Faim extrême

Pulsion de Vie : pourquoi ce programme pour t’aider à surmonter ta faim extrême ?

Pulsion de Vie : pourquoi ce programme pour t’aider à surmonter ta faim extrême ?

Pulsion de Vie : pourquoi ce programme pour t’aider à surmonter ta faim extrême ?

Dimanche, après des mois et des heures de travail, je t’ai (enfin) annoncé que le programme Pulsion de Vie est en lancement ! 

C’est le premier programme dédié à la faim extrême dans le cadre de la guérison d’un trouble alimentaire

Il s’agit d’un programme COMPLET qui te guide vraiment pas à pas pour t’aider à surmonter ta période de faim extrême. Dans cet article, je t’explique pourquoi je l’ai créé et les raisons pour lesquelles il peut vraiment t’aider dans ton chemin de guérison.

Pourquoi j’ai lancé Pulsion de Vie ?

La faim extrême est la période la plus compliquée que j’ai eu à vivre dans tous mes troubles alimentaires

  • Tu sais même pas si t’as faim, mais tu manges.
  • Tu as même mal au ventre, mais tu ne penses qu’à manger.
  • Tu te demandes si c’est la gourmandise, une addiction au sucre, une mauvaise habitude…
  • Tu as l’impression de basculer dans un autre extrême. 
  • Tu ne comprends pas comment tu peux manger des quantités astronomiques alors que tu savais tant te restreindre avant. 

Et quand tu as fini par manger ce qui t’obsédait, tu culpabilises. Mais genre TELLEMENT. Et encore, la culpabilité, c’est pas la seule émotion toxique que ton TCA te fait ressentir : dégoût de toi & de la nourriture, remords, impression de mal faire, peur de manquer de volonté, peur de l’impact sur ton poids, angoisses, idées noires…

Et puis ces douleurs de ton ventre qui se tord. Ça n’arrange clairement rien.

Quand je dis que c’est la pire période que j’ai vécu, je n’exagère pas. Comme je n’acceptais pas cette faim extrême et que clairement, je ne comprenais pas ce qui se passait dans mon corps, ça partait toujours en compulsion alimentaire incontrôlable.

Alors, j’ai eu des moments où je faisais compulsion – pleurer – dormir, et je recommençais. Parfois jusqu’à 3 fois dans la journée.

C’était vraiment épuisant. 

Je te parle de tout ça dans mon histoire avec la faim extrême.

Pour ma part, souvent, ça arrivait le soir. Et une fois que t’as fait ta compulsion, que tout le monde dort, tu te sens TERRIBLEMENT seule.

Alors dans ces moments-là, tu cherches un peu désespérément sur internet quelque chose pour t’aider à apaiser tes angoisses… Enfin, moi c’est ce que je faisais. Et je trouvais plein de truc sur des fringales, de la boulimie. Mais rien vraiment sur la faim extrême. Surtout à mon “époque” (bon, c’était en 2017-2018 mais en 4 ans il y a déjà beaucoup de choses qui ont évolué !)

Il existe beaucoup moins de contenus sur la faim extrême. Du moins, beaucoup moins de connaissance dessus. Et du coup, moi ça me faisait encore plus peur, j’avais l’impression d’être anormale à force de ne rien trouver à ce sujet. 

Dans ces moments-là, j’espérais tellement trouver du contenu qui puisse m’aider, me rassurer, me dire quoi faire, m’expliquer ce qui se passait.

Alors aujourd’hui que j’en suis sortie, j’ai voulu être cette personne qui propose ce contenu. 

Et c’est entre-autre pour cette raison que je lance le premier programme dédié à la faim extrême dans le cadre d’un trouble alimentaire pour te donner toutes les clés et t’aider à surmonter cette période difficile.

Une autre raison, c’est que je reçois vraiment beaucoup de message de personne m’exprimant à quel point elles ne savent plus comment se sortir de cette phase de faim extrême. Et c’est super frustrant pour moi parce que j’adore aider, mais répondre en 1 message ou 1 email, c’est trop peu pour dire tout ce que j’ai à dire. J’ai tellement de choses à apporter, de connaissance, de conseils, d’exercices même à proposer. 

Donc j’ai cherché une façon d’aider le plus de monde et que mon aide soit presque “à la demande”. Le programme représentait le meilleur format pour répondre à ces critères.

Ce programme, c’est toutes les connaissances basées sur la science que j’aurais aimée savoir avant. C’est tous les conseils que j’aurais aimé appliquer plus tôt, c’est toutes des prises de conscience que j’aurai aimé qu’on me dise à ce moment-là. Et c’est toutes les actions que j’ai mises en place pour sortir de la faim extrême.

Mais pourquoi “Pulsions de vie” ?

Clairement, c’est avec beaucoup de recul que j’ai appris à voir les choses comme ça. Mais pour moi, ma faim extrême c’était une Pulsion de Vie. C’était mon corps qui voulait guérir, qui voulait se battre contre la maladie. C’était une pulsion de mon corps pour me ramener à la vie, et ne plus me laisser dans ce mode survie.

Évidemment, je dis que j’ai pris du temps à le voir comme ça, parce qu’à ce moment-là, je haïssais lorsque je ressentais ma faim extrême

Mais faim “extrême” n’est peut-être pas approprié. Il s’agit d’une faim NORMALE, logique, biologique du corps suite à la restriction dans laquelle il a été plongé par le trouble alimentaire. C’est une faim réparatrice, une faim de guérison. C’est une pulsion de vie

Et c’est quoi concrètement Pulsion de Vie ?

Ce programme, je ne l’ai clairement pas fait en 1 après-midi. Il m’a demandé des semaines, même des mois de préparation. Je voulais absolument qu’il soit complet et de qualité. Alors j’ai complété tout ce que je savais par énormément de lectures scientifiques et académiques. Genre, franchement +100 heures combinées, c’est sûr. 

J’ai pris en compte tout ce que j’avais vécu, je me suis replongée dans mes carnets de l’époque, dans mes notes de cette période-là. J’ai listé toutes les choses que j’avais faites dans ma thérapie et qui m’ont aidé.

Je suis également partie de vos peurs, de vos questions pour être certaine qu’il réponde à vos besoins.  

Et ça a donné Pulsion de Vie.

Un programme de 5h30

Divisé en 6 modules

Répartis en 34 vidéos

Le module 1 - Mieux comprendre la faim extrême, ce qui se passe dans ton corps & ton cerveau

On n’imagine pas comment c’est important de comprendre ce qui se passe dans le corps et dans le cerveau : avoir conscience des mécanismes de ton corps, de ses besoins, des fonctionnements logiques qui expliquent beaucoup de tes comportements, identifier les comportements inconscients de ton trouble alimentaire.

La conscience des choses est indispensable en premier lieu pour pouvoir ensuite travailler dessus.

Le module 2 - Des actions concrètes à mettre en place facilement et rapidement pour aider ton corps à lutter contre ton trouble alimentaire

Pour n’importe quel problématique rencontrée sur le chemin de la guérison, c’est essentiel de s’instaurer un environnement positif. Et pour ça, je te propose 10 exercices concrets à mettre en place qui te seront utiles pour ta santé mentale en général en fait.

Module 3 - Savoir comment réagir au moment de la faim extrême

Je pense que tu connais cette tornade d’émotions et de questions qui te submergent en quelques secondes lorsque la faim extrême se fait ressentir. Et d’ailleurs, dans les questions, tu peux même te demander si c’est vraiment de la faim extrême justement. 

Ce module a pour but de répondre à TOUTES tes questions et peur : 

  • Savoir comment réagir à l’instant T, 
  • Savoir distinguer la faim extrême des cas d’hyperphagie, d’addiction au sucre, de gourmandise, d’ennui…
  • Comprendre les cas spécifiques de la faim extrême le soir, lorsque ça se transforme en crise, quand elle survient en mangeant…

Module 4 - Gérer l’après faim extrême, quand tu viens d’y répondre

Ce moment où tu es accablé par la culpabilité, la peur, la honte, le dégout, les remords… Et encore, je dis “ce moment”, mais ça dure souvent des heures. Avec ces mensonges de ton trouble alimentaire qui t’ordonne de compenser… Alors qu’au plus tu compenses, au plus la faim extrême reviendra 🙁 

Ce module c’est comprendre tous les effets indésirables qui peuvent subvenir après, comment gérer le reste de ta journée & le lendemain, mettre en place des outils concrets pour contrer les pensées de ton TCA, pour gérer ton envie de compenser, etc.

Module 5 - Gérer son rapport au poids, au corps durant la phase de faim extrême

C’était pour moi indispensable de te consacrer un module sur ton rapport au poids dans cette phase de faim extrême. L’une des raisons pour lesquelles tu n’acceptes pas la faim extrême est souvent ta peur de l’impact que ça peut avoir sur ton apparence et sur ce fameux chiffre de la balance. 

Je réponds à tes inquiétudes de grossir indéfiniment ou de la mauvaise façon, t’aide à identifier les réelles causes de ton mal-être et te propose des exercices concrets pour travailler l’acceptation de ton corps.

Module 6 - Gérer le regard et les commentaires des autres

Alors, même chose, c’était essentiel de te proposer ce module. Surtout que si toi tu ne connais pas bien la faim extrême, imagine tes proches… Du coup, parfois ils prennent peur, ne savent pas comment réagir. Ils font parfois des choses qui entravent à l’acceptation de ta faim extrême.

Bref, je t’aide à savoir quoi dire à tes proches pour qu’ils te comprennent mieux et qu’ils puissent te soutenir dans cette phase. Et je te donne toutes les clés pour adopter le bon état d’esprit et prendre du recul face aux regards et commentaires des autres 

 

Maiiiiis, c’est pas tout !

Je te propose 6 bonus !

ebook-pulsiondevie-norainnoflower

Un cahier d’exercice de 59 pages avec 21 exercices concrets

Un accès au support du programme de 70 pages

15 fonds d’écrans pour te booster partout

23 affiches inspirantes et motivantes

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Accès à une playlist motivante de +26 chansons

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12 annexes avec l’accès à +16 sources & exercices vierges

11 avantages du programme Pulsion de Vie pour t’accompagner dans ta phase de faim extrême

1. Je l’ai vécu, et franchement… ça fait une grande différence

JAMAIS je ne nierai l’importance de l’accompagnement des médecins spécialisés en TCA. Parce qu’ils m’ont beaucoup aidé et c’est essentiel que des médecins t’entourent pour s’assurer que ta santé soit surveillée. Lorsque j’étais suivi dans une unité spéciale TCA, j’ai reçu une aide indispensable. Mais JAMAIS ils ne m’ont parlé de faim extrême. Alors que je leur décrivais ce que je vivais… JAMAIS, ils ne m’ont parlé de ce qui se passait concrètement dans mon corps, ce qui pourrait arriver, ce que je pourrais faire pour surpasser cette période.

Sauf que je ne pouvais pas rester dans ces questionnements sans réponse, tourmentée par 1000 peurs, accablée par des émotions dont je n’arrivais plus à gérer. Donc j’ai dû m’impliquer à 2000 % dans ma guérison et un peu comprendre « par moi-même ».

Toutes les peurs que tu as, les questions sans réponse que tu te poses, les émotions accablantes que tu ressens… J’ai tout vécu. Je sais à quel point c’est dur, à quel point tu veux que ça en finisse, à quel point tu es épuisé. Combien de fois dans les troubles alimentaires on dit que seules les personnes qui l’ont vécu peuvent vraiment comprendre. Je veux dire que oui, les médecins comprennent approximativement. Mais comprendre exactement cette détresse psychologique, émotionnelle et physique que tu ressens… peu de gens le comprenne.

Dans ce programme, tu verras à quel point tu te sentiras comprise, moins seul et tu trouveras des réponses adaptées et efficaces vis-à-vis de tes angoisses.

2. C’est un investissement pour ta santé, ta vie future. C’est un pas de plus vers ta guérison

Investir dans un programme pour sa santé est une prise de position forte, un ancrage dans sa guérison, un engagement que tu fais avec toi-même contre la maladie. C’est une façon de marquer et d’augmenter ton implication dans ta guérison. Et le jour où j’ai compris que c’est primordial d’être actrice de sa guérison, ça m’a permis d’être tellement plus forte contre la maladie, d’avoir plus de force mentale pour la combattre.

Ce n’est pas une dépense, c’est un investissement. Et un investissement qui peut vraiment faire la différence dans ton parcours de guérison. C’est un investissement pour une vie meilleure, une vie plus épanouie, sans être angoissée par ton apparence, par des peurs autour de ton repas. C’est un investissement pour VIVRE et plus survivre. Tu mérites d’être libre, de faire des choix par envie plutôt que par contrainte, obligation et restriction. Tu mérites mieux que ce que ton trouble alimentaire te promet.

3. Tu le fais à ton rythme

L’avantage d’un programme, c’est que tu le fais à ton rythme ! Tu peux le faire dans n’importe quel endroit, à n’importe quel moment. Tu peux mettre pause quand tu veux et reprendre dès que tu le veux.

Si tu n’as pas compris quelque chose, tu peux le re-écouter. Tu peux même commencer par la partie 4 “Que faire après avoir répondu à sa faim extrême” si tu viens de t’y confronter. C’est toi qui décides.

4. Tu y as accès à n’importe quel moment. Et la faim extrême arrive sans prévenir...

La faim extrême ne te dit pas qu’elle va arriver jeudi, à 8h30, après ton petit-déjeuner. Et quand elle arrive, c’est un peu un ascenseur émotionnel, une tornade d’émotions qui est arrivée beaucoup trop vite. Et tu te retrouves seule, avec toutes les émotions toxiques de ton TCA. Malheureusement, tu as rarement la possibilité de voir un thérapeute dans l’immédiat. Et parfois, tes proches ne savent pas toujours comment te rassurer, quel conseil te donner. Le programme, tu peux le consulter à n’importe quel moment.

En plus de ça, j’ai scindé les vidéos par questions et peurs spécifiques. Donc dès que tu te confrontes à une peur, une question spécifique : tu regardes la vidéo correspondante à la demande (peur de grossir indéfiniment, est-ce que j’ai encore faim, faim extrême qui arrive le soir, gérer l’envie de compenser, est-ce de la gourmandise ? un autre TCA? …)

5. Répéter pour mettre des points contre ton TCA à chaque fois qu'il tente de te garder dans la maladie

Ton trouble alimentaire est omniprésent. Et lorsqu’il se sent en danger, il va t’envoyer en masse des tas de mensonges pour te garder dans la maladie. Il faut toujours rétorquer face à ces mensonges. Et clairement, parfois c’est difficile de trouver un raisonnement logique avec tous ces mensonges du TCA. 

Parfois, ta réalité devient biaisée par ton trouble alimentaire. C’est pour ça que tu demandes constamment à tes proches de te rassurer, de te répéter des choses que tu sais au fond de toi. C’est comme une façon de mettre un point dans la tête du trouble alimentaire. Avec le programme, tu pourras avoir le raisonnement logique, non biaisée par le TCA à la demande. Et ce à n’importe quel moment de la journée et de la nuit. Et peu importe où tu te trouves puisque tu peux y avoir accès via ton téléphone !

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6. Il est vraiment complet

Le programme est MEGA complet ! Mais vraiment ! J’y ai passé tellement de temps pour être certaine d’englober TOUS les aspects, toutes tes questions, toutes les peurs qui peuvent subvenir. J’y ai intégré des cas spécifiques : comme la faim extrême le soir, la faim extrême qui arrive en mangeant ou encore la faim extrême lorsque tu n’es pas en sous-poids.

J’ai englobé tous les aspects à intégrer, à savoir, sur lesquels travailler pour que ce programme t’aide réellement : aspects psychologique, mentale, physique, sensations de faim, découverte de soi, etc.

7. Tu gagnes un temps fou

Comme je te disais, j’y ai passé tellement de temps à lire beaucoup de revues académiques, scientifique (je te partage les sources dans le programme), des livres de développement personnel, des contenus sur la restructuration cérébrale… Franchement, c’est sûre il y a +100 heures de lecture. Et puis tout ce que j’ai appris en 6 ans de troubles alimentaires, durant mes thérapies analytiques, TCC (thérapie cognitivo-comportementale)… Évidemment, je m’en suis servie pour bâtir ce programme.

Et je te le livre directement, je te passe ces centaines d’heures de lecture. Je te livre également tous les conseils reçus durant ma thérapie, ceux qui m’ont vraiment aidé. C’est pour toi un raccourci.

8. Il est concret : 21 exercices

Pour moi c’était INDISPENSABLE de te proposer du concret. Parce que la théorie c’est bien, c’est même important de comprendre pour pouvoir agir. Mais agir, c’est souvent ça qui fait la différence. Je te propose des exercices que j’ai personnellement faits dans mon bullet journal, des exercices qui m’ont réellement aidé dans mon parcours de guérison. Et tout ça, je te le propose dans mon ebook de 59 pages avec toutes les explications, les conseils pour les appliquer, des exemples et un espace pour chaque exercice te permettant de les réaliser toi-même.

9. Si des posts t’aident à aller mieux, imagine un programme dédié !

Combien de messages bienveillants et super encourageants je reçois, me disant à quel point mes contenus les aide. Je sais pas si tu écoutes mon podcast, me suit sur instagram ou lis mes articles de blog. Mais si mon contenu t’aide, imagine un programme dédié sur ta problématique.

10. Tu as plein de bonus

Et en plus de tous les bonus que je t’ai cité juste au-dessus…

Crois-moi, d’autres projets trop cool arrivent sur Norainnoflower ! Et je veux remercier avant tout ceux qui m’auront déjà fait confiance ! Alors tu peux être sûre qu’en rejoignant le programme, tu recevras des avantages exclusifs pour les futurs projets !

11. Tu ne prends aucun risque

Enfin, tu ne prends aucun risque. Vraiment. Et ça, c’est parce que je suis vraiment sûre que ce programme va t’apporter un vrai plus dans ton chemin de guérison. C’est vraiment LE programme qui rassemble tout ce que j’aurais aimé savoir avant, tous les conseils que j’aurais aimé entendre, tous les exercices que j’aurais voulu connaître quand je vivais la faim extrême. Tant de choses qui m’auraient évité de répéter certaines erreurs qui me maintenaient dans le cercle infernal restriction / compulsion.

Du coup, je te propose la garantie Sérénité. Cette garantie te permet de regarder 1 vidéo en entier, celle que tu souhaites. Et si elle ne te convient pas, tu seras remboursé intégralement. Quelques conditions à respecter : aucune autre vidéo doit avoir été visionnée, aucun téléchargement des supports proposés ne doit avoir été fait (ebook, support du programme, annexes, fiches d’exercices, affiches inspirantes, fonds d’écran). Si tu respectes ces conditions, je procéderai au remboursement.

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Si tu as des questions sur le programme, n’hésite pas ! J’y répondrai personnellement 🙂 

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Publié par Norainnoflower dans Conseils, Couple, Faim extrême, Mieux connaître, Parents, Thérapie, 0 commentaire
Faim extrême et anorexie : mon histoire

Faim extrême et anorexie : mon histoire

Faim extrême et anorexie : mon histoire

La faim extrême est la chose la plus compliquée que j’ai eu à traverser dans tous mes troubles alimentaires. Mais c’est aussi pour moi cette période qui m’a beaucoup aidé à guérir de l’anorexie.

Je suis toujours partagé entre en parler ou non. Parce que d’un côté, j’ai peur de faire peur à celles et ceux qui sont en guérison mais qui ne connaissent pas la faim extrême. Je ne voudrais pas qu’ils soient en stress par mon témoignage. Mais en même temps, les fois où j’en ai parlé, j’ai eu des retours très positifs de personnes me disant que ça les a beaucoup aidées. 

Donc je fais le choix de vous raconter mon histoire avec la faim extrême. Cependant, je tiens quand même à rappeler que tout le monde ne vit pas la faim extrême. Ce n’est pas une étape indispensable par laquelle il faut passer pour guérir des troubles alimentaires. Donc si tu me lis et que tu ne le vis pas, ne t’inquiète pas en avance, vis à l’instant présent car ça ne veut clairement pas dire que tu traverseras ça. Et même si tu le vis, sache que personne ne le vit de la même façon : certain la connaisse de temps en temps, d’autre de façon plus régulière, certain à faible intensité, d’autre à forte intensité. C’est vraiment propre à chacun et ça dépend de nombreux facteurs.

Enfin, je voulais dire que l’on dit “faim extrême”, ou « extreme hunger » en anglais, mais une fois, on m’a parlé de faim réparatrice ou faim adaptée. Et je trouve ça beaucoup plus approprié ! “Extrême” peut paraître péjoratif, violent et peut sembler imposant, ça peut faire peur. Mais c’est une faim NORMALE de ton corps suite à ton trouble alimentaire.

Du coup, je vais te raconter comment ça s’est passé pour moi la faim extrême lorsque je souffrais d’anorexie :

La faim extrême quand je perdais du poids

J’ai connu la faim extrême assez rapidement avec l’anorexie. Sauf que je ne savais pas que ça s’appelait ainsi. Je pensais surtout que je ne savais pas me contrôler. 

D’ailleurs, c’est récemment que je l’appelle comme cela, depuis un peu plus d’un an. Avant, j’appelais ça des compulsions alimentaires. D’où le nom de mon article à ce sujet où je te donne déjà quelques conseils d’ailleurs. 

Si tu as écouté mon épisode de podcast où je te raconte mon histoire avec les troubles alimentaires, tu te souviens peut-être que je suis tombée malade en 2015. Et c’est en fin 2016 que j’ai commencé à sentir une faim extrême. En réalité, à ce moment-là, elle n’était pas si “extrême” au vu de ce que j’ai connu après. Elle se déclenchait en postprandial, soit juste après les repas. Je me resservais en pain, en pomme, en yaourt. Parfois, c’était juste reprendre 2-3 tartines de pain, 1 ou 2 pommes en plus. D’autre fois, je reprenais 10 pommes et le paquet de pain entier. C’étaient les 3 éléments sur lesquels je “compulsais”. Je finissais par avoir peur de commencer à manger pendant les repas parce que j’appréhendais qu’une compulsion arriverait. Et surtout, la culpabilité après me rongeait tellement que ça me gâchait la vie, c’était impossible de me concentrer sur quoi que ce soit d’autre.

Mais j’arrivais (malheureusement) à avoir le contrôle. Je dis “malheureusement” car au fil de ma guérison, j’ai compris que lorsque je pensais avoir le contrôle, c’était en fait le trouble alimentaire qui prenait le dessus sur les véritables besoins de mon corps. Et mon corps allait reprendre justement le contrôle de ses besoins tôt ou tard par cette faim extrême. Et c’était souvent très difficile à accepter pour moi lorsque ça venait.

À chaque fois que cela arrivait, je pensais que je manquais de volonté. Je n’avais absolument pas fait le rapprochement avec le fait que mon corps puisse avoir faim, avoir besoin de ça… Ou du moins, je ne pouvais pas concevoir que mon corps ait besoin d’autant d’énergie. 

Alors j’avais cherché des astuces sur internet. Je tombais tout le temps sur “fringales”, “boulimie”, “hyperphagie”. Mais ça ne correspondait pas exactement à ce que je vivais. J’étais perdue. J’avais essayé de manger de façon plus intuitive, sans distraction, plus calmement, en faisant de la relaxation… Rien n’y faisait !

À ce moment-là, cette faim extrême se faisait quand même rare. Je dirais 1 fois par mois voire tous les 2 mois. 

Puis, ma faim extrême s’est intensifiée

Cette fois, nous sommes à peu près un an plus tard, en 2018. J’avais déjà fait une hospitalisation où j’avais rechuté 1 mois après ma sortie. Nous étions en janvier, vers la fin du mois. Le 01 de l’an, j’ai fait le vœu de guérir pour cette nouvelle année. 

Les deux derniers mois de 2017, novembre et décembre, la maladie m’avait totalement anéanti. J’avais extrêmement peur des fêtes de fin d’année et j’avais, en réponse à ce stress, augmenté la restriction. Mon corps n’en pouvait plus. Il était en détresse physique, mentale et émotionnelle aussi. Je me souviens avoir demandé à ma mère de me ramener dans mon appartement, seule, le lendemain de Noël. Alors que toutes les vacances de Noël j’adorais les passer dans ma famille, au coin du feu, dans une ambiance chaleureuse. Là, je fuyais les autres, je me renfermais sur moi-même. Et je me souviens d’ailleurs, lorsque ma mère m’amenait dans mon appart’ à Lille, les larmes coulaient, car je savais qu’une fois seule, l’anorexie allait me dévorer d’autant plus. 

Et c’est à partir de la mi-janvier que j’ai connu une faim extrême très “violente”. En réalité, je dis “violente” mais tout est relatif. De mon point de vue, en tant que personne souffrant d’anorexie, c’était violent. Mais en vérité, aujourd’hui en prenant du recul, je sais que c’était totalement mesuré avec le passé restrictif et les carences d’énergie que mon corps subissaient.

Sauf que je rappelle, je ne savais ABSOLUMENT pas ce qui se passait, je connaissais pas la faim extrême. Je ne comprenais pas mon corps. Je n’avais pas faim mais je ne pouvais rien faire d’autre que manger. Même quand physiquement j’avais super mal au ventre, je continuais de manger.

Je comprenais quand même que mon corps était restreint, alors j’essayais d’augmenter mes apports mais en vain, cela m’ouvrait toujours plus l’appétit. Et comme je ne m’autorisais pas à acheter quoi que ce soit sur quoi je pourrais “craquer”, j’allais dans les boulangeries, les magasins pour acheter de la nourriture à manger. Et j’allais vers tous les aliments que je redoutais : des céréales, des gâteaux, des muffins, des viennoiseries, de la glace, etc. Tout ce qui était sucré me donnait envie. Je ne comprenais pas comment je pouvais avaler autant, j’avais extrêmement mal au ventre, j’avais la sensation que j’allais exploser et pourtant, je continuais de penser à manger, et j’achetais, et je mangeais… 

J’ai dépensé TELLEMENT d’argent durant cette phase-là. Mais je ne calculais pas, je n’étais plus moi-même.

En fait, je ne voulais pas acheter ces aliments qui me donnaient envie parce que je ne voulais pas me l’autoriser. J’étais persuadée que si je les avais chez moi, je compulserais d’autant plus. En réalité, cela augmentait le caractère restrictif de ces aliments, ce qui engendrait encore plus de faim extrême. 

Comme je ne les avais pas chez moi mais que j’avais terriblement faim, à chaque fois, ça se passait dans la rue. J’achetais en me disant que je ne devrais pas. J’étais dans un état de stress… Je commençais toujours par les boulangeries car le pain, c’était ce que je pouvais m’autoriser à peu près. J’achetais un premier pain dans une première boulangerie. Je croquais quelques crocs dedans. Je le jetais, puis je retournais dans une autre boulangerie faire la même chose mais avec un autre type de pain. J’avais besoin de goûter à tout ce que je ne mangeais plus, tous ces types de pain qui me donnaient envie. Dans la queue, lorsque je réfléchissais à ce que j’allais acheter, j’étais perdue face au choix qu’il y avait. C’est comme ci il fallait absolument que ce que je mange soit incroyable en bouche. Pourtant, lorsque je le mangeais, je ne savourais même pas.

Je mangeais de plus en plus à chaque nouvelle boutique que je faisais. Pourtant, je ne ressentais jamais cette sensation de satiété. J’avais toujours ce besoin de manger, alors que je n’avais pas l’impression d‘avoir faim. C’était super ambivalent.

Je mangeais en stress, debout, en marchant et en pensant à ce que j’allais manger juste après. Après les boulangeries, je passais aux rayons de supermarché où j’achetais des gâteaux, des céréales. Et je faisais la même chose qu’avec le pain : je n’en mangeais qu’un peu, je croquais dans quelques biscuits puis je jetais pour recommencer l’achat. Et enfin, j’allais dans des Starbucks ou des Nothing Hill Coffee pour acheter des cookies, des muffins. Et c’était ça ce que je voulais vraiment en fait : les muffins, les cookies qui me donnaient vraiment envie depuis le début, mais que je ne m’autorisais pas.

Dans le fond, je le savais. Mais pourtant je recommençais le même schéma.

Et ça, je le répétais tous les 2 jours.

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(Je sais que ça faisait beaucoup de gaspillage alimentaire la façon que j’avais de faire mes compulsions. Et je peux te dire que j’aurai aimé ne pas le faire. Mais c’était plus fort que moi. D’ailleurs ça m’était déjà arrivé de donner mes restes à des sans abris.)

J’ai tellement fait de compulsions dans certaines rues qu’il y a des rues où mon corps se souvient et je me sens mal en les traversant de nos jours. Pour ceux qui connaissent Lille, c’est notamment les rues Faidherbe, Nationale et la rue de Béthune. C’est dommage parce que c’est un peu le centre de Lille donc quand j’y retourne parfois (ce qui est rare du coup), je suis presque obligée d’y passer. Bref.

J’étais une fille très studieuse, très pro. À ce moment-là, j’étais en Master d’une école de commerce. Je faisais 3 semaines en alternance et 1 semaine de cours. Lorsque j’étais à l’école, je dévalisais les distributeurs automatiques. J’avais tellement honte : la fille qui paraissait anorexique et ne bouffait rien se met à manger des gâteaux par dizaine. Voilà ce que je me disais que les autres pensaient.

Et les 3 semaines où j’étais en alternance, je bossais à la Voix du Nord qui se trouve sur la Grande Place, au centre quoi. Donc je partais plus tôt de chez moi pour avoir le temps de faire ma compulsion. C’est comme ci je la prévoyais même si je ne le voulais pas, c’était super ambivalent.

Un jour, je me suis arrêtée de faire ma compulsion pour aller au boulot parce qu’il était l’heure. Mais une fois arrivée au boulot, j’avais encore tellement envie de manger que je suis repartie en laissant toutes mes affaires. J’ai averti ma manageuse que j’avais quelque chose à faire et que je revenais d’ici 15 minutes. +1h30 plus tard, j’ai pris mon portable et vu une dizaine d’appels de mon équipe. Je n’avais même pas vu le temps passer tellement j’étais dans un état second. Pour dire à quel point la faim extrême avait une puissance sur moi incroyable.

J’étais comme dans un état second pendant ces moments de “crises”. Et ça devait se voir : je me souviens du regard des autres. Certains devaient connaître et me regarder avec empathie. D’autres me regardaient comme ci j’étais folle. Et j’avais vraiment la sensation d’être folle à vrai dire. Et puis il y a les gens qui travaillaient dans les boulangeries, les magasins et les salons de thé dans lesquels j’allais toujours. Parfois j’allais 2 ou 3 fois dans ces enseignes le même jour, à quelques minutes d’intervalle. J’avais tellement honte…

Je rentrais chez moi épuisée, comme-ci une tornade venait de me dévaster de l’intérieur. Je me retrouvais seule dans mon appartement avec toute la culpabilité qu’il soit. J’appelais ma mère en pleurant. J’avais des douleurs horribles au ventre qui ne m’aidaient pas à accepter ces compulsions. Je me sentais énorme, sale d’avoir mangé tout ça. Mon corps me dégoutait, la nourriture me dégoutait. Je ruminais constamment en repensant à tout ce que j’avais mangé. Et j’établissais un plan pour contrebalancer tout ça avec de la restriction et du sport. Et j’enchaînais souvent avec de nombreuses heures de compensation. Évidemment, “grosse erreur” mais le trouble alimentaire était encore trop fort et je n’avais pas les bonnes clés pour y faire face.

J’étais à bout, épuisée, seule. Je me demandais comment je pourrais arrêter ce cercle vicieux infernal de la compulsion/restriction. Et c’est là que j’ai demandé une nouvelle hospitalisation, en février, en me disant que j’avais besoin de me sevrer de mes crises. J’étais persuadée qu’il s’agissait de boulimie. 

Évidemment, durant l’hospitalisation, impossible de faire ces crises puisque tous les repas étaient supervisés. Mais à peine 15 jours après être sortie de ces 3 mois d’hospitalisation, les crises sont revenues.

Nous étions en Juin 2018, j’avais rendu mon appartement. Donc cette fois, j’habitais chez mes parents. Donc plus à Lille, plus en ville. Et là, lorsque ça me prenait, je partais en voiture dans les magasins les plus proches et je reproduisais exactement la même chose qu’en janvier dernier. J’achetais plein de choses que je mangeais dans ma voiture. Je parcourais des kilomètres pour tester plein d’enseignes différentes. 

J’étais chez mes parents et ma mère achète pas mal de gâteaux pour les goûters de mes neveux. Un soir, alors que j’avais déjà fait une compulsion au matin, j’ai commencé à dévorer tous leurs goûters. Et c’est là que j’ai commencé à manger aussi ce qui se trouvait chez mes parents. C’est de là aussi que de 1 crise par jour, je suis passée à 2 voire 3 crises quotidiennement. Ma journée se résumait entre faire une crise, dormir, pleurer, faire une crise, dormir, pleurer, etc. 

(Je précise juste que je ne me suis jamais faite vomir pendant cette période. Plus tard j’aurai essayé mais genre 3 ou 4 fois. Donc c’était pas du tout quelque chose de récurrent. Je le précise car souvent quand on entend « crise » on pense à vomissement après. Mais c’est pas automatique la preuve. Et j’emploie le terme « crise » mais c’était de la faim extrême. Et comme je n’acceptais pas de répondre à cette faim extrême, ça se transformait en ce que j’appelle des crises tellement les émotions étaient intenses.)

J’avais des comportements dont j’avais tellement honte : je mangeais toujours de cette façon bizarre, de croquer un bout puis de le jeter, tellement je culpabilisais en fait. Mais comme j’étais chez moi, il m’arrivait très souvent de récupérer dans la poubelle ce que j’avais jeté au-dessus pour continuer de le manger. Parfois, je me levais la nuit pour manger. J’essayais de faire le moins de bruit possible parce que mes parents dormaient et qu’une fois ma mère s’était levée. J’avais tellement honte… 

D’ailleurs, mes parents ne savaient pas comment réagir. J’étais presque passée de manger que des fruits et légumes à ne manger que des aliments sucrés et gras. Mon père une fois m’avait dit “Mais tu devrais manger un peu plus de légumes et de fruits, c’est meilleur pour la santé…”. Évidemment, très difficile à entendre mais ils ne connaissaient pas non plus ce que je traversais.  

Je ne savais plus quoi faire. J’avais la sensation que ça ne s’arrêterait jamais.

J’avais demandé à ma mère de me prendre tout mon argent, ma carte bleu. Mais j’avais fini par réussir à voler. Je lui avais dit de m’empêcher de partir de la maison, j’avais fini par fuguer par la fenêtre. Je lui disais de cacher tout ce qui pouvait me donner envie. J’ai fini par “retourner” la maison pour trouver ces gâteaux que j’avais tellement envie.

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Je voyais que mon corps commençait à changer, je ne rentrais plus dans mon Jean’s. J’avais terriblement peur. Je me disais que ça y est je reprenais du poids, je mangeais tous ces aliments. Donc mon corps devrait ne plus en avoir besoin. Mais non, ça continuait. J’avais terriblement peur que ça ne s’arrête jamais, que je grossisse indéfiniment.

Je ne pouvais pas compter mais je sais qu’approximativement, j’allais parfois jusqu’à 10 000 calories par jour. Je ne pensais qu’à manger, du matin au soir. Et j’étais attirée par du sucré, tout le temps. Je pensais que je devenais addict au sucre, que je devenais une mangeuse émotionnelle, hyperphagique. Au plus le temps passait, au plus je me disais que c’était en fait peut-être juste une mauvaise habitude que j’avais prise. 

À chaque repas, même en plein milieu de la journée, je mangeais d’énorme quantité. Je me demandais si j’avais vraiment faim. Pour moi je n’avais pas faim vu tout ce que j’avais mangé, de toutes les douleurs que je ressentais au ventre. À chaque fois que je faisais une crise, je me disais que c’était la dernière. Mais ça n’était jamais la dernière…

Mais la faim extrême est normale

Sauf que tout ça, tout ce que je viens de te raconter, c’est NORMAL.

Et c’est même prouvé scientifiquement, comme j’en parle dans l’expérience menée dans le Minnesota !

Je dis pas qu’il faut que tu passes par là absolument pour guérir. Certaines personnes ne connaissent pas la faim extrême comme je te l’ai dit. Certaines personnes ne la connaissent qu’un peu. Enfin, la façon dont je l’ai vécu n’est clairement pas la façon dont tout le monde le vit. Et d’ailleurs, si je l’ai vécu d’une façon aussi  “violente” c’est parce que je ne l’acceptais pas et que je répétais des erreurs que j’ai compris avec le temps.

Mais je te dis cela pour que tu saches que si tu te reconnais dans ce discours, tu n’es pas anormal. C’est une réponse biologique de ton corps face à tout ce que ton TCA a causé sur ton corps. 

Parallèlement à tout ce que je t’ai raconté là, et surtout depuis Juillet 2018, j’ai commencé à vraiment mettre en place des choses pour ma guérison : 

  • J’étais accompagnée par une psychiatre, je suivais également une TCC (Thérapie Cognitivo-comportemental) où j’ai travaillé sur mes problématiques de faim extrême avec des exercices concrets.
  • J’ai mis en place des petites actions, essayé des choses que je lisais dans des bouquins.
  • J’ai lu beaucoup beaucoup de revues scientifiques, académiques ou autres bouquins pour m’expliquer le fonctionnement du corps humain, les mécanismes du cerveau.
  • J’ai mieux compris la faim extrême, comment je devais agir, les actions que je faisais qui me maintenaient davantage dans la faim extrême…

Alors ça ne s’est clairement pas fait du jour au lendemain, rien n’a été magique et ça n’a pas disparu d’un coup. Cela m’a demandé un vrai travail sur moi-même, sur mes croyances erronées, sur mon rapport au corps, sur le fait de répondre aux besoins réels de mon corps, sur un changement d’état d’esprit quant à la faim extrême.

Mais une chose est sûre, c’est que toutes ces informations que j’ai apprises, toutes ces prises de conscience et actions que j’ai mises en place m’ont clairement aidé à accepter et à surmonter ma faim extrême. 

Alors petit à petit, la faim extrême s’est estompée jusqu’à totalement disparaître. Parfois elle revenait, mais d’une façon beaucoup moins “violente” et je savais comment réagir, comment mieux l’accepter pour m’assurer qu’elle ne revienne pas, que mon corps ait obtenu réponse à ses besoins.

 

Mais comment je pourrais faire pour t’aider ?

Nombreux d’entre-vous m’ont envoyé des messages me parlant de la faim extrême et du fait que vous n’arriviez pas à la gérer. 

Nombreux d’entre vous aviez 1000 questions auxquelles vous ne parvenaient pas à répondre. Et peut-être que t’en fait partie. 

Mais c’était impossible pour moi de répondre en 1 ou 2 messages, vocaux, emails. Et c’est super frustrant parce que j’ai plein de choses à dire, des conseils, des exercices à donner…

Donc c’est pour ça que je me suis plongée sur un contenu vraiment complet et qualitatif qui pourrait vraiment aider. C’est pourquoi j’ai créé le programme Pulsion de Vie pour répondre à toutes les questions que tu te poses, pour comprendre ce qui se passe dans ton corps, pour identifier les causes & déclencheurs de ta faim extrême. Je veux te donner toutes les clés pour t’aider à savoir comment gérer le moment-même où ta faim extrême se fait ressentir et gérer l’après : soit la culpabilité, tous les sentiments négatifs et effets indésirables qui arrivent à ton corps durant cette phase. 

Pulsion de vie c’est un programme de 34 vidéos, avec plus de 5h30 d’explications, de prises de conscience, de partage d’expérience des erreurs que j’ai faites et de ce qui m’a vraiment aidé. Avec ça, tu as un ebook de 60 pages où je te propose 21 exercices concrets à réaliser pour t’aider durant cette phase de faim extrême. Et en plus de ça, il y a de nombreux autres bonus. 

Je me souviens de nombreuses fois après les compulsions : J’étais dans mon lit, recroquevillée en tenant mon ventre douloureux. Je pleurais parfois, j’avais peur, j’étais perdue avec 1000 questions en tête. Et je cherchais du contenu sur internet pour m’aider. J’aurais tant aimé avoir une personne qui aurait vécu la même chose et qui s’en serait sortie. 

Alors j’ai voulu être cette personne. 

Ce programme c’est tout ce que j’aurais aimé savoir avant, toutes les réponses aux questions et aux peurs que j’avais, tous les conseils que j’ai appliqués.

Ce programme je l’ai appelé Pulsion de vie car avec beaucoup de recul, avec le temps, j’ai véritablement vu la faim extrême comme une pulsion de vie. C’est-à-dire que c’est mon corps qui voulait vivre, qui demandait l’énergie qu’il n’avait plus pour vivre. Encore une fois, c’est une faim de guérison, une faim réparatrice. 

Je te laisse découvrir tout ça si cela t’intéresse sur l’onglet programme de mon site internet norainnoflower.com ou directement en description. 

J’espère que ce témoignage t’a aidé à te sentir moins seule, à prendre conscience que tout ce que tu ressens n’est pas signe d’un manque de volonté où d’une perte de contrôle, d’une addiction au sucre ou quoi que ce soit d’autre. C’est quelque chose de complètement normal dans le cadre de la guérison d’un trouble alimentaire. N’hésite pas à me partager en commentaire ton expérience avec la faim extrême et ce que tu as pensé de mon témoignage. 

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L’impact de la restriction : L’expérience de la famine dans le Minnesota

L’impact de la restriction : L’expérience de la famine dans le Minnesota

L’impact de la restriction : L’expérience de la famine dans le Minnesota

Peut-être as-tu déjà entendu parler de l’expérience de la famine du Minnesota ? C’est l’une des études les plus déterminantes qui a servi et sert encore comme ressource dans le traitement des troubles alimentaires.

Elle explique les effets psychologique et physiologique de la restriction sur le corps et le cerveau. Et elle donne également un aperçu des événements qui peuvent se produire dans le processus de rétablissement.

Personnellement, je trouve cette étude fascinante. Quand je l’ai analysé, j’ai été stupéfaite de découvrir le nombre de similitudes entre ce que j’avais développé lorsque j’étais anorexique et ce qu’ont développé les sujets de cette expérience qui ont été soumis à de la restriction. 

Toutefois, je trouve que cette étude est d’autant plus probante pour les troubles alimentaires restrictifs, notamment l’anorexie mentale.

Enfin, avant de commencer cette étude, je voulais rappeler une chose : ici, il s’agit d’une expérience où les sujets étaient volontaires. Les troubles alimentaires comme l’anorexie ne sont pas volontaires. Il s’agit d’une maladie mentale dont on ne décide pas de l’avoir, de la commencer comme ça nous chante. 

Contexte de l’expérience

L’expérience débute en 1944 dans un contexte de 2nd Guerre Mondiale. Durant cette période, des hommes subissaient de la famine dans toute l’Europe dû au contexte de Guerre. Il était donc nécessaire de comprendre comment ça impactait le fonctionnement de leur corps afin de leur assurer le meilleur rétablissement après la guerre. Cette recherche a été menée par le physiologiste Ancel Keys et ses collègues de l’Université du Minnesota (d’où le nom de l’expérience).

Cette étude a été faite sur 36 jeunes hommes volontaires, tous en très bonne santé physique et mentale (ils ont reçu au préalable une batterie de tests pour le certifier). Cette expérience a duré presque 1 an.

Comment s’est déroulée l’expérience ?

Tous les participants sont passés par 3 grandes étapes, et 12 d’entre eux ont participé à une 4ᵉ étape.

Première période : Période contrôlée en observation - Durée : 3 mois

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Durant ces 12 semaines, les participants étaient en observation avec des apports donnés en fonction de leurs besoins. Des diététiciens qualifiés leur avaient préparé des repas leur apportant tous les nutriments et vitamines nécessaires. Le but était de maintenir leur équilibre calorique. Ainsi, les chercheurs pouvaient apprendre à mieux connaître les habitudes comportementales et physiques de ces hommes. Et de ce fait, les comparaisons à la fin de la recherche seraient plus pertinentes. 

Durant ces 3 mois, les hommes mangeaient approximativement 3 200 à 3 500 calories. 

Deuxième période : Période de restriction - Durée : 6 mois

La période de famine commença alors au bout de 3 mois pour une durée de 6 mois. Cependant, on dit “famine” mais ce n’est pas une famine au sens propre du terme. Je veux dire que souvent, on associe la famine comme l’arrêt total de nourriture. Cependant, durant cette période, les hommes ont été restreints à un apport calorique moitié moindre à ce qu’ils consommaient auparavant, soit approximativement 1570 calories par jour.

Et pourtant, tu verras dans la suite de cet article, les impacts néfastes sur la santé sont dévastateurs ! Donc c’est dire à quel point ce n’est pas la quantité de restriction qui importe. Je dis ça parce que souvent, quand on a un TCA, on a tendance à minimiser et à dire “oui mais je ne me restreins pas tant que ça”. 

Et autre point, 1570 calories, c’est supérieur à de nombreux régimes préconisés. Et déjà, je déteste les régimes et suis contre ce mindset, mais là, ça prouve encore plus la dangerosité ! La prochaine fois que tu verras ou entendras un discours conseillant un très faible apport calorique, souviens-toi de cette étude !

La prise alimentaire se faisait en 2 repas journaliers : l’un donné aux alentours de 8 heures du matin et l’autre à 18 heures du soir. Le but était de reproduire les prises alimentaires données aux combattants de la guerre. Le type d’aliment donné s’inspirait également de ce qui était donné dans les tranchées : du pain noir, des pommes de terre, des navets, du rutabaga…

Pendant cette période de temps, les hommes devaient marcher quotidiennement un nombre de kilomètres définis. Il était également soumis à un travail dans un laboratoire durant 15 heures par semaine qui correspondait essentiellement à des tâches bureautiques. Enfin, ils avaient un test sur tapis roulant 30 minutes par semaine. S’ils le souhaitaient, ils pouvaient assister à des activités académiques et sociales 25 heures par semaine. 

Durant cette période de “famine”, une perte de poids était attendue et mesurée précisément. Si elle était trop lente ou trop rapide, leur ration était adaptée.

Troisième période : Période de renutrition mesurée - Durée : 3 mois

À la suite de cette période de famine, a suivi une période de 3 mois durant laquelle la renutrition était limitée à un apport calorique entre 2000 et 3000 calories.

Quatrième période : Période de renutrition non contrôlée - Durée : 2 mois

Seulement 12 des sujets a été confronté à cette dernière étape : ils avaient la possibilité de manger la quantité de nourriture, et donc de calories, qu’ils voulaient. Et ils étaient toujours observés. 

Cela ne veut pas dire que le reste des participants n’a pas fait cela, simplement, ils n’ont pas été observés durant cette période.

Les observations qui ont été faites

Je trouve cette partie fascinante et c’est là que j’ai pris conscience des grandes similarités avec l’anorexie.

Toutefois, je connais bien les TCA et je sais qu’on a toujours tendance à minimiser la gravité de sa maladie en soulignant davantage les symptômes que tu n’as pas.

Donc ne te dit pas que si tu n’expérimentes pas ces symptômes, c’est que ton TCA n’est pas grave. Rappelle-toi qu’ici, il s’agit d’une expérience et non pas d’un trouble alimentaire non voulu.

Et souviens-toi également que chacun expérimente les troubles alimentaires à sa propre façon et que ça n’en rend pas moins valide ta maladie ou ta guérison.

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Les impacts physiques de la restriction sur leur corps

  • Une perte de poids (volontaire) a été noté comme c’était voulu. Le poids a chuté en moyenne de 25% et leur masse musculaire a diminué de 40%. Ils avaient parfois mal lorsqu’ils devaient s’assoir car ils avaient perdu trop de poids. Ils se munissaient donc d’oreillers pour atténuer la douleur et les frottements.
  • Ils souffraient d’anémie, de déficits neurologiques, ils avaient la peau pâle, rugueuse et fine ; les ongles cessaient de pousser ; les cheveux cassaient et la repousse était ralentie.
  • Les hommes souffraient de problèmes intestinaux, notamment de constipation. Durant les 3 premiers mois de l’expérience, ils allaient aux toilettes au moins 1 fois par jour contre une à 2 fois par semaine durant la période de “famine”. 
  • Leur température corporelle était basse, ils avaient du mal à se réchauffer et avaient froids. Et à l’inverse, ils présentaient une plus grande résistance à la chaleur : ils demandaient d’ailleurs à ce que leur café, thé et repas leur soit servi très chaud.
  • Une diminution de leur pouls, soit le rythme cardiaque, a été noté également. Leur cœur a en moyenne diminuée de 17%.
  • Une diminution de la libido a aussi été notée. Mais pas tant seulement en termes de désir. Des analyses ont démontré une baisse de leur capacité de reproduction. Cette étude a été réalisée uniquement sur des hommes : je pense que c’est parce qu’à l’époque, c’étais les hommes les principaux concernés puisqu’ils étaient soldats. Mais si des femmes avaient participé, ce symptôme se serait traduit par une perturbation des cycles de règles, voire l’arrêt complet des menstruations, soit une aménorrhée.

Les impacts psychiques et comportementaux de la restriction

Très vite, des préoccupations obsessionnelles autour de la nourriture ont été remarquées : cela revenait constamment dans les sujets de conversation, dans les choix de lecture. Et certains participants avaient même honte d’admettre en rêver. 

Cet intérêt pour la nourriture a même conduit certain participant à développer comme une passion autour des livres de recette. À la fin de l’expérience, l’un d’eux avait une collection de plus de 100 livres de recettes qu’il aimait regarder. Cette obsession a même amené certains d’entre eux à observer des gens manger dans des restaurants, ou à dévorer des yeux les vitrines de boulangerie.

  • Certains hommes trouvaient du plaisir à regarder les autres manger tandis que d’autres préféraient éviter de les voir manger.
  • Certains sont devenus possessifs quant à la nourriture, inquiets que certaines personnes leur volent leur repas. Durant l’heure du repas, ils gardaient les coudes devant leur assiette comme pour la protéger. (Pour le coup, je trouve qu’ici on voit bien qu’il ne s’agit pas d’un TCA mais d’une expérience. Car leur volonté était de manger le plus possible. Mais ça n’est que mon avis.)
  • Étant donné que les repas n’étaient pas tous exactement les mêmes, ils prenaient plaisir à comparer leur menu. 
  • De nouvelles consommations sont apparues : certains mâchaient énormément de chewing-gum, du matin au soir, à tel point que les chercheurs ont dû limiter le nombre de boîtes de chewing-gums. D’autant que les participants les mâchaient tellement rapidement que leur mâchoire en venait douloureuse. 
  • D’autres ont développé des habitudes de tabagismes et de caféine en essayant d’ignorer leur faim. La consommation d’eau s’est vue aussi fortement accroître dans une recherche de plénitude au niveau de l’estomac. 
  • Les sujets devenaient de plus en plus irritables, facilement énervés pour des broutilles. 
  • Les participants ont également développé comme des TOC : manger beaucoup plus lentement, couper en petits morceaux leur nourriture… ils essayaient de trouver des façons de tromper leur cerveau, de faire des illusions leur faisant croire que leur assiette comportait plus de nourriture qu’elle n’en avait réellement. Ils utilisaient également beaucoup d’épices et de sel pour tenter de relever la saveur de leur plat. 
  • Les hommes qui étaient des hommes sociables et extravertis à la base sont devenus renfermés, isolés, avec des attraits anxieux et dépressifs.

Que se passait-il durant la phase de réalimentation ?

La réalimentation contrôlée

À mesure que l’apport calorique augmentait, des changements physiques et mentaux ont été notés de façon positive. Les anxiétés et dépressions se sont vues être stabilisées. 

De nombreux participants souffraient d’œdèmes au niveau des chevilles, des genoux et même du visage. 

Beaucoup disaient terminer les repas en se sentant rassasiés physiquement, mais pourtant insatisfaits. Ils avaient le sentiment d’avoir encore faim.

La réalimentation non contrôlée

12 participants ont donc été observés lorsqu’on leur a donné la possibilité de gérer eux-mêmes leur renutrition. Et cette partie, je la trouve également très intéressante et j’aurais aimé la connaître avant de traverser ma faim extrême

Des participants se sont vus manger plusieurs repas au cours d’un seul repas justement. Ils disaient avoir des difficultés à ressentir leurs sensations de faim et de satiété. 

Ils se disaient traverser des périodes de frénésie alimentaire où ils mangeaient une quantité excessive selon eux de nourriture (ils ne le savaient pas, mais c’était une réponse complètement normale suite à la restriction des mois précédents !)

Étant donné qu’ils étaient observés, les chercheurs ont pu noter que les hommes mangeaient entre 4 000 et 11 500 calories les premières semaines avec une moyenne à 5 000 calories. 

Nombreux sont ceux qui ont reporté de grandes douleurs aux ventres avec notamment un patient qui a terminé aux urgences. Les hommes disaient qu’ils sentaient que physiquement ils ne pouvaient plus rien avaler mais qu’ils désiraient encore manger car ils ne se sentaient pas rassasiés.

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Les chercheurs ont admis qu’ils ne s’attendaient à ce que les sujets aient besoin d’autant de calorie. Et après de longues observations et analyses, Keys a souligné l’importance d’un apport conséquent de calorie pour permettre aux dommages causés pendant la période de restriction d’être reconstruits. 

Certains des participants avaient toujours ces comportements, même 5 mois après la fin de cette observation.

Ce paragraphe est pour moi super important ! Parce que ça répond aux peurs que tu peux rencontrer si tu ressens une faim sans fin, qui dure plusieurs temps, où tu manges de grandes quantités de nourriture : tu vois que c’est une réaction complètement normale du corps après la restriction. Ce n’est pas toi qui a un problème ni à cause de ton TCA. Ces hommes n’avaient pas de troubles alimentaires. Et je redonne également deux données importantes : ils ont été en “semi-famine” pendant 6 mois. À savoir que peut-être que tes apports étaient encore plus moindres et/ou que cela a duré d’autant plus longtemps.

Certains ont précisé que la période de renutrition a été la période la plus compliquée à vivre. 

Je parle aussi de cette expérience dans un épisode de podcast : 

Et après ?

La plupart des participants ont pris encore beaucoup de temps après la fin de l’étude pour retrouver un rapport à l’alimentation classique. En moyenne, la plupart d’entre eux ont retrouvé leur poids après 1 an. Mais il faut bien retenir qu’une fois qu’ils ont commencé à manger, ils ne sont pas restreints. Ils ne compensaient pas non plus par de l’exercice physique ou de la purge. Ils ont mangé jusqu’à être rétabli complètement. Dans le cadre de la guérison d’un trouble alimentaire, les peurs sont souvent tellement présentes que ça peut être beaucoup moins rapide. 

Personnellement, quand j’ai lu cette étude, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir beaucoup de compassion pour ces participants. Je me suis dit qu’ils ont dû le regretter parce que ç’avait l’air vraiment horribles ! 

Mais des chercheurs (Eckert, et al., 2018) ont interrogé 19 d’entre eux 60 ans plus tard pour connaître l’impact de la restriction sur le long terme. Aucun d’entre eux n’a dit regretter avoir participé à l’étude. 

En revanche, ils se souvenaient tous de symptômes précis qu’ils avaient éprouvés durant cette étude. Souvent, ils se rappelaient des points positifs plus que négatifs. Et cela me fait un peu penser à la période où l’on romantise le trouble alimentaire, ou la période de restriction nous manque.

Ils se sont tous souvenus également de la faim incroyable qu’ils ont ressenti à la sortie de la période de famine. Certains ont évoqué une “boulimie” ou de la suralimentation. En réalité, c’était une faim appropriée pour un corps restreint qui avait accumulé une carence d’énergie.

Attention, cette expérience n’est pas un trouble alimentaire

J’aime beaucoup cette expérience car je trouve qu’elle permet de comprendre énormément de fonctionnement du corps lorsqu’il est dans un environnement de restriction comme c’est le cas dans l’anorexie.

Cependant, comme je disais au début, il ne faut pas oublier qu’on voit des différences avec les troubles alimentaires. Je dis ça notamment pour les proches qui peuvent lire cet article. Je ne veux pas qu’ils se disent qu’en fait “il suffit de manger” ou “il suffit d’arrêter la restriction”. Ces hommes n’avaient justement pas les mécanismes de l’anorexie, du trouble alimentaire et c’est ce qui les a aidés à se remettre rapidement de cette expérience. Mais c’est aussi pourquoi leur capacité mentale avait été évalué avant d’être admis pour l’étude. 

Les différences que j’ai notées dans cette étude par rapport à quelqu’un qui souffre de TCA :

  • Souvent, ils disent qu’ils étaient fatigués physiquement. Ils évitaient les escaliers, ils évitaient de faire du sport. Une personne qui a des TCA est facilement hyperactive mentalement et va limite au contraire chercher les escaliers. 
  • Ils attendaient avec impatience la fin de cette étude et d’ailleurs, ils avaient une date de fin à ce cauchemar ! Les troubles alimentaires, on se souvient parfois approximativement quand ça a commencé, par contre, on ne sait pas quand ça se terminera !
  • Si on leur donnait plus de nourriture, ils l’auraient mangé. Alors qu’en général, dans les TCA restrictifs (hors période faim extrême je parle), les patients font généralement tout pour manger le moins possible.
  • L’étude ne révèle pas que ces hommes ont des peurs par rapport à l’alimentation. Souvent, les patients de troubles alimentaires catégorisent des aliments comme “bons” ou “mauvais” et ont des peurs, que ce soit sur le type d’aliment ou la quantité. Les patients ont parfois peur de guérir aussi, soit d’avoir cette période de restriction terminée. Or ici, les sujets éprouvent tout le contraire et s’en fichent un peu de ce qu’ils ont dans leur assiette tant qu’ils ont à manger.
  • Lorsqu’on a un trouble alimentaire, la personne qui en souffre a vraiment la sensation que c’est impossible de manger. Et ce n’est pas juste dans sa tête, elle est malade ! Elle ne fait pas semblant et elle n’a pas “juste à manger”. Ce n’est pas aussi simple. 
  • Enfin, ces hommes se sont restreints de façon volontaire POUR une expérience. Les personnes qui souffrent d’un trouble alimentaire ne se restreignent pas par plaisir même si ça leur fait du bien. C’est justement que leur corps/ mental a développé un TCA comme stratégie d’adaptation. Parce qu’elles ont un mal-être dans leur vie, et le TCA leur donne l’illusion que cela leur permet d’être en contrôle, de se protéger, de gérer l’anxiété ou un traumatisme. Et parfois, des personnes disent que leur trouble alimentaire leur sauve la vie. Et elles le pensent et c’est sans doute vrai ! C’est vraiment la façon que leur corps a trouvé de survivre, de leur dire qu’il y a quelque chose qu’il ne va pas et qu’il faut vraiment le travailler. 

Voilà, j’espère que cette étude vous aura plu ! Je la trouve personnellement super intéressante et très pertinente dans le cas des troubles alimentaires ! N’hésite pas à me dire si tu as mieux compris des choses, si ça t’a aidé d’une quelconque manière.

Je te mets les sources si tu souhaites faire toi-même tes propres recherches : 

They starved so that others be better fed: remembering Ancel Keys and the Minnesota experiment – Leah M Kalm, Richard D Semba, 2005, The Journal of Nutrition.

The Great Starvation Experiment: Ancel Keys and the Men Who Starved for Science

The Biology of Human Starvation – Volume I-II

Retrouve ton kit de guérison gratuit dans mon espace Ressources :

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Compulsions alimentaires dans la guérison de l’anorexie

Compulsions alimentaires dans la guérison de l’anorexie

Compulsions alimentaires dans la guérison de l’anorexie

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Lorsque j’étais sur le chemin de la guérison après trois ans d’anorexie, je suis passée par une phase que beaucoup d’ex-anorexiques ont traversée avant de sortir de la maladie : les compulsions alimentaires. Je sais à quel point elles sont frustrantes. Tandis que vous vous remettez à vous nourrir et que vous avez envie de manger « normalement », elles apparaissent et vous déstabilisent complètement. Dans cet article, je vais vous parler de mon expérience personnelle dans ma rémission de l’anorexie. Chaque personne réagit différemment et d’ailleurs certaines ne connaissent jamais de compulsions alimentaires dans leur guérison. Mais sachez que c’est un symptôme que beaucoup d’anorexiques ont rencontré lors de leur propre rémission.

Mon expérience avec les compulsions alimentaires 

Au début de ma guérison, j’étais heureuse de ressentir moins de peur face aux aliments que je m’étais toujours interdit pendant mon anorexie. J’ai alors commencé à me les autoriser. Mais malheureusement, ça n’a pas été aussi facile que ça. La première fois que j’ai mangé du pain avec du Nutella, je n’ai voulu prendre qu’une petite tartine. Mais finalement, j’en ai repris une autre, puis encore une, encore et encore jusqu’à en avoir avalé une bonne dizaine. Et je ne me suis pas arrêté là. J’ai mangé ensuite un muffin qui me faisait languir. Puis un deuxième, et un troisième. Et j’ai dévoré le cookie d’à côté avec, le paquet de biscuits que j’ai trouvé dans le placard et les trois dernières glaces qu’il restait au congélateur… J’étais incontrôlable, je ne parvenais pas à m’interrompre. Est-ce que j’avais faim ? Est-ce que j’étais trop gourmande ? Est-ce que je ne devenais pas addict au sucre ? Je me posais tant de questions, je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait, moi qui avais un self-control imparable face à la nourriture.

Mais ça ne s’est pas arrêté là. Deux jours après j’ai recommencé. Ensuite, c’était le lendemain. Et à la fin de deux semaines, une autre compulsion débutait quelques heures après la première. Jusqu’à ce que j’approche les trois compulsions par jour. Et j’ai connu ça pendant des mois.

Mais alors c’est quoi ces compulsions alimentaires dans le processus de guérison ?

En fait, j’appelle cela des compulsions alimentaires, mais le vocabulaire employé diverge. Certain parle de crise et nos amis anglophones nomment cela de « binge eating ». Mais qu’est-ce que j’entends par les compulsions alimentaires ? C’est ce moment où après une restriction sévère de votre nutrition, vous vous mettez à manger, manger, manger et encore manger. Vous avez une faim sans fin. Vous ne savez pas où votre estomac parviens à placer cette nourriture, mais vous sentez que vous pouvez davantage manger et vous n’arrivez pas à résister. 

Après une période d’anorexie ou même de boulimie, vous pouvez rencontrer des phases de compulsions alimentaires pendant votre guérison. C’est une réponse corporelle, naturelle et vitale du corps suite à la restriction qu’il a connue. Je m’explique : votre corps a été en mode famine pendant longtemps. Quand bien même vous n’étiez pas anorexique et que vous vous nourrissiez convenablement, psychologiquement, votre trouble alimentaire à faire endurer des restrictions tellement intenses à votre cerveau, que ce dernier a activé son mode « famine ». Votre corps est intelligent, il veut vous maintenir en vie. Après avoir subi une diète excessive, votre corps a donc parfois besoin temporairement de passer par l’autre extrême avant de retrouver son équilibre.

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Pendant longtemps, votre corps vous envoyait des signaux de faim que vous avez ignorés. Dans certains cas, notamment concernant la boulimie, la satiété et la faim ont toutes deux été ignorées puisque vous étiez habitué à manger ou non, peu importe la faim. Les vomissements altèrent également ces sensations-là.

Ainsi, quand vous donnez de la nourriture à votre corps, il émet des avertissements plus forts concernant les aliments dont il a été privé pendant des mois voire des années. Lorsque le corps a enfin accès à ces aliments, il fait comme un « plein » avant l’éventuelle prochaine famine. Car votre corps a peur que vous lui fassiez subir une nouvelle période de restriction. Il faut lui laisser du temps pour qu’il vous fasse confiance à nouveau.

Sachez toutefois que c’est également normal que votre corps mange beaucoup plus que d’autres personnes qui n’ont pas souffert de troubles alimentaires. Et cela ne dépend pas de votre volonté ! Votre corps a des carences. Certaines fonctions de votre organisme ont été altérées. Il a donc besoin d’énormément de carburant pour renouveler vos cellules, remettre en marche vos organes correctement, reconstituer votre masse musculaire, etc.

L’erreur que j’ai faite

erreur

Après ma première grosse compulsion, mon erreur a été de ne pas manger au repas qui suivait, comme pour compenser. Puis au repas suivant, j’ai mangé, mais une petite quantité. Et c’est exactement-là que j’ai commis mon erreur. J’ai résisté à ma faim dans les repas qui ont suivi ma compulsion alimentaire. Alors, mon corps a simplement assimilé que la restriction n’était pas terminée et qu’il devait rester sur son mode famine. Et c’est ainsi qu’une deuxième crise a débuté deux jours après. Puis j’ai recommencé la même erreur : sauter un repas, moins me nourrir pour compenser. Et une troisième crise est arrivée, toujours plus forte. Et le cercle infernal de la restriction-compulsion s’était lancé. Plus je me restreignais sur mes aliments plaisir, plus mon corps me les réclamait. Lorsque je mangeais un paquet de céréales, je culpabilisais et je me disais : « c’est la dernière fois que tu en manges ! Au moins pour une semaine », devinez ce dont j’avais le plus envie le soir même ? Des céréales ! Évidemment !

La plus grosse erreur que j’ai faite aussi, dans une logique identique, a été de finir par me faire vomir. Les compulsions qui suivaient mes vomissements étaient encore plus grandes.

Je sais que c’est difficile de continuer à manger une quantité suffisante de nourriture après une crise sans compenser. Je le sais puisque quand bien même j’avais compris mon erreur, je persévérais à la reproduire, tant j’avais peur de ces crises, tellement je craignais la prise de poids. Mais aussi longtemps que vous maintiendrez des compensations après vos compulsions (purge, restriction alimentaire, sport, diurétique, laxatifs, etc.), le corps ne se sentira pas en sécurité et il perpétuera les compulsions comme pour se protéger.

Combien de temps ça va durer ?

Chaque personne est différente, il n’existe donc pas de durée prédéfinie. Cela dépend de la durée de votre restriction, du degré auquel vous vous êtes restreint. Et cela va surtout dépendre de comment vous gérez les compulsions alimentaires. Comme je vous l’exprimais précédemment, tant que vous n’acceptez pas vos compulsions alimentaires et que vous maintenez une restriction, alors votre corps continuera de compulser.

Me concernant, cela faisait 10 mois que j’avais des compulsions presque tous les jours. J’avais évidemment pris du poids. Je ne comprenais pas :  malgré que mes crises s’étaient calmées, qu’elles étaient moins conséquentes, j’en avais toujours. Je me disais que j’avais repris du poids, qu’avec mes crises je mangeais tous les jours des aliments que je m’interdisais auparavant. Alors pourquoi mon corps ne me faisait toujours pas confiance ? Et bien parce que justement, je ne m’autorisais mes aliments plaisirs que pendant mes crises. Et même si la restriction n’était plus visible physiquement, elle était constamment présente mentalement.

En dehors de mes crises, je passais mon temps à chercher sur internet les aliments detox, les aliments « brûle graisse » qui me permettraient de perdre du poids. Et j’intégrais ces aliments dans mes repas. Mais je n’incluais pas d’aliment plaisir. Ou alors, si je me les autorisais, ce n’était qu’un petit bout et il ne fallait absolument plus que j’en mange pendant trois jours après et que j’augmente le sport pour compenser. Bref, j’essayais toujours d’avoir un contrôle maximal sur mon alimentation. Et mon cerveau ressentait cela comme la même restriction qu’il a subie les trois années d’anorexie précédentes. Ainsi, il maintenait les compulsions pour se protéger.

schéma restriction-compulsion

En conclusion, la durée des compulsions alimentaires va dépendre du temps que vous prenez à accepter ses compulsions et à continuer de suivre votre plan alimentaire. C’est-à-dire de conserver les 3 à 4 voire 5 repas que vous devez faire par jour, quand bien même vous auriez fait des compulsions alimentaires entre ces repas.

Comment je m’en suis sortie ?

Aussi simplement que cela puisse paraître, mais tellement difficile en soi : j’ai accepté mes compulsions. J’ai admis que mon corps ait besoin de dépasser mon poids de forme pour le retrouver plus tard. Attention, cela me concerne ! Soyez rassuré, vous ne le dépasserez pas obligatoirement ! Mais consentez que cela puisse être possible temporairement. C’est extrêmement difficile mais tellement important de se détacher de votre poids, du nombre de calories et des chiffres en général… C’est un élément que j’aborde dans le point 8 de mon article sur les leçons de vie que j’ai tirées de mon anorexie

J’ai accepté également que j’avais le droit de manger du chocolat en dehors de mes crises, et ce tous les jours si j’en avais envie. Dans mon cas à moi, mes aliments « peurs » que je ne m’autorisais plus et sur lesquelles je faisais des compulsions étaient la pâte à tartiner, les muffins, le pain, le fromage et la glace.

Alors que cela faisait près d’un an que j’avais des compulsions alimentaires, que j’enchainais compulsions puis restrictions voire vomissements, et de nouvelle compulsion, j’ai décidé de changer. Je me suis dit que dans tous les cas, j’avais pris du poids et que si j’avançais de cette façon, je continuerais d’en prendre. Donc, soit je poursuivais mon schéma restriction-compulsion qui me conduisait à la prise de poids, soit je me permettais mes aliments peurs qui selon moi m’amenait également à la prise de poids. La finalité serait la même d’après moi.

schéma rompre le cercle vicieux des compulsions alimentaires

Ainsi j’ai commencé à m’autoriser mes aliments plaisirs : je me suis dit que tous les petit-déjeuner, maintenant je mangerais du pain avec de la pâte à tartiner, sans me restreindre sur le nombre de tartines. Je me suis dit que j’inclurais plus souvent des desserts et goûters avec de la glace et des muffins. Je me suis dit que j’ajouterais moi aussi du gruyère sur mes pâtes si j’en ai envie. Au début, j’avalais 6, 7, 8 tartines de Nutella le matin. Je mangeais régulièrement de la glace et des muffins. Et j’ajoutais toujours du fromage dans mes plats. Mais je continuais de me nourrir aux repas suivants. J’avais horriblement peur, je pensais que j’allais prendre un poids monstrueux avec une alimentation pareille. Je me disais que j’étais addict au sucre, que j’étais bien trop gourmande. Mais je tenais bon, je voulais que mon corps me fasse confiance à nouveau, et je patientais.

Et puis un jour, je n’avais plus envie d’une quatrième tartine au petit déjeuner. Je n’avais plus la tentation de manger de la glace cinq fois par semaine. Je n’éprouvais plus le besoin d’ajouter du fromage à TOUS mes repas. J’ai commencé à ressentir petit à petit les sensations de faim, de satiété. Et puis les compulsions se sont espacées, jusqu’à s’arrêter totalement.

Maintenant mon corps me fait confiance. Il sait que je vais le nourrir convenablement tous les jours, à tous les repas. Il sait que je vais lui donner des aliments plaisirs qui vont me permettre de me sentir bien dans ma tête. Il sait qu’il ne connaîtra plus de restriction ni plus jamais de vomissements. Et aujourd’hui, quand je mange de la glace, je ne prends que deux ou trois boules. Je ne ressens pas le besoin de terminer le bac. Quand je déguste un muffin, je n’en mange qu’un et pas cinq. Lorsque je mange des céréales, je prends un bol, et je ne finis pas le sachet dans l’heure. Avant, je pouvais terminer un paquet de biscuits et en rentamer un autre même pas une heure après avoir fini le premier. Aujourd’hui, je ne sais même pas si je réussirais à terminer le premier entièrement. Et bon sang, qu’est-ce que c’est bon de me faire plaisir sans avoir peur que ça ne se termine en orgie où que je sois obligée de me restreindre par la suite !

Les compulsions alimentaires ne s’arrêtent pas du jour au lendemain, quand bien même vous vous autorisez vos aliments plaisirs et que vous avez cessé toute forme de compensation. Il faut du temps pour votre cerveau d’assimiler que vous avez changé vos habitudes et du temps à votre corps pour vous faire confiance et pour cesser son mode famine. Les compulsions alimentaires vont disparaitre petit à petit, doucement, mais sûrement.

Mais, est-ce que je ne serais pas en train de devenir boulimique ?

C’était la question que je me posais sans cesse ! Je pensais que j’avais quitté l’anorexie pour trouver la boulimie. Mais non, ce n’est pas nécessairement de la boulimie. Attention, je dis bien « nécessairement », car il peut arriver que le trouble évolue vers de la boulimie. L’important est d’être entouré par un professionnel de la santé qui saura vous guider et vous diagnostiquer.

Mais notez bien ces différences entre la boulimie et les compulsions alimentaires. Dans mon cas, on peut parler de « boulimie », mais ce n’est pas de la boulimie à proprement parler, c’est plutôt la suite de l’anorexie, un symptôme de la rémission selon moi :

comparaison boulimie et compulsion alimentaire

Attention enfin à ne pas confondre non plus les compulsions alimentaires avec le grignotage. Le grignotage correspond à des petites quantités fractionnées, souvent prises sur une durée prolongée, par exemple sur toute la journée. On grignote sans avoir faim, c’est plus une pratique pour combler l’ennui ou pour apaiser ses angoisses.

Mes conseils face aux compulsions alimentaires

Quelques petits conseils que j’ai appliqués lorsque j’avais des compulsions alimentaires. Attention, je ne vous donne pas de conseils miracles qui vont vous faire arrêter les compulsions. Non, ce sont des astuces qui m’ont aidé à accepter et à mieux vivre mes compulsions alimentaires :

Ayez un soutien avec un professionnel de la santé qui est spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire. Ce dernier saura diagnostiquer votre trouble. De plus, il est important d’être supervisé pour éviter le syndrome de renutrition. Je ferai un article sur ce sujet très prochainement.

Le sommeil est le meilleur remède de pas mal de maux. Et dans notre cas ici, le sommeil est fondamental. Pendant la nuit, votre corps fabrique de nombreuses hormones qui permettent de réguler votre corps, vos émotions et ainsi de mieux gérer vos compulsions alimentaires. Je vous conseille donc de dormir à heures fixes si possible, durant une durée suffisante d’au moins 7 heures.

Il est primordial de s’hydrater correctement dans la journée. L’eau va permettre de faire fonctionner votre corps : régulariser votre salive, réguler votre température corporelle, renouveler vos cellules, normaliser le volume de sang qui circule dans votre corps, etc. C’est important de boire de l’eau pour vous sentir bien dans votre corps. Mais attention à ne pas tomber dans l’excès ! Ne buvez pas une quantité monstrueuse d’eau pour vous remplir le ventre en espérant éviter la compulsion ! C’est une fois de plus chercher à tromper les sensations de faim de votre corps qui ne pourra pas vous faire confiance. Il maintiendra donc les compulsions alimentaires et vous ne sortirez pas de ce cercle infernal.

Après mes crises, j’avais pris pour habitude de noter dans un journal mes émotions. Je tentais d’identifier la situation qui pourrait être la cause de ma compulsion : stress lié à un événement, tristesse, repas précédent peu conséquent, envie alimentaire non comblée, etc. Le but était de comprendre l’élément déclencheur pour par la suite changer mes schémas de pensée, modifier mes croyances, répondre autrement que par la compulsion. Je ferai un article plus en détail sur l’utilisation du carnet des émotions.

Comme je vous le disais plus haut dans l’article, il est important de maintenir votre plan alimentaire avec tous vos repas et constituez vos repas avec les bons apports. Ne vous privez pas. Vous savez que c’est la privation qui amène à la compulsion.

Ne perdez pas espoir. Les compulsions alimentaires après une restriction extrême sont normales et cela passera. Apprenez à faire confiance à votre corps. Soyez patiente et je peux vous garantir que les choses rentreront dans l’ordre si vous cessez les compensations et surtout la restriction, notamment mentale.

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