien

symptomes-mentaux-anorexie

Peut-être qu’en lisant cette liste, tu te sens épuisée et que tu as peur car tu as l’impression d’avoir un nombre incalculable de choses sur lesquelles tu dois travailler. Mais sache que la plupart de ces comportements sont liés entre eux.

Personnellement, je les ai tous ressenti quand j’étais anorexique. Et moi aussi je me demandais combien de temps j’allais prendre pour en sortir. Mon quotidien était l’anorexie. Aujourd’hui, je n’ai plus un seul de ces conduites nocives pour ma santé. Et je ne pensais clairement pas qu’ils partiraient “aussi vite”. Mais je suis la preuve que c’est possible de s’en sortir. Et je ne suis pas plus forte que toi. Tu vas y arriver ! 

Alors oui, c’est certain, c’est difficile de se battre. Et ça ne partira pas du jour au lendemain. 

Mais ce sera toujours moins difficile que de vivre avec un trouble alimentaire. Peut-être que tu as l’impression que te restreindre, recourir à des vomissements ou faire du sport à outrance est beaucoup plus simple que d’aller à l’encontre de ton TCA. Mais en réalité, ce bien-être, tu le ressens sur le court terme. Sur le long terme, tu laisses ton TCA te prendre ta vie. Tandis que la guérison te fait mal sur le court terme, au moment même où tu te bats, mais dans le but de te ramener doucement vers la liberté. 

D’un côté, tu vas vers la mort, de l’autre, tu vas vers la vie. D’un côté, tu survis, de l’autre, tu vis.

Alors, qu’est-ce que tu choisis ?

Tu sais à quel point ton trouble alimentaire t’embête de vivre. Tous ces symptômes sont des raisons de te battre. Tu mérites de vivre une belle vie beaucoup plus paisible où tu te sens en paix ! 

J’espère qu’au travers de cette liste, tu te sens moins seul(e) si toi aussi tu es anorexique, ou même que tu souffres de TCA globalement. Et j’espère également que ça permettra aux proches, notamment à la famille qui vit avec, de mieux comprendre ce que vit quotidiennement le/la malade (parce que oui, je ne l’ai pas dit car ça me semble évident : mais les hommes aussi peuvent être touchés par ces maladies mentales !)

N’hésite pas à me dire en commentaire si tu te reconnais dans ces comportements et si tu souhaites en partager d’autres ! 

Surmonter ta peur de prendre du poids avec une approche englobant TOUS les aspects de la guérison

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  • Psychologique,
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Publié par Norainnoflower dans Mieux connaître, 10 commentaires
Ma copine est anorexique : comment l’aider ?

Ma copine est anorexique : comment l’aider ?

Ma copine est anorexique : comment l’aider ?

Cet article traite de la thématique de la vie de couple et des TCA. Il peut être lu avant ou après mon premier article que j’ai écrit sur ce même sujet qui explique davantage les impacts d’un trouble alimentaire sur les relations amoureuses

D’ailleurs, mon article s’appelle “Ma copine est anorexique”, mais il est tout aussi valable si vous êtes dans la configuration inverse, à savoir que c’est votre copain qui est anorexique ; et il ou elle peut souffrir d’un autre trouble alimentaire que l’anorexie (boulimie, hyperphagie, orthorexie, etc.) J’ai simplement choisi ce titre car j’étais moi-même dans cette configuration, à savoir que je souffrais d’anorexie. Et je me suis inspirée de ce qui a aidé mon copain ou ce que j’aurai aimé qu’il fasse pour m’aider dans mon chemin de guérison. 

Dans cet article, je vais vous donner pas mal de conseils en vrac, qui n’ont pas forcément d’ordre logique. Je me base sur mon propre vécu donc bien sûr les conseils sont à appliquer selon votre propre histoire, votre propre cas.

1. Ignorer le trouble alimentaire ou ne parler que de ça ?

L’ignorance du trouble peut être une forme de protection : ne pas voir la réalité en face est parfois plus facile que de traiter le problème. Je dis cela sans jugement car je sais que c’est difficile pour les proches, de se sentir impuissant face à une maladie qui ronge le ou la bien-aimé(e).

Mais ignorer n’est vraiment pas la solution. Vous ne pouvez pas ignorer une maladie grave parce qu’elle a besoin d’être traité pour être guéri. La laisser dans le silence, c’est lui donner de la puissance. J’avais remarqué qu’en parler lui donnait beaucoup moins de force. De plus, en ignorant la maladie de votre partenaire, il ou elle se sentira délaissé et non soutenu. 

Mais il faut trouver un juste milieu pour que la maladie ne prenne pas trop de place dans le couple. Il faut savoir garder des sujets de conversation plus légers, qui ne sont pas tournées autour de la maladie ; faire des activités qui n’ont rien à voir avec la nourriture (expl : regarder une série, s’offrir un massage, aller au cinéma, se balader, faire un spa…). 

J'aborde ce sujet dans cet épisode de mon podcast :

2. Vous ne pouvez pas guérir à sa place

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L’encourager à se battre, c’est vraiment génial. Mais vous ne pouvez pas vous battre à sa place. Si vous devenez trop combattif, à lui répéter sans arrêt de se battre, à l’encourager à faire face à ses peurs constamment… ça peut devenir oppressant. C’est normal qu’il/elle puisse y aller à son rythme, et que parfois il/elle rencontre des difficultés. Et si, il/elle ressent une pression, il/elle finira par vous éviter. 

Vous ne pouvez pas jouer le rôle de l’infirmière, du médecin, ni même du policier d’ailleurs. C’est difficile de rester sans rien faire parfois, vous aimeriez peut-être la/le secouer mais ce n’est pas la chose à faire. La personne malade sait qu’elle doit travailler sur de nombreuses choses mais c’est très difficile. Donc il faut la laisser faire avec patience. Essayer de faire un électro-choc à votre proche, le forcer à manger ou l’empêcher à faire quelque chose, ce n’est pas votre rôle en réalité. Forcer c’est brutaliser. La personne sait qu’elle doit manger ou diminuer le sport par exemple, mais elle est malade. Donc, elle fait comme elle peut au moment-même. Je sais que c’est difficile parce que vous vous sentez impuissant. Mais vous pouvez offrir l’écoute. Et c’est déjà tellement primordial. Écouter avec bienveillance, sans jugement, c’est déjà un support et soutien incroyable, je vous assure ! 

3. Ne lui mettez pas d’ultimatum

Cela rejoint mon point précédent lorsque je dis que vous ne pouvez pas guérir à sa place. Vous pouvez être un soutien imparable, certes. Mais la décision ne peut venir que de la personne qui en souffre. Et lui mettre un ultimatum ne fera que la braquer.

Et lorsque je parle l’ultimatum dans le couple, cela fait référence au fait de dire “si tu ne guéris pas, je te quitte” ou “si tu ne manges pas, je te quitte”. C’est très difficile d’entendre ça car elle n’a pas choisi d’être malade. Et la maladie affecte tellement sa vie qu’elle a une très faible estime d’elle-même. Elle a déjà très peur que vous la quittiez à cause de sa maladie. Elle a honte et se sent coupable de savoir que son trouble affecte autant le couple. Alors lui sous-entendre qu’elle pourrait vous perdre à cause de sa maladie l’anéantirait. Cet ultimatum fait penser à du chantage et ce n’est pas la marche à suivre pour soutenir quelqu’un même si vous pensez bien faire.

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4. Informez-vous sur les TCA

C’est sans doute le premier conseil que j’aurai dû donner en fait. Car il est primordial et même indispensable. Les troubles alimentaires sont des maladies mentales très compliquées, aux mécanismes complexes. Donc pour mieux comprendre votre partenaire et donc mieux l’aider, c’est indispensable de savoir le maximum d’information que vous puissiez sur ce qu’il peut vivre. 

Les TCA sont des maladies mentales qui sont encore mal connues et qui font souvent l’objet de nombreux mythes. En vous informant, vous pourrez déconstruire les idées reçues sur ces maladies. Et vous apprendrez de ce fait les choses à ne pas dire ou à ne pas faire, qui sont parfois contre productifs pour la guérison de votre conjoint.

J’ai réalisé un article de blog qui traite les choses que votre proche aimerait que vous sachiez au sujet de son TCA. Je sais qu’il a aidé de nombreux parents, frères & soeurs, mais aussi conjoint à mieux comprendre leur proche. Il existe également au format podcast : 

5. Attention à vos commentaires sur la nourriture ou le physique

Si vous vous êtes renseignés, ou même si vous avez lu mon article précédemment cité, vous savez à quel point les commentaire sur l’alimentation, l’apparence physique corporelle et le sport sont des déclencheurs pour votre partenaire. 

Alors faites vraiment attention à ce que vous dites. Les conséquences sont parfois plus dévastatrices que vous ne l’imaginez. Peut-être, vous n’en avez pas conscience, essayez d’être honnête avec vous-même et de vous demander s’il vous arrive de juger les autres en fonction de leur apparence physique. Est-ce que, peut-être, vous vous êtes déjà vous-même interdit de manger un certain aliment que vous catégorisiez comme “mauvais” pour votre poids. Malheureusement, la société dans laquelle on vit nous conforte à catégoriser les aliments comme “bons” et “mauvais”. Mais si vous voulez que votre partenaire évolue positivement sur son rapport au corps et à l’alimentation, vous devez vous-même travailler sur votre idéal de la beauté et votre relation à la nourriture. Montrez-lui ce que c’est d’avoir une relation saine à son corps.

Si cela peut vous aider : face à un ami qui tente d’arrêter de fumer ou de boire, vous n’allez pas vous prendre une grosse cuite avec lui ou fumer un paquet de cigarettes sous son nez, ce ne serait absolument pas le soutenir, et au contraire, ça l’entrainerait vers le bas ; n’est-ce pas ? Eh bien, on est dans la même configuration 😉 

Pour la personne qui souffre de TCA, n’hésitez pas à dire à votre conjoint(e) lorsqu’il/elle a dit quelque chose de péjoratif pour qu’il/elle puisse faire attention à ne pas le redire une prochaine fois. 

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6. Soyez conscient des déclencheurs

Tout comme les commentaires sur l’alimentation et l’apparence physique, il existe de nombreux déclencheurs qui diffèrent selon chaque personne. Comme je dis souvent, il y a autant de type de trouble alimentaire que de personne qui en souffre. Sous-entendu, chaque malade a des symptômes et une guérison qui lui sont propres (même si on est d’accord, il y a généralement de nombreux points communs). Le mieux est donc d’en discuter directement avec votre conjoint(e). Lui/elle-même seul(e) sera le/la mieux placé(e) pour vous dire les actions, mots, situations qui lui déclenchent des comportements néfastes. 

7. Communiquez et écoutez : vos deux plus grands soutiens

La communication et l’écoute sont pour moi les deux façons les plus puissantes dont vous disposez pour aider votre bien-aimé. Et en plus, pour ma part, c’est ce qui a sauvé mon couple face à la tempête des TCA. 

Soyez à l’écoute de ses sentiments, de ses ressentis, de ses peurs. N’hésitez pas à lui demander régulièrement comment elle/il se sent vis-à-vis de son trouble alimentaire. Même si vous prenez en face une réponse négative et fermée. Vous lui montrez que vous êtes présent(e) pour lui/elle et c’est primordial. 

L’écoute doit être sans jugement. Il n’est pas rare d’entendre des choses non sensées, ambivalentes de la part d’une personne souffrant de TCA. Lui dire que vous ne jugez pas, c’est important aussi à mon sens.

La communication est la base de toute relation saine. Mais elle est indispensable lorsqu’il y a une difficulté comme un TCA entre les deux personnes du couple. Exprimer ce que vous ressentez l’un et l’autre, demandez-lui s’il y a quelque chose que vous pouvez faire en particulier pour l’aider. Montrez-leur que vous voulez comprendre la maladie, posez-leur des questions en demandant si cela ne les gêne pas.  Mais exprimez-lui aussi que vous l’aimez, que vous êtes là pour elle ; exprimez-lui souvent ses qualités selon vous. Elle/il a besoin de se reconstruire et votre appui est vraiment important. 

Aussi, vous aurez peut-être tendance à avoir la sensation de répéter toujours les mêmes choses. Mais il faut prendre conscience du fait que la personne qui souffre de trouble alimentaire, elle a comme un filtre (celui du TCA) qui biaise sa réalité, sa façon de réfléchir de façon “logique” sur certains points (alimentation, exercice physique, perfectionnisme…). Donc en effet, parfois il faut répéter pour la rassurer, même si vous l’avez déjà dit mainte et mainte fois. Elle a besoin de recréer des schémas de penser plus cohérent et elle a besoin de votre aide pour cela. 

8. Ne vous oubliez pas

Comme je disais en début d’article, lorsqu’on accompagne quelqu’un qui souffre d’un TCA, on est impacté aussi par sa maladie. Différemment, mais sûrement. C’est épuisant mentalement et c’est pourquoi vous avez aussi besoin de soutien. Vous pouvez rejoindre des groupes destinés aux proches, ou simplement avoir votre propre thérapie. Il n’y a rien de péjoratif à cela, cela ne veut pas dire que vous gérez mal la situation ou que vous êtes faible. À mon sens, tout le monde devrait voir une thérapie. Parce qu’on a tous besoin d’une écoute attentive externe, on a tous aussi des choses à travailler. 

En plus de ça, si vous prenez soin de vous et que vous êtes favorable à prendre soin de votre santé mentale, cela encouragera inconsciemment votre bien-aimé à en faire autant.

N’oubliez pas aussi d’avoir des moments pour vous seul, de voir des amis qui vous changent les idées. Vous ne l’abandonnez pas pour autant. Au contraire, vous faites le plein d’énergie positive qui lui seront favorables. Et c’est important aussi que la personne qui est malade comprenne ça. Je sais que souvent on se coupe de sa vie sociale quand on souffre de TCA. Mais cela ne doit pas empêcher l’autre de ne pas en avoir une. Ce ne serait pas sain de l’empêcher de vivre sans vous. Et cela ne veut pas dire qu’il/elle s’amuse mieux sans vous. Juste, c’est normal qu’il/elle ait une vie indépendamment du couple. Personnellement, je trouve ça très sain même si lorsque j’étais malade, c’est quelque chose que j’avais du mal à accepter. 

9. Pensez à la thérapie familiale/de couple

Lorsque j’étais à l’hôpital, j’ai eu recours à la thérapie familiale.

Je n’étais pas en couple à ce moment-là, et lorsque c’était le cas, par chance, la communication était notre fort. Mais je me souviens qu’à l’hôpital, certaine fille avait des copains/maris et optaient pour la thérapie de couple.

Même chose, il n’y a rien de péjoratif à cela, et ça n’envoie pas un signal indiquant un problème dans le couple. C’est juste que c’est parfois difficile d’exprimer les choses calmement quand on est pris par des émotions intenses.

Et l’accompagnement d’un médecin, qui plus est impartial dans votre couple, est parfois un bon médiateur qui permet de communiquer et faire entendre les besoins d’un côté comme de l’autre.

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10. Encouragez à demander de l’aide

Pour moi, l’accompagnement des professionnels spécialisés dans les TCA est indispensable. C’est pourquoi je vous recommande d’inciter votre partenaire à trouver de l’aide. Et s’ils ont déjà eu une expérience négative avec un praticien, encouragez-le à en trouver un autre.

Malheureusement, on tombe parfois sur des thérapeutes non compétents sur le sujet ou tout simplement qui ne corresponde pas. Mais si je m’étais arrêté à ça, je serais peut-être encore malade. Il faut retenter avec d’autres thérapeutes jusqu’à trouver celui avec qui il/elle aura le bon feeling. 

Et si votre partenaire est déjà accompagné, faites confiance à l’équipe médicale qui le/la suit. Comme pour le fait de prendre soin de votre santé mentale, votre conjoint(e) vous observe inconsciemment. Si vous doutez des médecins, que vous êtes sceptiques à leurs méthodes, il/elle le sera aussi. Et croire au fait que ça va marcher, c’est déjà une grande partie du process de guérison. Donc encouragez-le/la en ce sens. 

11. N’obéissez pas à son TCA

Il est fort possible que votre bien-aimé vous demande de manger plus, de faire moins de sport, et de lui répéter qu’elle n’est pas trop grosse ou assez mince. Il/Elle vous dira que c’est pour la rassurer et l’aider dans sa guérison. Sauf qu’en réalité, c’est son trouble alimentaire qui parle lorsqu’il/elle vous dit ça. 

Je sais qu’il peut sembler plus facile d’obéir à son trouble alimentaire car vous avez la sensation de l’aider. Mais en vérité, ça alimente le TCA. 

N’allez pas contre-nature, à l’opposé de ce que votre propre corps vous demande. Je pense que la personne qui souffre de TCA me haïra en lisant ces mots, mais je vous assure que je fais ça pour votre bien. Dans le cas contraire, si votre conjoint répond à ce que votre TCA vous demande, il/elle ira contre ses besoins et finira par craquer un jour. Et ce n’est pas ce que vous voulez parce que d’un seul coup il/elle pourrait tout arrêter du jour au lendemain et le choc sera brutal.

Même chose, le fait de rassurer en disant que l’autre est beau/mince ne fait que renforcer l’idée que la minceur est un critère de beauté. Moi, quelque chose qui m’aidait, c’était que mon copain me répétait très souvent que peu importe le nombre de kilos que je prendrais et mon apparence physique, il m’aimerait tel que je suis si je m’accepte moi-même dans mon corps, que je m’y sens bien. Cela m’a beaucoup aidé à travailler sur l’acceptation de mon corps. 

12. Ne la jugez pas quand il/elle n’est pas bien

Je ne vais pas mentir, il y aura des jours vraiment pas simple.

Comme dans tous les couples mais il y aura les jours où c’est difficile de se battre. Ne jugez pas votre partenaire qui est la première victime de sa maladie. Ne la culpabilisez pas, ce n’est pas sa faute.

Et de ce fait, ne lui dites pas des choses simples comme “tu n’avais qu’à t’arrêter de manger” ou “tu n’avais qu’à manger” ou encore “tu n’avais pas besoin d’aller faire ta séance de sport, je te l’avais dit”.

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La personne qui souffre de TCA sait ce qu’elle doit faire. Elle est en lutte constante contre ce petit démon culpabilisant.

Ne portez pas de jugement sur cela, elle fait ce qu’elle peut. Au lieu de ça, apportez-lui une écoute attentive qui sera d’une bien plus grande aide. 

13. Toujours croire en sa guérison.

Dernier conseil mais qui reste l’un des plus important : toujours croire en sa guérison.

Ne perdez jamais espoir et ayez toujours confiance en le fait qu’il/elle va guérir. Comme je dis, y croire est tellement important ! Et vos doutes, il/elle le sent. 

D’ailleurs, autre point, les rechutes font parties de la guérison. Une rechute ça veut pas dire qu’on repart à zéro. Ca ne dure parfois qu’une semaine, 2 mois. La guérison n’est pas linéaire et souvent les rechutes permettent d’aller plus loin dans la guérison : dans le sens où 1 pas en arrière = 2 pas en avant. Ne vous découragez pas quand vous voyez que votre partenaire éprouve des difficultés sur des choses qui avaient été dépassées depuis longtemps. Ce n’est pas forcément péjoratifs et au contraire.

J’en ai fini avec mes conseils même si en réalité il y en a bien plus mais cet article serait beaucoup trop long ! J’imagine que cela peut faire peur lorsqu’on lit cela et qu’on est en couple avec une personne malade. Mais dites-vous que tout n’est pas noir, comme dans tous les couples il y a des périodes de doute et c’est sain. Gardez en tête que la guérison est possible et que votre bien-aimé est un(e) vrai(e) combattant(e) dont vous pouvez être fière, et vous êtes un véritable support dans ce combat. Dans nos 4 ans de relation avec mon copain actuel, j’ai eu plus de la moitié de notre relation où j’étais en lutte contre mon TCA. Lui comme moi n’en gardons pas uniquement un mauvais souvenir. Au contraire, c’est quelque chose qui nous a rendu plus fort, plus proche et a vraiment développé nos capacités d’écoute et de communication.

D’ailleurs, je vous propose d’écouter directement l’interview que j’ai réalisé avec mon copain où l’on répond à vos questions. Cela vous permettra d’avoir son point de vue et de voir plus concrètement comment on a géré ça. 

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Publié par Norainnoflower dans Conseils, Couple, 5 commentaires